ISBN : 2020859580
Éditeur : Points (2006)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Il influence le climat tempéré du continent européen et conditionne notre vie la plus quotidienne.
Mais les effets du Gulf Stream, que l'on dit prêt à disparaître, nous emportent bien plus loin... C'est un voyage Littéraire et pédagogique, nourri par une enquête ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 25 mai 2012

    le_Bison
    Portait du Gulf Stream, éloge d'un courant (éloge de tous les courants, même). Que serions devenus sans ce courant marin, le Gulf Stream. D'où vient-il ? Quelle peut être sa provenance ? Sa destination, ses influences ? Que d'interrogations pour lesquelles Erik Orsenna tente d'apporter quelques réponses en nous embarquant dans un fabuleux voyage.
    Fabuleux et mystérieux voyage qui trouve son point de départ dans le Golfe du Mexique, à moins que cela soit dans la Mer de Caraïbe, ou à la sortie de l'Amazone, ou pourquoi pas au large de Dakar, puisque ce courant est en fait circulaire, traversant d'une boucle toute l'Atlantique Nord. Vous l'aurez compris, la provenance du Gulf Stream prête à débat, à controverse, chacun proposant son origine. Là où, par contre, les avis se rejoignent c'est bien à son arrivée, tout au Nord de la Norvège dans la région des Lofoten. Fabuleuse Norvège, également, verdoyante et lumineuse, alors qu'à la même latitude, le Nord du Canada est pris constamment dans les glaces. C'est bien la preuve que le Gulf Stream a un effet non négligeable sur le climat. Par où le courant passe, l'atmosphère y est plus douce, plus chaleureuse, plus humaine. C'est scientifiquement prouvé…
    Car le second voyage proposé par monsieur Orsenna est de l'ordre de la Science. On suit les avis des plus grands spécialistes de la Mer et des courants. On apprend beaucoup de leurs expériences et de leurs recherches. On découvre l'influence de ce courant sur le climat, sur la végétation, sur les peuples. On extrapole avec la Lune, ses marées, le soleil… Sans nous abreuver de termes scientifiquement imbus, on en apprend toujours un peu plus d'une lecture intelligente et perspicace avec les débats de ces professionnels de la Mer.
    Troisième voyage, Orsenna nous embarque dans la littérature truffant son histoire de celles des autres, de grands auteurs à l'imagination débordante (mais qui s'avérèrent des années plus tard pas si loin d'une réalité plausible) tel Jules Vernes et son capitaine Nemo, de grands auteurs à l'esprit aventurier tel Nicolas Bouvier (qui est un autre adepte des courants, pas marins, mais humains), de grands auteurs navigateurs tel le suédois Björn Larsson, de grands auteurs venus se recueillir au pied d'un de ces courants, tel Eric Blair (plus connu sous le nom de George Orwell)…
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    • Livres 4.00/5
    Par cyberugo, le 24 mai 2012

    cyberugo
    A force de voir cet ouvrage dans tous les magasins, je m'en étais fait inconsciemment une mauvaise opinion. Pourquoi ? Nul ne saurait le dire. Seule sa lecture saura me dire si j'avais raison ou tort.
    Le titre n'est pas volé : l'auteur va bien nous parler du Gulf Stream, nous en tirer un portrait en l'étudiant sous différentes facettes, mais il va aussi nous parler de façon plus générale de son amour des courants marins.
    L'approche se veut vulgarisatrice et est plutôt réussit. Les éléments d'explication s'imbrique entre eux jusqu'à former un schéma complet, mais qu'il faudra tout de même mériter au prix d'un certain état d'éveil intellectuel.
    L'auteur nous livre aussi le voyage physique et spirituel qu'a entraîné la compréhension de ces phénomènes, les rencontres qu'il a fait, la mythologie et les croyances qui entourent ces courants.
    On peut appréhender le tout comme une sorte de voyage à la découverte des courants et du plus célèbre d'entre-eux, le Gulf Stream, avec un amoureux pour guide.
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    • Livres 1.00/5
    Par Youenn, le 09 novembre 2008

    Youenn
    Un récit quelque peu ennuyant du parcours du Gulf-Stream.
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Citations et extraits

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  • Par jef1201, le 03 septembre 2011

    - Comment vos sous-marins utilisent-ils les courants ?
    L'Amiral commence son explication par une histoire ancienne. L'histoire des relations houleuses entre le détroit de Gibraltar et ces marins de génie, les premiers de tous les explorateurs, les Phéniciens.
    La Méditerranée est un lac profond et presque fermé. Le canal de Suez ne sera percé que plusieurs milliers d'années plus tard. Et, en Gilbraltar et Tanger, la hauteur de l'eau sous la quille brusquement diminue.
    A cet endroit souffle un fort vent d'ouest. Conséquence : un violent courant de surface qui entraine dans la Méditerranée des eaux de l'Atlantique.
    Pour un navigateur curieux du vaste monde et donc désireux d'aller explorer au-delà de Gibraltar, la tâche est doublement difficile. Son bateau remonte mal au vent. Or il doit affronter à la fois deux forces contraires : la brise et le courant. Comment faire ?
    C'est lors qu'entre ne scène le génie des Phéniciens. Ils ont remarqué un phénomène étrange. Lorsque dans le détroit ils laissent filer une longue amarre, celle-ci commence à suivre le mauvais courant : elle dérive derrrière le bateau, vers l'est, Mais, au fur et à mesure qu'elle plonge plus profond, elle devient verticale. Et bientôt, miracle, elle s'incline vers l'ouest, elle précède le bateau.
    Une seule explication possible : sous le courant de surface un courant profond, de sens contraire (d'est en ouest).
    Les Phéniciens vont tout de suite en profiter. Ils inventent des sortes de parachutes à courant. Au bout d'un long filin, ils amarrent des sacs de pierres. Et c'est ainsi, remorqués par le courant profond, qu'ils parviennent à s'échapper du piège doré mais trop connu de leur Méditerranées. Les découvertes vont commencer.
    La raison de ce profond courant, les Phéniciens ne pouvaient la deviner. C'est une affaire de sel. Par suite de l'évaporation, les eaux méditerranéennes sont très salées, donc très lourdes. Leur tendance naturelle est de plonger dans l'Atlantique aux eaux moins salées, en conséquences plus légères. Et ce que la Méditerranée perdra comme eau, en profondeur, elle le gagnera en surface, grâce au vent d'ouest.
    (page 138)
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  • Par Spilett, le 01 mars 2010

