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> Bigre ! (Illustrateur)

ISBN : 2253149101
Éditeur : Le Livre de Poche (2003)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 624 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
«Elle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien connue, trop connue : Je t'aime.

Trois mots maigres et pâles, si pâles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps.

Il me sembla qu'elle nous souriait, la pet... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Under_The_Moon, le 27 octobre 2012

    Under_The_Moon
    Peter Pan emmène Wendy et ses frères au Pays Imaginaire et Erik Orsenna , lui, emmène ses protagonistes sur l'île des Mots.
    Il signe-là un joli conte d'enfants...pour adultes !
    D'un coup, les mots et la grammaire prennent vie et ne sont plus de simples outils de communication !
    Beaucoup de jolies trouvailles, comme les boutiques et les distributeurs de mots, ou encore les horloges du temps.
    J'ai préféré la 2nde partie à la 1ère, où on est plus dans le vif du sujet. Et avec à la fin d'irrésistibles clins d'oeil à quelques grands écrivains français : Antoine de Saint Exupéry, Marcel Proust et Jean de La Fontaine. Ces présentations permettent aussi de comparer les styles des auteurs (vers et prose, phrases longues et phrases courtes).
    Un vrai délice !
    Et bien sûr je n'ai pas pu résister aux personnages des inspecteurs qui ne comprennent rien à l'enseignement et à la façon de transmettre aux enfants. le jargon jargonnant - qui s'évertue à couper les cheveux en quatre - est extrêmement réaliste et pointe quand même du doigt cet énorme décalage (bien problématique) qui existe - malheureusement - dans l'Education Nationale.
    Une jolie découverte avec de belles illustrations pour le plus grand plaisir du lecteur!
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    • Livres 5.00/5
    Par leluez, le 28 août 2012

    leluez
    Un adorable petit livre sur la langue, ses mots et leur agencement. Erik Orsenna nous conte notre langue, mais cela pourrait très facilement être transposé à une autre langue.
    Il lance au passage quelques piques à un enseignement exagérément rigoriste et trop éloigné de l'univers des enfants tout en suggérant un regard sur les mots et la façon de les agencer. Une bien jolie chanson douce que cette grammaire ! A partager sans compter. D'aucuns diront que l'histoire est un peu simplette. Toute simple, oui, mais si agréable et enchanteresse.
    Comment ça vous avez deviné que j'étais maitre d'école ?
    A lire et relire absolument.
    Merci à la Babelienne qui m'a donné l'envie de le redécouvrir.


    Lien : http://allectures.blogspot.fr/2012/08/la-grammaire-est-une-chanson-d..
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    • Livres 2.00/5
    Par carre, le 23 mai 2012

    carre
    Je vais passer pour le mauvais élève de la classe. Nada, nichts, nothing, rien.
    J'imagine aisément le plaisir à lire ce conte pour mettre en avant ce que
    nous lecteurs aimons tant. Mais, je n'ai pas accroché un seule seconde. Rien ne m'a touché dans cette aventure dans le monde des mots. J'aurais aimé apprécier le charme ressenti par un très grand nombre, par la poésie, la jubilation et l'amour authentique d'Erik Orsenna pour la synthase et la grammaire. Alors, je souhaite de tout coeur que ce livre puisse donner l'amour du français et de la lecture à un grand nombre. Et promis, je consulte pour voir ce qui ne va pas chez moi.
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    • Livres 2.00/5
    Par ibon, le 20 novembre 2013

