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Critiques sur La Ferme des Animaux (43)


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    • Livres 5.00/5
    Par lehane-fan le 18/10/2011


    Petit précis de littérature devenu , à juste titre , un incontournable Classique avec un K majuscule...ou peut-etre un Q , je ne sais plus...

    La Ferme des Animaux ne m'a jamais attirée plus que ça , la faute en incombant certainement aux dizaines de rediff. des pérégrinations de la famille Ingalls dont j'ai été abreuvé jusqu'à plus soif...Naaan , Laura , je peux pas te laisser dire ça . Nellie Oleson n'est pas méchaaaante , elle est juste conne , jalouse , peste , vicieuse mais pas méchaaaante...Bref , saturation totale de tout ce qui pouvait toucher de pres ou de loin à un récit à caractere champetre , aussi profond soit-il...
    Errare Humanum Est ! Erreur réparée ! Plaisir maximal !

    Le Girl Poweeer est mort , place au Pig Power . Napoleon et Boule de Neige ont décidé , à la mort de Sage l'Ancien ( Sus Scrofa Domesticus également de son état ) d'appliquer pleinement ses préceptes à savoir que l'homme est mauvais pour le deux pattes et decident ainsi , aidés en cela par tous les animaux de la ferme , de s'en affranchir ! Jones et sa femme sont donc violemment priés de décamper , laissant désormais le champ libre à nos deux leaders non-charismatiques autoproclamés et désormais en charge de gerer le quotidien de l'exploitation et de tous leurs occupants .

    Des animaux parlant et conversant avec l'humain ne me dérangeaient pas quand j'avais...quatre ans . J'avais pour habitude , à l'époque , de guetter fébrilement le wagon de dessins animés du club Dorothée en réclamant impatiemment mon gouter journalier ! Une généreuse tartine de tripes au saindoux constituait immanquablement mon quatre heures à moteur , ceci expliquant cela...Le début fut donc quelque peu déroutant mais la force et l'intelligence du propos ici présent suffisent à focaliser le lecteur sur la démonstration plutot que sur les acteurs .
    Et le propos justement , quel est-il ? En à peine 150 pages , Orwell nous démontre magistralement que , placé dans un contexte particulier , tout un chacun , des lors qu'il est porté par une majorité , est à meme de devenir le libérateur tant espéré . Un prophete qui rapidement prendra les traits d'un dictateur , une fois le ou les opposants placés sous l'éteignoir . le fait d'utiliser la métaphore animaliere donne à ce récit un caractere intemporel ! Une situation que l'on a connu ( Staline , Hitler , Mussolini..) , que l'on connait toujours ( Castro , Kim Jong Il ...) et sans etre un voyant du niveau de la fille qu'a une chance sur deux de mettre dans le mille mais qui se plante systématiquement , j'ai nommé la tres naturelle Elizabeth Tessier ( ce qui me permet encore de décocher quelques sourires sans faire craindre à mon interlocuteur que mes coutures ne lui petent à la gueule ! ) , que l'on connaitra encore .
    Orwell démonte un à un les mécanismes du totalitarisme . Et notamment leurs dérives inhérentes .
    Premiere étape : un hymne glorifiant le combat victorieux et l'entrée dans L Histoire .
    Deuxieme étape : les tables de la loi . Ici , point de Décalogue mais sept lois ayant la particularité d'évoluer au gré du gentil dictateur sachant que ce dernier a plutot l'humeur changeante et arrangeante .
    Puis vient le temps du sacre . Les opposants ou les fideles de la premiere heure susceptibles de s'en réclamer n'etant plus là pour l'invalider ! Entouré de sa garde rapprochée , le gentil dictateur prendra bien soin d'abreuver le bon peuple de tous ses bienfaits tout en lui présentant systématiquement le traitre de service , éxutoire tout désigné de tous leurs malheurs . Puis viendra la megalomanie galopante assortie d'une legere paranoia exterminatrice . Un gouteur pour chaque plat , on ne sait jamais . Une rumeur , un bruissement de complot et c'est la disparition définitive des pseudo bélligérants , on ne sait jamais...
    Le gentil dictateur sait également s'entourer d'orateurs à la verve convaincante ! le lavage de cerveaux fait partie intégrante du processus ! le gentil dictateur est doté d'une modestie qui n'a d'égale que son altruisme . Il aime le faire savoir à l'envi !
    Orwell , de façon concise et méthodique , nous délivre un petit bijou fabulatoire à haute teneur en causticité !


