ISBN : 287929777X
Éditeur : Editions de l'Olivier (2011)


Note moyenne : 2.42/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres

« J’ai pris le volant un jour d’été, à treize heure trente ». On ne sait pas grand-chose des raisons qui poussent le narrateur à quitter Paris et à rouler en direction de Marseille, ville qui s’est imposé... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par cicou45, le 17 novembre 2011

    cicou45
    Sur les conseils de ma belle-mère qui adore Christian Oster, j'ai voulu voir ce qu'il en été et j'avoue que j'ai été relativement déçue. Attention, il ne faut pas retenir de cette dernière phrase qu'il ne faut jamais écouter les conseils de sa belle-mère mais tout simplement, comme elle le dit si bien elle-même, avec Christian Oster "Soit, on accroche tout de suite, soit on n'accriche pas"; ce deuxième cas s'appliquant par conséquent à moi.
    L'histoire est celle d'un homme, Jean, qui, un beau matin, décide de prendre la voiture, sans but précis si ce n'est celui de Rouler. Sa destination ? Il ne la connaît pas encore. le Sud probablement...mais ce qu'il veut avant tout, c'est partir, oublier toutes contraintes et surtout, se retrouver seul avec lui-même afin de réfléchir mais aussi d'oublier. Cependant, ses projets ne se déRouleront pas exactement selon ses plans et de nombreuses embûches viendront se placer sur sa route. Sont-elles forcément négatives ? Je ne le pense pas mais démontrent que la vie est remplie d'imprévus qui peuvent nous permettre soit de mûrir soit de grandir et de nous rendre plus forts.
    Je ne dirais pas qu'il s'agit d'un mauvais livre puisqu'il est au contraire rempli de passages magnifiques mais tout simplement que j'ai trouvé l'histoire assez plate et ennuyeuse. L'écriture, quant à elle, est légère et agréable, même si l'on retrouve parfois des phrases un peu trop longues à mon goût et qui manquent surtout de poctuation pour pouvoir au lecteur de reprendre son souffle et de de na pas perdre le fil de l'histoire. Un livre qui se lit très rapidement, à vous de voir...
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par yv1, le 28 octobre 2011

    yv1
    Une fois que j'ai fait le résumé, j'ai tout dit du livre de Christian Oster, je peux remballer !Je développe un peu quand même. On peut trouver de beaux passages, une écriture changeante en fonction de l'activité de Jean : plutôt des phrases courtes lorsqu'il s'agit de ses actes, et des phrases nettement plus longues lorsqu'il s'agit de ses interrogations, de ses doutes
    Mais cette écriture qui fait que j'ai tenté de résister à la tentation ultime de refermer ce livre devient assez vite rengaine, litanie.
    J'ai entendu certains journalistes dithyrambiques sur ce livre de Christian Oster comme ils le sont sur ceux de sa camarade de plume -C. Angot- (P. Clark, entre autres, pour ne pas la nommer sur France Inter). Mais que trouvent-ils à ces écrivains qui hésitent, qui font des phrases mal tournées et qui écrivent des livres ennuyeux et creux ? Parce que celui-ci, à part, un carnet des routes que Jean emprunte, je ne vois pas ce qu'il apporte. Les personnages sont vides, jamais vraiment déterminés. Ce ne sont qu'interrogations vaines sans réponses. Si par hasard, vous voyez ce livre, n'hésitez pas, prenez celui d'à côté, l'Atlas des routes du sud de la France (ça doit bien exister, non ?) : vous aurez le même itinéraire, mais les cartes en plus !
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Nadael, le 10 février 2012

