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ISBN : 2264060530
Éditeur : 10-18 (2013)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.78/5 (sur 1049 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
L'écriture de Julie Otsuka est puissante, poétique, incantatoire. Les voix sont nombreuses et passionnées. La musique sublime, entêtante et douloureuse. Les visages, les voix, les images, les vies que l'auteur décrit sont ceux de ces Japonaises qui ont quitté leur pays ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 19 décembre 2012

    marina53
    Certaines n'avaient jamais vu la mer...
    Certaines regardaient la photo de leur futur mari, choisi chez une marieuse.
    Certaines étaient entassées dans un bateau en direction de l'Amérique, de leur rêve américain.
    Certaines avaient quitté leur Japon natal et leur famille dans l'espoir d'une vie meilleure.
    Certaines n'avaient même pas quatorze ans et étaient encore vierges.
    Certaines allaient se retrouver dans les champs, à travailler durement, ou travailler en tant que femme de ménage, au service des Blancs.
    Certaines allaient devoir s'abandonner à leur mari, voire leur patron au prix de leur silence.
    Certaines allaient céder au désespoir.
    Certaines allaient voir grandir leurs enfants, désolées de les voir si peu enclins à la culture Japonaise.
    Certaines allaient devoir affronter les horreurs de la guerre.
    Certaines racontaient leurs vies d'exilées et leurs désillusions dans un pays si étranger au leur.
    Certaines vous diront que ce livre est véritablement sublime.
    Certaines vous diront qu'il est poétique, transcendant, magnifique, tragique, incisif, poignant voire évocateur.
    Certaines vous diront que c'est une belle leçon d'histoire.
    Certaines n'avaient jamais vu la mer, et n'auraient pas dû...
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    • Livres 4.00/5
    Par viou1108, le 17 janvier 2013

    viou1108
    Je ne vais pas résumer une fois de plus ce livre déjà abondamment commenté.
    Je ne vais pas nier que j'ignorais tout de cet épisode de l'histoire du Japon, dont une certaine partie de la population a été victime du mirage du « rêve américain ».
    Je ne reviendrai pas sur l'originalité de la technique de narration, dont le désormais fameux « nous » a l'avantage de rendre à merveille la solidarité et la persévérance de ces femmes trompées, avilies puis oubliées, mais a l'inconvénient de créer une certaine distance et d'empêcher une empathie plus profonde entre elles et nous.
    Je ne commenterai pas en détails la litanie de litanies que constitue ce roman, dont il ne faut cependant pas penser qu'il n'est qu'une longue plainte de 140 pages sur certains thèmes (le voyage, la rencontre des maris, le travail, les Blancs, les enfants,…), mais dont il faut au contraire saluer le parti pris d'une écriture précise, humble et sans pathos qui fait d'autant plus émerger les émotions du lecteur.
    Mais j'insisterai sur le fait l'auteur fait preuve d'un certain don pour nous donner un cours d'Histoire sans avoir l'air d'y toucher, et rien que cela justifie l'existence de ce livre.
    Je rajouterai qu'il faut un talent certain pour dépeindre l'abnégation et « l'optimisme du désespoir » de ces femmes au long d'une énumération de jolies phrases toutes simples, qui rappellent le flux et le reflux sans fin des vagues de cette mer que certaines n'avaient jamais vue.
    Et je conclurai par une pirouette que certains trouveront facile : certains ne liront jamais ce roman, et c'est dommage pour eux…
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    • Livres 4.00/5
    Par Malaura, le 11 février 2013

