> Yvonne Davet (Traducteur)

ISBN : 2264030356
Éditeur : Editions 10/18 (1999)


Note moyenne : 4/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Deux plongées dans une Angleterre désarçonnée au lendemain de la Première Guerre mondiale et redoutant la suivante à travers les aventures de deux héros : George "Fatty" Bowling (Un peu d'air frais), un modeste agent d'assurance aux prises avec les contraintes de son mo... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par schabrieres, le 26 mai 2009

    schabrieres
    Voici un roman qui m'a enthousiasmé au plus haut point. George Orwell (1903-1950) y décrit les mésaventures de Gordon Comstock, un jeune homme pauvre de trente ans, qui travaille dans une librairie sordide de Londres et passe ses soirées à grelotter dans une chambre louée, s'escrimant à écrire de la poésie. Mais hélas son rêve de vivre de sa poésie ne se réalise pas.
    Il est déterminé à rester en dehors du monde de l'argent et des métiers lucratifs, ainsi que des responsabilités familiales et de la sécurité que symbolise l'aspidistra, une plante que l'on retrouve dans tous les foyers britanniques.
    Est-ce qu'un emploi rémunérateur vaut que l'on éprouve l'horrible ennui de passer ses journées à quelque chose que l'on déteste? Gordon Comstock pense que non. Il décline tous les jobs intéressants et toutes les opportunités, parce que cela va contre ses principes. Pour lui, le Dieu argent est l'ennemi à combattre; pourtant l'argent sera son obsession tout au long du roman.
    Au lieu de ça, il choisit de faire un métier mal payé et de vivre dans la misère car il désire vivre de sa plume. S'accrochant à ses idéaux, il refuse obstinément toute aide de ses amis et de sa famille, et de Rosemary, sa petite amie (un personnage hautement attachant) et plonge de plus en plus profondément dans la pauvreté jusqu'au moment où il doit faire un choix crucial, où la question de sa survie est en jeu: exercer un métier qui ne lui plaît pas? Ou s'arc-bouter sur ses principes et souffrir de la faim?
    Le personnage de Gordon Comstock m'a rappelé un autre anti-héros, celui des Carnets du sous-sol (1864) de Dostoïevski. C'est lui aussi un loser, un être antipathique et amoureux de sa solitude, un artiste raté, et son but ultime, il le répète souvent, est de vivre sous terre, de vivre dans la boue. Comme quelqu'un qui se réjouirait de tomber au bas de l'échelle sociale. Comme Edgar Allan Poe écrivait dans une nouvelle intitulée "Le démon de la perversité"(1845) : "il n'y a pas dans la nature de passion plus diaboliquement impatiente que celle d'un homme qui, frissonnant sur l'arête d'un précipice, rêve de s'y jeter."
    Ce livre pourrait être déprimant , il est au contraire plein d'esprit et d'humour.
    Traitant de sujets comme la société capitaliste, la pauvreté, la recherche d'un emploi, ce roman écrit dans les années 30 est terriblement d'actualité.


    Lien : http://schabrieres.wordpress.com/2009/05/26/george-orwell-et-vive-la..
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Citations et extraits

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  • Par Philou, le 24 janvier 2011

    Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas d'argent, je ne suis qu'un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. Et quand j'aurais le don de prophétie, et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas d'argent, je ne suis rien. Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas d'argent, cela ne me sert de rien.

    L'argent est patient ; l'argent est plein de bonté ; l'argent n'est point envieux, il n'est pas présomptueux, il ne s'enfle pas d'orgueil ; il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche pas son intérêt ; il ne s'aigrit point, il ne soupçonne point le mal ; il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il met sa joie dans la vérité ; il s'excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout...

    Maintenant donc, ces trois choses demeurent : la foi, l'espérance et l'argent ; mais la plus grande des trois est l'argent.

    I Corinthiens, 13 (adaptation)
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  • Par Donatil, le 10 janvier 2011

    C'est un des livres que je relis régulièrement et, jamais, je ne m'en lasse. Il y a tant à y découvrir. Critique d'un monde qui pourrait être celui d'aujourd'hui. peut-on vivre en dehors des normes établies par la société ? Peut-on vivre en méprisant les biens terrestres ?On est toujours rattrapé par la société et ses aspidistras.
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Jean Rolin L'Organisation (petite précision sur)
Jean Rolin -L'Organisation (éditionsGallimard): Où Jean Rolin apporte une petite précsion sur la deuxième partie de "L'Organisation" (pages 203 et suivantes), où il est question de la guerre dans l'ex-Yougoslavie en 1993, d'ambulances de la Seine-Saint Denis et de véhicules humanitaires, de moines boudhistes japonais et de robes de bure, de Croatie et de Bosnie Herzégovine, de "Mir Sada" - "la paix maintenant" et de HVO, de mai 68 et du gauchisme, de Georges Orwell et de "Hommage à la Catalogne", et d'une communauté monastique pour toxicomanes à Pellevoisin dans le Berry, lors d'une rencontre au Petit Palais le 29 janvier 2011, organisée par la MEL (Maison des Ecrivains et de la Littérature) dans la série "Enjeux Contemporains": "Littérature en vérité - Décrire le réel"








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