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ISBN : 2072640970
Éditeur : Gallimard (09/03/2017)

Note moyenne : 3.15/5 (sur 24 notes)
Résumé :
"Je veux bien avoir été distrait ces temps-ci, mais je sais que si j'avais croisé cette fille-là dans l'ascenseur ou le hall d'entrée, je m'en serais souvenu. Et puisque je me souviens d'elle, c'est que je l'ai vue ailleurs." César a décidé de mourir. Mais une jeune femme sonne à sa porte et contrarie ses plans. Étudiante en architecture, grecque, elle se prétend sa voisine, alors qu'il ne l'a jamais vue. En est-il si sûr ? Pourquoi se montre-t-elle si prévenante en... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
palamede
21 avril 2017
Dans un environnement bourgeois vaguement décadent, César, héros moderne et déprimé, ne réussit pas à surmonter la mort de celle qu'il aime encore de toute son âme, que son corps réclame par tous les pores de sa peau.
À la recherche du temps passé et heureux avec Paz, César se lance dans un voyage dans une Italie solaire, la nostalgie d'un bonheur et d'un partage à jamais révolus empoisonnant chaque instant de ce pèlerinage. Et puis il y a une rencontre qui fait partie de celles qui guérissent un peu... Elle le ramène à son enfance et lui ouvre un horizon. Malgré la perte et le chagrin, César a encore un avenir sur cette terre. Il renaît au monde et prend conscience de son rôle de transmission, de son futur dans la paternité qu'il se sentait incapable d'assumer, de son fils qui est un prolongement au delà de la mort.
Avec Christophe Ono-dit-Biot, il faut aller au delà des phrases spontanées, candides ou chargées de mythologie, pour apprécier et se laisser porter par la beauté des images et des sentiments, pour Croire au merveilleux. Merci à Babelio et aux Éditions Gallimard pour ce beau voyage aux apparences trompeuses.
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Stelphique
14 mars 2017
Ce que j'ai ressenti:…Invitation à la rêverie et au voyage…
Etre lu, c'est être caressé.
La perte d'un être cher et la douleur de celui qui reste…Toute cette histoire tourne autour de cette reconstruction après le drame d'un duo qui n'a pas fini de s'aimer…César, c'est l'homme brisé qui veut en finir avec cette souffrance, en dépit de tout ce qui lui reste…Mais la vie réserve parfois de jolies surprises, aussi délicieuse qu'une Nana impertinente…
Est-ce que c'est ça le deuil? Etre confronté au silence? Se fracasser constamment contre le mur de l'absence? Chialer tout en conservant l'espoir d'un miracle?
J'ai particulièrement apprécié de retrouver dans ses pages, la beauté et la simplicité de vie qui règne dans les îles Grecques, de ressentir encore l'émerveillement devant ses paysages époustouflants, ainsi que me remémorer ses légendes antiques. Rien que pour cet instant de souvenir ravivé, j'ai adoré cette lecture. Cette ambiance de sérénité devant une douceur de climat méditerranéen: l'envoûtement de l'air marin, le réconfort d'un soleil brillant, l'ensorcellement de la pierre ancienne…C'est une invitation au voyage mais aussi une plongée immersive dans les textes mythiques, et le flot nous emporte vers des sirènes, les demi-dieux aux destins fabuleux, la poésie des aventures extraordinaires dans ses livres poussiéreux…Croire au merveilleux, quelle bien jolie idée…
« J'aime les mots, leur sens ancien, les passerelles que ça crée. L'impression d'un ordre, d'une cohérence, d'un enracinement, le seul qui tienne dans ce monde de folie. »
Ca et là, posés comme des ailes de papillons, des citations en lettres grecques, pour nous rappeler la force de ses écrits, qui ont réussi à traverser les siècles comme une envie de se relier à l'ancien pour mieux appréhender le présent…Ce roman est hanté par l'ombre des attentats, et on ressent malgré cette perpétuation de la violence, le doux espoir, qu'au regard des chaos du passé, on saura garder la vaillance de ses héros fantastiques, et surtout le besoin de transmettre leurs vraies valeurs…Ces textes « magiques », derniers remparts vacillants face à l'heure de la surconsommation et la surenchère d'informations, qu'il nous faut pourtant réveiller pour la génération future…Tel est le joli message que cet auteur passionné, essaye de faire passer…
« -C'est quand même, il faut l'avouer, rempli de livres que plus personne ne lit. Que plus personne ne lira.
-Pourquoi dites vous ça? C'est idiot. Les enfants aimeront toujours ces récits fabuleux.