    Malaura
    Elles sont des centaines, elles sont des milliers, dont les voix s'élèvent et se rassemblent dans un même chant de détresse, dans un même chœur d'infortune, une même nef musicale qui retentit en chorale pour laisser résonner une seule et même voix, celle de la femme japonaise brimée, opprimée, maltraitée au long d'une existence d'épreuves et d'exil.
    Un cœur unique qui bat à l'unisson pour toutes ces femmes qui ont quitté leur Japon natal et traversé le Pacifique au début du XXème siècle, afin de se marier en Amérique, cette terre en laquelle elles ont mise tant de rêves et d'espoir.
    La traversée serait rude et pénible pour ces jeunes filles bien souvent vierges contraintes de voyager dans les cales humides et sombres des bateaux.
    Ce ne serait que la première d'une longue et douloureuse série d'épreuves qui verrait se briser leurs rêves de bonheur comme les vagues s'écrasant contre la coque du navire. Elles arriveraient en Amérique la tête emplie de promesses et de croyances ; « nous voilà en Amérique, il n'y a pas à s'inquiéter ». Comme elles auraient tort !
    En débarquant sur les quais de San Francisco, elles ne reconnaîtraient pas l'homme qu'elles n'avaient jusqu'ici vu qu'en photographie ; cet homme qui était leur mari et auquel elles appartenaient désormais.
    Elles comprendraient alors qu'elles s'étaient fourvoyées, que les belles lettres les incitant à venir en Amérique, n'étaient que des mensonges destinés à ravir leur cœur ; que les promesses de belles situations n'étaient que duperies ; qu'elles avaient tout abandonné pour du vent.
    Alors elles devraient apprendre à masquer leur déception et leur dégoût devant un mari qui se révèlerait bien plus âgé dans la réalité. Elles devraient se soumettre à ses façons brutales, à son ivrognerie, à ses coups, à sa condition miséreuse.
    Elles devraient se résigner à trimer sans relâche, à travailler en silence de l'aube au crépuscule, à s'écorcher les genoux dans les champs, à se courber jour et nuit sur un lopin de terre, à se tuer au labeur dans des fermes, dans des ranches, aux alentours des villes, et accomplir les besognes que les Américains ne voulaient pas effectuer.
    Elles devraient accepter de vivre dans des campements de fortune, dans des bordels, dans des masures délabrées ou des chambres de bonne, quelquefois même à la belle étoile, recroquevillées au pied d'un arbre.
    Elles apprendraient à abdiquer devant l'homme blanc, à subir le mépris, la haine, la colère, le racisme d'un peuple dont elles ne comprendraient jamais vraiment les coutumes ni la langue.
    Elles donneraient naissance à des enfants pour lesquels elles se saigneraient aux quatre veines et auxquels plus tard, elles inspireraient honte, pitié et compassion amères.
    Elles sauraient ce qu'est la misère en pays étranger, elles connaîtraient l'ignominie, l'avilissement, l'infamie, l'indigence et l'humiliation.
    Elles verraient leurs beaux visages se flétrir, leurs peaux s'assécher, leurs lèvres s'amincir et se crisper sous les coups d'une âpre destinée faite de coups durs et d'obstacles.
    Au fil du temps, elles apprendraient à s'intégrer, à se sociabiliser, à tirer quelques profits d'une vie de labeur et de privations. Trente ans seraient passés et elles oseraient s'octroyer de petits bonheurs, peut-être même sourire ou même fredonner une chanson de leur pays lointain.
    Mais la Guerre dans le Pacifique éclaterait… Et on les tirerait de leurs maisons, de leurs commerces, de leurs champs, de leurs fermes…On les obligerait à partir dans des lieux inconnus et lointains.
    Le silence et l'oubli tomberaient alors sur leur souvenir comme si elles n'avaient jamais existée, jamais vécues qu'au travers de ce chant polyphonique, cette complainte de la mémoire que Julie Otsuka fait bruire, s'amplifier, s'intensifier et résonner tout le long de « Certaines n'avaient jamais vu la mer ».
    La vie de ces japonais s'inscrit alors dans un « nous » collectif qui fusionne en un vibrant chorus, battant tel le pouls d'un peuple d'immigrants tragiquement englouti dans les méandres du temps, et que le beau livre de Julie Otsuka, à la construction si originale, fait éclore à nouveau en un intense devoir de mémoire.
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    • Livres 4.00/5
    Par LydiaB, le 07 octobre 2014

    LydiaB
    Je suis toujours très longue à la détente pour lire un roman ayant obtenu un prix. Je me méfie car, en général, je suis déçue. Donc, comme à mon habitude, ce livre ayant obtenu le prix Femina 2012, je ne le lis que maintenant.
    Je n'ai pas été déçue cependant. On apprend un épisode de l'Histoire peu connu : l'envoi de jeunes filles japonaises aux Etats-Unis. Comme souvent, on leur a promis la lune. L'Amérique leur offrira tout. Elles partent avec, pour seul bagage, leur kimono. Une photo du futur époux - un japonais ayant émigré depuis plus longtemps - leur permettra de le reconnaître. Mais bien évidemment, la réalité est tout autre.
    Julie Otsuka fait en sorte que l'on entre dans le texte aisément. le procédé narratif peut déplaire : à travers le récit d'une migrante, l'on peut entendre des voix multiples s'élevant pour faire entendre leur témoignage. J'ai été conquise par cette pudeur, cette simplicité que l'on retrouve très souvent chez les asiatiques. C'est un très beau roman de l'exil qui m'a fait penser, dans un autre registre, à celui de Philippe Claudel, La petite fille de Monsieur Linh.

