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ISBN : 2253115576
Éditeur : Le Livre de Poche (2006)


Note moyenne : 3.58/5 (sur 142 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Les trois monothéismes, animés par une même pulsion de mort généalogique, partagent une série de mépris identiques : haine de la raison et de l'intelligence ; haine de la liberté ; haine de tous les livres au nom d'un seul ; haine de la vie ; haine de la sexualité, de... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par jcfvc, le 26 octobre 2009

    jcfvc
    Malgré les critiques qui lui sont sont faites, je trouve un grand intérêt à la lecture d'Onfray, qui milite pour une réhabilitation de la philosophie matérialiste (Démocrite, Epicure, Lucrèce, Spinoza, etc....)
    Je pense avec lui, qu'elle fut mise sous le boisseau par l'institution (ceci depuis l'antiquité, et notamment depuis St Augustin, et par le moyen âge ensuite) ......au profit de l'école idéaliste platonicienne (ou plutôt augustino-platonicienne..)
    Pour les gens de ma génération, le point de vue idéaliste, et non matérialiste dominait sans partage à l'époque le corps professoral. Il est vrai en revanche, que dans les années suivant 68, le point de vue matérialiste, voire carrément marxiste, voire parfois tout à fait communiste, a sans doute été dominant, à l'université en tout cas. Je ne sais, en ce qui concerne la philosophie, ce qu'il en est maintenant..... Mais il me semble qu'un certain rééquilibrage est en cours..... Je me trompe peut-être...
    Si des penseurs comme Onfray peuvent contribuer à faire pencher la balance dans le sens matérialiste, malgré ses outrances, je ne puis, en tant qu'athée et matérialiste, que m'en réjouir, au risque de passer moi aussi pour..... un "intégriste laïque".
    Certes les digressions d'Onfray autour de l'hédonisme, qui lui ont valu le succès médiatique qu'il connait, sont effectivement parfois surprenantes. Ses outrances ne constituent cependant pas le coeur de sa doctrine. Ce qui est plus intéressant chez lui , c'est la réhabilitation de la pensée antique matérialiste épicurienne contre l'idéalisme platonicien et augustinien, ce sont ses dévelopements sur la pensée "libre pensante" des 16ème, 17ème et 18ème siècles. Voir à ce sujet ses conférences sur France culture, disponibles sur le site de cette radio. Ce qui est passionant aussi, c'est le parallèle qu'il établit entre les penseurs grecs mentionnés ci-dessus et Spinoza, parallèlle que trace également très bien compte Sponville.
    Pour ce qui est de la critique radicale des trois monothéismes, qui lui est particulièrement reprochée dans le contexte actuel, il avance, dans le Traité d'athéologie, quelques arguments convaincants relatifs à la haine de la raison, de la liberté et de la vie dont ont fait preuve les trois monothéismes. le mot haine est peut-être un peu fort (encore que ...), mais en tout cas, méfiance me semble la moindre chose que l'on puisse dire . Je parle des institutions bien sûr, et non de certains penseurs chrétiens, juifs ou musulmans ayant pu faire preuve de largeur de vues en la matière.....
    Pour ne parler que de la "haine" de la raison concernant la chrétienté, Onfray cite l'exil du jardin d'Eden, sanction encourue non pour avoir croqué la pomme mais pour avoir voulu goûté aux fruits de l'arbre de la sagesse. Et l'on ne peut s'empêcher de penser à Galilée, aux combats qu'on dû mener les chercheurs et certains scientifiques, parfois au péril de leur vie ou de leur carrière pour faire prévaloir la raison contre la doctrine et l'idéologie.
