ISBN : 2221117026
Éditeur : Robert Laffont (2010)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 46 notes) Ajouter à mes livres
Qu’est-ce que la vie et d’où vient-elle ? Comment fonctionne l’univers ? Pourquoi y a-t-il quelque chose au lieu de rien ? Des mathématiciens aux philosophes grecs, à Einstein et à la théorie des quanta, en passant par Newton et Darwin, voilà déjà trois mille ans que le... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par emeralda, le 24 mai 2011

    emeralda
    J'ai beaucoup de chance cette année car je trouve énormément de nouveautés disponibles ou aisément réservables en médiathèque. Il faut avouer que mon réseau est quand même conséquent aussi.
    Cette fois, j'ai porté mon dévolu sur le dernier ouvrage de Jean d'Ormesson : "C’est une chose étrange à la fin que le monde".
    Un auteur qui me fascine, mais que je n'avais encore jamais lu. Manque de temps, la crainte de ne rien y comprendre, paresse, tous ces prétextes ont été justes au moins une fois !
    Mon erreur réparée en partie, voici mes impressions.
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    L'auteur : (source evene)
    Né d'un père ambassadeur du Front populaire et ami de Léon Blum, Jean d'Ormesson se voit dispenser une éducation privilégiée, dans le respect des valeurs traditionnelles.
    Evoluant dans un cadre libéral, il entame un parcours sans entrave. Elève brillant, il accumule très vite les diplômes : agrégé et diplômé d'études supérieures de philosophie, normalien... Cet érudit ne s'arrêtera pas là.
    Jean Lefèvre, comte D Ormesson, embrasse une carrière de haut fonctionnaire devenant président du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines à l'Unesco. Il s'essaie également à l'écriture : 'L' Amour est un plaisir', 'Du côté de chez Jean'. Ses oeuvres dénotent insouciance et joie de vivre. Mais c'est en 1971 que débute réellement sa carrière littéraire, avec la parution de 'La gloire de l'Empire', Grand prix du roman de l'Académie française. Académicien, il ne néglige pas pour autant son statut de directeur au journal le Figaro. Aspirant à un monde 'traditionnellement moderne', il insuffle à ses écrits un peu de lui et ce n'est pas pour déplaire ! Mais, il ne fait pas que parler de lui-même et transmet à la nouvelle génération des réflexions philosophiques comme 'Le Rapport Gabriel' ou encore 'Presque rien sur presque tout'. En 2003, 'C' était bien' raconte la vie de l'auteur et anticipe même sa mort. Avec 'Une fête en larme' en 2005, il tente l'originalité et, toujours en se mettant en scène, il se met à raconter son roman idéal à un journaliste. Enfin en 2006, il se laisse aller et publie 'La création du monde', roman d'un nouveau genre pour lui et très attendu par la critique littéraire. En 2007 paraît son nouveau roman 'Odeur du temps' aux éditions Héloïse d'Ormesson, maison dirigée par sa fille. En 2009, il publie coup sur coup deux ouvrages, 'L' Enfant qui attendait un train', un album jeunesse, et 'Saveur du temps', le deuxième tome de ses chroniques au Figaro.
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    L'intrigue :
    Qu'est-ce que la vie et d'où vient-elle ? Comment fonctionne l'univers? Pourquoi y a-t-il quelque chose au lieu de rien ? Des mathématiciens aux philosophes grecs, à Einstein et à la théorie des quanta, en passant par Newton et Darwin, voilà déjà trois mille ans que les hommes s'efforcent de répondre à ces questions.
    L'histoire s'est accélérée depuis trois ou quatre siècles. Nous sommes entrés dans l'âge moderne et postmoderne. La science, la technique, les chiffres ont conquis la planète. Il semble que la raison l'ait emporté. Elle a permis aux hommes de remplacer les dieux à la tête des affaires du monde. Où en sommes-nous aujourd'hui ? Dieu est-il à reléguer au musée des gloires étrangères et des puissances déchues ? La vie a-t-elle un sens ou est-elle une parenthèse entre deux néants? Est-il permis d'espérer quoi que ce soit au-delà de la mort ? Avec les mots les plus simples et les plus clairs, avec une rigueur mêlée de gaieté, Jean d'Ormesson aborde de façon neuve ces problèmes de toujours et raconte au lecteur le roman fabuleux de l'univers et des hommes.
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    Ce que j'en pense :
    La première chose qui me vient à l'esprit, c'est qu'en lisant ces pages, j'ai eut comme l'impression de sentir sur mon épaule son regard espiègle, plein de sagesse néanmoins et très vivant, pétillant (comme sur la photo en bandeau sur cette édition). J'ai également eu la sensation de l'entendre prononcer à haute voix certains passages un rien sarcastiques, piquant, mais jamais violent. Un peu comme une personne âgée, expérimentée commente les agissements désordonnés de la folle jeunesse.
    L'auteur se prend pour Dieu et aussi étrange que cela paraisse, cela ne m'a pas du tout choquée, gênée. Non pas que je sois particulièrement croyante ou que je trouve cette hypothèse trop osée pour être tentée, j'ai aimé imaginer le Tout Puissant avec cette désinvolture.
    C'était une incarnation qui coulait de source !
    Jean d'Ormesson nous conte là une belle histoire, celle de notre Histoire. On en connait forcément quelques parcelles et il est délicieux d'en (re)découvrir d'autres.
    C'est une lecture facile, que l'on peut conseiller même aux adolescents, eux qui peuvent être aussi curieux. Les adultes se laisseront bercer, mais point endormir.
    Cet essai est toutefois présenté comme un roman. Il se lit comme tel.
    On se pose beaucoup de question, on reçoit quelques réponses. D'ailleurs y en a-t-il vraiment à toutes nos interrogations ?
    Goûtons ces mots, ces idées, ces réflexions… Ce sont des cadeaux inestimables à eux seuls !