    ibon
    Pourtant les vertus de ce livre sont indéniables, mais... Tout d'abord il fallait oser écrire un conte sur la grammaire sans faire un cours traditionnel mais plutôt un récit dans un pays imaginaire où s'échoue parfois un navire pris dans une tempête: le pays des mots.
    Où par exemple les noms, après être passés au distributeur d'articles, font les magasins tenus par la tribu des adjectifs, où les verbes s'accordent à l'une des trois horloges du temps, etc.
    La principale réussite est qu'Erik Orsenna réveille l'intérêt du lecteur, dès leplus jeune âge, pour la grammaire grâce à une combinaison d'images parfois poétiques bien trouvées, qui peuvent trouver un public jusque-là hermétique à la nature des mots.
    Mais, à ces vertus pédagogiques indéniables ne s'ajoutent hélas pas grand chose. N'est pas Saint-Ex qui veut. Même si Orsenna tente un rapprochement avec celui-ci.
    Ce qui pêche est ce qui enveloppe cette riche idée de conte sur les mots. Cela m'a paru un peu fade, convenu: l'héroïne a une évidente ressemblance avec le petit prince mais l'original est un personnage beaucoup plus fouillé, plus intéressant.
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    • Livres 5.00/5
    Par Tchippy, le 19 janvier 2014

    Tchippy
    La Grammaire est une chanson douce... Qu'est-ce que c'est que ce titre ? Un pub pour Bescherelle ?
    Voilà ce que je me suis dit quand j'ai tenu ce livre entre les mains, pas du tout emballée, ni par le titre, ni par la couverture, ni par le résumé... Et je me suis préparée à le lire par obligation, en me disant qu'avec un si petit livre ça passerait vite.
    Et puis paf ! Je suis entrée dans un monde de mots, un monde d'enfant, de poésie, qui me rappelait mes plus belles rédactions de primaire, quand mon imagination n'avait aucun code, aucune limite...
    Un bain de fraîche innocence, dont on sort pétri d'amour pour la langue française.
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Citations et extraits

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  • Par claireogie, le 28 décembre 2010

    Brûlé, cet îlot, comme une galette des rois trop longtemps laissée dans le four. Et vide, absolument, de plantes, d’êtres vivants, de constructions, l’endroit champion du monde catégorie désert, imbattable au Livre Guiness des records (chapitre « Rien »). Un plateau rocheux marron foncé, détergé, délavé, récuré… Tel était l’endroit de charme où nous avions débarqué.
    Drôle de choix pour une excursion ! Monsieur Henri ne tarda pas à nous donner la raison de notre venue.
    - Vous savez pourquoi les déserts avancent, un peu partout sur notre Terre ? … Il suffirait de fermer les paupières pour la voir avancer vers nous, cette terrible armée de sable. On nous parle de réchauffement de la planète, de forêts dévastées… C’est sans doute vrai. Mais l’on oublie l’essentiel. Ici, il y a cent ans, vivaient deux villages, avec tout ce qu’il faut pour être heureux, des plantes, des paillotes, de l’eau douce, des femmes, des hommes, des enfants, des animaux…
    Je ne pouvais y croire.
    Ici, de la vie ! Sur ce carré de la désolation . Allons donc ! Je forçais mon cerveau à imaginer mais il refusait, il renâclait, il me prenait pour une folle.
    -… Un jour, une tempête aussi forte que la vôtre a soufflé sur cette île. Des arbres ont été arrachés, bien sûr, et des maisons se sont envolées. Mais tout le reste demeurait. Il suffisait de rebatir et l’existence aurait repris, comme avant, jusqu’à la prochaine tempête.
    Depuis quelque temps, je voyais sur la mer se multiplier des triangles noirs. Ils tournaient et retournaient autour de nous comme une ronde. Je ne compris pas tout de suite que c’étaient les requins. Peut-être que ces bêtes-là ne se nourrissent pas seulement de chair fraîche mais aussi d’histoires sinistres ? Et celle que contait Monsieur Henri n’avait rien de gai.
    Les habitants s’étaient fait, comme vous, nettoyer de tous leurs mots. Au lieu de venir chez nous les réapprendre, ils ont cru qu’ils pourraient vivre dans le silence. Ils n’ont plus rien nommé. Mettez-vous à la place des choses, de l’herbe, des ananas, des chèvres… A force de n’être jamais appelées, elles sont devenues tristes, de plus en plus maigres, et puis elles sont mortes. Mortes, faute de preuves d’attention ; mortes, une à une, de désamour. Et les hommes et les femmes, qui avaient fait le choix du silence, sont morts à leur tour. Le soleil les a dessséchés. Il n’est bientôt plus resté de chacun d’entre eux qu’une peau, mince et brune comme une feuille de papier d’emballage, que le vent, facilement, a emportée.
    Monsieur Henri s’est tu. Des larmes lui étaient montées. Sans doute avait-il des grands-mères, des grands-pères parmi les desséchés ? Il nous a reconduits à la pirogue. Les requins, après la fin de l’histoire, avaient disparu.
    - Vous savez combien de langues meurent chaque année ?
    Comment, privés des mots et encore plus des chiffres, aurions-nous pu lui répondre ? Je vous rappelle qu’après les cahots de la tempête et les agressions du vent, nos pauvres têtes ne pouvaient plus fabriquer la moindre phrase ! Nous parvenions tout juste à comprende ce qu’on nous disait.
    -Vingt-cinq ! Vingt-cinq langues meurent chaque années ! Elles meurent, faute d’avoir été parlées. Et les choses que désignent ces langues s’éteignent avec elles. Voilà pourquoi les déserts peu à peu nous envahissent. A bon entendeur, salut ! Les mots sont les petits moteurs de la vie. Nous devons en prendre soin.
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  • Par Nibelheim, le 11 août 2007