    Je rappelle également que la théorie de Darwin, grand satan des créationistes contemporains, fut condamnée par l'église au départ, avant d'être acceptée (enfin, tolérée serait plus exact...) devant l'évidence des faits scientifiques.........
    Pour la haine de la liberté, qu'il me suffise de mentionner l'inquisition, les nombreuses persécutions d'hérétiques présumés, les interdictions de livres, etc...etc...
    Quant à la haine de la vie (du corps, de l'amour physique, du plaisir...), je pense que de grandes démonstrations ne sont pas nécessaires pour comprendre que les institutions des trois monothéismes, globalement, et même encore aujourd'hui, se sont montrés plus influencés par Thanatos que par Eros......
    C'est quand même l'église catholique qui prèche, encore aujourd'hui, l'abstinence et la fidélité comme solution à la propagation du sida, même en Afrique.....
    Si l'église tient aujourd'hui un discours plus acceptable, plus "politiquement correct" sur ces questions, celà ne provient pas d'un processus endogène d'auto-évolution, mais bien d'une influence plutôt exogène - venue le plus souvent "d'ailleurs" que des rangs écclésiastiques, d'une révision, adoptée à contre coeur, ceci pour la survie même de l'église, rendue nécessaire par la pression des sociétés civiles des pays européens, qui ont contraint l'institution à modifier son discours pour continuer à être entendue des chrétiens eux-mêmes.....
    Je sais bien, on me dira que les valeurs prônées par notre société républicaine sont fondamentalement judéo-chrétiennes, que l'idéal de fraternité, d'aide aux pauvres, de partage, de justice est très biblique, que pour ce qui concerne le repentir, notre civilisation l'a si bien intégré que nous nous battons la coulpe sans arrêt et à propos de tout…
    Il est vrai qu'il y a eu une relation "dialectique" entre le message biblique (ou plutôt chrétien...) et l'opinion occidentale moderne. La société civile a forcé l'église à modifer son discours, mais le message chrétien (le nouveau testament et non la bible !) est sans doute aussi à l'origine de certaines valeurs républicaines et démocratiques, voire de gauche, actuelles : le partage, l'égalité entre les êtres, une certaine ... comment dire...."douceur" et un renoncement à la violence dans les relations humaines, etc.....Valeurs que l'on ne trouve exprimées dans les trois monothéismes, avec une telle force et une telle continuité (même un athée indécrottable et anticlérical comme moi doit bien le reconaître..) que dans le nouveau testament, en tout cas ni dans l'ancien testament, ni dans le Coran.
    Mais quand même...Que de luttes contre le dogme et l'institution, que de temps passé à rationicer, que de souffrances et d'obscurantisme, que de coupage de cheveux en quatre sur le sexe des anges....... d'excommunications, de croisades....... de complicité, de "collaboration" de l'institution avec les pouvoirs les plus despotiques et anti égalitaires..... avant que ces valeurs chrétiennes originelles et fondamentales soient enfin redevenues celles que prône prioritairement l'église. On revient de loin...........et je ne puis m'empêcher de penser que ce retour aux sources est dû avant tout aux luttes de la société civile contre le dogme ou tout simplement à la compréhension, par l'institution, de la nécessité d'évoluer pour conserver quelque crédibilité aux yeux de l'opinion publique et mêmes des croyants....


