> Jean Queval (Autre)

ISBN : 2070375161
Éditeur : Gallimard (1984)


Note moyenne : 4.06/5 (sur 498 notes) Ajouter à mes livres
Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement :
" Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou poss... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (43)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par lehane-fan, le 18 octobre 2011

    lehane-fan
    Petit précis de littérature devenu , à juste titre , un incontournable Classique avec un K majuscule...ou peut-etre un Q , je ne sais plus...
    La Ferme des Animaux ne m'a jamais attirée plus que ça , la faute en incombant certainement aux dizaines de rediff. des pérégrinations de la famille Ingalls dont j'ai été abreuvé jusqu'à plus soif...Naaan , Laura , je peux pas te laisser dire ça . Nellie Oleson n'est pas méchaaaante , elle est juste conne , jalouse , peste , vicieuse mais pas méchaaaante...Bref , saturation totale de tout ce qui pouvait toucher de pres ou de loin à un récit à caractere champetre , aussi profond soit-il...
    Errare Humanum Est ! Erreur réparée ! Plaisir maximal !
    Le Girl Poweeer est mort , place au Pig Power . Napoleon et Boule de Neige ont décidé , à la mort de Sage l'Ancien ( Sus Scrofa Domesticus également de son état ) d'appliquer pleinement ses préceptes à savoir que l'homme est mauvais pour le deux pattes et decident ainsi , aidés en cela par tous les animaux de la ferme , de s'en affranchir ! Jones et sa femme sont donc violemment priés de décamper , laissant désormais le champ libre à nos deux leaders non-charismatiques autoproclamés et désormais en charge de gerer le quotidien de l'exploitation et de tous leurs occupants .
    Des animaux parlant et conversant avec l'humain ne me dérangeaient pas quand j'avais...quatre ans . J'avais pour habitude , à l'époque , de guetter fébrilement le wagon de dessins animés du club Dorothée en réclamant impatiemment mon gouter journalier ! Une généreuse tartine de tripes au saindoux constituait immanquablement mon quatre heures à moteur , ceci expliquant cela...Le début fut donc quelque peu déroutant mais la force et l'intelligence du propos ici présent suffisent à focaliser le lecteur sur la démonstration plutot que sur les acteurs .
    Et le propos justement , quel est-il ? En à peine 150 pages , Orwell nous démontre magistralement que , placé dans un contexte particulier , tout un chacun , des lors qu'il est porté par une majorité , est à meme de devenir le libérateur tant espéré . Un prophete qui rapidement prendra les traits d'un dictateur , une fois le ou les opposants placés sous l'éteignoir . le fait d'utiliser la métaphore animaliere donne à ce récit un caractere intemporel ! Une situation que l'on a connu ( Staline , Hitler , Mussolini..) , que l'on connait toujours ( Castro , Kim Jong Il ...) et sans etre un voyant du niveau de la fille qu'a une chance sur deux de mettre dans le mille mais qui se plante systématiquement , j'ai nommé la tres naturelle Elizabeth Tessier ( ce qui me permet encore de décocher quelques sourires sans faire craindre à mon interlocuteur que mes coutures ne lui petent à la gueule ! ) , que l'on connaitra encore .
    Orwell démonte un à un les mécanismes du totalitarisme . Et notamment leurs dérives inhérentes .
    Premiere étape : un hymne glorifiant le combat victorieux et l'entrée dans L Histoire .
    Deuxieme étape : les tables de la loi . Ici , point de Décalogue mais sept lois ayant la particularité d'évoluer au gré du gentil dictateur sachant que ce dernier a plutot l'humeur changeante et arrangeante .
    Puis vient le temps du sacre . Les opposants ou les fideles de la premiere heure susceptibles de s'en réclamer n'etant plus là pour l'invalider ! Entouré de sa garde rapprochée , le gentil dictateur prendra bien soin d'abreuver le bon peuple de tous ses bienfaits tout en lui présentant systématiquement le traitre de service , éxutoire tout désigné de tous leurs malheurs . Puis viendra la megalomanie galopante assortie d'une legere paranoia exterminatrice . Un gouteur pour chaque plat , on ne sait jamais . Une rumeur , un bruissement de complot et c'est la disparition définitive des pseudo bélligérants , on ne sait jamais...
    Le gentil dictateur sait également s'entourer d'orateurs à la verve convaincante ! le lavage de cerveaux fait partie intégrante du processus ! le gentil dictateur est doté d'une modestie qui n'a d'égale que son altruisme . Il aime le faire savoir à l'envi !
    Orwell , de façon concise et méthodique , nous délivre un petit bijou fabulatoire à haute teneur en causticité !

