ISBN : 2213634653
Éditeur : Fayard (2008)


Note moyenne : 4/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Dans dix ans, dans vingt ans, aurons-nous assez d'eau ? Assez d'eau pour boire ? Assez d'eau pour faire pousser les plantes ? Assez d'eau pour éviter qu'à toutes les raisons de faire la guerre s'ajoute celle du manque d'eau ?

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Critiques et avis

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  • Par sylvie, le 31 janvier 2009

    sylvie
    Quand j'ai vu ce titre proposé par l'opération masse critique, j'ai été tentée...
    Je trouve que le projet de ce livre est en lui même extrêmement exaltant : partir en voyage pendant deux ans autour du monde pour rencontrer H2O dans tous ses états et tenter de nous en donner un portrait vivant et conforme à la réalité du monde tel qu'il est aujourd'hui est un beau challenge...
    J'ai été tout à fait conquise par la forme donnée à cet ouvrage, qui veut être un livre de vulgarisation en géopolitique attrayant, et qui y réussit à merveille, puisque j'ai lu avec grand plaisir et sans jamais m'ennuyer ces 400 pages au sujet très sérieux dont je ne suis pas du tout spécialiste...
    Je suis entrée dans ce livre comme on lit un récit de voyage, et je ne l'ai pas lâché, tellement les paysages, les rencontres et les situations parfois cocasses ont attisé ma curiosité et l'ont maintenue jusqu'au bout... C'est à dire vers la poursuite de cette lecture sur le blog qui la prolonge.
    Il faut dire que la plume d'Erik Orsenna y est pour beaucoup. Claire et limpide, comme on rêve souvent son sujet, elle est aussi précise, malicieuse, et... brillante!
    Pourtant, quelques fois, j'ai été un peu gênée, agacée, par certains propos...
    Comme Laurence, qui a beaucoup aimé, mais qui regrette que les positions de l'auteur ne soient pas assez tranchées, j'ai été remuée dans certaines de mes convictions devant l'insistance avec laquelle l'auteur ne prend jamais parti pour une solution politique ou une autre.
    A cet égard, il semble être d'un pragmatisme tellement exemplaire, qu'il en devient un peu gênant...
    Ma lecture de l'étude critique de Thierry Ruff sur ce livre m'a confortée dans ce sentiment : pour moi, sans y connaître grand chose, l'eau, élément vital par excellence, est un bien commun qui ne devrait pas être géré par des sociétés privées dont le but est le profit mercantile.
    Comme Monsieur Ruff, je n'ai pas aimé non plus la manière quasi irrévérencieuse de traiter la Fondation France Liberté de Danielle Mittérand dont l'un des combats est de défendre
    le droit pour tous à disposer d'une eau potable, libre et gratuite....
    Bref, j'ai aimé lire ce livre très bien construit et admirablement écrit, il m'a remuée et m'a fait réfléchir...
    Au bout du compte, il m'a aussi aidée à conforter mes convictions même si ça n'est pas toujours dans le sens de Monsieur Orsena...
    des liens et des vidéos sur le blog

    Lien : http://sylvie-lectures.blogspot.com/2009/01/lavenir-de-leau-erik-ors..
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    • Livres 3.00/5
    Par cyberugo, le 20 mai 2012

    cyberugo
    L'ouvrage semblait alléchant et traite de mon domaine. Je me suis donc laissé tenter.
    Erik Orsenna nous emmène dans différents lieu sur Terre où il se passe quelque chose de particulier en lien avec l'eau, soit que sa gestion est difficile, soit qu'elle vient à manquer, soit qu'elle génère des maladies, etc. Il nous décrit alors la situation, son caractère tragique et effrayant, et point.
    C'est ce point justement qui me dérange un peu. Des pistes et des solutions sont avancées, mais on a vraiment l'impression de lire le carnet de route d'un voyageur qui se rend compte de ces éléments, voire qu'il a prit rendez-vous avec les pires choses qui existent.
    Certes, il faut en parler, mais il se passe également des choses graves en France, et il existe aussi de nombreux projets de réponse à ces problèmes et qui sont porteurs d'avenir.
    Le propos aurait sans doute gagné à être plus équilibré.
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    • Livres 4.00/5
    Par blume, le 03 février 2009

