Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

> Jacqueline Malherbe-Galy (Traducteur)
> Jean-Luc Nardone (Traducteur)

ISBN : 2914777612
Éditeur : Anacharsis (2010)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Ongaro a un talent inné pour créer des trames tordues et diaboliques, pour jouer avec tous les lieux communs déterminants du roman et du cinéma populaire. Le lecteur a l’impression de faire un bond en arrière et de revenir à l’époque du Faucon maltais, interprété par u... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

Critiques, analyses et avis (1)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Morgouille, le 07 février 2011

    Morgouille
    Un roman-pépite qui donne l'envie de s'aventurer pour mieux connaître les éditions Anacharsis, l'œuvre d'Alberto Ongaro ou encore celle de Dashiell Hammett.
    Devenu auteur de roman policier pour assouvir ses propres envies de meurtres, John B. Huston vit à Porto Alegre au Brésil, où il dilapide au jeu le peu d'argent que ses ex-femmes ne lui soutire pas. Quand Valentin l'appelle d'Uruguay, l'aventure commence. Au pas, prudemment, on entre dans une « énigme tropicale ». En lui demandant de venger l'assassinat de Cayetana, une sublime Mexicaine qui hante ses pensées, Valentin propulse son ami écrivain dans une enquête dont l'atmosphère rappelle parfois le mystère austerien postmoderne et limite absurde. Car dans cette Amérique latine sombre des années 50', bordée d'océans furieux, ceux d'en haut ne sont jamais loin de ceux d'en bas.
    Plus qu'une enquête, Huston reçoit de Valentin une véritable obsession en héritage. Une obsession étrange, un romantisme passionné pour Cayetana que Valentin semble lui léguer avec son propre destin. Il lui faudra découvrir l'assassin de Cayetana avant de trouver le repos. Et cette obsession est doublée d'une monomanie qui contribue à l'ambiance obscure du roman : le culte du Faucon Maltais, dont la référence est partout. La trame frappe par l'évolution continue qui en découle. Car le début de l'histoire, à la fin, sera relégué à une autre époque pour chacun des personnages. Personnages dont le passé nous est livré au moment opportun par les détails qui accrochent, qui nous donnent l'image dont on a besoin, renforcent leur charisme, leur mystère ou leur côté répugnant. [...]

    Lien : http://morgouille.wordpress.com/2011/02/06/rumba-alberto-ongaro-prix..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

> voir toutes (7)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Morgouille, le 07 février 2011

    Puis – continua Valentin – il avait trouvé du boulot dans ce bar de Rio, L’Albatros, près du centre financier le plus équivoque de la ville. Et c’était là qu’était arrivé un événement qui avait fait prendre à sa vie un tournant définitif. Une nuit, elle était entrée. Il était très tard, il était resté seul et s’apprêtait à fermer lorsqu’elle était entrée avec un ami, un type en smoking blanc, grand, maigre, bronzé et ivre. La radio encore allumée répandait les notes d’une douce mélodie d’amour. « Une lente rumba, Huston, ce à quoi on s’attend dans un film quand quelque chose qui frappe au cœur est sur le point de se produire, une musique de fond, d’une beauté peut-être ridicule, mais qui doit être celle-là et non une autre, et qui fonctionne de façon mystérieuse… »
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par Morgouille, le 07 février 2011

    César Novello alluma un cigare, puis dit sans attendre : « Avant que tu ne me le demandes, je te signale que ledit César n’entend plus prêter un rond à personne. »
    Huston jeta un regard indigné à ses amis. « Quelle bande de minables ! Je ne m’assoirais plus à cette table même si vous deviez m’en prier à genoux. Belle façon de traiter un ami dans un moment… » Il s’interrompit comme s’il avait du mal à trouver les mots justes : « … d’insolvabilité passagère », conclut-il.
    « Passagère mon cul, dit Novello. T’avais qu’à éviter de te marier trente-six fois. »
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

  • Par Morgouille, le 07 février 2011

    Elle ne pouvait nier avoir été touchée par la profondeur, la durée, l’impossibilité même de l’amour que Valentin avait éprouvé pour Cayetana. Peu importait qu’il fût un voleur, un bandit des rues, un fils de braqueurs morts exécutés. Cet amour qui était né en quelques secondes, jamais consommé, et qui se serait éteint dans n’importe quel autre cœur, avait eu, pensa Rita, une croissance verticale qui avait porté Valentin loin au-dessus de toute autre personne de sa connaissance.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par Morgouille, le 07 février 2011

    La vie proposait d’excellentes detective stories. Bien mieux : une série de rendez-vous manqués, la disparition inopinée de l’un des deux personnages, une sorte de passage du témoin de l’un à l’autre, et un seul des deux pour continuer le voyage de Rio et affronter les ténèbres qui entouraient la mort de Cayetana. Le destin était un bon narrateur. Et il voulait peut-être savoir maintenant comment Huston s’en tirerait.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par Morgouille, le 07 février 2011

    « Alors, t’étais où ?
    — Qu’est-ce que ça peut bien te faire ? »
    Il prit l’un de ses pieds et se mit à le caresser.
    « Ici, à Canela, on n’a fait que parler du coup de fil que t’as reçu d’Uruguay et de ton départ. Comme ça, tout à coup, sans donner d’explications. T’étais où ?
    — En Uruguay.
    — Ca j’avais compris, Ducon. Mais qu’est-ce que t’es allé y foutre ?
    — C’est mes oignons. »
    Christina éclata de rire. « Quel beau dialogue, dit-elle. Tu devrais le copier dans un de tes bouquins.
    — Je n’y manquerai pas. Les bons dialogues, c’est pas facile à trouver. »
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
20,23 € (neuf)
10,65 € (occasion)

   

Faire découvrir Rumba par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz