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Critiques sur L'entreprise des Indes (13)


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    • Livres 2.00/5
    Par ivredelivres le 15/08/2010


    J'ai entamé ce livre avec plaisir mais celui-ci s'est émoussé au fil des pages. Dommage.
    Ni biographie, ni roman historique, ce récit à la première personne est conduit par Bartolomé Colomb, le frère, celui qui n'a pas été du premier voyage et qui finit ses jours sur l'île d'Hispañola.
    Il va raconter les quelques huit années où les frères vivent à Lisbonne et tentent d'asseoir leurs connaissances en cartographie et mathématiques pour convaincre le roi du Portugal de financer leur voyage vers les Indes. Bartolomé a participé à l'Entreprise, le nom que Christophe Colomb donne à son projet, mais lui n'est pas un aventurier, c'est un homme d'études " Quelqu'un qui s'arrange pour vivre à l'écart de la vie et de ses horreurs.”
    Son récit dresse une fresque de l'Europe de l'époque, de ce Portugal qui veut se hisser au rang des grandes nations et cette Espagne aux prises avec : les arabes, l'expulsion des juifs et l'Inquisition.
    J'ai aimé les descriptions du travail de cartographe, les fausses cartes dessinées pour tromper l'adversaire, la fièvre qui s'empare des savants qui doivent nommer les plantes et animaux rapporter par les caravelles de retour d'Afrique, les aventures de Bartolomé ( réelles ?) pour rapporter à Lisbonne le fameux Devisement du monde devenu un livre imprimé
    Pourtant je me suis lassée assez vite, ni livre d'historien, ni vrai roman, on voudrait s'attacher aux personnages mais hélas cela manque de souffle, l'accumulation d'anecdotes ne fait par un roman même lorsqu'elles sont bien racontées.
    Commencé par cette interrogation " Pourquoi cette curiosité, pourquoi cette fièvre des découvertes se sont-elles soudain muées en la plus terrible des cruautés ?" Orsenna ne revient sur le sujet qu'en quelques lignes en toute fin du livre.
    Un mérite pourtant, celui de faire connaître le sermon prononcé par le frère Antonio de Montesinos qui du haut de sa chaire prend fait et cause pour les indiens et fustige les conquérants bien avant les écrits de Las Casas.
    Sa voix hélas n'a pas été entendue.
    Je ne suis pas au diapason des critiques qui trouvent le livre érudit, poétique, flamboyant... pour ma part je dirai que certains passages sont excellents mais que l'ensemble est confus et que pour moi le compte n'y est pas.


    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2010/05/17/l-entrepr..

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par litolff le 26/08/2010


    Le propos de l'auteur, à savoir dévoiler la personnalité et le projet de Christophe Colomb à travers le récit de son frère Bartolome, est intéressant et truffé d'anecdotes souvent savoureuses, en particulier la description de Lisbonne au au XVe siècle et des ateliers de cartographie.

    Cependant, je n'ai pas été touchée par l'écriture d'Eric Orsenna et le tout me laisse un gout d'inachevé... la question que posent les dominicains, à savoir, le pourquoi de la violence qui a accompagné la conquête, reste plus ou moins sans réponse ; sinon que Bartolome Colomb conclut finalement que les indiens étaient bien des hommes ...!
    Les circonstances du départ de Christophe Colomb ne sont pas du tout évoquées, j'ai trouvé cela un peu dommage...

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe le 20/11/2011


    Erik Orsenna, essayiste et écrivain "de l'Académie française", grâce auquel j'ai découvert une Afrique haute en couleurs à travers le portrait non moins pittoresque de Madame Ba, m'a permis sinon de découvrir les Indes, mais les tenants et aboutissants de La découverte de l'Amérique par Christophe Colomb "l'ainé qui rêvait" contés par son cadet Bartolomé Colomb, cartographe de profession.
    Une approche donc originale, car le rêve du navigateur "à la flamboyante tignasse" s'est élaboré sur un papier.
    "Qu'est-ce qu'une carte? Un morceau résumé et paficié de la Terre".
    Paix? Sur carte, oui!
    Ce pan d'histoire romancé débute en 1511 sur l'île d'Hispanolia (actuelle Haïti). Christophe Colomb est mort depuis déjà cinq ans. Bartolomé Colomb (un temps gouverneur de l'île)assis entre le Vice-roi Diégo, son neveu et sa femme Marie de Tolède, le prêtre fait un sermon pour dénoncer le cruel génocide des Indiens.
    "Les bâteaux s'en vont poussés par un rêve".
    Bartolomé revient en arrière pour raconter ce jour de 1473 où à Lisbonne, Christophe Colomb a poussé la porte de l'atelier de Maître Andréa (dans lequel Bartolomé calligraphiait) et celle par la même occasion d'un continent jusqu'alors inconnu, dont les Indiens n'étaient pas des Indiens sur une terre plus ronde que plate.
    Des portraits forts, des anecdotes,une relation fraternelle entre tendresse,admiration et ressentiments évoquée par celui qui s'est fait "dévorer" par la fièvre d'un marin obstiné, les trois caravelles et leurs traversées et l'évocation de la fin du XV° siècle entre Gênes ville de naissance, Séville, Lisbonne et Valladolid où Christophe est mort.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Bigmammy le 19/07/2011