    La Ferme des Animaux ou " Comment devenir un gentil despote " pour les nuls .
    Et m'sieur Orwell , visiblement , dans le cochon , tout n'est pas bon...
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par annie, le 27 août 2008

    annie
    personnages

    Les évènements et les personnages de La Ferme des Animaux sont inspirés de l'histoire de l'Union soviétique.
    Orwell l'écrit de façon explicite au sujet de Napoléon qu'il associe à Staline dans une de ses lettres.
    Les autres personnages représentent souvent des concepts génériques et l'association avec un personnage historique n'est donné qu'à titre indicatif.
    *
    Animaux
    Sage l'Ancien
    C'est un vieux cochon qui, suite à un rêve, est l'initiateur des idées révolutionnaires. Il meurt peu après avoir exposé ses idées, qui seront mises en pratique par d'autres jusqu'à un certain point. Tel le mausolée de Lénine, son crâne est vénéré comme une idole dans les jeunes années de la révolution, jusqu'à ce qu'il tombe dans l'oubli et soit finalement enterré. Sage l'Ancien est inspiré de Lénine et de Karl Marx. Il symbolise également l'idéal communiste.
    Napoléon
    Un cochon corrompu qui devient le dirigeant de la ferme et instaure peu à peu un régime totalitaire. Il élève en cachette neuf chiots et, une fois ceux-ci devenus d'impressionnants molosses, en fait sa garde personnelle avec laquelle il expulsera Boule de neige de la ferme. Napoléon est inspiré de Staline.
    Boule de neige
    Un cochon à l'esprit inventif qui s'oppose aux idées de Napoléon. Contrairement à ce dernier (donc à Staline) et pareillement à Trotsky, il veut exporter la révolution.
    Après avoir été chassé de la ferme par Napoléon, Boule de neige sera considéré comme un traître à la solde des fermiers et deviendra le bouc émissaire de tous les malheurs qui frapperont par après la vie des animaux (destruction du moulin et saccages en tous genres, disparition de clés, ...).
    Bien que Boule de neige se fût toujours montré loyal avant son expulsion, tous les animaux le dénigreront et il tombera finalement dans l'oubli.
    Ce cochon est inspiré de Trotsky.
    Brille-Babil
    Un goret de petite taille, bien en chair, excellent orateur. Maître de la propagande, il justifie les actions de Napoléon en allant constamment parler aux animaux de la ferme. Lorsqu'il n'arrive plus à convaincre, il n'hésite pas à utiliser la menace voilée et l'intimidation. Pour cela il est escorté de deux ou trois chiens du cochon Napoléon.
    Au fur et à mesure de l'avancement de l'histoire et de l'asservissement des animaux, Brille-Babil modifie subtilement pendant la nuit les Sept Commandements pour les rendre conformes aux décisions parfois arbitraires et contestables des cochons.
    De même, il influence la mémoire des animaux au sujet de la bataille de l'Etable. Avec tact, persuasion voire menace, il parvient à leur faire comprendre comment Boule de neige (Trotsky), héros de la révolution et décoré après ce combat, avait en fait tenté de les mener à leur perte au moyen d'un stratagème bien calculé.
    Brille-Babil symbolise la Pravda ou plus généralement tout l'organe de propagande.
    Malabar
    C'est un cheval de trait, le plus loyal des travailleurs de la ferme et d'une vénération sans borne pour Napoléon. Ses deux devises sont Je vais travailler plus dur et Napoléon ne se trompe jamais. Malabar est encensé par Napoléon, mais celui-ci le vendra secrètement à un équarrisseur pour toucher une récompense.
    Malabar incarne le stakhanovisme et toute cette génération de russes qui ont cru sincèrement et loyalement au régime soviétique.
    Moïse
    Un corbeau à la solde de M. Jones, puis de Napoléon. Il tente de convaincre les animaux de l'existence de la Montagne de Sucrecandi, le paradis des animaux, où ils vivraient après la mort.
    Il représente l'Eglise orthodoxe, et la religion en général, « opium du peuple » selon Marx.
    Lubie
    C'est une jument qui aime les rubans et autres colifichets (représentant le luxe), et qui aime être choyée par les humains. Elle préfère les flatteries et les sucreries à la « liberté » apportée par la révolution, et s'enfuira au service d'autres humains. Lubie représente les gens qui ont fui l'URSS après la révolution, tel les intellectuels qui émigrèrent en Europe au début des années 1920.
    Benjamin
    Un vieil âne sceptique concernant la révolution, car visionnaire : avant même que les cochons ne prennent le pouvoir, il savait que cela se terminerait mal. Ce dernier incarne George Orwell, c'est à dire l'auteur même du roman, qui était un cynique et s'opposait vivement au stalinisme. En s'incarnant dans un des personnages de son propre livre, l'auteur pouvait critiquer à sa guise le régime de l'URSS.