    La Ferme des Animaux ou " Comment devenir un gentil despote " pour les nuls .
    Et m'sieur Orwell , visiblement , dans le cochon , tout n'est pas bon...

    critique de qualité ? (17 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Soundandfury le 03/07/2011


    Un classique facile d'accès! Des passages amusants et une dénonciation des régimes totalitaires que même une ignare comme moi a réussi à comprendre.

    _______________________

    Un jour, les animaux de la ferme de M. Jones en ont assez: ils prennent le pouvoir. Ils chassent les humains, votent démocratiquement les décisions et s'occupent eux-mêmes des champs en chantant comme autant de Blanche-Neige et de Sept nains. Mais cette belle cohésion ne tarde guère à avoir du plomb dans l'aile.

    Je vais passer rapidement sur la référence à la révolution russe. L'histoire n'est pas ma tasse de thé et ce soir, je n'ai vraiment pas besoin de me retrouver sur les bancs de l'école. En plus j'ai une soirée raclette qui m'attend.

    Plus que le renvoi - assez évident - à une ou deux pages de l'histoire de l'humanité, j'ai aimé le ton caustique dont use Orwell pour nous dépeindre l'évolution du groupe. Au début, tout est parfait, idéal. Utopique. L'entente, l'abondance, le travail sans pression... J'ai adoré la manière dont les règles, peintes sur le bâtiment sont peu à peu dévoyées. Chacun se dit bien qu'il avait de la loi un souvenir différent, mais comme il y a toujours un mouton pour dire que non non, c'était bien comme ça et que le chef a toujours raison, tout passe, tout est gobé. La héros de guerre, le camarade, devient un couard puis un terroriste dans la mémoire collective.

    Excellent guide pour apprendre à manipuler les masses crédules. Comment entuber vos semblables en quelques leçons efficaces: Comment crier au loup et à l'insécurité, comment bien choisir son bouc émissaire, comment faire accepter violences et répressions d'état...

    Atelier pratique: prenez une vessie, faites-en une lanterne. Ce passage avec le fourgon de l'équarrisseur qu'on leur fait prendre limite pour le carrosse de Cendrillon... Délicieux!

    Je ne sais trop ce qu'il faut en déduire... Seuls ceux qui abusent de la crédulité et des rêves de la foule s'en sortent...

    C'est l'antichambre du cynisme, ce bouquin. Depuis que je l'ai lu, je rêve de fonder ma colonie de braves types avec pour devise "vous en avez marre de travailler plus pour gagner moins"? et de me la couler douce au soleil en les laissant bosser pour moi et m'aduler.

    On peut faire faire n'importe quoi à presque n'importe qui en le caressant dans le sens du poil, Orwell le pensais, je le pense aussi.

    Ce n'est pas un hasard si une certaine chaîne de TV hautement intellectuelle se plaît à envoyer de petits groupes dans des fermes.

    A lire pour l'humour, si vous êtes d'humeur joyeuse. Ou pour cette vision pessimiste d'un monde dans lequel la meilleure intention ne peut que mener à la catastrophe, si vous préférez.


    Ce livre pour...?

    Ce livre pour votre voisin, qui vous retient chaque soir 20mn devant la porte sous la pluie pour râler contre le gouvernement.

    Ce livre pour votre autre voisin, qui vous retient chaque soir 20mn devant la porte sous la pluie pour dire amen aux décisions du gouvernement.

