ISBN : 2914704739
Éditeur : Jigal (2010)


Note moyenne : 3/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres

Solo vient de purger trois ans de taule pour une bagarre qui a mal tourné. A sa sortie, son cousin Tito, un vrai dur, lui propose une affaire... Il lui suffit de voler une voiture, de l'accompagner sur un coup et de manger sa langue. Une sacrée bonn... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 28 janvier 2011

    Onclepaul
    Maxime africaine, sentence de Lao-Tseu, aphorisme normand, bon sens populaire, le titre même du roman donne un aperçu du style littéraire de Janis Otsiemi, un style simple et fleuri, empruntant tout aussi bien aux expressions gabonaises qu'à une créativité et une jonglerie lexicales avec les mots et locutions qui lui sont propres.
    Solo, qui vient de ponctionner les finances de l'état gabonais en passant trois ans à l'ombre même si c'est aux frais du contribuable, sort de prison en sachant pas trop quoi faire. D'autant qu'il ne peut s'acheter le manioc qu'à crédit et loger de même. Aussi lorsque Tito, son cousin et frère, tous deux ayant été élevés par le père de Solo, lui propose un petit boulot, il ne refuse pas, une enveloppe abondamment garnie lui ôtant le moindre scrupule. Et puis c'est Tito qui lui a mis les pieds à l'étrier, l'emmenant dans ses premiers petits braquages ou facilitant ses premiers émois charnels. Donc Solo est chargé de dégoter une voiture et de participer à une affaire dont Tito se charge bien de lui communiquer le moindre détail. Seulement lorsqu'il s'aperçoit qu'il collabore à l'enlèvement d'un enfant, il ne peut plus reculer. Youssef, le compère de Tito, les rétribue largement et puis il ne s'agit que d'un petit Malien, quantité négligeable pour eux Gabonais pure souche vivant à Libreville. Ce qui n'empêche pas Solo de ruminer ses remords, et lorsqu'il apprend par les journaux que le cadavre d'un gamin a été retrouvé énucléé et émasculé, il est complètement démoralisé. Ce n'est pas le premier de la liste, et le colonel Tchicot de la police judiciaire et ses adjoints Koumba et Owoula pensent qu'ils sont confrontés à un crime rituel. Un marabout qui investirait dans des attributs sexuels, afin de contenter un gros ponte local.
    Alors que Solo remâche ces sombres pensées, un sien ami, Kenzo, lui propose de magouiller dans le blanchiment de faux billets. Un tripatouillage qui convient nettement mieux à Solo, et la victime désignée n'est autre que le directeur d'une banque, promis à un siège de ministre ou tout au moins à un strapontin particulièrement rembourré. Une scène particulièrement réjouissante.
    Dans ce court roman, 150 pages, trois quatre embrouilles s'entrechoquent, avec pour protagonistes, outre Solo et Tito, quelques petits malfrats aux dents longues et des membres de la police judiciaire qui ne dédaignent pas se mouiller la gorge, c'est-à-dire toucher des pots de vin.

    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
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    • Livres 3.00/5
    Par PierreF, le 13 mars 2011

    PierreF
    Janis Otsiemi nous refait le coup de l'autopsie de la société gabonaise, une société gangrenée à tous les niveaux par la corruption et la malhonnêteté. Car tout y est bon pour récupérer de l'argent, le seul et unique leitmotiv de tout le monde. Si on avait l'habitude des policiers corrompus, arrêtant ceux qui font des excès de vitesse pour récupérer un paiement en liquide, on assiste ici à des dessous de table de plus grande envergure, avec une implication jusqu'au plus haut niveau de l'état.
    Par rapport à La vie est un sale boulot, on retrouve les thèmes, les personnages et la construction classique d'un roman noir. Mais la grosse originalité de Janis Otsiemi tient en deux éléments qui donnent un énorme plaisir à la lecture de ses livres. La construction est ici plus complexe, avec plus de personnages tous formidablement vivants, réalistes et l'on suit la logique de la narration avec étonnement si ce n'est de l'effarement. Je me doutais de la corruption mais Otsiemi nous montre qu'elle a lieu à tous les niveaux et que cela devient parfaitement naturel, une sorte de moyen de survie pour tout un chacun.
    Enfin, il y a le style de Janis Otsiemi. Ecrire dans le patois gabonais, tout en étant explicite pour nous, gens de la métropole est un exploit. Cela en fait un livre extrêmement plaisant, voire drôle à lire par moments. Cela nous fait voyager dans ce pays, on ne nous montre pas la façade touristique, mais ce qu'il y a derrière le décor. Ce livre est tellement bien fait que j'ai eu l'impression de lire un reportage, ce qui m'a fait froid dans le dos ; cela m'a impressionné de voir un pays entraîné dans la spirale infernale de la corruption. Décidément, Janis Otsiemi confirme de la plus belle des façons qu'il est un auteur à suivre et vous auriez tort de laisser passer cette chance de lire un livre au style direct, acéré et coloré. Un mélange exotique et détonnant.