    Les moutons
    Ne comprenant rien, se ralliant au plus fort et ayant l'opinion de celui qui parle en dernier, ils sont habilement encadrés et manipulés par les cochons pour étouffer sous leur nombre et leur bêtise toute velléité protestataire.
    Ainsi, sur ordre des cochons, ils acclament systématiquement ces derniers et entonnent le refrain révolutionnaire Quatrepattes, oui ! Deuxpattes, non ! pour empêcher les contestataires de s'exprimer et ainsi clore les débats à l'avantage des cochons.
    Plus tard, sur ordre de Brille-Babil, ce refrain deviendra Quatrepattes, bon ! Deuxpattes, mieux !. Les moutons représentent la fraction de la population la plus endoctrinée.

    Les chiens
    Ce sont neuf molosses constituant la garde personnelle de Napoléon, permettant à ce dernier d'instaurer un régime de terreur. Les chiens symboliseraient les services et polices secrètes soviétiques (Tchéka, GPU, OGPU et NKVD)[réf. nécessaire].

    Humains
    M. Jones
    C'est le propriétaire initial de la ferme du Manoir, négligeant avec ses animaux qu'il oublie un jour de nourrir, provoquant ainsi une rébellion.
    Il est inspiré du Tsar Nicolas II.
    M. Whymper
    Un humain engagé par Napoléon pour servir d'intermédiaire dans les relations commerciales entre La Ferme des Animaux et les humains. Il incarne les États-Unis.
    M. Frederick
    Le propriétaire de la ferme de Pinchfield. Il représente Hitler et Pinchfield, l'Allemagne nazie.
    M. Pilkington
    Le propriétaire de la ferme de Foxwood. Il représente Churchill et Foxwood, l'Angleterre.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Soundandfury, le 03 juillet 2011

    Soundandfury
    Un classique facile d'accès! Des passages amusants et une dénonciation des régimes totalitaires que même une ignare comme moi a réussi à comprendre.
    _______________________
    Un jour, les animaux de la ferme de M. Jones en ont assez: ils prennent le pouvoir. Ils chassent les humains, votent démocratiquement les décisions et s'occupent eux-mêmes des champs en chantant comme autant de Blanche-Neige et de Sept nains. Mais cette belle cohésion ne tarde guère à avoir du plomb dans l'aile.
    Je vais passer rapidement sur la référence à la révolution russe. L'histoire n'est pas ma tasse de thé et ce soir, je n'ai vraiment pas besoin de me retrouver sur les bancs de l'école. En plus j'ai une soirée raclette qui m'attend.
    Plus que le renvoi - assez évident - à une ou deux pages de l'histoire de l'humanité, j'ai aimé le ton caustique dont use Orwell pour nous dépeindre l'évolution du groupe. Au début, tout est parfait, idéal. Utopique. L'entente, l'abondance, le travail sans pression... J'ai adoré la manière dont les règles, peintes sur le bâtiment sont peu à peu dévoyées. Chacun se dit bien qu'il avait de la loi un souvenir différent, mais comme il y a toujours un mouton pour dire que non non, c'était bien comme ça et que le chef a toujours raison, tout passe, tout est gobé. La héros de guerre, le camarade, devient un couard puis un terroriste dans la mémoire collective.
    Excellent guide pour apprendre à manipuler les masses crédules. Comment entuber vos semblables en quelques leçons efficaces: Comment crier au loup et à l'insécurité, comment bien choisir son bouc émissaire, comment faire accepter violences et répressions d'état...
    Atelier pratique: prenez une vessie, faites-en une lanterne. Ce passage avec le fourgon de l'équarrisseur qu'on leur fait prendre limite pour le carrosse de Cendrillon... Délicieux!
    Je ne sais trop ce qu'il faut en déduire... Seuls ceux qui abusent de la crédulité et des rêves de la foule s'en sortent...
    C'est l'antichambre du cynisme, ce bouquin. Depuis que je l'ai lu, je rêve de fonder ma colonie de braves types avec pour devise "vous en avez marre de travailler plus pour gagner moins"? et de me la couler douce au soleil en les laissant bosser pour moi et m'aduler.
    On peut faire faire n'importe quoi à presque n'importe qui en le caressant dans le sens du poil, Orwell le pensais, je le pense aussi.
    Ce n'est pas un hasard si une certaine chaîne de TV hautement intellectuelle se plaît à envoyer de petits groupes dans des fermes.
    A lire pour l'humour, si vous êtes d'humeur joyeuse. Ou pour cette vision pessimiste d'un monde dans lequel la meilleure intention ne peut que mener à la catastrophe, si vous préférez.