    Nadael
    Un homme décide, par un matin d'été, de prendre sa voiture et de Rouler. Pas de destination particulière, le sud peut-être, Marseille, pourquoi pas ? Rouler pour quitter, réfléchir, oublier, découvrir, fuir ? L'explication n'est pas vraiment posée.
    Au volant de sa voiture, cet homme va traverser le pays, rencontrer des gens, se perdre, essayer de se retrouver, parler un peu, se taire, tenter de comprendre ce vide qui s'est fait en lui, chercher à le combler.
    Les personnes qu'il rencontre semblent aussi perdues que lui. Ces gens ne l'intéressent pas outre mesure mais faire un bout de chemin avec eux enraye pour un temps sa solitude. Il finit par tomber par hasard, non loin de Marseille, sur un ancien camarade de classe avec lequel il n'avait absolument aucun lien amical. Pourtant, ce dernier l'invite dans son « château » transformé en chambres d'hôtes. Là, il se pose quelques jours.
    de la lenteur, peu d'action, l'auteur a volontairement pris le parti de raconter l' histoire sur ce mode, d'une platitude extrême. le lecteur avance en même temps que le personnage-narrateur en suivant le cours de ses pensées.
    La personnalité de Jean - on finit par connaître son prénom – se dessine doucement. Il ne prête aucune attention aux paysages qui s'offrent à lui mais regarde minutieusement des motifs sur une robe ; il apprécie le détail, la petite chose anodine est pour lui source d'observation et de réflexion. Une idée peut l'obséder aussi ; arpenter la ville de long en large pour trouver à tout prix une paire de mocassins, par exemple. Et, l'angoisse d'être seul le pousse même à écouter sur le répondeur de son téléphone portable le message que lui a laissé sa conseillère bancaire, en boucle...
    J'ai lu des avis plutôt mitigés sur le roman de Christian Oster. En ce qui me concerne, j'ai aimé, même si j'avoue avoir ressentie parfois certaines longueurs, au fil de ma lecture.

    Lien : http://lesmotsdelafin.over-blog.com/article-rouler-98783428.html
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    • Livres 3.00/5
    Par brigittelascombe, le 11 octobre 2011

    brigittelascombe
    Un Parisien en partance vers le sud: rien d'étonnant, pas vrai?
    Mais ce Jean là, dépressif à souhait, roule pour Rouler, se remplit de kilomètres, car il n'a "rien à faire ici plus qu'ailleurs".
    Riom.La pluie a grossi, elle tombe "en gouttes laiteuses".
    Il erre sans but, sans rien,sans personne.
    Un coup de fil de son fils.Et point.
    Et si j'allais voir Simon à Brassac-les-mines?
    Bof!
    Au gré des rencontres,dans un café de Blège: un quinquagénaire, au gros nez et à l'oeil aiguisé qui redoute de rentrer chez lui après avoir raté le bac,à la pompe à essence d'Allanche:un couple d'autostoppeurs qui s'impose et l'énerve,dans un hôtel de Chaude-Aigues:une femme, dont le mari a un malaise, sollicite son aide, vers Fournels, alors qu'il est perdu: Claire, une inconnue, qui quitte Paul, veut partir avec lui et l'amène n'importe où alors qu'il ne va nulle part.
    Une aventure plausible?
    Non,il la "laisse partir avec sa valise neuve".
    Arles. "Ca alors!" Fred un ancien copain, perdu de vue l'invite à passer dans son château.
    Hélène, la femme de Fred vit-elle la même situation que Claire en partance?
    Quelle est la nature des relations tendues entre Agnes, au port de danseuse, aux seins sublimes et au "regard mouillé" et Jordan?
    Les "choses se clarifient", "s'ouvrent peu à peu";
    Le désir apparait par intermittence,mais le vide aussi encore et toujours pour celui qui affirme "vivre une période difficile" mais dont on ne sait presque rien.
    Rouler sur du plat, m'a quelque peu lassée, par son manque d'action et de reliefs accidentés.Et pourtant il écrit bien, Christian Oster( dont Mon grand apartement s'est vu décerner le Prix Médicis 1999) !
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    • Livres 4.00/5
    Par Deuzenn, le 28 septembre 2011

    Deuzenn
    Un homme prend la route sans vraiment avoir de but. Jean, c'est son nom, roule sans réfléchir, sans intention, si ce n'est des envies brusques, manger, acheter une couverture. Pourquoi, le lecteur ne le découvrira que vers le milieu du livre. En attendant, on suit Jean sur la route, qui ressemble à une fuite vers le néant. C'est d'ailleurs ce qui impressionne dans ce roman, cette sensation de vide permanent. Paradoxalement, c'est aussi une sensation de "trop" qui règne, trop compliqué, trop fatigant, trop vain.
    Au cours de son errance, Jean croise des personnes au moins aussi perdues que lui, et ce vide s'élargit alors: les rapports entre personnages sont creux, ponctués de longs silences où personne ne sait quoi dire ; on sent une réelle difficulté à communiquer, à s'accrocher les uns aux autres, à s'intéresser à quelque chose, n'importe quoi.
    C'est une exploration intéressante de ce vide humain que propose ici Christian Oster; un roman fort qui donne un peu le vertige.
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Critiques presse (7)