    L'auteur nous donne chaque année ou presque un nouveau roman, et présente ainsi son dernier livre :
    "J'ai voulu m'attacher à cette période peu connue de l'histoire de la curiosité humaine. Ce moment où naît une nouvelle liberté en même temps que se développe l'Inquisition et que les Juifs sont chassés. Ces années où se conçoit peu à peu l'unité de la planète, préalable à la première mondialisation, qui ne va plus tarder.
    Pour ce faire, j'ai osé donner la parole au jeune frère, Bartolomé. C'est lui qui parle, c'est lui qui raconte : il est complice, et premier témoin de l'Entreprise depuis ses tout débuts. C'est aussi lui qui s'interroge : pourquoi, et comment, cette belle passion de la Découverte s'est-elle changée en génocide des Indiens ? À quoi sert de découvrir si l'on tue ce et ceux que l'on découvre ? »

    Curieusement, cette histoire répond aussi au roman de Catherine Clément "Dix mille guitares" et on y voit aussi, furtivement, passer un rhinocéros. Comment ne pas penser à l'extraordinaire accélération de la connaissance qui saisit les hommes de la Renaissance en ces temps de grandes découvertes...Tout comme nous aujourd'hui devant les prouesses technologiques d'un téléphone portable ou de la recherche médicale ? Mais Orsenna, économiste spécialiste des négociations bilatérales et des circuits des matières premières, est aussi un philosophe. Il met donc en parallèle les progrès inouïs de la connaissance humaine et, dans le même temps, la permanence de la cruauté et du mépris pour ceux qui ne sont pas admis en tant qu'êtres humains.

    Nous voici donc dans l'intimité des deux frères Colomb, génois arrivés à Lisbonne, Bartolomé raconte comment il devient cartographe, et comment il vit pour et par son frère aîné, le navigateur. Puissance des livres, recueil de toutes les informations dès l'accostage de chaque bateau, pour affiner les plus infimes détails des cartes, des portulans, des atlas. L'obsession de Christophe, c'est la largeur de l'Asie et par déduction, le nombre de miles qui la séparent de Lisbonne, en partant à l'ouest. C'est donc d'abord dans les livres qu'il étudie la faisabilité de son Entreprise, des livres qu'il annote sans trêve :"Pour bien lire, j'ai besoin d'écrire. L'écriture est le guide, le garde-fou des pensées déclenchées par la lecture. Sans guide, sans garde-fou, les pensées, je les connais, elles s'en vont n'importe où et ne reviennent jamais."

    Mais ce livre-là est aussi une réflexion sur le vieillissement, la fin de la vie, la tristesse et la vanité de l'intolérance, l'âpreté de l'âme humaine. Avec humour et légèreté, un style éblouissant de clarté, des images superbes.....qui vous transportent au delà de l'Océan, dans la touffeur d'Hispaniola, aux Indes que sont les Amériques...

    Comme dit Erik Orsenna (p.218) : "pour accroître l'intelligence chez les hommes, les livres valaient bien les bateaux, et la lecture, le voyage."


    Lien : http://www.bigmammy.fr

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par jtriaud le 04/05/2011


    Christophe Colomb : un nom qui évoque la Découverte des Amériques, mais aussi l'obstination d'un marin qui n'eut de cesse de pursuivre son rève. C'est à travers la relation de Bartolomé Colomb, l'un de ses frères, que nous avons accès à ce personnage historique ou plutôt à la genèse de l'"entreprise des Indes".

    Ce roman est aussi une ode à la Lisbonne tolérante des années 1470-1485, qui accueille maintes communautés différentes en toute tolérance. On entre dans le quotidien des femmes de marin, rompues à l'attente de leurs maris, on suit les progrès de la cartographie. Enfin, on sent la ville respirer, aimer et copuler à l'infini.