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-contemporaine/otsu..
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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 11 juin 2013

    carre
    Je la vois venir de loin, la horde sauvage, ça y est le Carré tourne pas rond encore une fois (spécial clin d'œil pour Hugo), un livre encensé par le plus grand nombre, il va encore trouver à y redire. C'est à tâtons donc que je mettrai un bémol à l'emballement général. Et je jure que le livre de Julia Otsuka avait tout pour me plaire, une histoire vraie pas connue (en tout cas de moi) qui traite du déracinement, des illusions perdues, de la bêtise des hommes (envers les femmes toujours), et puis ces satanées guerres qui broient des destins génération après génération. Je m'attendais à être cueillit des les premières lignes vu l'engouement quasi général et la minceur du livre. Et bien non, que nenni, j'ai lu cela sans déplaisir mais mon cœur est rester de marbre. L'idée de choisir de raconter l'histoire en employant le « nous » m'a déstabilisé, m'a empêché d'être touché. La souffrance est là palpable, les traumatismes irréversibles devant mes yeux mais pourtant l'émotion est toujours restée en lisière. J'ai besoin de personnages identifiables pour être en empathie, pour avoir l'envie de les suivre tout du long. Julia Otsuka a choisit une forme de narration qui ne me convient pas tout simplement, je crois que ma frilosité vient de là. J'ai du stopper ma lecture plusieurs fois tant j'avais l'impression d'égrener une liste, un chapelet, une longue litanie à n 'en plus finir. C'est sûrement un grand livre, j'en attendais beaucoup, je suis en parti passé à côté. 2.5/5
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Critiques presse (10)


  • Lhumanite , le 12 novembre 2012
    Un sujet d’une rare intensité dramatique, une écriture puissante, une traduction magistrale.
    Lire la critique sur le site : Lhumanite
  • Actualitte , le 09 novembre 2012
    De la condition de la femme japonaise jusqu'à l'intemporelle xénophobie crasse, [Julie Otsuka] parsème ce petit chef d'œuvre de simplicité de toutes les questions philosophiques fondamentales : que fait l'Homme de sa vie et de celle de l'Autre ?
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • Bibliobs , le 06 novembre 2012
    Inspiré par la vie d'immigrantes japonaises, l'éblouissant récit de Julie Otsuka redonne voix et chair à ces victimes du rêve américain.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • Lexpress , le 15 octobre 2012
    Leur calvaire, Julie Otsuka le retrace avec une voix durassienne, un lamento parfois résigné, parfois courroucé, au bout duquel ces filles sacrifiées devront subir de nouvelles offenses, lorsque les Japonais d'Amérique passeront pour des traîtres, à la veille de la guerre...
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LaLibreBelgique , le 03 octobre 2012
    Au silence de la guerre et de l’oubli, Julie Otsuka oppose une œuvre intense, sincère. Remarquable.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • LeFigaro , le 27 septembre 2012
    La romancière américaine d'origine japonaise boucle son majestueux livre en disant tout d'un sujet demeuré tabou. Ses voix ont libéré une parole longtemps muselée.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Telerama , le 26 septembre 2012
    L'auteure, l'Américaine Julie Otsuka, incarne cette histoire dans une voix qui témoigne sans effets de langage de cette vie ordinaire. A travers elle, le quotidien reste net et brutal. Et cette voix semble porter toutes les autres tant elle est ample et forte.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • Culturebox , le 20 septembre 2012
    Avec un ton juste et émouvant, Julie Otsuka revient sur une histoire largement occultée, et sa puissance d’évocation fait de cet ouvrage, non seulement un remarquable travail de mémoire, mais un pur chef d’œuvre.
    Lire la critique sur le site : Culturebox
  • Lexpress , le 13 septembre 2012
    Des phrases courtes, des mots simples et forts, une scansion fascinante, pas de pathos : un livre inoubliable.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LesEchos , le 06 septembre 2012
    Déjà couronné du prestigieux PEN-Faulkner Award for Fiction, Julie Otsuka mériterait d'être distinguée en France lors des prix littéraires, pour ce roman historique, sensible et majestueux.
    Lire la critique sur le site : LesEchos

