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> Jean Queval (Autre)

ISBN : 2070375161
Éditeur : Gallimard (1984)


Note moyenne : 4.06/5 (sur 1175 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Boule de Neige et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement :
“Tout deuxpattes est un ennemi. Tout quatrepattes ou tout volatile, un ami. Nul animal ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par peloignon, le 17 décembre 2012

    peloignon
    Ce petit livre, dont le titre sonne comme un petit conte pour enfants sans prétention, est une des meilleures fables politiques jamais écrites.
    L'humour, l'élégance et la simplicité de l'écriture d'Orwell contribuent grandement au succès du livre, en lui permettant d'aborder des questions politiques et historiques avec beaucoup de finesse et d'acuité, sans que la lecture devienne désagréable, bien au contraire.
    On reconnaît aisément les différents types sociaux derrière chaque espèce animale de la ferme. Quel beau et touchant personnage que ce Boxer, représentant de la paysannerie irréductiblement fidèle au chef, qui abuse pourtant d'elle sans aucun scrupule!
    On voit aussi apparaître très clairement des personnalités politiques précises derrière certains animaux, comme Lénine derrière Old Major, Staline derrière Napoléon ou encore Trotski derrière Snowball.
    La dynamique interne de la petite révolution est aussi présentée de manière tout à fait convaincante.
    Orwell arrive ainsi avec une facilité étonnante aux fins de critique politique qu'il se propose. Il reconnaît la méchanceté égoïste intrinsèque qui se cache derrière l'idéologie capitaliste et préfère une forme plus juste et honnête de socialisme. Par contre, il s'opposera toujours aux idéologies de gauche comme de droite, car leur extrême opposition n'est jamais qu'une apparence illusoire : en réalité, ce sont deux chemins qui mènent exactement au même point d'inhumanité bestiale.
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    • Livres 5.00/5
    Par lehane-fan, le 18 octobre 2011