    blume
    En refermant L'Avenir de l'eau, vous ne verrez plus votre robinet de la même manière.
    Après le Voyage au pays du coton, Erik Orsenna décide de s'intéresser à l'eau. Ne croyez pas que vous allez ouvrir un livre académique. L'objet est plus fin, plus subtile.
    Il veut comprendre l'eau, la raconter, l'observer. Pour cela, il a parcouru le monde entier. Elle est trop souvent trop abondante (les inondations) ou trop rare (la sècheresse). Elle tue même (le choléra). Des banalités ? Certes…Mais quand on regarde les chiffres, ces « banalités » affolent : 2.6 milliards d'êtres humains vivent sans système d'évacuation des eaux usées. 25 000 êtres humains meurent chaque jour faute d'eau, dont la moitié sont des enfants.
    Au cours de ses voyages, au gré de ses rencontres avec les politiciens, les industriels et les autochtones, Erik Orsenna décrit cette bataille de l'eau avec ses mots de néophyte. Et comme il est un incroyable conteur, jamais moralisateur, les pages se lisent avec enthousiasme. le message passe doucement mais surement. Qu'est ce qu'une goutte d'eau ? le cycle de l'eau ? Pourquoi des barrages ? Pourquoi les moussons ? le choléra ? Gestion publique ou privée de l'eau ? Quelle eau pour demain ?
    L'eau est un bien précieux. La pierre angulaire de l'existence. Une évidence trop souvent oubliée par les hommes qui comme nous n'ont qu'à tourner un robinet pour boire, sans risque qui plus est. On se paie le luxe à Las Vegas d'utiliser 1 000 litres par habitant quand en Namibie il ne tombe que 20 millimètres par an…Les inégalités ne feront que grandir avec le réchauffement climatique. A l'Homme dès aujourd'hui de trouver des solutions adaptées à chaque pays, chaque régions. Car, l'eau est une histoire locale. Elle est plurielle. L'Avenir de l'eau est une multitude de combats locaux pour une survie mondiale, peut être.
    J'ai tout de même un gros reproche à faire à Mr Orsenna : celui de ne pas suffisamment taper du poing sur la table, de ne pas ouvertement donné son avis. Il se retranche trop souvent derrière des constats sans accuser. L'exemple concernant l'agriculture française est frappant…Sinon ce précis de mondialisation est un véritable plaisir de lecture.

    Lien : http://www.deslivresettout.com/2009/02/lavenir-de-leau-erik-orsenna...
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    • Livres 5.00/5
    Par Aileean, le 11 février 2009

    Aileean
    On retrouve avec grand plaisir Erik Orsenna que l'on va suivre dans un tour du monde avec pour thème l'eau ou comment gérer cette ressource essentielle, naturelle, qui reste le lien essentiel avec la vie. Mais dans notre monde moderne, "l'accès à l'eau n'est rien si ne lui est pas joint un réseau d'assainissement". Les pérégrinations de l'auteur vont nous présenter les solutions trouvés dans les pays riches pour maintenir un réseau et continuer d'approvisionner les populations et les pays plus pauvres où tout est à faire. De chaque côté, les initiatives fleurissent, les choix sont nombreux. La solution miracle n'existe malheureusement pas car "apprendre à se répartir l'eau, c'est apprendre à vivre ensemble", et cela reste essentiel pour éviter ce qu'on pourrait qualifier de "guerres de l'eau", menaces à venir si rien n'est fait. En effet, les prévisions laissent envisager des changements climatiques qui, loin d'assécher notre planète, renforceraient les inégalités qui pourraient devenir flagrantes (sécheresse ou graves inondations selon l'endroit).
    (...)

    Lien : http://book1.canalblog.com/archives/2009/02/10/11997857.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Ecureuil, le 02 mars 2009

    Ecureuil
    Australie, Singapour, Inde, Bangladesh, Chine, Israël, Palestine, Algérie, Tchad, Sénégal, Argentine, Bolivie, Allemagne, France.
    Deuxième tour du monde en compagnie d'Erik Orsenna. Après le coton (http://www.babelio.com/livres/Orsenna-Voyage-aux-pays-du-coton--Petit-precis-de-mondial/11268), c'est l'eau qui devient le centre de l'attention du Breton errant.
    Ce texte n'est pas un documentaire comme les autres : c'est avant tout un témoignage. Dans une prose tantôt dramatique, tantôt (terriblement) factuelle, où alternent désespoir, mélancolie et optimisme, nous découvrons avec l'auteur les enjeux de l'eau dans le monde d'aujourd'hui : répartition, raréfaction, assainissement...
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Citations et extraits

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  • Par sylvie, le 31 janvier 2009

