ISBN : 2350871746
Éditeur : Editions Héloïse d'Ormesson (2011)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
« Il y a des moments où l’histoire semble hésiter avant de prendre son élan : Hannibal quand il décide de passer les Alpes avec ses éléphants pour frapper Rome au cœur ; César sur les bords du Rubicon ; le général de Gaulle à l’aube du 17 juin 1940, quand il monte dans ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Cath36, le 06 février 2012

    Cath36
    Si je devais rajouter un sous-titre à ce livre, ce serait : comment Bonaparte devient Napoléon raconté aux enfants. le texte, présenté comme une pièce de théâtre avec les répliques de Bonaparte à Cambacérès et vice-versa (notez l'économie d'acteurs...), est clair, simple, agréable à lire et bien documenté, et en plus il est agrémenté de ces commérages historiques (que d'aucuns appellent la petite histoire) et dont -j'avoue en rougissant- je raffole. Contexte, hommes politiques, citations, phrases qui font mouche (et seront d'excellentes citations pour Babelio...), tout y est intéressant.
    Cependant j'ai trouvé la fin un peu abrupte, par rapport à l'inflation de compliments, disons carrément de flagorneries, dont les deux personnages font preuve l'un vis-à vis de l'autre ; le rideau tombe comme un couperet et, à défaut de la tête, ça m'a coupé la chique.
    En guise de conclusion je n'ajouterai qu'une phrase :
    "Au livre ! citoyens !..."
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    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 05 novembre 2011

    brigittelascombe
    "Il y a des moments où l'histoire semble hésiter avant de prendre son élan".
    L'instant où Bonaparte, adulé, "décide de devenir empereur" est le moment clef de La conversation (et de l'avenir de beaucoup) car le premier consul donnera suffisamment de gages à la révolution pour aspirer à monter sur le trône.
    Dans un dialogue imaginaire et fort intéressant (même et surtout peut-être pour des non férus d'histoire comme moi) entre Bonaparte ("qui a du génie" et son deuxième consul Cambacérès, un intime (futur duc de Parme loyal,intelligent,habile et souple) aux Tuileries, Jean d'Ormesson, (à travers les deux hommes et tel un général qui passerait ses troupes en revue) aborde tour à tour la politique, les militaires,le clergé, les femmes, la famille,les gens de Lettres, la société, pour en venir au projet final: le sacre de l'empereur car "vivre sans gloire c'est mourir tous les jours".
    Mégalo Napoléon?
    Fin stratège à coup sûr!
    Une pointe d'humour et une fine analyse psychologique des tenants et aboutissants d'une "imagination républicaine" doublée d'un "instinct monarchique" pimentent La conversation de Jean d'Ormesson de l'Académie française, normalien, agrégé de philosophe et brillant auteur prolifique.
    La conversation, sujet à réflexion, questionne sur le pouvoir, le destin, l'Homme avec un grand H; et ouvre le débat sur un autre instant (que celui de la prise de conscience décisive), celui où l'enfant Napoléon, en perte de père, au lieu peut-être (sous le joug militaire paternel) de devenir un cafard kafkaïen s'est métamorphosé (sous la férule d'une mère à poigne) en araignée tissant sa toile impériale inexorablement.
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    • Livres 4.00/5
    Par TRIEB, le 07 octobre 2011