    lehane-fan
    Petit précis de littérature devenu , à juste titre , un incontournable Classique avec un K majuscule...ou peut-etre un Q , je ne sais plus...
    La Ferme des Animaux ne m'a jamais attirée plus que ça , la faute en incombant certainement aux dizaines de rediff. des pérégrinations de la famille Ingalls dont j'ai été abreuvé jusqu'à plus soif...Naaan , Laura , je peux pas te laisser dire ça . Nellie Oleson n'est pas méchaaaante , elle est juste conne , jalouse , peste , vicieuse mais pas méchaaaante...Bref , saturation totale de tout ce qui pouvait toucher de pres ou de loin à un récit à caractere champetre , aussi profond soit-il...
    Errare Humanum Est ! Erreur réparée ! Plaisir maximal !
    Le Girl Poweeer est mort , place au Pig Power . Napoleon et Boule de Neige ont décidé , à la mort de Sage l'Ancien ( Sus Scrofa Domesticus également de son état ) d'appliquer pleinement ses préceptes à savoir que l'homme est mauvais pour le deux pattes et decident ainsi , aidés en cela par tous les animaux de la ferme , de s'en affranchir ! Jones et sa femme sont donc violemment priés de décamper , laissant désormais le champ libre à nos deux leaders non-charismatiques autoproclamés et désormais en charge de gerer le quotidien de l'exploitation et de tous leurs occupants .
    Des animaux parlant et conversant avec l'humain ne me dérangeaient pas quand j'avais...quatre ans . J'avais pour habitude , à l'époque , de guetter fébrilement le wagon de dessins animés du club Dorothée en réclamant impatiemment mon gouter journalier ! Une généreuse tartine de tripes au saindoux constituait immanquablement mon quatre heures à moteur , ceci expliquant cela...Le début fut donc quelque peu déroutant mais la force et l'intelligence du propos ici présent suffisent à focaliser le lecteur sur la démonstration plutot que sur les acteurs .
    Et le propos justement , quel est-il ? En à peine 150 pages , Orwell nous démontre magistralement que , placé dans un contexte particulier , tout un chacun , des lors qu'il est porté par une majorité , est à meme de devenir le libérateur tant espéré . Un prophete qui rapidement prendra les traits d'un dictateur , une fois le ou les opposants placés sous l'éteignoir . le fait d'utiliser la métaphore animaliere donne à ce récit un caractere intemporel ! Une situation que l'on a connu ( Staline , Hitler , Mussolini..) , que l'on connait toujours ( Castro , Kim Jong Il ...) et sans etre un voyant du niveau de la fille qu'a une chance sur deux de mettre dans le mille mais qui se plante systématiquement , j'ai nommé la tres naturelle Elizabeth Tessier ( ce qui me permet encore de décocher quelques sourires sans faire craindre à mon interlocuteur que mes coutures ne lui petent à la gueule ! ) , que l'on connaitra encore .
    Orwell démonte un à un les mécanismes du totalitarisme . Et notamment leurs dérives inhérentes .
    Premiere étape : un hymne glorifiant le combat victorieux et l'entrée dans L Histoire .
    Deuxieme étape : les tables de la loi . Ici , point de Décalogue mais sept lois ayant la particularité d'évoluer au gré du gentil dictateur sachant que ce dernier a plutot l'humeur changeante et arrangeante .
    Puis vient le temps du sacre . Les opposants ou les fideles de la premiere heure susceptibles de s'en réclamer n'etant plus là pour l'invalider ! Entouré de sa garde rapprochée , le gentil dictateur prendra bien soin d'abreuver le bon peuple de tous ses bienfaits tout en lui présentant systématiquement le traitre de service , éxutoire tout désigné de tous leurs malheurs . Puis viendra la megalomanie galopante assortie d'une legere paranoia exterminatrice . Un gouteur pour chaque plat , on ne sait jamais . Une rumeur , un bruissement de complot et c'est la disparition définitive des pseudo bélligérants , on ne sait jamais...
    Le gentil dictateur sait également s'entourer d'orateurs à la verve convaincante ! le lavage de cerveaux fait partie intégrante du processus ! le gentil dictateur est doté d'une modestie qui n'a d'égale que son altruisme . Il aime le faire savoir à l'envi !
    Orwell , de façon concise et méthodique , nous délivre un petit bijou fabulatoire à haute teneur en causticité !

    La Ferme des Animaux ou " Comment devenir un gentil despote " pour les nuls .
    Et m'sieur Orwell , visiblement , dans le cochon , tout n'est pas bon...
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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 19 août 2012

    juliette2a
    Un superbe roman !!
    En Angleterre, dans la ferme du Manoir, les animaux sont maltraités et affamés. le Sage Ancien, le plus vieil animal de la ferme, un cochon respecté de tous, leur conseille de se rebeller contre les manières des hommes, leur apprenant de même une chanson de son enfance, "Les Bêtes d'Angleterre". Ainsi, à partir de ce jour, tous les animaux -chiens, cochons, chevaux, oies, poules, chèvres, ânes...- décident de combattre la bêtise des hommes, pour être finalement victorieux. Malheureusement, peu de temps après cette prise de pouvoir, les cochons se proclament maitres des lieux et imposent des règles strictes à tous les autres, et donc, le "Tous les animaux sont égaux" se transforment en "Tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d'autres". Une véritable dictature s'installe avec en chef le cochon Napoléon, qui enfreint les lois égalitaires instaurées jadis par le Sage Ancien (mort depuis), et met en place des commandements totalement égoïstes et surtout injustes. A la fin du roman, qui est pour moi, une perle rare, George Orwell écrit avec beaucoup de délicatesse : "Les yeux des animaux allaient du cochon à l'homme et de l'homme au cochon, et de nouveau du cochon à l'homme ; mais déjà, il était impossible de distinguer l'un de l'autre", critiquant là incontestablement la race humaine de son époque, c'est-à-dire celle associée au stalinisme.
    J'ai adoré ce livre, cette histoire si vraie et sincère, qui dévoile injustices, mensonge, corruption, inégalités, morts, crimes...dans un monde animal qui n'est pas le nôtre mais qui correspond à ce que les Hommes appellent la vie. Bref, un petit bijou qui mérite toute notre considération.
    A dévorer !
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    • Livres 4.00/5
    Par Chouchane, le 24 septembre 2012