    Lien : http://espace-temps-libre.blogspot.com/2011/05/cest-une-chose-etrang..
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    • Livres 4.00/5
    Par Cath36, le 20 février 2011

    Cath36
    Chaque livre de Jean d'Ormesson est un véritable big bang : le monde naît (ou renaît) sous nos yeux et nous vieillissons tout d'un coup de "quelques" années supplémentaires (environ 35 millions...) Différent d'un roman, c'est à la fois un étonnement philosophique (cf le livre de Jeanne Hersch), un hymne à l'univers (cf Teilhard de Chardin) et une époustouflante démonstration pédagogique de ce que devrait être une culture bien comprise : non pas de pénibles acquis scolaires qui nous privèrent de ballades à vélo, de sorties avec les copains, et de temps pour lire (quoique certains profs de maths bien indulgents me laissèrent lire "Les Misérables" sous le livre de cours), mais une admiration et un amour durables pour la vie, sachant que rien ne dure jamais, ni les bons moments ni les mauvais et que c'est cette alternance de joies et de chagrins qui construit un être humain et en fait un "Homme" (merci Kipling). Jean d'Ormesson vient nous rappeler en ces temps de sinistrose entretenue que la joie de vivre est aussi une conquête de chaque jour. De plus, il sait expliquer très clairement des notions souvent fort compliquées. Un léger bémol toutefois : ce foisonnement d'idées me fait penser à un musée ; une belle idée, en philo, , c'est un peu comme un beau tableau, elle mériterait d'être longuement contemplée, sans que l'on se sente obligé de passer à la suivante ! Mais bon, la vie étant la vie...
    Cela étant dit, Monsieur d'Ormesson, merci.
    Infiniment.
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    • Livres 3.00/5
    Par PerdreUnePlume, le 16 janvier 2012

    PerdreUnePlume
    Il m'a fallu du temps pour vraiment me laisser convaincre par ce roman, et ce n'est qu'une fois passé le premier quart que j'ai vraiment commencé à profiter pleinement de cette lecture...
    Ormesson qu'on ne présente plus est un vrai régal ne serait-ce que pour l'élégance et le justesse de sa plume.
    Il s'attèle pourtant là à une tâche difficile qui m'a quelque peu déroutée dans ses premières pages. Ormesson s'attaque à Dieu, la philosophie et la science : tout ce que l'homme a mis à son service dans sa grande et inachevée tentative pour comprendre le sens de la vie. Pas évident donc.
    La plus grande difficulté selon moi est celle du ton et l'auteur a fait le choix d'une double-casquette qui tantôt lui donne autorité tantôt le protège des possibles dérives et accusations religieuses (parce qu'on le sait, dès qu'on s'attaque à Dieu on s'expose aux pierres...) : celle du grand-père plein d'expérience qui fait un bilan de sa vie et celle du prof.
    Le récit façon "vieillard plein de sagesse" (je caricature un peu mais je l'ai vraiment ressenti comme çà par moment) a un côté émouvant et c'est dans cette partie qu'on ressent toute l'humanité de ce grand homme, sa bienveillance.
    Celui façon prof est à la fois plus agaçant et aussi la plus intéressante (oui c'est étrange hein ?). le ton professoral digne d'un maître de conférence un peu hautain instaure une distance parfois désagréable pour ne pas dire déplacée en début de roman puisque l'auteur y expose des faits scientifiques connus (on a donc un peu le sentiment de se faire prendre pour un inculte). Puis chemin faisant on s'y fait et c'est finalement par cette voie là que l'on aura les faits les plus intéressants le tout vulgarisé et retraduit pour le commun des mortels.
    Cette double voix s'avère finalement assez riche et crée un équilibre dans le roman. le plaisir est croissant et laisse suggérer une fin à la fois espérée et redoutée : on sait bien que Ormesson n'a pas la réponse à toutes ces questions que chacun se pose, mais quelle sera sa propre conclusion ?
    J'ai regretté qu'il n'assume pas véritablement l'ensemble de ses réflexions (pourtant par moment assez prononcées) et qu'il préfère un dernier bilan plus guimauve qui n'apporte qu'un peu de sentimentalisme aux dernières pages...
    Pour résumer un livre éminemment bien écrit sur un thème à la fois captivant et polémique. Ormesson s'en sort bien sur ce terrain glissant même s'il lui faut pour çà faire quelques pirouettes !
    Il faudra tout de même un petit temps au lecteur pour vraiment entrer dans le roman et se faire à la dualité des tons, mais s'il pousse jusque là il sera récompensé par quelques anecdotes philosophiques et scientifiques plus qu'enrichissantes.

