> Robert Renard (Traducteur)

ISBN : 2859406808
Éditeur : Phébus (2000)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Un livre-culte de la littérature d'aventure vécue.
Krasnoïarsk (Sibérie centrale), hiver 1920. L'homme vient d'apprendre qu'on l'a dénoncé aux " Rouges ", et que le peloton d'exécution l'attend. Il prend son fusil, fourre quelques cartouches dans la poche de sa p... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 31 janvier 2012

    le_Bison
    Bêtes, hommes et dieux.
    A travers la Mongolie interdite, 1920-1921.
    Ce n'est pas que de la littérature de voyage, un énième compte-rendu d'un écrivain en mal d'aventures, l'écriture d'une expédition folle à travers les contrées les plus reculées et les plus sauvages que m'offre aujourd'hui Ferdynand Ossendowsky. Non. Cela se passe au-delà des simples mots qu'il peut utiliser de sa plume. J'y retrouve de la magie, de la spiritualité, du non-rationnel qui marque d'une empreinte indélébile une telle aventure, le genre de truc à vous transformer un gars jusqu'à la fin de sa courte vie.
    Bêtes. Dans ce qualificatif, j'y vois surtout la sauvagerie des hommes, et surtout des « rouges ». Contraint à la fuite sans attendre sous peine de se voir devant un peloton d'exécution, l'auteur prend son fusil, quelques cartouches dans sa besace et affronte le froid, l'hiver, neiges et glaces, pour traverser la Sibérie centrale. Des rencontres parfois humaines, d'autres crapuleuses voire guerrières. Éviter les bolcheviks, les sympathisants, les représailles, les voleurs ou les mendiants prêts à vous vendre ; Se défendre avec son fusil, son couteau, sa machette ; Trouver un abri, s'isoler, se réchauffer, croiser des regards teigneux et impénétrables, sentir les bonnes âmes en un clin d'œil et repartir, toujours plus vers l'Est, toujours plus vers le Sud. du courage, notre auteur n'en manque jamais, de la ténacité et un certain esprit de survie pour plonger toujours vers l'antre des ténèbres. Préférer le noir aux rouges.
    Hommes. Derrière lui la Sibérie, devant la Chine, la Mongolie et le Tibet. Au fur et à mesure de ses avancées dans ces si lointaines contrées, Ferdynand (au bout du second bouquin, je me permets quelques familiarités) y croise des Hommes, de ceux qui possèdent âme et courage, armes nécessaires pour survivre dans une région si hostile et inhospitalière. Des hommes, des paysans, des fonctionnaires toujours prêts à lui apporter leurs aides, à le cacher des espions bolcheviks, à le conduire à travers montagnes plaines immenses et déserts terrifiants. Il troque le cheval contre le chameau, il dodeline plus qu'il ne galope mais l'essentiel est toujours d'avancer, son objectif, et de rester en vie pour me raconter quelques années plus tard ses perceptions de la vie, ses rencontres magiques, ses moments d'intenses émotions qu'une telle aventure lui a octroyé.
    Dieux. Au-delà de l'immensité des plaines de Mongolie, l'auteur découvre la « religion en jaune ». Dans ces montagnes, règne une atmosphère étrange. Des nuages, des volutes qui surplombent les falaises, des monastères et des hommes qui vivent de prières, de spiritualités, de magie presque. Ce ne sont plus des hommes, ce sont des saints, des Dieux vivants qui font forte impression auprès de notre écrivain-aventurier. Des rencontres marquantes qui frappent les esprits et apportent son lot de mysticisme surnaturelle. Ces hommes en jaune n'ont pas du tout la même vision du Monde, des autres que lui – que nous. Ferdynand au terme de son voyage, en reste profondément perturbé comme si il avait senti un étrange phénomène : celui de se sentir initié à une nouvelle religion qui en profondeur va chambouler votre âme.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=1528
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Walktapus, le 20 avril 2012

    Walktapus
    Lors de la débâcle blanche de l'hiver 1920, en Sibérie, Ossendowski qui avait des fonctions officielles dans le gouvernement de Koltchak prend le maquis pour fuir les Bolchéviks. Son périple l'amène jusqu'en Mongolie où il découvre des secrets mystiques lamaïstes, et rencontre von Ungern-Sternberg et le Boghdo Khan. C'est d'ailleurs pour cela que je l'ai lu, il y a quelques années.
    On ne le trouvait alors que dans une édition de 1969 dans la collection J'ai Lu l'Aventure Mystérieuse. Ca vaut tous les avertissements. Attention, auteur contesté, accusé de mythomanie. On sent bien dans le live qu'il n'est pas très clair. C'est trop beau par certains côtés, élusif par d'autres. Pour ce que je connais, ses rapports avec Ungern ou Sipaïlov sont évoqués rapidement, pas à la mesure du temps qu'il a passé à Ourga, et sans un mot sur le fait qu'il était devenu leur agent. Je laisse à d'autres le soin de se prononcer sur le côté mystique.
    Ca reste un livre curieux, mêlant aventure, survie dans la taïga, rencontre avec les peuples locaux, mysticisme et évocation de personnages célèbres, mais à prendre avec de grosses grosses pinces.
    Le bouquin est disponible en ligne (en anglais) auprès du projet Gutenberg. http://gutenberg.org/ebooks/2067
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)









Acheter sur Amazon

Faire découvrir Bêtes, hommes et dieux par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (20)

> voir plus

Quiz