    Ce livre pour...?
    Ce livre pour votre voisin, qui vous retient chaque soir 20mn devant la porte sous la pluie pour râler contre le gouvernement.
    Ce livre pour votre autre voisin, qui vous retient chaque soir 20mn devant la porte sous la pluie pour dire amen aux décisions du gouvernement.
    Ce livre pour votre ado, qui crie à la révolution dès que vous tentez de comptabiliser les caleçons qui tapissent les meubles de sa chambre.
    Et vive le bonheur, la paix dans le monde, Pocahontas (et les miss France)!

    Lien : http://talememore.hautetfort.com/archive/2011/01/08/tout-va-pour-le-..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par annie, le 27 août 2008

    annie
    Par chance, la révolution a lieu plus tôt et plus facilement qu'espéré.
    Lors d'une journée où ils ne sont pas une seule fois nourris, les animaux entrent dans une profonde colère et attaquent M. Jones et ses ouvriers agricoles puis les chassent de la ferme, qui leur appartient désormais entièrement et qu'ils renomment Ferme des animaux.
    Les nouveaux dirigeants sont vite désignés en regard de leur intelligence supérieure : les cochons Napoléon et Boule de neige, tous deux secondés par Brille-Babil, un goret bien en chair excellant dans l'art du discours.
    Tous trois mettent en place un système philosophique qui régira désormais la vie de la ferme.
    Ils le nomment l'Animalisme.

    Peu après ils réunissent les animaux dans la grange et écrivent sur le mur les sept grands principes de ce système :
    Tout deuxpattes est un ennemi.
    Tout quatrepattes ou tout volatile est un ami.
    Nul animal ne portera de vêtements.
    Nul animal ne dormira dans un lit.
    Nul animal ne boira d'alcool.
    Nul animal ne tuera un autre animal.
    Tous les animaux sont égaux.

    Les cochons avaient en effet appris à écrire à partir d'un vieil abécédaire des enfants Jones.
    Tous apprennent ensuite à lire quelques lettres, quelques mots ou couramment selon leur capacité.
    Les animaux entament peu après la fenaison. Boule de neige se montre très actif, répartissant les animaux en commissions.
    Napoléon, en revanche ne fait pas grand chose, si ce n'est d'enlever des chiots à leurs mères pour les éduquer.
    Un jour, M. Jones, accompagné d'autres fermiers, tente de reprendre la ferme, mais les animaux, en particulier Boule de neige et le cheval Malabar, se battent avec courage et les repoussent.
    Tous deux sont décorés pour leur vaillance dans cet affrontement, que l'on nomme bataille de l'Etable.
    Quelques semaines plus tard, Boule de neige a l'idée de créer un moulin à vent sur la colline pour générer de l'électricité et alléger le travail des animaux.
    Napoléon est formellement contre ce projet qu'il trouve inutile et tente d'en convaincre les animaux lors d'un débat qui a pour slogan "la gamelle pleine" au lieu de moins de travail.
    Mais le charisme de Boule de neige fait merveilleuse impression sur l'auditoire. Napoléon envoie alors sur Boule de neige les chiens qu'il avait élevés en cachette, devenus de solides molosses, et le chasse de la ferme.
    Napoléon annonce que Boule de neige n'était rien d'autre qu'un espion des fermes alentours qui tentait par tous les moyens de les mener à leur perte, puis déclare qu'on construira bel et bien le moulin, qui était en fait sa propre idée.
    Napoléon annule ensuite les réunions et les débats et fait savoir que désormais toute question sera débattue par un comité de cochons.
    Une dictature se met peu à peu en place, mais se heurte bien évidemment aux sept commandements de l'Animalisme. Les cochons y opèrent donc de subtiles modifications et convainquent les autres animaux que leur mémoire leur joue des tours (ainsi, le principe Nul animal ne tuera un autre animal devient Nul animal ne tuera un autre animal sans raison valable). Napoléon fait également savoir que chanter Bêtes d'Angleterre est désormais interdit.
    Le moulin est détruit par deux fois, une fois par le vent et une autre fois par les humains (lors de la bataille du Moulin à vent). À chaque fois, Boule de neige en est tenu responsable.
    Brille-Babil certifie d'ailleurs accumuler des documents secrets qui confirment que Boule de neige était bien l'agent de Jones depuis le début.
    Pendant ce temps, la vie des autres animaux ne s'améliore pas, tandis que les cochons jouissent de nombreux privilèges (ils ont de plus grandes rations, le droit de se lever plus tard, ne participent pas aux corvées, etc.).
    Un jour, le courageux cheval Malabar, épuisé par la construction des deux moulins, tombe gravement malade. Brille-Babil vient s'enquérir de son sort puis déclare aux animaux que, sur ordre spécial du camarade Napoléon, Malabar va immédiatement être conduit à un hôpital où il pourra être soigné. En réalité Malabar est envoyé à l'abattoir, ce qui procurera aux cochons l'argent pour s'acheter une caisse de whisky.
    Les cochons se mettent peu après à marcher sur leurs pattes de derrière, à porter les vêtements des Jones et à superviser les tâches un fouet à la patte. Ils renomment également la ferme sous le titre de Ferme du Manoir, son appellation d'origine.
    Un soir, ils invitent les fermiers des alentours et se réconcilient avec eux, promettant d'entretenir dorénavant des relations amicales et coopératives.
    Et les humains félicitent les cochons pour leur réussite : les bêtes de La Ferme des Animaux arrivent à produire plus de travail que les leurs, sans rechigner, avec pourtant des rations alimentaires des plus réduites. Et quand la jument Douce demande à l'âne Benjamin de lui lire les commandements inscrits sur le mur, il lui dit qu'il n'en reste plus qu'un seul :
    Tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d'autres.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Azzyraphale, le 13 août 2011