    Ce livre pour votre ado, qui crie à la révolution dès que vous tentez de comptabiliser les caleçons qui tapissent les meubles de sa chambre.

    Et vive le bonheur, la paix dans le monde, Pocahontas (et les miss France)!


    Lien : http://talememore.hautetfort.com/archive/2011/01/08/tout-va-pour-le-..

    critique de qualité ? (15 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Pyrah le 06/11/2011


    Même si à l'époque, George Orwell avait écrit ce livre pour dénoncer en filigrane l'histoire de l'URSS, il reste malheureusement toujours d'actualité et peut être facilement transposable à une société moderne.

    L'auteur expose comment une démocratie émergente peut vite se transformer en une impitoyable dictature. Cela se fait progressivement, par l'octroi de plus en plus de privilèges réservés à une caste dirigeante, en l'espèce les cochons, puis par le dénigrement et la calomnie, par l'asservissement et le mensonge, la démagogie et la désinformation.

    Un ouvrage criant de vérité.

    critique de qualité ? (11 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Azzyraphale le 13/08/2011


    Dans la Ferme du Manoir, un certain 21 juin, les animaux se sont révoltés et ont chassé Mr Jones, le propriétaire. Les cochons, ayant appris à lire et à écrire, écrivent sur le mur de la grange ce qui devient leur constitution.

    Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi
    Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami
    Aucun animal ne portera de vêtements
    Aucun animal ne dormira dans un lit
    Aucun animal ne boira d'alcool
    Aucun animal ne tuera un autre animal
    Tous les animaux sont égaux

    Et les animaux s'organisent. Napoléon et Boule de Neige, des cochons, rivalisent le titre de chef - si vous trouvez que cela enfreint une des règles de La Ferme des Animaux, Brille Babil, le porte-parole de Napoléon, vous répondrait que Napoléon est votre bienfaiteur, que sans lui vous n'auriez jamais chassé Mr Jones de la ferme, et que vous n'auriez pas la fierté de faire partie de la seule ferme d'Angleterre dirigée par des animaux.

    Dés le départ les cochons se rangent dans la catégorie des donneurs d'ordres. Napoléon mène sa campagne électorale en prônant le travail avant tout, tandis que Boule de Neige mise sur les progrès scientifiques et la répartition du travail.

    Quelques temps après, Mr Jones revient avec 5 ouvriers pour reprendre la Ferme. Les animaux se battent et remportent la victoire. Boule de Neige, blessé lors du combat, sera décoré Héros Animal de Première classe.
    Il entreprend ensuite de dessiner les plans d'un Moulin, et propose son projet aux autres. Napoléon s'oppose farouchement a ce Moulin, le jugeant inutile. Son argumentation n'étant pas suffisante, il lâche des molosses qu'il a apprivoisés sur Boule de Neige, qui s'enfuit.
    Dés lors, un travail de propagande acharnée se met en place. Boule de Neige est un criminel, dixit Brille Babil, et par ses paroles, il va faire changer d'avis tous les animaux de la Ferme, allant jusqu'à décréter que Boule de Neige était un traître au service de Mr Jones.

    Napoléon va petit à petit réduire en esclavage la totalité des animaux, excepté les cochons.

    Par l'intermédiaire de la fable, Orwell écrit un cours d'histoire. Derrière chaque personnage, on retrouve une figure marquante du communisme Russe. Napoléon ressemble beaucoup à Staline, Boule de Neige s'identifie à Trotsky alors que Brille-Babil est l'équivalent d'un Goebbels russe. de par cette fable, Orwell montre mieux que tout autre les mécanismes politiques qui font d'une idéologie utopiste une dictature. C'est un roman court (150 pages environ), mais à mettre entre toutes les mains.


    Lien : http://www.bibliazzy.com/la-ferme-des-animaux-george-orwell/

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par valetudinaire le 23/08/2010


    La Ferme des Animaux est un livre qui devrait être donné à étudier aux élèves de primaires. Pour qu'ils le lisent, déjà. Et puis qui devrait être redonné au collège, pour l'étudier à l'échelle des pré-ados. Et enfin, au lycée, pour conclure l'apprentissage.