    Lien : http://jcfvc.over-blog.com
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    • Livres 3.00/5
    Par vincentf, le 04 juillet 2010

    vincentf
    Tiens, le mot n'existe pas. L'ordinateur souligne en rouge. Serait-il lui aussi à ce point imprégné de l'idéologie monothéiste (le mot existe) dominante ? le bouquin de Michel Onfray, qui ne fait pas dans la dentelle, détruit toutes les balivernes religieuses avec une violence qui n'a d'égale que celle déployée par les religions elles-mêmes pour défendre leurs mondes imaginaires, leurs arrières-mondes qui empêchent aux hommes de vivre dans le seul monde dont ils sont sûrs, la terre, en leur présentant un paradis qui en est l'exact inverse.
    Les thèses de Michel Onfray sont très séduisantes, bien plus que la manière dont il les défend, notamment en réécrivant très rapidement l'histoire pour faire du christianisme le fruit de la névrose de Saint Paul et de la soif de pouvoir absolu de Constantin. L'histoire est toujours plus complexe que ça, les religions sans doute aussi. Cependant, en affirmant qu'il est impossible de faire reposer une vision du monde sur un livre écrit par plusieurs auteurs durant plusieurs siècles et dans lequel on trouve tout et son contraire, Michel Onfray met à jour une évidence dont on se demande pour quelle raison (la sacro-sainte tolérance ?) elle n'est pas plus souvent affirmée.
    A quoi peut bien servir la fiction religieuse, la vie éternelle en des prés où l'herbe est fraîche et où nos corps, si volontiers martyrisés par les religieux, deviennent glorieux, presque spirituels, sinon à consolider un pouvoir qui empêche aux individus de revendiquer une vie meilleure ici et maintenant ? A quoi peut bien servir la référence à un livre unique sacré, Bonne Nouvelle tamponnée par Dieu lui-même, sinon à prendre la place que tous les autres livres peuvent revendiquer ? A quoi peut bien servir la révélation de la vérité sinon à tuer dans l'oeuf toute velléité des hommes, philosophes et scientifiques en premier lieu, à découvrir par le biais de leur propre raison ce qu'est le monde dans lequel nous vivons et quelle est la façon la plus intelligence d'y passer le peu de temps de vie que nous avons ?
    Cette lecture renforce en moi ce sentiment de duperie qui a été celle de mon enfance durant laquelle on m'a obligé à me prosterner devant un Dieu dont on n'a jamais pu me prouver rationnellement l'existence puisque le livre dont on lisait des passages choisis était la vérité et que penser qu'il était possible que Dieu ne soit qu'une invention humaine tenait de l'impensable parce qu'on ne pense pas hors du moule chrétien. Cette lecture, douloureuse parce que j'y adhère, me coupe radicalement du monde dans lequel je vis et des gens que j'aime. Alors j'essaie d'être critique, de faire par exemple à Michel Onfray le reproche de ne jamais évoquer le protestantisme. J'essaie de sauver les meubles pour pouvoir parler aux gens et la duperie, parce que tout le monde ne peut pas être Michel Onfray, continue.
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    • Livres 4.00/5
    Par Zebra, le 17 août 2012

    Zebra
    Ce livre est un traité, ce qui en explique les aspects parfois ardus et l'obsession de la démonstration, qui seule peut emporter l'adhésion du lecteur, par conviction et par persuasion.
    Michel Onfray joue sa partition sur tous les registres, mêlant les propos savants à la caricature, franchissant allègrement les frontières, les époques et les religions, nous révélant des faits et des opinions sur lesquels l'enseignement traditionnel est assez peu disert.
    Son côté provocant peut gêner : j'ai résisté à cette gêne comme j'ai résisté à la tentation de "bouffer du curé" à longueur de pages. Bref, j'ai considéré qu'il me fallait lire ce livre parce qu'il allait m'apporter sur les 3 grandes religions et sur leur vision du monde un éclairage peu ordinaire, ferment de la réflexion. Je ne me suis pas trompé.
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    • Livres 2.00/5
    Par Walktapus, le 18 août 2012

    Walktapus
    Michel Onfray s'attaque aux religions avec une verve et une haine qui font plaisir à voir. Il abat des forêts entières pour alimenter le moteur de son rouleau compresseur, aussi subtil qu'un fondamentalisme religieux.
    Pour qui a un compte personnel à régler avec les curés, les imams ou les rabbins (les seules religions abordées, et encore pas les protestants : l'athéologie est donc toute relative), ou un cordon ombilical à couper définitivement, ou envie de se convaincre que tout croyant est forcément un crétin, ce livre défouloir pourra être utile. Pour un athée décomplexé, ça peut même se lire avec un certain plaisir. Mais il faudra bien revenir à la réalité en sortant de ce livre d'imprécations.
    Pour qui cherche un vrai livre sur l'athéisme militant, de terrain, affûté par des années de débats, je conseillerais plutôt Dawkins. Moins flamboyant, mais ô combien plus intéressant.
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    • Livres 5.00/5
    Par bvb09, le 23 avril 2013