    Chouchane
    C'est une charge aboutie contre les dictatures et la soumission qui se cache (à peine) sous la forme d'un conte philosophique que le talent d'Orwell rend plus que réaliste. Écrit en 1945, se petit roman qui s'inspire de la révolution russe transformée en dictature par Staline, raconte l'histoire d'une grande espérance qui se termine en aliénation à force de manipulations et de soumission.
    A la ferme du Manoir l'horreur c'est Mr. Jones le fermier qui exploite les animaux, les nourrir mal et les mène à l'abattoir avant l'heure, se faisant de l'argent sur la misère de ses bêtes. A bout de force et affamés les animaux - guidés par deux cochons : Napoléon (pas de doute sur les raisons qui ont guidé Orwell à choisir ce nom !) et boule de Neige – vont se soulever et chasser le fermier pour reprendre leur liberté. Foin des « deux pattes » vive les « quatre pattes » ! l'heure est à l'enthousiasme. Seul l'âne Benjamin reste dubitatif et lucide sur l'évolution des événements. Nos animaux libérés du joug humain se roulent dans la rosée, broutent l'herbe tendre abasourdis par tant de bonheur. La vraie vie peut commencer... c'est oublier les cochons ; eux ont appris à lire et vont commencer à dicter les règles de la vie commune, à écrire les nouvelles lois des animaux. Napoléon-Staline au commande, Boule de neige-Troski à la réflexion et un troisième larron Brille Babil chef de la propagande. Notre premier cochon chassera vite le second sous des prétextes fallacieux et se servira de son fantôme pour prétexter toute une série de complots. Quelques petits cochons plus courageux et hostiles que d'autres seront sacrifiés pour collusion avec l'ennemi, un jars se suicidera, une oie se fera couper la tête, d'autres condamnations à mort tomberont, les poules devront pondre 600 œufs par semaine, les autres travailler jusqu'à l'épuisement à mort au nom d'une cause qui devient de plus en plus floue… en résumé le retour d'un monde humain. Une fable brillante qui parle aussi de la «servitude volontaire » des peuples, du despotisme, de l'envie de croire envers et contre tout et enfin de la fin des illusions.
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    • Livres 3.00/5
    Par Aline1102, le 01 juillet 2012

    Aline1102
    Quelle belle initiative que cette révolte des animaux !

    Malheureusement, ce qui avait si bien commencé va mal se terminer. Les cochons, fiers de leurs connaissances et capacités plus importantes que celles des autres animaux de la ferme, vont devenir jaloux de leur autorité. Napoléon, en particulier.

    C'esr ainsi que ce cochon, très modéré au début du roman et donnant l'impression de lutter pour le bien commun, va peu à peu se transformer en vrai tyran. Il dresse des chiots afin que ceux-ci, une fois grands, deviennent ses féroces gardes du corps. Et, en lisant les scènes pendant lesquelles Napoléon circule parmi les autres animaux de La Ferme des Animaux, entourés de ses fidèles molosses, on ne peut s'empêcher de penser à Hitler suivi par toute sa bande de cinglés...

    Le but d'Orwell est donc clair : prouver que tout régime politique, même bien intentionné au départ, peut dériver vers le totalitarisme s'il n'est pas sérieusement contrôlé.

    Et la gestion des cochons, en plus d'être totalement injuste envers les autres animaux, ne vaut pas mieux que celle des humains. Au fil de l'histoire, la manière dont les cochons dirigent la Ferme est de plus en plus proche de celle de l'ancien propriétaire : les cochons s'installent dans l'habitation et dorment dans des lits, ils consomment de la bière et du whisky, envoient les visux chevaux à l'équarissage. Et, bien entendu, ils vivent dans l'opulence, avec tout le confort moderne, tandis que les autres espèces d'animaux travaillent...