    Azzyraphale
    Dans la Ferme du Manoir, un certain 21 juin, les animaux se sont révoltés et ont chassé Mr Jones, le propriétaire. Les cochons, ayant appris à lire et à écrire, écrivent sur le mur de la grange ce qui devient leur constitution.
    Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi
    Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami
    Aucun animal ne portera de vêtements
    Aucun animal ne dormira dans un lit
    Aucun animal ne boira d'alcool
    Aucun animal ne tuera un autre animal
    Tous les animaux sont égaux
    Et les animaux s'organisent. Napoléon et Boule de Neige, des cochons, rivalisent le titre de chef - si vous trouvez que cela enfreint une des règles de La Ferme des Animaux, Brille Babil, le porte-parole de Napoléon, vous répondrait que Napoléon est votre bienfaiteur, que sans lui vous n'auriez jamais chassé Mr Jones de la ferme, et que vous n'auriez pas la fierté de faire partie de la seule ferme d'Angleterre dirigée par des animaux.
    Dés le départ les cochons se rangent dans la catégorie des donneurs d'ordres. Napoléon mène sa campagne électorale en prônant le travail avant tout, tandis que Boule de Neige mise sur les progrès scientifiques et la répartition du travail.
    Quelques temps après, Mr Jones revient avec 5 ouvriers pour reprendre la Ferme. Les animaux se battent et remportent la victoire. Boule de Neige, blessé lors du combat, sera décoré Héros Animal de Première classe.
    Il entreprend ensuite de dessiner les plans d'un Moulin, et propose son projet aux autres. Napoléon s'oppose farouchement a ce Moulin, le jugeant inutile. Son argumentation n'étant pas suffisante, il lâche des molosses qu'il a apprivoisés sur Boule de Neige, qui s'enfuit.
    Dés lors, un travail de propagande acharnée se met en place. Boule de Neige est un criminel, dixit Brille Babil, et par ses paroles, il va faire changer d'avis tous les animaux de la Ferme, allant jusqu'à décréter que Boule de Neige était un traître au service de Mr Jones.
    Napoléon va petit à petit réduire en esclavage la totalité des animaux, excepté les cochons.
    Par l'intermédiaire de la fable, Orwell écrit un cours d'histoire. Derrière chaque personnage, on retrouve une figure marquante du communisme Russe. Napoléon ressemble beaucoup à Staline, Boule de Neige s'identifie à Trotsky alors que Brille-Babil est l'équivalent d'un Goebbels russe. de par cette fable, Orwell montre mieux que tout autre les mécanismes politiques qui font d'une idéologie utopiste une dictature. C'est un roman court (150 pages environ), mais à mettre entre toutes les mains.