    bvb09
    J'ai lu ce traité il y a déjà longtemps. Il faut tout d'abord que j'explique d'où je parle afin de ne pas prétendre à une quelconque objectivité.
    Onfray est une personne que j'écoute avec plaisir, dont les idées me sont très souvent formidablement familières, et qui, même quand elles ne m'agréent pas, ne me choquent jamais et m'enrichissent.
    Ce Traité d'athéologie était fait pour me plaire, bien qu'au moment de sa lecture je n'étais qu'un athée convaincu mais discret.
    L'avantage de ce livre est surtout une cohérence simple de ses explications quant à la forme et au succès d'une secte qui a réussi. On peut crier au simplisme, mais on peut difficilement crier à l'incohérence.
    Alors que lorsqu'on essaie de m'expliquer la religion, c'est souvent compliqué et toujours incohérent, au sens commun du terme.
    La messe est donc dite pour moi.
    Je ne suis pas sûr de l'extrême intelligence de Onfray mais je suis sûr de son bon sens, de sa puissance de travail et de son indépendance d'esprit.
    Qui dit mieux ?
    J'ajoute que, à chaque fois que j'ai lu une critique concernant ses livres j'ai été très déçu par la faiblesse des arguments employés, ce qui a donc, par contrecoup, renforcé mon adhésion à beaucoup de ses idées.
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Citations et extraits

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  • Par Zebra, le 17 août 2012

    [...] Car l'inverse me semble bien plutôt vrai : "Parce que Dieu existe, alors tout est permis ..." Je m'explique. Trois millénaires témoignent, des premiers textes de l'Ancien Testament à aujourd'hui : l'affirmation d'un Dieu unique, violent, jaloux, querelleur, intolérant, belliqueux a généré plus de haine, de sang, de morts, de brutalité que de paix ... le fantasme juif du peuple élu qui légitime le colonialisme, l'expropriation, la haine, l'animosité entre les peuples, puis la théocratie autoritaire et armée ; la référence chrétienne des marchands du Temple ou d'un Jésus paulinien prétendant venir pour apporter le glaive, qui justifie les Croisades, l'Inquisition, les guerres de religion, la saint-Barthélémy, les bûchers, l'Index, mais aussi le colonialisme planétaire, les ethnocides nord-américains, le soutien aux fascismes du XX° siècle, et la toute puissance temporelle du Vatican depuis des siècles dans le moindre détail de la vie quotidienne ; la revendication claire à presque toutes les pages du Coran d'un appel à détruire les infidèles, leur religion, leur culture, leur civilisation, mais aussi les juifs et les chrétiens - au nom d'un Dieu miséricordieux ! Voilà autant de pistes à creuser que, justement, à cause de l'existence de Dieu tout est permis - en lui, par lui, en son nom, sans que ni les fidèles, ni le clergé, ni le petit peuple, ni les hautes sphères y trouvent à redire ...
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  • Par parmifil, le 08 août 2010

    A viser le Paradis, on manque la Terre.
    ..la synagogue, le temple, l'église ou la mosquée, tous endroits où l'intelligence se porte mal et où l'on préfère depuis des siècles l'obéissance aux dogmes et la soumission à la Loi - donc à ceux qui se prétendent les élus, les envoyés et la parole de Dieu

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  • Par Sycorax, le 22 juin 2011