    En bref, La Ferme des Animaux est une allégorie très réussie des déviances possibles des régimes politiques modernes.
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Citations et extraits

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  • Par iarsenea, le 05 juillet 2010

    L'Homme est la seule créature qui consomme sans produire. Il ne donne pas de lait, il ne pond pas d'oeufs, il est trop débile pour pousser la charrue, bien trop lent pout attraper un lapin. Pourtant le voici suzerain de tous les animaux. Il distribue les tâches entre eux, mais ne leur donne en retour que la maigre pitance qui les maintient en vie. Puis il garde pour lui les surplus. Qui laboure le sol ? Nous ! Qui le féconde ? Notre fumier ! Et pourtant pas un parmi nous qui n'ait que sa peau pour tout bien.
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  • Par iarsenea, le 05 juillet 2010

    Ces scènes d'épouvante et ces massacres, ce n'était pas ce que nous avions appelé de nos voeux la nuit où Sage l'Ancien avait exalté en nous l'idée du soulèvement. Elle-même se fût-elle fait une image du futur, ç'aurait été celle d'une société d'animaux libérés de la faim et du fouet: ils auraient été tous égaux, chacun aurait travaillé suivant ses capacités, le fort protégeant le faible, comme elle avait protégé de sa patte la couvée de canetons, cette nuit-là où Sage l'Ancien avait prononcé son discours. Au lieu de quoi, elle n'aurait su dire comment c'était arrivé- des temps sont venus où personne n'ose parler franc, où partout grognent des chiens féroces, où l'on assiste à des exécutions de camarades dévorés à pleines dents après avoir avoué des crimes affreux.
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  • Par iarsenea, le 05 juillet 2010

    Et c'est de la sorte que furent promulgués les Sept Commandements, en gros caractères blancs, sur le mur goudronné. On pouvait les lire à trente mètres de là. Voici leur énoncé:

    1. Tout deuxpattes est un ennemi.

    2. Tout quatrepattes ou tout volatile, un ami.

    3. Nul animal ne portera de vêtements.

    4. Nul animal ne dormira dans un lit.

    5. Nul animal ne boira d'alcool.

    6. Nul animal ne tuera un autre animal.

    7. Tous les animaux sont égaux.
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  • Par Philou, le 14 mars 2012

    A mon retour d'Espagne, j'ai eu l'idée d'analyser le mythe soviétique dans une histoire qui pourrait être facilement comprise de presque tout le monde [...]. La forme exacte d'un tel récit ne s'est toutefois imposée à moi que le jour où [...] je vis un petit garçon d'une dizaine d'années qui menait un énorme cheval de trait le long d'un étroit sentier, le fouettant chaque fois qu'il tentait un écart. L'idée m'a frappé que si de tels animaux prenaient conscience de leur force, nous n'aurions plus aucun pouvoir sur eux et que les hommes exploitaient les animaux à peu près comme les riches exploitent le prolétariat. J'entrepris de considérer la théorie marxiste du point de vue des animaux. Il était clair que pour eux le concept d'une lutte de classes entre humains était fallacieux, puisque, quant il s'agissait d'exploiter les animaux, tous les humains s'unissaient contre eux : la véritable lutte se déroulait entre les animaux et les humains.

    George Orwell. Préface de l'édition ukrainienne de La ferme des animaux rédigée en 1947
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  • Par Telenn, le 08 novembre 2010

    Les animaux s'attendaient au partage équitable qui leur semblait aller de soi. Un jour, néanmoins, ordre fut donné de ramasser les pommes pour les apporter à la sellerie , au bénéfice des porcs. On entendit murmurer certains animaux, mais ce fut en vain. [...]

    "Vous n'allez tout de même pas croire, camarades, que nous, les cochons, agissons par égoïsme, que nous nous attribuons des privilèges. [...] Nous sommes, nous autres, des travailleurs intellectuels. La direction et l'organisation de cette ferme reposent entièrement sur nous. de jour et de nuit nous veillons à votre bien. Et c'est pour votre bien que nous buvons ce lait et mangeons ces pommes."
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Bande-annonce du dessin animé La Ferme des animaux, adapté du roman éponyme de George Orwell.








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