    TRIEB
    Jean d'Ormesson nous a accoutumés depuis longtemps à son sens de la dérision, de l'humour ; dans « La conversation », il touche à l'histoire en train de se faire, ou plus exactement juste avant qu'elle ne s'accomplisse dans ses plus brillants développements .Il imagine ainsi une conversation tenue entre Bonaparte, premier Consul , et Cambacérès , deuxième Consul , autour de l'hiver 1803-1804 avant qu'il ne devienne Napoléon 1er fondateur du Premier Empire .
    C'est d'une ironie piquante , lorsque Bonaparte fait une allusion à l'homosexualité de Cambacérès : « Bonaparte :Votre prudence n'empêche tout de même pas Talleyrand de ramasser les trois consuls dans une formule de son cru dont tout Paris s'amuse : « Hic,Haec ,Hoc .
    Hic, celui-ci, le démonstratif masculin avec une nuance emphatique, c'est moi.Haec, celle-là, le démonstratif féminin vaguement péjoratif, c'est vous Hoc, cette chose-là, le démonstratif neutre tout à fait insultant, c'est ce pauvre Lebrun (alors troisième Consul). Je vous le dis avec amitié, ne soyez pas trop Haec, Cambacérès. »
    Autre thème éternel, l'appétit du pouvoir, la force d'entraînement de l'ambition, qui sont présents dans cette Conversation : « Bonaparte : pour la première fois depuis longtemps, le pouvoir este exercé par un homme qui comprend les besoins des Français et qui se confond avec ce qu'ils réclament : l'ordre, la gloire, la paix et le respect de la religion, la garantie des biens nationaux .Cet homme, c'est moi. ( …) Je vous le déclare, Cambacérès, je ne puis plus obéir .J'ai goûté du commandement et je ne saurais y renoncer. »
    Les paroles de Bonaparte ont été réellement dites dans d'autres contextes, celles de Cambacérès sont apocryphes, la lecture de l'ouvrage est plaisante .Cette conversation illustre avec brio la permanence des réflexes dans ce domaine : la conquête du pouvoir.
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    • Livres 4.00/5
    Par pilyen, le 12 février 2012

    pilyen
    Je l'avoue humblement, je n'avais jusqu'à présent jamais lu un seul livre de Mr Jean d'Ormesson. Je me suis toujours contenté de ses nombreuses péroraisons, saillies et conversations dans les nombreux talk-shows où l'on ne manquait jamais de l'inviter. Je parle au passé car j'ai l'impression, l'âge venant sans doute, que l'on voit de moins en moins le vénérable académicien sur notre petit écran.
    Bref, s'il se montre moins, il écrit toujours et cette conversation en est la preuve. Bien sûr, c'est un texte très court, 121 pages, écrit caractère 16, avec de nombreux interlignes puisque présenté comme une pièce de théâtre et avec de très larges marges. La fille, son éditrice, a pris bien soin de son père, évitant de l'épuiser en exigeant de lui une saga en 8 volumes.
    Malgré tout cela, je dois reconnaître que j'ai pris un grand plaisir à lire cet échange entre Bonaparte et Cambacérès.
    Jean d'Ormesson a situé cette conversation imaginaire durant l'hiver 1803/1804, moment pivot pour Bonaparte, tiraillé entre la fin de l'esprit révolutionnaire et son avidité de pouvoir.
    L'échange est brillant, les propos de Bonaparte sont de vrais propos qui ont été glanés dans les archives et montrent bien la soif de pouvoir de cet homme, stratège en diable et sûr de lui. On voit bien comment il s'impose à une France minée par la pauvreté et l'insécurité, jouant du clergé, des anciens royalistes et des toujours révolutionnaires pour obtenir leurs faveurs qu'ils lui accorderont sitôt reçus argent ou titre ou propriétés. On sent aussi sa mégalomanie grandir au fur et à mesure que l'idée de se faire sacrer empereur progresse dans son esprit. Cambacérès, face à lui, bien que deuxième personnage de l'état, est tout à son service, loyal et peut être bien amoureux.
    la fin sur le blog :


    Lien : http://sansconnivence.blogspot.com/2012/02/la-conversation-de-jean-d..
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    • Livres 5.00/5
    Par BMSierre, le 17 janvier 2012

    BMSierre
    Cette conversation que Jean d'Ormesson a imaginée entre Napoléon et Cambacérès, son 2ème consul, pourrait bien traduire les idées que l'empereur avait au début de son règne. En tout cas, cet ouvrage, imprimé d'une manière originale, se lit comme un roman. Il nous rappelle les exploits de Napoléon qui, âgé d'une trentaine d'années, a réussi en 5 ans, au prix d'un travail prodigieux, à remettre la France sur pied. Il fonde la banque de France, organise l'Instruction publique, rédige le Code Napoléon et crée la Légion d'honneur. Il ne rêvait ni de privilèges de naissance, ni d'égalité, mais que chacun soit reconnu selon ses talents. Un très bon moment de lecture. G
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Critiques presse (3)