    Ce livre est l'abécédaire des - mauvais - régimes totalitaires, qui apprend à se méfier, à voir arriver, à critiquer. On est tous contents pour ces animaux, au début. Et puis, finalement, ils deviennent leurs propres tyrans.

    Un livre simple - puisqu'il se lit aussi vite et facilement qu'une bande-dessinée - mais terriblement fondateur.

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par MissSugarTown le 18/09/2011


    Voici un livre qui m'en a donné du fil à retordre ! J'avais déjà essayé de le lire il y a quelques années mais j'avais abandonné. Cette fois-ci je me suis résignée à le lire dans sa totalité surtout parce qu'il figurait sur la liste de mes deux baby challenge livraddict "Contemporain" et "Drame", et c'est là où je me dis que ces challenges ça a du bon !

    Bizarrement, c'est un excellent livre mais j'ai eu du mal à le lire. Il est loin d'être ennuyeux mais je ne sais pas pourquoi il me pesait, je l'ai vécu comme une corvée. Pourtant, aujourd'hui, c'est bien un livre que je relirai encore et encore, parce que c'est l'un des rares livres qui raconte la bonne version de l'Histoire !

    George Orwell est un génie, dans son livre il nous raconte l'histoire de la politique, des classes sociales, de la société, du capitalisme, du communisme... en douceur, à travers une mise en scène jouée par des animaux. Et tout au long du livre, on subit des petites décharges électriques qui nous réveillent à chaque fois qu'on ne peut s'empêcher de comparer et de comprendre son message... Je n'ai pas arrêté de comparer les personnages de l'histoire avec les personnages de l'Histoire, les politiques actuelles, le monde de l'entreprise... etc. Il a été excellent. Lui, il n'a pas écrit en vain et a eu raison d'écrire. Un vrai écrivain pour moi.

    Un livre qui doit être lu par tous à mon sens. Il m'a réveillée et a changé ma vision de plein de choses, il m'a beaucoup éclairée, et ça, ça ne m'arrive pas tout le temps ! Une fois tous les 2 ou 3 ans peut-être...


    Lien : http://laculturehajarienne.blogspot.com/2011/08/la-ferme-des-animaux..

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par melusine1701 le 16/03/2011


    La langue d'Orwell est très fluide et se lit très bien. A partir de cette fable animale, Orwell montre la mise en place d'une dictature dans la plus grande noirceur. Tous les éléments s'y retrouvent: l'embrigadement de la jeunesse, la manipulation des foules sur leur ignorance, les slogans, les valeurs de travail. La figure de Napoléon est sombre dès le départ: il parle peu mais bien, et agit dans l'ombre. La valeur des symboles est forte, comme la chansons, les slogans répétés (" Four legs good, two legs bad"). Bref, on oublie vite qu'il s'agit d'animaux de la ferme pour se laisser gagner par le malaise ambiant grandissant. Orwell se serait inspiré de la Russie stalinienne pour décrire cette dictature fondée avec l'appui du peuple, censée au départ faire le bien de tous et surtout, communément acceptée. La scène finale (dont je vous laisse la surprise car elle vaut le détour) laisse sur une troublante confusion entre animalité et bestialité qui donne beaucoup de profondeur à cette fable animale.

    Une lecture indispensable.