    Stommel n'a pas trente ans. Et aucun diplôme prestigieux. Ses travaux sur les marées ou les échanges de chaleur dans l'atmosphère n'ont jusqu'à présent, intéressé personne. Soudain, coup de tonnerre. Un article de lui paraît. Quelques pages seulement. Elles vont jeter les bases de l'océanographie dynamique moderne. Pourquoi les courants sont-ils plus puissants sur les versants ouest des bassins océaniques ? Et pourquoi leur force grandit-elle au fur et à mesure qu'on monte en altitude ?
    La réponse est simple: l'influence de la rotation de la Terre, la force de Coriolis.
    Quelques schémas, quelques équations. Les collègues se frappent le front. Pourquoi n'y avons-nous pas songé plus tôt ?
    Un pape est né.
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  • Par brigetoun, le 18 novembre 2009

    Dieu créa une perle blanche ayant les dimensions du ciel et de la terre. Elle a sept mille langues dont chacune glorifie Dieu en sept mille langages... Puis Dieu appela (la perle blanche). Elle tressaillit à son appel, si fort qu'elle en est devenu eau coulante et mouvante. Toute chose suspend, pour un moment, ses louanges au Créateur, sauf l'eau qui ne cesse de le glorifier par son tremblement et son agitation." ... Puis ordre fut intimé à l'eau de ne plus remuer et elle s'arrêta, attendant un signe de Dieu
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  • Par le_Bison, le 02 février 2012

    De tout temps, les marins ont lancés des bouteilles à la mer.

    Pour tenter de rompre leur solitude.

    Et aussi pour dessiner la route des courants.

    Maury raconte la passion d’un certain amiral Beechey. Durant ses voyages, il jetait par-dessus bord des bouteilles, des centaines, des milliers de bouteilles. Et attendait impatiemment de leurs nouvelles (il avait tissé, sur toutes les côtes de l’Atlantique, un incroyable réseau d’informateurs).

    Une de ses bouteilles, lancée en 1837 au Cap Horn, fut retrouvée vingt ans plus tard en Irlande.

    Une autre, jetée au large de Dakar, fut ramassée sur une plage de Guernesey.

    Si le parcours de la première plongea l’amiral dans le trouble, celui de la seconde le confirma que le Gulf Stream était une boucle.
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  • Par le_Bison, le 02 février 2012

    Et c’est ainsi que, grâce à deux bacs, après trois heures de route et presqu’autant de traversée, je parvins à Islay. La tentation était vive de m’y arrêter pour saluer les plus nobles des whiskies « tourbés », le Lagavulin et surtout le Laphroaig (dont la gamme des arômes est déjà tout un voyage, de la réglisse à l’iode).
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Vidéo de Erik Orsenna

La Parole des auteurs - Sur la route du papier d'Erik Orsenna .
Après son Voyage aux pays du coton, paru en 2006, puis L?avenir sur l?eau, en 2008, Erik Orsenna, de l?Académie Française, nous présente son tour du monde Sur la route du papier publié aux éditions Stock en février 2012. « Un jour, je me suis dit que je ne l?avais jamais remercié. Pourtant je lui devais mes lectures. Et que serais-je, qui serais-je sans lire et surtout sans avoir lu ? Pourtant, c?est sur son dos que chaque matin, depuis près de soixante années, je tente de faire avancer pas à pas et gomme aidant mes histoires. Et que serait ma vie sans raconter ? Je n?avais que trop tardé. L?heure était venue de lui rendre hommage. D?autant qu?on le disait fragile et menacé. Alors j?ai pris la route. Sa route. de la Chine à la forêt canadienne, en passant par la Finlande, la Suède, la Russie, l?Inde, le Japon, l?Indonésie, l'Ouzbékistan, le Brésil, l?Italie, le Portugal et bien sûr la France, j?ai rendu visite aux souvenirs les plus anciens du papier. Mais je me suis aussi émerveillé devant les technologies les plus modernes. Saviez-vous que le chiffre d'affaires planétaire du papier l'emporte sur celui de l'aéronautique ? Comme je me préparais au départ, une petite voix m'avait soufflé : "Deux mille ans que la planète et le papier cohabitent. Plus tu en sauras sur lui, mieux tu apprendras sur elle". La petite voix n'avait pas tort. » Erik Orsenna Vous avez aimé l'auteur ou l'interview, n'hésitez pas à partager vos réactions avec les autres internautes. Donnez-nous vos impressions dans la rubrique réagissez à l'actualité.











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