-J'espère que vous avez raison. »
Quel moment d'apaisement que cette lecture qui finit en beauté sur une touche des plus romantiques et poétiques…C'est bien le coeur battant, qu'on referme ce livre avec cette impression d'avoir dégusté un petit instant mielleux, un bonbon merveilleux…

Lien : https://fairystelphique.word..
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Epictete
21 avril 2017
Il est toujours intéressant de recevoir un livre qui a été pas mal médiatisé. C'est l'occasion de se faire sa propre opinion ; et nous voilà au pied du mur...
Je me suis donc lancé dans la lecture du récit De César, quadragénaire branché, qui survit après la mort accidentelle de sa compagne Paz, et hésite à mourir à son tour pour fuir son état, ou au contraire à se consacrer à son fils qui a besoin de lui.
Dans un premier temps il opte pour la première solution et entame un processus de destruction qui commence par la prise de calmants et somnifères. Mais il fera une rencontre bouleversante, Nana qui l'entraînera dans un univers mi onirique, mi réaliste. Elle-même étant peut-être issue de cet univers.
Nana sera le catalyseur d'une résurrection, où chacun se reconstruit en retrouvant son véritable rôle, le père comme le fils.
Ce livre tout en nous racontant une histoire d'amour, une histoire de deuil, nous entraîne dans un certain nombre de rêveries, de voyages à travers le temps, l'espace, les pays et le ressentit de chacun.
Le style est simple, narratif, avec quelques trouvailles sympathiques. C'est un livre qui se lit rapidement car on a envie de connaître la fin. Et celle-ci est originale, révélant enfin la construction du roman.
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kavinka
22 mars 2017
Du fast-food littéraire ! "Croire au merveilleux" n'est guère à la hauteur des louanges entendues chez Laurent Ruquier dans "On n'est pas couché" sur France 2, et le fait que Christophe Ono-dit-Biot soit présentateur de l'émission littéraire "Au fil des mots" sur TF1, responsable des pages culture de l'hebdo "Le Point", mais aussi ami personnel du polémiste Yann Moix explique sans doute cette infatuation disproportionnée. Outre la lourdeur d'un récit à la première personne au foisonnement du "je", ce qui choque d'emblée c'est le manque de style. Phrases courtes, parfois sans verbe, ce qui peut être génial si on a le talent et le rythme phrasé de Victor Hugo dans "Les travailleurs de la mer", mais qui avec Ono-dit-Biot sombre plutôt dans les méandres d'une perspective malheureuse  d'un genre qui s'articule au confinement du flirt avec le mal bâti. On regrette aussi un manque certain de vocabulaire et de grammaire. Que penser de cette phrase "Il faut voir ma gueule que j'ai..." ?  Sans doute Ono-dit-Biot a voulu pasticher Johnny.
Publié chez Gallimard, "Croire au merveilleux" raconte l'histoire d'un certain César, le double récurrent, l'alter-ego cyclique de l'auteur, qui veut fuir la vie en se suicidant mais en réchappe à cause de l'arrivée inopinée d'une jeune étudiante grecque. Il se retrouve alors sauvé par son enfance et une insolite emprise mythologique. Au fil des pages, on a dû mal à suivre l'intrigue, l'ensemble étant confus nous entraînant dans une succession de délires personnels et existentiels de l'écrivain-journaliste avec cette même "pseudo littérature comme appeau" pour reprendre le titre d'une longue critique de "Plonger", son précédent roman pourtant Grand prix du roman de l'Académie française en 2013 (1). Ainsi, dans ce qui est visiblement la suite de "Plonger" avec le même César, on cherche en vain la moindre narration poétique, un soupçon de cette hypotypose, la description imagée à l'extrême immortalisée par la madeleine de Proust ou l'alambic de Zola dans "L'Assommoir". Avec Ono-dit-Biot, c'est plutôt du fast-food littéraire, du syncopé textuel telle cette phrase "Un couple sort de l'eau" flanquée cinq lignes plus loin de "J'entre dans l'eau". Avec lui, le récit devient carrément assommant voire "barbant" pour être en phase avec son look de quadragénaire qui pour faire jeune arbore la barbe tendance ; pilosité d'ailleurs jugée au XVIe siècle comme étant la propagation du vice-italien et aujourd'hui attribuée à ceux qui ne s'assument pas d'où leurs rapports conflictuels avec les femmes obligés de replonger dans les traumatismes de leur enfance pour en exorciser leur frustration. Enfin, si le roman ne manque pas de nous faire voyager chez les Grecs dans cette quête du pouvoir des mythes, il est surtout truffé de clichés de guides touristiques tel ce récit d'un dîner du héros César devant l'Acropole à Athènes: "Le prof m'a dit que Parthénon vient de Parthénos, 'la vierge", l'un des surnoms d"Athéna". C'est sûr qu'avec Christophe Ono-dit-Biot, il est difficile de croire au merveilleux !...