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par athena1 le 14/09/2011


    La Ferme des Animaux ou comment la révolte débouche sur la dictature.
    Au départ, il s'agit juste pour nos protagonistes de se délester d'un chef, le fermier. Pourquoi ? Et bien les animaux voudraient travailler pour leur propre compte, après tout c'est eux qui produisent alors pourquoi s'embarrasser d'une autorité illégitime. Alors les cochons "se dévouent", ils prennent la tête de la révolte. Vous me direz, tiens, c'est peut-être le chemin de la démocratie.
    Mais voilà, ce chemin parsemé d'embûches, aboutira à terme à une toute autre forme de schéma politique. Bien vite des éléments nouveaux vont apparaître. D'abord l'autarcie, puisque notre ferme demeurera coupée du reste des environs, ensuite les premières tensions, les chefs ne parviendront pas à s'entendre, et d'ailleurs on a jamais vu un cerbère gouverner, il faut un seul chef légitime. D'ailleurs qui dit légitime dit habituellement reconnaissance du fait par exemple des compétences ou encore de l'expérience, mais pas dans notre histoire. le chef instaurera sa légitimité sur la peur. Par la suite viendra un élément pilier la propagande ou comment alimenter la psychose. Enfin si vous mélangez autarcie, peur, et propagande, un savant dosage vous permettra de mettre un terme à un élément fondamental du ciment social : la confiance. Désormais la dictature est en marche. Chacun craint l'autre, nul n'ose se révolter, ni s'exprimer. Mais quelle est la recette pour alimenter cette mécanique ? et bien une petite dose d'exécutions sommaires suffira !! Attention elle doit être épisodique et exemplaire.
    En quelques pages, Orwell décortique la mécanique de tout système totalitaire. Une simplicité qui sans aucun doute m'a effrayée.


    Lien : http://www.athena1-lire.blogspot.com

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par noursette le 02/06/2011


    Ma chronique sera courte, loin de moi l'envie de philosopher durant des heures sur les parallèles politiques qu'a voulu faire l'auteur.

    En effet, la politique n'est pas mon violon d'Ingres et c'est une raison pour laquelle, j'ai décidé de prendre ce livre comme un livre divertissant, mais à la fois moralisateur.

    Durant quelques chapitres, je me suis quand même dit que je hais les cochons et leurs petites queues en tire-bouchons, avant de me dire que finalement, ce n'est que fiction.

    L'histoire, ancienne, peut très bien se rapporter à notre vie de maintenant, nul besoin de se propulser dans le passé, la morale, est inconditionnellement la même.

    J'ai aimé l'idée, le développement et l'écriture et j'ai été étonné qu'un livre aussi ancien vieillisse aussi bien. L'auteur a su magner le mot et faire de ses livres, un écrit où l'on plonge sans hésiter.

    J'ai souri, mais parfois été choquée (c'est un grand mot) par la barbarie des animaux de cette ferme pas comme les autres.

    Une phrase me restera longtemps:

    Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d'autres.



    Lien : http://leslivresunerevelation.blogspot.com/2011/06/la-ferme-des-anim..

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Telenn le 12/11/2010


    A travers l'histoire des animaux d'une ferme qui se rebellent contre leur fermier, ce livre est une critique des régimes totalitaires. Orwell montre bien comment un gouvernement peut réussir à manipuler la population.

    Après que Mr. Jones, le fermier, ait été banni de sa ferme, les cochons, les plus intelligents, prennent le pouvoir. Ils manipulent alors les autres animaux de la ferme prétextant ne vouloir que leur liberté et leur bien-être. Et pourtant, petit à petit, les fondements de La Ferme des Animaux sont bafoués et les cochons, s'attribuent tous les privilèges, se comportant de plus en plus comme ces hommes qu'ils ont un jour voulu renverser. Par crainte du retour du fermier, les animaux se laissent faire et continuent de travailler dans des conditions bien pire qu'auparavant. Il faut dire que les cochons savent retourner les situations à leur avantage.

    J'ai beaucoup aimé ce livre, les différentes étapes de l'installation d'un régime totalitaire sont habilement représentées. On retrouve également différents portraits comme celui des moutons que l'ont peut manipuler facilement, celui des poules qui subissent les conditions qu'on leur impose car elles sont trop faibles pour tenir tête, celui de Douce la Jument ou de Benjamin l'âne, qui sont déjà plus sceptiques concernant les méthodes employées par les cochons et bien d'autres encore...

    critique de qualité ? (5 votes positifs)






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