  • Bibliobs , le 12 octobre 2011
    La fluidité de l'écriture, l'art avec lequel Christian Oster glisse d'une scène à l'autre aussi habilement que l'auto prend ses virages sur les routes sinueuses du Morvan et des Cévennes, l'insertion heureuse du monologue intérieur dans les descriptions, l'humour des coq-à-l'âne confèrent au roman une sorte de légèreté impressionniste qui agit comme une drogue.
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  • LesEchos , le 20 septembre 2011
    Christian Oster conduit son roman comme on roule en attendant la prochaine intersection pour se décider. C'est délassant.
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  • Cyberpresse , le 19 septembre 2011
    Le style faussement plat de Christian Oster donne vie à un homme farouchement seul au milieu des autres, dont la présence lui est nécessaire, mais insupportable parce que contraignante. [...] Il est vrai que ce regard désenchanté a de quoi rendre misanthrope, mais peut-être est-ce son sens comique involontaire, non dénué d'humanisme, qui permet au narrateur, finalement, de renouer le lien avec ses semblables.
    Lire la critique sur le site : Cyberpresse
  • Lexpress , le 08 septembre 2011
    L'auteur de Mon grand appartement (1999, prix Médicis) emporte une nouvelle fois l'adhésion avec ce road novel étrange jalonné de rencontres et de contemplations.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Telerama , le 07 septembre 2011
    Avec ce livre rempli d'échos et de réverbérations, de craquements et de soupirs retenus, Christian Oster poursuit en finesse sa quête du vide, ce trop-plein quotidien
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • LeSoir , le 05 septembre 2011
    Car là est bien la réussite de Christian Oster. Arriver par son style inimitable à intéresser le lecteur à des descriptions minutieuses, qu'il s'agisse de décors, de gestes, de pensées ou du nom des choses. Oster, c'est l'ultra-précision comme on a à un moment inventé en France le concept de l'ultra-gauche.
    Lire la critique sur le site : LeSoir
  • LeMonde , le 26 août 2011
    Ce qui fait la singularité et le charme des romans de Christian Oster, ce sont les malentendus, son organisation de l'imprévu, et sa passion pour les détails.
    Lire la critique sur le site : LeMonde

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Citations et extraits

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  • Par cicou45, le 16 novembre 2011

    "J'ai pris la direction de Saint-Chély et je me suis tu, je n'ai même pas cherché les mots pour lui dire que je ne voulais pas parler, que je voulais oublier qu'elle était là, parce que j'avais bêtement hâte de me retrouver seul, comme si ça avait un sens, me suis-je dit, comme si je n'aurais pas le temps, plus tard, de me retrouver seul, en tout cas je me suis tu, peut-être aussi parce que je cherchais à tester ma capacité de résistance aux autres, à leur façon d'être là."
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  • Par cicou45, le 16 novembre 2011

    "En attendant, j'ai pensé que les gens étaient tourmentés dans l'ensemble et j'aurais bien voulu que ça m'aide, mais ça ne m'a pas aidé. C'était de gens normaux que j'avais besoin, équilibrés, avec une direction de vie. Ou alors sans direction de vie mais qui le sachent."
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  • Par cicou45, le 16 novembre 2011

    "Tout en l'écoutant me répondre, je l'ai observé, poser des questions est le meilleur moyen pour ça, me disai-je, parce que pendant ce temps-là les gens ne se doutent de rien, ils pensent qu'on les écoute et pas du tout, on les regarde, le visage, surtout, la bouche en mouvement, les expressions, l'allure [...]."
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par cicou45, le 16 novembre 2011

    "Pourtant j'avais, j'étais bien obligé de l'admettre, toutes les raisons de lui en vouloir, il effaçait la ville, les gens, il resurgissait de façon obscène, avec tout ce passé sur la figure. Or je voulais être seul, avec du temps devant moi et le moins possible derrière."
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par cicou45, le 16 novembre 2011

    "J'ai ajouté que je ne tenais pas à y arriver tout de suite. Ne me demandez pas pourquoi, ai-je dit. Je comprends ça très bien, a dit Ségustat. On a reconsommé du silence, tous les deux. Je me sentais vidé."
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