Kävin'Ka



  
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Bluerock
25 avril 2017
Croire au merveilleux de Christophe Ono-Dit-Biot nous plonge dès les premières pages dans le mal de vivre De César, jeune veuf, père d'un petit garçon de six ans, Hector. César, qui n'arrive pas à tourner la page après le deuil qui l'a terrassé, est obsédé par une question à propos de la mort de sa femme Paz : "Je veux qu'elle me dise si elle nous avait congédiés à jamais ou si elle comptait revenir. Je veux qu'elle me dise. Et qu'elle me pardonne si je l'ai fait souffrir. Mais que je sache, une bonne fois pour toutes."
La rencontre De César avec sa jeune voisine Grecque, Nana, va changer le cours de sa vie au moment où il a décidé d'en finir. Mais qui est vraiment cette mystérieuse et étrange Nana, étudiante en architecture, très cultivée, évoluant dans un milieu aisé et dont le père possède le magnifique appartement où elle vit à Paris ? Qui est son père dont elle dit qu'il "fait de l'argent" ?
Un roman qui fait voyager géographiquement et culturellement, un roman qui permet de se replonger dans l'enfance et de croire au merveilleux, un roman où le monde aquatique est très présent :
- On se rend à Chambord et à Chenonceau, en Italie sur la côte amalfitaine, dans les îles Galli ( ou Sirénuses, îles des sirènes ), sur le site archéologique de Paestum, à Majorque, puis sur une petite île grecque et enfin à Teshima au Japon.
- Culturellement, on retrouve les auteurs antiques et le pouvoir des mythes.
- Une grande importance est accordée à l'enfance, aux souvenirs de sa propre enfance d'une part, à la transmission parents-enfants (notamment père-fils) d'autre part. Le fils De César surpend cependant par sa grande maturité et ses connaissances étendues pour un enfant de six ans.
- Un roman où l'on nage avec les personnages jusqu'à en perdre le souffle et à toucher le fond.
Je remercie Babelio et les éditions Gallimard pour cette belle découverte, je n'avais pas lu Plonger, mais cela ne gêne en rien la lecture de croire au merveilleux qui en est la suite.
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Les critiques presse (1)
LePoint27 mars 2017
Un récit solaire sur la transmission.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations & extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka24 avril 2017
La brûlure de l'alcool m'aida à soutenir son regard. Pourquoi se moque-t-on des garçons qui disent aux filles qu'elles ont de beaux yeux ? L'érotisme est dans le visage. Dans le dessin d'une lèvre, une fossette, le froncement d'un sourcil.
Commenter  J’apprécie          280
BluerockBluerock24 avril 2017
Et c'est ainsi que, de façon totalement absurde, je me suis mis en tête que la réparation de la statue était une nécessité absolue, pour elle, pour nous, que ce serait réparer l'affront du sort, accomplir un acte propitiatoire dont quelque chose de bien, forcément, surgirait. Elle aimerait cela, elle m'enverrait un message. Répondrait enfin à la seule question que je me posais : avait-elle, oui ou non, eu l'intention de revenir de ce voyage ? Ce qui induisait : comptions-nous vraiment pour elle ?
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BluerockBluerock24 avril 2017
Dans mon pays, pourtant intoxiqué à la nostalgie, tout se passait comme si le mot "transmission" était devenu un gros mot. Pour enseigner aux élèves les grandes figures de la science aux XVIe et XVIIe siècles, les nouveaux manuels scolaires leur proposaient d'imaginer la page Facebook de Copernic ou quels Tweets ou vidéos Vine l'inventeur de l'héliocentrisme posterait s'il débarquait dans notre époque. C'est le passé qui, désormais, devait s'adapter au présent.
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palamedepalamede21 avril 2017
[...] - je pensais souvent aux attentats du 7 janvier, qui avaient tranché net l'existence des êtres les plus libres du monde, et, pour certains, les plus bienveillants, l'ami Georges par exemple. Était-il vrai qu'il avait fait aux tueurs, juste avant d'être fauché par le feu pathétique, un bras d'honneur ? J'aimais le croire.
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PiatkaPiatka21 avril 2017
Autour de moi il y a les autres pensionnaires de l'hôtel. Trois tables. Les conversations sont feutrées, les gens écoutent l'été, le bruit des insectes, la clameur sourde des vagues. On pourrait presque toucher le temps qui passe.
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