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Citations et extraits

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  • Par LydiaB, le 07 octobre 2014

    Dans le quartier japonais nous vivions à huit ou neuf dans une pièce derrière notre salon de coiffure, nos bains-douches, dans de minuscules appartements aux murs bruts, si sombres que nous devions laisser les lumières allumées toute la journée. Ils éminçaient des carottes dans nos restaurants. Empilaient des pommes sur nos étals de fruits. Grimpaient sur leurs bicyclettes et allaient livrer leurs courses aux clients en passant par la porte de service. Ils séparaient le blanc et les couleurs dans nos blanchisseries en sous-sol et apprenaient vite à faire la différence entre le sang et le vin.
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  • Par Gwen21, le 08 octobre 2014

    Il ne faut pas trop s'attacher aux biens de ce monde.

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  • Par jolimoisdemai, le 06 octobre 2014

    Les feuilles des arbres continuaient à tournoyer au vent. Les rivières à couler. Les insectes bourdonnaient dans l'herbe comme toujours. Les corbeaux croassaient. Le ciel ne tombait pas. Le président ne changeait pas d'avis.

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  • Par KATE92, le 28 août 2012

    « Sur le bateau nous étions presque toutes vierges » : « nous », ces femmes japonaises – « certaines n’avaient que quatorze ans et c’étaient encore des petites filles » – qui traversent le Pacifique vers la Californie où les attendent leurs « fiancés », des hommes qu’elles n’ont jamais rencontrés. On est au tout début du XXe siècle. Masayo, Mitsuyo, Nobuye, Kiyono (et tant d'autres rassemblées dans ce « nous ») rêvent de vies nouvelles, d’amour, les photos envoyées au Japon ont fait naître l’espoir.
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  • Par Woland, le 28 mars 2013

    [...] ... Certains ont acquis un excellent vocabulaire et sont devenus premiers de la classe. Ils ont gagné des prix pour leurs dissertations sur les fleurs sauvages de Californie. Ont reçu les plus hautes distinctions en sciences. Accumulé davantage de bons points qu'aucun autre élève. Certains prenaient chaque année du retard pendant la saison des moissons et devaient redoubler. L'une est tombée enceinte à quatorze ans et on l'a envoyée vivre chez ses grands-parents qui avaient un élevage de vers à soie dans une zone reculée de l'ouest du Japon. Chaque semaine, elle m'écrit pour me demander quand elle pourra rentrer. Une autre s'est suicidée. Plusieurs ont abandonné leurs études. Quelques uns ont mal tourné. Formé leurs propres bandes. Avec leurs propres règles. Pas de couteaux. Pas de filles. Chinois interdits. Ils sortaient tard le soir pour chercher la bagarre. Si on allait casser la gueule aux Philippins ? Et quand ils n'avaient pas le courage de quitter le quartier, ils restaient chez eux et se battaient entre eux. Espèce de sale Jap ! D'autres courbaient la tête en essayant de ne pas se faire remarquer. Ils n'assistaient pas aux fêtes (ils n'étaient pas invités). Ne jouaient d'aucun instrument (ils n'en possédaient pas). Ne recevaient pas de cartes de voeux (ils n'en envoyaient jamais). N'aimaient pas danser (ils n'avaient pas les bonnes chaussures). Ils erraient tels des fantômes, par les couloirs, les yeux dans le vague, leurs livres serrés contre leur poitrine, comme perdus dans leurs rêves. Quand on les hélait au passage, ils n'entendaient pas. Quand on se plantait devant eux en les traitant de noms d'oiseaux, ils se contentaient de hocher la tête et de poursuivre leur chemin. Quand on leur attribuait les plus vieux livres de maths, en classe, ils haussaient les épaules avec indifférence. De toute façon je n'ai jamais tellement aimé l'algèbre. Quand leur photo apparaissait en dernier, dans l'album de la classe, ils feignaient de s'en moquer. C'est comme ça, se disaient-ils. Et puis : Et après ? Et puis : Quelle importance ? Car ils savaient bien que, quoi qu'ils fassent, jamais ils ne seraient tout à fait acceptés. On n'est rien qu'un tas de têtes de bouddhas. ... [...]
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Grégoire Delacourt présente Julie Otsuka, "Certaines n'avaient jamais vu la mer", Phébus
L'écriture de Julie Otsuka est puissante, poétique, incantatoire. Les voix sont nombreuses et passionnées. La musique sublime, entêtante et douloureuse. Les ...








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