    Lien : http://www.perdreuneplume.com/index.php?post/2012/01/16/C-est-une-ch..
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  • Par Kalliope, le 07 décembre 2011

    Kalliope
    Comme toujours, j'ai adoré le style savoureux – et le français impeccable – de Jean d'Ormesson. Nous avons là un petit ouvrage, cependant pas le plus aisé à lire, puisqu'il s'agit, en fait, d'une grande recherche philosophique. Passionnant toutefois car, selon son âge, on peut y trouver les « grandes » questions que nous nous posons tous un jour ou l'autre.
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  • Par mimipinson, le 26 octobre 2010

    mimipinson
    Cher Monsieur d'Ormesson
    J'ai eu le bonheur de vous écouter il y a quelques semaines ; ce fut un plaisir, un régal ; comme à chaque fois d'ailleurs. Naturellement j'ai eu très envie de vous lire…..
    Et quelle ne fut pas ma déception : je ne vous comprends pas, je m'ennuie, j'avance dans le brouillard-autant dire je suis très mal à l'aise.
    Il y a quelques années déjà, je planchais sur un de vos textes lors des épreuves de français du baccalauréat……….déjà je n'avais rien compris à vos mots, et j'ai raté l'épreuve.
    Inconsciemment, je vous en ai longtemps « voulu », au point de ne jamais oser vous lire.
    Monsieur d'Ormesson, vous resterez, pour moi, une voix, à défaut d'être une plume-dont je ne juge en rien la qualité, loin de moi cette idée d'ailleurs.
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Citations et extraits

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  • Par plotin, le 06 octobre 2010

    Je ne sais pas si Dieu existe mais, depuis toujours, je l’espère avec force. Parce qu’il faudrait qu’existe tout de même ailleurs quelque chose qui ressemble d’un peu plus près que chez nous à une justice et à une vérité que nous ne cessons de rechercher, que nous devons poursuivre et que nous n’atteindrons jamais.
    De temps en temps, je l’avoue, le doute l’emporte sur l’espérance. Et, de temps en temps, l’espérance l’emporte sur le doute. Ce cruel état d’incertitude ne durera pas toujours. Grâce à Dieu, je mourrai.
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  • Par Cath36, le 20 février 2011

    les hommes découvrent et ils inventent. Quand ils découvrent, les unes après les autres, les lois cachées de la nature et ce qu'ils appellent la vérité, ils font de la science. Quand ils se livrent à leur imagination et qu'ils inventent ce qu'ils appellent de la beauté, ils font de l'art. La vérité est contraignante comme la nature. La beauté est libre comme l'imagination.
    Copernic découvre. Galilée découvre. Newton découvre. Einstein découvre. Et chacun d'eux détruit le système qui le précède.
    Homère invente. Virgile invente. Dante invente. Michel-Ange, Titien, Rembrandt, Shakespeare, Racine, Bach et Mozart, Baudelaire, Proust inventent. Et aucun d'entre eux ne détruit les oeuvres qui le précèdent.
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  • Par Spilett, le 09 janvier 2011

    Le présent est une prison sans barreaux, un filet invisible, sans odeur et sans masse, qui nous enveloppe de partout. Il n'a ni apparence ni existence, et nous n'en sortons jamais. Aucun corps, jamais, n'a vécu ailleurs que dans le présent, aucun esprit, jamais, n'a rien pensé qu'au présent. C'est dans le présent que nous nous souvenons du passé, c'est dans le présent que nous nous projetons dans l'avenir. Le présent change tout le temps et il ne cesse jamais d'être là. Et nous en sommes prisonniers.
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  • Par emeralda, le 25 novembre 2010

    Chacun sait que, si tout roman, est une histoire qui aurait pu être, l'histoire elle-même, d'un bout à l'autre, est un roman qui a été. Mais ce n'est pas seulement l'histoire qui est un roman, et le plus extraodinaire qui soit. L'univers tout entier, avec tout ce qu'il contient, est un roman fabuleux. C'est pour cette raison, et non pour attirer le chaland, que les pages que vous lisez se présentent sous la rubrique : roman.
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  • Par Cath36, le 20 février 2011

    La fameuse formule de Socrate : je sais que je ne sais rien n'est pas l'expression d'une modestie excessive. Elle signifie que le philosophe, qui croyait savoir et qui découvre qu'il ne sait pas, ne se satisfait plus de ces apparences du vrai dont, par facilité, par faiblesse, pour aller plus vite, nous nous contentons le plus souvent. Ce qu'il poursuit, c'est moins une vérité absolue, presque impossible à atteindre, que l'exigence, sans cesse recommencée, d'une vérité toujours plus haute.
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Interlignes - Jean d'Ormesson .
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