  • Bibliobs , le 21 octobre 2011
    Le texte de Jean d'Ormesson est plus qu'une brillante pochade. Il capture, par le style et l'érudition, l'un des tournants de l'histoire française.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • Lexpress , le 06 octobre 2011
    Jean d'Ormesson revient sur les grandes ambitions de Napoléon de Bonaparte en imaginant les conversations qu'il aurait pu avoir au cours de sa vie. […] Jean d'Ormesson réussit là une photographie palpitante : il capture cet instant, fragile, où l'ambition d'un homme bouleverse le cours du monde.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeFigaro , le 23 septembre 2011
    Et si j'instaurais l'Empire? C'est la question que pose Bonaparte à Cambacérès dans un éblouissant dialogue imaginé par Jean d'Ormesson. […] Et c'est un régal, un dialogue pétillant d'humour et d'intelligence comme on les aime chez Jean d'Ormesson. L'historien n'a rien à corriger. Tout est juste et vrai.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par TRIEB, le 07 octobre 2011

    Bonaparte : pour la première fois depuis longtemps, le pouvoir est exercé par un homme qui comprend les besoins des Français et qui se confond avec ce qu’ils réclament : l’ordre, la gloire, la paix et le respect de la religion, la garantie des biens nationaux .Cet homme, c’est moi. ( …) Je vous le déclare, Cambacérès, je ne puis plus obéir .J’ai goûté du commandement et je ne saurais y renoncer
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  • Par Cath36, le 06 février 2012

    La politique est la forme moderne de la tragédie. Elle remplace sur notre théâtre la fatalité antique. L'avenir n'est à personne. J'essaie de le soumettre à ma volonté.
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  • Par gmessonnier, le 08 octobre 2011

    Mes idées et mes projets, je les prends par le cou, par le cul, par les pieds, par la tête, je les examine sous toutes leurs faces et je ne les abandonne que quand je les ai épuisés.
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  • Par gmessonnier, le 08 octobre 2011

    Votre prudence n’empêche tout de même pas Talleyrand de ramasser les trois consuls dans une formule de son cru dont tout Paris s’amuse : Hic,Haec ,Hoc.
    Hic, celui-ci, le démonstratif masculin avec une nuance emphatique, c’est moi. Haec, celle-là, le démonstratif féminin vaguement péjoratif, c’est vous. Hoc, cette chose-là, le démonstratif neutre tout à fait insultant, c’est ce pauvre Lebrun.
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  • Par brigittelascombe, le 05 novembre 2011

    Il y a des moments où l'histoire semble hésiter avant de prendre son élan: Hannibal quand il décide de passer les Alpes avec ses éléphants pour toucher Rome au coeur; César sur les bords du Rubicon; le général de Gaulle à l'aube du 17 juin 1940 quand il monte dans l'avion qui va l'emmener vers Londres.C'est un éclair de cet ordre que j'ai tenté de saisir.
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France 5 - La grande librairie - 12/04/2012 Spéciale Jean d'Ormesson
Jean d'Ormesson, de l'Académie française, ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé de philosophie, a écrit des ouvrages où la fiction se mêle souvent à l'autobiographie : Du côté de chez Jean ; Le Vagabond qui passe sous une ombrelle trouée ; C'était bien ; une biographie de Chateaubriand : Mon dernier rêve sera pour vous ; Une autre histoire de la littérature française, en deux tomes. Il est aussi l'auteur de romans : La Gloire de l'Empire ; Au plaisir de Dieu ; Dieu, sa vie, son œuvre ; Histoire du juif errant, La Douane de mer, Voyez comme on danse, Et toi, mon cœur, pourquoi bats-tu ?, Une fête en larmes, C'est une chose étrange à la fin que le monde.
A l'occasion de la parution, dans la collection Bouquins des éditions Robert-Laffont, d'un recueil des premiers romans de Jean d'Ormesson, écrits dans les années 50 et réunis sous le titre C'est l'amour que nous aimons, François Busnel reçoit, jeudi 12 avril 2012 l'académicien pour une émission pleine de surprises. En effet, Jean d'Ormesson sera entouré des invités de son choix : un scientifique et de jeunes romanciers.
L'auteur aborde notament les livres suivants : - C'est l'amour que nous aimons - La Conversation - Qu'ai-je donc fait - Saveur du temps - C'est une chose étrange à la fin que le monde








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