    Lien : http://www.bibliazzy.com/la-ferme-des-animaux-george-orwell/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)

> voir toutes (20)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par iarsenea, le 05 juillet 2010

    Ces scènes d'épouvante et ces massacres, ce n'était pas ce que nous avions appelé de nos voeux la nuit où Sage l'Ancien avait exalté en nous l'idée du soulèvement. Elle-même se fût-elle fait une image du futur, ç'aurait été celle d'une société d'animaux libérés de la faim et du fouet: ils auraient été tous égaux, chacun aurait travaillé suivant ses capacités, le fort protégeant le faible, comme elle avait protégé de sa patte la couvée de canetons, cette nuit-là où Sage l'Ancien avait prononcé son discours. Au lieu de quoi, elle n'aurait su dire comment c'était arrivé- des temps sont venus où personne n'ose parler franc, où partout grognent des chiens féroces, où l'on assiste à des exécutions de camarades dévorés à pleines dents après avoir avoué des crimes affreux.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par iarsenea, le 05 juillet 2010

    L'Homme est la seule créature qui consomme sans produire. Il ne donne pas de lait, il ne pond pas d'oeufs, il est trop débile pour pousser la charrue, bien trop lent pout attraper un lapin. Pourtant le voici suzerain de tous les animaux. Il distribue les tâches entre eux, mais ne leur donne en retour que la maigre pitance qui les maintient en vie. Puis il garde pour lui les surplus. Qui laboure le sol ? Nous ! Qui le féconde ? Notre fumier ! Et pourtant pas un parmi nous qui n'ait que sa peau pour tout bien.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (12 votes positifs)
  • Par iarsenea, le 05 juillet 2010

    Et c'est de la sorte que furent promulgués les Sept Commandements, en gros caractères blancs, sur le mur goudronné. On pouvait les lire à trente mètres de là. Voici leur énoncé:

    1. Tout deuxpattes est un ennemi.

    2. Tout quatrepattes ou tout volatile, un ami.

    3. Nul animal ne portera de vêtements.

    4. Nul animal ne dormira dans un lit.

    5. Nul animal ne boira d'alcool.

    6. Nul animal ne tuera un autre animal.

    7. Tous les animaux sont égaux.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par Telenn, le 08 novembre 2010

    Les animaux s'attendaient au partage équitable qui leur semblait aller de soi. Un jour, néanmoins, ordre fut donné de ramasser les pommes pour les apporter à la sellerie , au bénéfice des porcs. On entendit murmurer certains animaux, mais ce fut en vain. [...]

    "Vous n'allez tout de même pas croire, camarades, que nous, les cochons, agissons par égoïsme, que nous nous attribuons des privilèges. [...] Nous sommes, nous autres, des travailleurs intellectuels. La direction et l'organisation de cette ferme reposent entièrement sur nous. de jour et de nuit nous veillons à votre bien. Et c'est pour votre bien que nous buvons ce lait et mangeons ces pommes."
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Orphea, le 30 janvier 2009

    TOUS LES ANIMAUX SONT ÉGAUX MAIS CERTAINS SONT PLUS ÉGAUX QUE D'AUTRES
    Citation de qualité ? (31 votes positifs)

> voir toutes (7)

Videos de George Orwell

>Ajouter une vidéo
Vidéo de George Orwell


Jean Rolin L'Organisation (petite précision sur)
Jean Rolin -L'Organisation (éditionsGallimard): Où Jean Rolin apporte une petite précsion sur la deuxième partie de "L'Organisation" (pages 203 et suivantes), où il est question de la guerre dans l'ex-Yougoslavie en 1993, d'ambulances de la Seine-Saint Denis et de véhicules humanitaires, de moines boudhistes japonais et de robes de bure, de Croatie et de Bosnie Herzégovine, de "Mir Sada" - "la paix maintenant" et de HVO, de mai 68 et du gauchisme, de Georges Orwell et de "Hommage à la Catalogne", et d'une communauté monastique pour toxicomanes à Pellevoisin dans le Berry, lors d'une rencontre au Petit Palais le 29 janvier 2011, organisée par la MEL (Maison des Ecrivains et de la Littérature) dans la série "Enjeux Contemporains": "Littérature en vérité - Décrire le réel"








Acheter sur Amazon

Faire découvrir La Ferme des Animaux par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (978)

> voir plus

Quiz