    Peu à peu, j’ai fait plus ample connaissance avec notre planète. J’ai vu s’aggraver partout les inégalités, notamment climatiques. Mais j’ai vu aussi la réussite du pragmatisme, de belles coopérations entre administrations et entreprises privées. J’ai vu des illusions et des férocités à l’oeuvre. De retour de voyage, voici maintenant venu le moment de raconter.
    Un habitant de la planète sur six continue de n’avoir pas accès à l’eau. Un sur deux vit sans système d’évacuation.
    Pourquoi ?
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  • Par jef1201, le 28 décembre 2010

    Eloge des lombriciens ( vers de terre).
    - >Savez-vous que ces vers, comme vous les appelez, représentent 80 % du poids de tous les animaux présents sur la planète, humains compris ? Qu'ils sont mâles ou femelles, à volonté ? Que dans une parcelle de 25 mètres carrés vivent 25 000 lombriciens, qu'en un an ils auront creusé 50 kilomètres de galeries ? Que si, pour avancer, la taupe de ses pattes griffues écarte la terre, le lombricien l'avale par un bout et la rejette par l'autre. Etc. Etc.
    (page 411-412)
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  • Par jef1201, le 28 décembre 2010

    - La Bretagne compte 3 millions d'habitants humains. Et 3 autres millions de bovins. Et 14 millions de porcs. Et 400 millions de poulets. Et tous ces animaux pissent et chient autant que 45 millions d'humains !
    - Tandis que l'autre moitié de l'agriculture, celle qui fait pousser des plantes, utilise, pas plus qu'ailleurs, mais pas moins, herbicides et pesticides. Dans les année 1960 et 1970, comme ces produits ne coûtaient presque rien, les paysans en déversèrent sur leurs champs des tonnes et des tonnes. Et d'autant plus qu'ils ignoraient les vrais besoins des plantes.
    - Résultat : les rivières ont été polluées.
    - Résultat du résultat : les rivages, recevant ces rivières, ont été atteints. Des algues envahissent et empuantissent les plages.
    (Page 442)
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  • Par Ecureuil, le 27 février 2009

    Je pense aux ingénieurs qui voient le monde comme une planche à dessin. Je pense aux paysans qui depuis tant d'années se sont acharnés à faire en sorte que le monde coïncide avec le dessin de la planche.
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  • Par jef1201, le 24 avril 2011

    Notre atmosphère, ont calculé les scientifiques, contient 12900 kilomètres cubes d'eau douce : 98 % d'eau à l'état de vapeur et 2 % d'eau condensée (nuages).
    Cette masse impressionnante est comparable à celle des ressources en eau, liquide et renouvelable, des terres habitées : 12500 kilomètres cubes.
    La conclusion s'impose : si l'on parvenait à extraire l'eau de l'air qui nous entoure, plus personne sur terre ne souffrirait de la soif.
    (page 337)
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Vidéo de Erik Orsenna

La Parole des auteurs - Sur la route du papier d'Erik Orsenna .
Après son Voyage aux pays du coton, paru en 2006, puis L?avenir sur l?eau, en 2008, Erik Orsenna, de l?Académie Française, nous présente son tour du monde Sur la route du papier publié aux éditions Stock en février 2012. « Un jour, je me suis dit que je ne l?avais jamais remercié. Pourtant je lui devais mes lectures. Et que serais-je, qui serais-je sans lire et surtout sans avoir lu ? Pourtant, c?est sur son dos que chaque matin, depuis près de soixante années, je tente de faire avancer pas à pas et gomme aidant mes histoires. Et que serait ma vie sans raconter ? Je n?avais que trop tardé. L?heure était venue de lui rendre hommage. D?autant qu?on le disait fragile et menacé. Alors j?ai pris la route. Sa route. de la Chine à la forêt canadienne, en passant par la Finlande, la Suède, la Russie, l?Inde, le Japon, l?Indonésie, l'Ouzbékistan, le Brésil, l?Italie, le Portugal et bien sûr la France, j?ai rendu visite aux souvenirs les plus anciens du papier. Mais je me suis aussi émerveillé devant les technologies les plus modernes. Saviez-vous que le chiffre d'affaires planétaire du papier l'emporte sur celui de l'aéronautique ? Comme je me préparais au départ, une petite voix m'avait soufflé : "Deux mille ans que la planète et le papier cohabitent. Plus tu en sauras sur lui, mieux tu apprendras sur elle". La petite voix n'avait pas tort. » Erik Orsenna Vous avez aimé l'auteur ou l'interview, n'hésitez pas à partager vos réactions avec les autres internautes. Donnez-nous vos impressions dans la rubrique réagissez à l'actualité.








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