    [...] Ludwig Feuerbach propose une explication de ce qu'est Dieu. Il ne nie pas son existence, il dissèque la chimère. Pas question de dire "Dieu n'existe pas", mais "Qu'est-ce-que ce Dieu auquel la plupart croient ?" Et de répondre : une fiction, une création des hommes, une fabrication obéissant à des lois particulières, en l'occurrence la projection et l'hypostase : les hommes créent Dieu à leur image inversée.
    Mortels, finis, limités, douloureux de ces contraintes, les humains travaillés par la complétude inventent une puissance dotée très exactement des qualités opposées : avec leurs défauts retournés comme les doigts d'une paire de gants, ils fabriquent les qualités devant lesquelles ils s'agenouillent puis se prosternent . Je suis mortel ? Dieu est immortel : je suis fini ? Dieu est infini ; je suis limité ? Dieu est illimité ; je ne sais pas tout ? Dieu est omniscient ; je ne peux pas tout ? Dieu est omnipotent ; je ne suis pas doué du talent d'ubiquité ? Dieu est omniprésent ; je suis créé ? Dieu est incréé ; je suis faible ? Dieu incarne la Toute-Puissance ; je suis sur Terre ? Dieu est au ciel ; je suis imparfait ? Dieu est parfait ; je ne suis rien ? Dieu est tout, etc.
    La religion devient donc la pratique d'aliénation par excellence : elle suppose la coupure de l'homme avec lui-même et la création d'un monde imaginaire dans lequel la vérité se trouve fictivement investie.
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  • Par Sycorax, le 22 juin 2011

    La messe dominicale n'a jamais brillé comme un lieu de réflexion, d'analyse, de culture, de savoir diffusé et échangé, le catéchisme non plus, ni même les autres occasions rituelles et culturelles des autres religions monothéistes.
    Mêmes remarques avec les prières au mur des Lamentations ou les cinq occasions quotidiennes des musulmans : on prie, on pratique la réitération des invocations, on exerce sa mémoire, mais pas son intelligence. Pour les chrétiens, les prêches de Bossuet constituent une exception au milieu d'un flot de platitudes deux fois millénaires... Et pour un Averroès ou un Avicenne - ces prétextes tellement utiles... -, combien d'imams hyper-mnésiques mais hypo-intelligents ?
    La construction de leur religion, la connaissance des débats et controverses, les invitations à réfléchir, analyser, critiquer, les confrontations d'informations contradictoires, les débats polémiques brillent par leur absence dans la communauté où triomphent plutôt le psittacisme et le recyclage des fables à l'aide d'une mécanique bien huilée qui répète mais n'innove pas, qui sollicite la mémoire et non l'intelligence. Psalmodier, réciter, répéter n'est pas penser. Prier non plus. Loin de là.
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  • Par Sycorax, le 22 juin 2011

    On ne tue pas un souffle, un vent, une odeur, on ne tue pas un rêve, une aspiration. Dieu fabriqué par les mortels à leur image hypostasiée n'existe que pour rendre possible la vie quotidienne malgré le trajet de tout un chacun vers le néant. Tant que les hommes auront à mourir, une partie d'entre eux ne pourra soutenir cette idée et inventera des subterfuges. On n'assassine pas un subterfuge, on ne le tue pas. Ce serait même plutôt lui qui nous tue : car Dieu met à mort tout ce qui lui résiste. En premier lieu la Raison, l'Intelligence, l'Esprit critique. Le reste suit par réaction en chaîne...
    Le dernier dieu disparaîtra avec le dernier des hommes. Et avec lui la crainte, la peur, l'angoisse, ces machines à créer des divinités. La terreur devant le néant, l'incapacité à intégrer la mort comme un processus naturel, inévitable, avec lequel il faut composer, devant quoi seule l'intelligence peut produire des effets, mais également le déni, l'absence de sens en dehors de celui qu'on donne, l'absurdité a priori, voilà les faisceaux généalogiques du divin. Dieu mort supposerait le néant apprivoisé. Nous sommes à des années-lumière d'un tel progrès ontologique...
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La Raison des sortilèges de Michel Onfray .
Voir l'émission : http://www.web-tv-culture.com/la-raison-des-sortileges-de-michel-onfray-508.html « La Raison des sortilèges », le nouveau livre du philosophe Michel Onfray. Sous forme d'entretiens, Michel Onfray nous fait partager sa passion de la musique. Que dit elle ? Dit-elle seulement quelque chose ? Pourquoi y sommes-nous sensibles ? Pourquoi sommes-nous émus ou énervés par le son d'un violoncelle ou d'une flûte ? Michel Onfray apporte des éléments de réponse et nous raconte son approche de la musique « La Raison des sortilèges » de Michel Onfray aux éditions Autrement. Michel Onfray est sur WTC











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