personnages
Les évènements et les personnages de
La Ferme des Animaux sont inspirés de l'histoire de l'Union soviétique.
Orwell l'écrit de façon explicite au sujet de Napoléon qu'il associe à Staline dans une de ses lettres.
Les autres personnages représentent souvent des concepts génériques et l'association avec un personnage historique n'est donné qu'à titre indicatif.
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Animaux
Sage l'Ancien
C'est un vieux cochon qui, suite à un rêve, est l'initiateur des idées révolutionnaires. Il meurt peu après avoir exposé ses idées, qui seront mises en pratique par d'autres jusqu'à un certain point. Tel le mausolée de
Lénine, son crâne est vénéré comme une idole dans les jeunes années de la révolution, jusqu'à ce qu'il tombe dans l'oubli et soit finalement enterré. Sage l'Ancien est inspiré de
Lénine et de
Karl Marx. Il symbolise également l'idéal communiste.
Napoléon
Un cochon corrompu qui devient le dirigeant de la ferme et instaure peu à peu un régime totalitaire. Il élève en cachette neuf chiots et, une fois ceux-ci devenus d'impressionnants molosses, en fait sa garde personnelle avec laquelle il expulsera Boule de neige de la ferme. Napoléon est inspiré de Staline.
Boule de neige
Un cochon à l'esprit inventif qui s'oppose aux idées de Napoléon. Contrairement à ce dernier (donc à Staline) et pareillement à Trotsky, il veut exporter la révolution.
Après avoir été chassé de la ferme par Napoléon, Boule de neige sera considéré comme un traître à la solde des fermiers et deviendra le bouc émissaire de tous les malheurs qui frapperont par après la vie des animaux (destruction du moulin et saccages en tous genres, disparition de clés, ...).
Bien que Boule de neige se fût toujours montré loyal avant son expulsion, tous les animaux le dénigreront et il tombera finalement dans l'oubli.
Ce cochon est inspiré de Trotsky.
Brille-Babil
Un goret de petite taille, bien en chair, excellent orateur. Maître de la propagande, il justifie les actions de Napoléon en allant constamment parler aux animaux de la ferme. Lorsqu'il n'arrive plus à convaincre, il n'hésite pas à utiliser la menace voilée et l'intimidation. Pour cela il est escorté de deux ou trois chiens du cochon Napoléon.
Au fur et à mesure de l'avancement de l'histoire et de l'asservissement des animaux, Brille-Babil modifie subtilement pendant la nuit les Sept Commandements pour les rendre conformes aux décisions parfois arbitraires et contestables des cochons.
De même, il influence la mémoire des animaux au sujet de la bataille de l'Etable. Avec tact, persuasion voire menace, il parvient à leur faire comprendre comment Boule de neige (Trotsky), héros de la révolution et décoré après ce combat, avait en fait tenté de les mener à leur perte au moyen d'un stratagème bien calculé.
Brille-Babil symbolise la Pravda ou plus généralement tout l'organe de propagande.
Malabar
C'est un cheval de trait, le plus loyal des travailleurs de la ferme et d'une vénération sans borne pour Napoléon. Ses deux devises sont Je vais travailler plus dur et Napoléon ne se trompe jamais. Malabar est encensé par Napoléon, mais celui-ci le vendra secrètement à un équarrisseur pour toucher une récompense.
Malabar incarne le stakhanovisme et toute cette génération de russes qui ont cru sincèrement et loyalement au régime soviétique.
Moïse
Un corbeau à la solde de M. Jones, puis de Napoléon. Il tente de convaincre les animaux de l'existence de la Montagne de Sucrecandi, le paradis des animaux, où ils vivraient après la mort.
Il représente l'Eglise orthodoxe, et la religion en général, « opium du peuple » selon Marx.
Lubie
C'est une jument qui aime les rubans et autres colifichets (représentant le luxe), et qui aime être choyée par les humains. Elle préfère les flatteries et les sucreries à la « liberté » apportée par la révolution, et s'enfuira au service d'autres humains. Lubie représente les gens qui ont fui l'URSS après la révolution, tel les intellectuels qui émigrèrent en Europe au début des années 1920.
Benjamin
Un vieil âne sceptique concernant la révolution, car visionnaire : avant même que les cochons ne prennent le pouvoir, il savait que cela se terminerait mal. Ce dernier incarne
George Orwell, c'est à dire l'auteur même du roman, qui était un cynique et s'opposait vivement au stalinisme. En s'incarnant dans un des personnages de son propre livre, l'auteur pouvait critiquer à sa guise le régime de l'URSS.
Les moutons
Ne comprenant rien, se ralliant au plus fort et ayant l'opinion de celui qui parle en dernier, ils sont habilement encadrés et manipulés par les cochons pour étouffer sous leur nombre et leur bêtise toute velléité protestataire.
Ainsi, sur ordre des cochons, ils acclament systématiquement ces derniers et entonnent le refrain révolutionnaire Quatrepattes, oui ! Deuxpattes, non ! pour empêcher les contestataires de s'exprimer et ainsi clore les débats à l'avantage des cochons.
Plus tard, sur ordre de Brille-Babil, ce refrain deviendra Quatrepattes, bon ! Deuxpattes, mieux !. Les moutons représentent la fraction de la population la plus endoctrinée.
Les chiens
Ce sont neuf molosses constituant la garde personnelle de Napoléon, permettant à ce dernier d'instaurer un régime de terreur. Les chiens symboliseraient les services et polices secrètes soviétiques (Tchéka, GPU, OGPU et NKVD)[réf. nécessaire].
Humains
M. Jones
C'est le propriétaire initial de la ferme du Manoir, négligeant avec ses animaux qu'il oublie un jour de nourrir, provoquant ainsi une rébellion.
Il est inspiré du Tsar Nicolas II.
M. Whymper
Un humain engagé par Napoléon pour servir d'intermédiaire dans les relations commerciales entre
La Ferme des Animaux et les humains. Il incarne les États-Unis.
M. Frederick
Le propriétaire de la ferme de Pinchfield. Il représente Hitler et Pinchfield, l'Allemagne nazie.
M.
Pilkington
Le propriétaire de la ferme de Foxwood. Il représente
Churchill et Foxwood, l'Angleterre.