    Retour à l'histoire : ébranlé par la question d'un prètre, Montesinos, qui se demande pourquoi tant de crimes ont été engendrés par la Découverte des Amériques, Bartolomé Colomb entend répondre par sa vision de la vie de Christophe Colomb. Cette relation est enregistrée par frère Jérôme et devant Las Casas, dominicain célèbre pour avoir écrit une Histoire de la découverte des Indes et pour avoir dénoncé les meurtres d'Indiens.

    Bartolomé apparaît toujours dans l'ombre de son grand frère et sous son influence. Ridiculisé par les mathématiciens du roi Jean II du Portugal, Christophe Colomb n'en a cure. Il poursuit son Idée. Ce récit est aussi celui de l'occasion manquée par les Portugais de devenir les premiers à découvrir l'Amérique.

    Bartolomé, gouverneur d'Hispaniola, se repent de n'avoir pas su éviter les meurtres d'Indiens et propose sa réponse à Montesinos : la violence était présente dès la genèse de l'"Entreprise des Indes" . Pour preuve : le 3 août 1492 est la date de départ des caravelles de Christophe Colomb, mais c'est le jour où expire l'ultimatum fait aux Juifs pour quitter l'Espagne. Funeste date...


    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par les-bibliotheques-valentinoises le 05/04/2011


    Erik Orsenna nous entraîne à Lisbonne au XVe siècle, ville de tolérance et de culture. Il raconte la genèse des voyages de Christophe Colomb, les obstacles rencontrés sur sa route, les exactions commises à l' encontre des Indiens et également des juifs chassés de Lisbonne et qui verra cette ville se refermer sur elle-même. Cela provoquera le départ de Christophe Colomb vers l'Espagne.
    A la fois roman historique, récit de voyage, ce livre est aussi une interrogation sur l'histoire de la curiosité humaine et sur l'envers des découvertes.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Aela le 22/01/2011


    Bartolomé est le frère de Christophe Colomb. Il est cartographe. Pendant 8 ans les deux frères vont travailler ensemble et préparer le voyage auquel Christophe pense depuis Longtemps: gagner Cipango (le Japon), et la Chine. Mais ce ne sera pas la route habituelle de l'est qui sera empruntée mais celle de l'Ouest.. C'est l'époque où naît une nouvelle liberté, prélude à une première mondialisation. Une plongée fascinante dans le savoir de cette époque où l'on redécouvre les travaux des Grecs anciens en matière de géographie et notamment ceux de Eratosthène, mathématicien et géographe qui vivait deux siècles et demi avant JC... (Erik Orsenna.. stock /fayard)

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par sophosni le 18/02/2011


    J'ai beaucoup aimé le thème, abordé sous un angle bien original, et le ton de ce roman.

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par ArcadioBuendia le 17/09/2010


    En plus d'être le titre du dernier roman d'Erik Orsenna, paru au mois de mai 2010, « L'entreprise des Indes » désigne le projet colombien dans son ensemble. C'est-à-dire, l'idée obsédante qu'avait Christophe Colomb d'ouvrir une nouvelle route vers Cipango (le Japon) et l'Empire du Grand Khan (la Chine). Une route maritime.

    La naissance de ce projet est contée par Bartolomé Colomb, le frère cadet de Christophe. A la fin de sa vie, courbé par le poids des ans et de la honte, Bartolomé rencontre Las Casas, une des figures emblématiques de la lutte pour les indigènes, alors jeune prêtre dominicain. Dans un palais d'Hispaniola, le vieil homme se confesse. [...]

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par urobepi le 19/07/2010


    Au soir de sa vie, Bartolomé Colomb, gouverneur déchu d'Hispaniola, raconte l'aventure prodigieuse de son illustre frère, Christophe, dont il a été à le témoin privilégié. Son récit en forme de monologue intérieur, il le destine à deux dominicains venus recueillir ses propos, cherchant par ce moyen à comprendre l'immense dérapage vers la violence et le chaos qui a résulté de oeuvre du découvreur.
    Bartolomé est au centre de cette histoire qui commence à Lisbonne en 1469. Il n'a pas encore 16 ans qu'il réussit à se faire embaucher chez un cartographe. D'abord réticent, Andrea, le maître d'atelier, se laissera convaincre par les petites mains de Bartolomé qui arrivent à tracer lisiblement le nom de n'importe quel lieu sur une carte, quelque soit l'espace disponible. Il faut dire que la cartographie à cette époque de découvertes était d'une importance vitale.

    (lire la suite...)


    Lien : http://coupsdecoeur.wordpress.com/2010/07/18/entreprise-des-indes/

    critique de qualité ? (1 votes positifs)






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