    " Elle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien connue, trop connue : Je t'aime.
    Trois mots maigres et pâles, si pâles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps.
    Il me sembla qu'elle nous souriait, la petite phrase.
    Il me sembla qu'elle nous parlait :
    - Je suis un peu fatiguée. Il paraît que j'ai trop travaillé. Il faut que je me repose.
    - Allons, allons, Je t'aime, lui répondit Monsieur Henri, je te connais. Depuis le temps que tu existes. Tu es solide. Quelques jours de repos et tu seras sur pieds.
    Monsieur Henri était aussi bouleversé que moi.
    Tout le monde dit et répète "Je t'aime". Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s'usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver. "
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  • Par Under_The_Moon, le 27 octobre 2012


    - Les mots sont de petites bêtes sentimentales. Ils détestent que deux êtres humains cessent de s'aimer.
    - Pourquoi ? Ce n'est pas leur affaire, quand même !
    - Ils pensent que si ! Pour eux, le désamour, c'est du silence qui s'installe sur Terre. Et les mots haïssent le silence.

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  • Par nastie92, le 27 mars 2014

    Autant vous l'avouer, j'aime les exceptions. Elles ressemblent aux chats. Elles ne respectent aucune règle, elles n'en font qu'à leur tête. Ce matin-là, ils étaient trois, un pou, un hibou et un genou. Ils se moquaient d'une marchande qui leur proposait des "s" :
    - Mes "s" sont adhésifs. Vous n'aurez qu'à vous les coller sur le cul pour devenir des pluriels. Un pluriel a quand même plus de classe qu'un singulier.
    Les trois amis ricanèrent.
    - Des "s" comme tout le monde ? Pas question. Nous préférons le "x". Oui, "x", comme les films érotiques interdits aux moins de dix-huit ans.
    La marchande s'enfuit en rougissant.
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  • Par kindersurprizzz, le 27 mai 2010

    Une phrase, c'est comme un arbre de Noël. Tu commences par le sapin nu et puis tu l'ornes, tu le décores à ta guise... Jusqu'à ce qu'il s'effondre. Attention à ta phrase : si tu la charges trop de guirlandes et de boules, je veux dire d'adjectifs, d'adverbes et de relatives, elle peut s'écrouler aussi.

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Version courte de la rencontre avec Erik Orsenna, qui a eu lieu le 17 mars 2014 à la librairie dialogues à Brest, à l'occasion de la parution du livre Mali, ô Mali (éditions Stock). Réalisation : Ronan Loup








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