AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Jacqueline Malherbe-Galy (Traducteur)Jean-Luc Nardone (Traducteur)
ISBN : 2914777612
Éditeur : Anacharsis (2010)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 8 notes)
Résumé :
"Ongaro a un talent inné pour créer des trames tordues et diaboliques, pour jouer avec tous les lieux communs déterminants du roman et du cinéma populaire. Le lecteur a l’impression de faire un bond en arrière et de revenir à l’époque du Faucon maltais, interprété par un Bogart au sommet de son charisme nicotinique, chapeau de feutre compris.
Ongaro plaisante et s’amuse en allant chercher ses personnages dans le Brésil des années 50, où entre exotisme et rema... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr
Critiques, Analyses & Avis (2) Ajouter une critique
Joa
Joa25 juillet 2015
  • Livres 4.00/5
Nous sommes au Brésil dans les années 50, John B. Huston,un auteur de polar au passé douteux, reçoit un jour un appel de Valentin (un ami d'autrefois) qui réclame son aide. Les deux hommes se retrouvent, Valentin vient de passer 7 ans en prison, et n'a réussi à tenir que par amour. Une inconnue, entrant un soir dans son bar, dix ans plus tôt, un regard échangé, une phrase, et Valentin en tomba éperdument amoureux, quand bien même il ne la revit jamais. Cette même femme fut assassiner quelque temps plus tard, et Valentin passa ses années de prison avec une seule idée en tête : la venger.
John B Huston accepte de l'aider mais il ne se doute pas que se faisant, il entre de plein pieds dans un nid de frelons.
Ce polar passionnant nous replonge dans l'atmosphère unique des romans noirs des années 40-50 et des films en noir et blanc du Hollywood façon Humphrey Bogart, qui d'ailleurs plane au-dessus du bouquin en empruntant nombre de références au Faucon Maltais. Bref, au milieu des thrillers sanglants et des polars gentillets, voilà une vraie pépite avec une réelle atmosphère qui ne décevra pas les ammateurs du genre !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Morgouille
Morgouille07 février 2011
  • Livres 5.00/5
Un roman-pépite qui donne l'envie de s'aventurer pour mieux connaître les éditions Anacharsis, l'oeuvre d'Alberto Ongaro ou encore celle de Dashiell Hammett.
Devenu auteur de roman policier pour assouvir ses propres envies de meurtres, John B. Huston vit à Porto Alegre au Brésil, où il dilapide au jeu le peu d'argent que ses ex-femmes ne lui soutire pas. Quand Valentin l'appelle d'Uruguay, l'aventure commence. Au pas, prudemment, on entre dans une « énigme tropicale ». En lui demandant de venger l'assassinat de Cayetana, une sublime Mexicaine qui hante ses pensées, Valentin propulse son ami écrivain dans une enquête dont l'atmosphère rappelle parfois le mystère austerien postmoderne et limite absurde. Car dans cette Amérique latine sombre des années 50', bordée d'océans furieux, ceux d'en haut ne sont jamais loin de ceux d'en bas.
Plus qu'une enquête, Huston reçoit de Valentin une véritable obsession en héritage. Une obsession étrange, un romantisme passionné pour Cayetana que Valentin semble lui léguer avec son propre destin. Il lui faudra découvrir l'assassin de Cayetana avant de trouver le repos. Et cette obsession est doublée d'une monomanie qui contribue à l'ambiance obscure du roman : le culte du Faucon Maltais, dont la référence est partout. La trame frappe par l'évolution continue qui en découle. Car le début de l'histoire, à la fin, sera relégué à une autre époque pour chacun des personnages. Personnages dont le passé nous est livré au moment opportun par les détails qui accrochent, qui nous donnent l'image dont on a besoin, renforcent leur charisme, leur mystère ou leur côté répugnant. [...]
Lien : http://morgouille.wordpress...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
MorgouilleMorgouille07 février 2011
Puis – continua Valentin – il avait trouvé du boulot dans ce bar de Rio, L’Albatros, près du centre financier le plus équivoque de la ville. Et c’était là qu’était arrivé un événement qui avait fait prendre à sa vie un tournant définitif. Une nuit, elle était entrée. Il était très tard, il était resté seul et s’apprêtait à fermer lorsqu’elle était entrée avec un ami, un type en smoking blanc, grand, maigre, bronzé et ivre. La radio encore allumée répandait les notes d’une douce mélodie d’amour. « Une lente rumba, Huston, ce à quoi on s’attend dans un film quand quelque chose qui frappe au cœur est sur le point de se produire, une musique de fond, d’une beauté peut-être ridicule, mais qui doit être celle-là et non une autre, et qui fonctionne de façon mystérieuse… »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
MorgouilleMorgouille07 février 2011
César Novello alluma un cigare, puis dit sans attendre : « Avant que tu ne me le demandes, je te signale que ledit César n’entend plus prêter un rond à personne. »
Huston jeta un regard indigné à ses amis. « Quelle bande de minables ! Je ne m’assoirais plus à cette table même si vous deviez m’en prier à genoux. Belle façon de traiter un ami dans un moment… » Il s’interrompit comme s’il avait du mal à trouver les mots justes : « … d’insolvabilité passagère », conclut-il.
« Passagère mon cul, dit Novello. T’avais qu’à éviter de te marier trente-six fois. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
MorgouilleMorgouille07 février 2011
Elle ne pouvait nier avoir été touchée par la profondeur, la durée, l’impossibilité même de l’amour que Valentin avait éprouvé pour Cayetana. Peu importait qu’il fût un voleur, un bandit des rues, un fils de braqueurs morts exécutés. Cet amour qui était né en quelques secondes, jamais consommé, et qui se serait éteint dans n’importe quel autre cœur, avait eu, pensa Rita, une croissance verticale qui avait porté Valentin loin au-dessus de toute autre personne de sa connaissance.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
MorgouilleMorgouille07 février 2011
La vie proposait d’excellentes detective stories. Bien mieux : une série de rendez-vous manqués, la disparition inopinée de l’un des deux personnages, une sorte de passage du témoin de l’un à l’autre, et un seul des deux pour continuer le voyage de Rio et affronter les ténèbres qui entouraient la mort de Cayetana. Le destin était un bon narrateur. Et il voulait peut-être savoir maintenant comment Huston s’en tirerait.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
MorgouilleMorgouille07 février 2011
« Alors, t’étais où ?
— Qu’est-ce que ça peut bien te faire ? »
Il prit l’un de ses pieds et se mit à le caresser.
« Ici, à Canela, on n’a fait que parler du coup de fil que t’as reçu d’Uruguay et de ton départ. Comme ça, tout à coup, sans donner d’explications. T’étais où ?
— En Uruguay.
— Ca j’avais compris, Ducon. Mais qu’est-ce que t’es allé y foutre ?
— C’est mes oignons. »
Christina éclata de rire. « Quel beau dialogue, dit-elle. Tu devrais le copier dans un de tes bouquins.
— Je n’y manquerai pas. Les bons dialogues, c’est pas facile à trouver. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
autres livres classés : brésilVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Grandes oeuvres littéraires italiennes

Ce roman de Dino Buzzati traite de façon suggestive et poignante de la fuite vaine du temps, de l'attente et de l'échec, sur fond d'un vieux fort militaire isolé à la frontière du « Royaume » et de « l'État du Nord ».

Si c'est un homme
Le mépris
Le désert des Tartares
Six personnages en quête d'auteur
La peau
Le prince
Gomorra
La divine comédie
Décaméron
Le Nom de la rose

10 questions
383 lecteurs ont répondu
Thèmes : italie , littérature italienneCréer un quiz sur ce livre