    Lien : http://black-novel.over-blog.com/article-la-bouche-qui-mange-ne-parl..
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    • Livres 4.00/5
    Par yv1, le 26 novembre 2010

    yv1
    Il n'est pas très aisé d'entrer dans ce polar de Janis Otsiemi. Il faut passer les premières pages, se noyer un peu dans les personnages pour ensuite mieux se retrouver dans une véritable jungle dans laquelle tous les coups sont permis. Par son style dur et franc, très imagé, ponctué d'expressions et d'adages gabonnais (avec notes en bas de pages) l'auteur nous plonge directement au coeur des rues de Kinshasa. Qu'il est cruel son constat ! Tous les jeunes gens sont desoeuvrés, tentés par les arnaques plus ou moins fructueuses, par les embrouilles, et même par des coups beaucoup plus ambitieux. Tout le monde trempe dans un bouillon pas très ragoûtant : politiciens qui se servent des truands pour asseoir leur pouvoir et pour le garder ; policiers qui, cherchant les cambrioleurs ou les contrevenants préfèrent les arnaquer, leur demander leur part du butin et les laisser en liberté plutôt que de les arrêter. Tout ramène au fric, chacun essayant d'en avoir le plus possible pour vivre, pour "ambiancer"...

    Lien : http://lyvres.over-blog.com/article-la-bouche-qui-mange-ne-parle-pas..
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    • Livres 4.00/5
    Par yv1, le 26 novembre 2010

    yv1
    Il n'est pas très aisé d'entrer dans ce polar de Janis Otsiemi. Il faut passer les premières pages, se noyer un peu dans les personnages pour ensuite mieux se retrouver dans une véritable jungle dans laquelle tous les coups sont permis. Par son style dur et franc, très imagé, ponctué d'expressions et d'adages gabonnais (avec notes en bas de pages) l'auteur nous plonge directement au coeur des rues de Kinshasa. Qu'il est cruel son constat ! Tous les jeunes gens sont desoeuvrés, tentés par les arnaques plus ou moins fructueuses, par les embrouilles, et même par des coups beaucoup plus ambitieux. Tout le monde trempe dans un bouillon pas très ragoûtant : politiciens qui se servent des truands pour asseoir leur pouvoir et pour le garder ; policiers qui, cherchant les cambrioleurs ou les contrevenants préfèrent les arnaquer, leur demander leur part du butin et les laisser en liberté plutôt que de les arrêter. Tout ramène au fric, chacun essayant d'en avoir le plus possible pour vivre, pour "ambiancer"...

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    • Livres 2.00/5
    Par LN, le 03 novembre 2010

    LN
    L'immersion dans le pays est attrayante : le lecteur déambule aux côtés des protagonistes dans la capitale gabonaise, de Louis au Cap Esterias, accompagnant Solo et les autres dans leurs tribulations hasardeuses et découvrant avec horreur tous les dessous de la ville, plutôt glauques…
    Les expressions renforcent cette immersion : « On n'est pas des cousins à plaisanteries », « Tu cherches toujours la bouche des gens » (tu provoques) « un type qui a bouffé des guêpes » (être surexcité) « kala-kala » (longtemps)…

    - Les personnages sont bien campés : les petits truands toujours plus avides d'argent pour « ambiancer », les policiers corrompus qui laissent souvent filer les bandits en contrepartie de quelque pécule, les politiciens superstitieux prêt à tout pour rester au pouvoir…


    Lien : http://lecturissime.over-blog.com/article-la-bouche-qui-mange-ne-par..
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Citations et extraits

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  • Par manoes, le 13 novembre 2010

    L’affaire qui devait être une balade de santé comme l’autre fois allait camembérer comme des œufs pourris.
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  • Par manoes, le 13 novembre 2010

    Quand le pangolin et le varan se battent, toi l’écureuil, ne t’en mêle pas
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  • Par manoes, le 13 novembre 2010

    Qui mange une noix de coco fait confiance à son anus
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Vidéo de Janis Otsiemi

Nouveautes JIGAL fevrier 2012 .
Les Éditions Jigal vous présentent les nouveautés de février 2012 avec par ordre d'entrée en scène : ET L'ÉTÉ FINIRA de Maurice GOUIRAN, LE CHASSEUR DE LUCIOLES de Janis OTSIEMI, LES AUTEURS DU NOIR FACE À LA DIFFÉRENCE, Collectif ? Et par ordre d?entrée en scène : Nicolas Sker, Sophie Loubière, Laurence Biberfeld, Valéry le Bonnec, Patrick de Friberg, Hervé Sard, Elena Piacentini, Sébastien Gendron, Gaëlle Perrin, Paul Colize, Michel Vigneron, Thierry Brun, Fabien Hérisson, Bob Garcia, Maxime Gillio ? LE CRAMÉ de Jacques Olivier BOSCO.








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