ISBN : 2205069365
Éditeur : Dargaud (2012)


Note moyenne : 4.41/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
Max Jacob est le 1er tome de Pablo, une série signée Birmant et Ourbrerie qui, en 4 épisodes, racontera le quotidien de Picasso jeune homme, à Montmartre, entre 1900 et 1912.

Ce 1er opus de Pablo commence au Bateau-Lavoir, logement pour bohèmes situé au s... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par OliZ, le 18 mai 2012

    OliZ
    Petit retour en arrière, imaginons-nous à l'automne 1900.
    Alors que Paris est illuminé par son expo universelle, un jeune artiste espagnol, originaire de Malaga, accompagné de ses amis peintres catalans, va « poser son chevalet n'importe où sans que personne ne lui fasse de remarque. »
    Son nom : Pablo Ruiz PICASSO.
    Emballé par cette disparité entre cette apparence de liberté française face à l'austère et puribonde espagne, Pablo Picasso va se laisser guider par ses envies, ses passions, ses pulsions!
    Même en ne baragouinant que quelques mots de français, femmes et premières ventes tombent pour Pablo.
    Mais, suite à la perte de son meilleur ami Carlès Casagemas, Pablo va sombrer dans une vie plus solitaire.
    Bourreau de travail, il entre dans une période plus mélancolique qui déplaît à ses marchands et à son public. Sa peinture, dominée par une tonalité bleutée, représente le plus souvent des personnages solitaires. C'est le début de la « période bleue » qu'il développera jusqu'en 1904. Durant cette période Pablo rencontrera des personnages extraordinaires. C'est aussi un peu l'époque qui veux cela, souvenez vous de la lecture de Kiki de Montparnasse : Où comment la vie d'une muse bohème inspira les plus grands artistes des années 20. Nous n'y sommes pas encore en 1920, mais Pablo Picasso va partager, échanger et être héberger par le généreux poète, Max Jacob. Ils s'installeront ensuite dans le fameux immeuble de Montmartre au nom donné : le Bateau-Lavoir.
    Un long moment de complicité va être mis ici en mots et en images pas les auteurs Julie Birmant, au scénario et Clément Oubrerie, au dessin. Mais j'en oublie presque celle qui rapporte cette histoire : Fernande, le premier vrai amour de Picasso. Mais comment vont-ils se rencontrer, alors que leurs destins respectifs semblent parallèle ?... Ce premier tome est basé sur une de ces rencontres qui transformeront l'un des plus grand artiste peintre de ce début du XXème siècle. Fernande, et la prose de Max Jacob semble avoir touché au cœur, le pinceau de Pablo Picasso.
    Cette bande dessinée qui comptera au final quatre volumes a l'ambition de raconter la vie de l'artiste jusqu'en 1912. Nous avons traversés ici les années de 1900 à 1904 et, nous nous sommes attardés sur les rencontres décisives que fit Picasso à cette époque : la poèsie de Max Jacob et la charmante Fernande. Deux riches personnes qui le pousseront à dévoiler sa personnalité artistique et que nous allons nous aussi rencontrer !
    Cette biographie dépeint la bohème de Paris de l'époque sans en occulter la misère et la morale. Clément Oubrerie (Aya de Yopougon, Zazie dans le métro) prête sa plume élégante à Julie Birmant (Drôles de femmes) pour cet album romanesque.
    Où comment utiliser le neuvième art, sachant qu'il est interdit de reproduire du Picasso !
    Une exposition publiée et réussie sur cette première partie et, à n'en pas douter sur les trois prochaines rencontres qui vont influencer Pablo !

    Lien : http://alamagie-des-yeux-doli.over-blog.com/article-pablo-104876373...
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par pile, le 28 février 2012

    pile
    Pablo. 1, Max Jacob est le premier tome d'une série de bd signée par Clément Oubrerie (le dessinateur d'Aya de Yopougon) et Julie Birmant. Prévue en 4 tomes, cette série raconte la vie de Picasso à Montmartre entre 1900 et 1912.

    Dans ce premier tome, on suit deux histoires en parallèle qui ne se rejoignent qu'à la fin : celle de Fernande, mariée de force à 17 ans qui s'enfuit et devient modèle à Montmartre, et celle de Picasso qui arrive à Paris à 19 ans pour l'Exposition universelle, y vend ses premières toiles, et s'y installe finalement avant de rencontrer le poète Max Jacob.
    Cette bd est vraiment enthousiasmante, parce qu'elle recrée magnifiquement l'ambiance du Paris de la Belle Époque, son côté festif mais aussi l'envers du décor que Max Jacob va faire découvrir à Picasso. La relation qui unit le peintre et le poète est assez étrange. Max Jacob est de toute évidence tombé amoureux de Picasso, mais il va aussi beaucoup l'influencer, en lui faisant découvrir la poésie, Verlaine et Rimbaud, et en lui révélant d'autres sources d'inspiration qui vont radicalement modifier sa peinture (ce sera alors sa période bleue). Ce premier tome fait aussi la part belle au personnage de Fernande qui, avant de rencontrer Picasso, devient modèle pour des artistes pompiers. Fernande va être le premier grand amour de Picasso et son modèle, mais ça ce sera pour le prochain tome que j'ai hâte de découvrir. Il sera paraît-il intitulé “Guillaume Apollinaire”…
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par CyrielF, le 16 mai 2012

    CyrielF
    J'ai été très agréablement surprise par la lecture de cette BD. On découvre les débuts du jeune Picasso à son arrivée en France dans le Montmartre du début du XXe siècle. A travers l'histoire de Fernande, premier modèle et grand amour de Pablo, on part à la découverte du Bateau-Lavoir et on plonge au coeur de la vie de bohème parisienne des années 1900. Pablo a des rêves plein la tête et s'avère extrêment doué et productif. Dans ce premier tome, on assiste à la rencontre entre Picasso et le poète Max Jacob, qui sera sa première inspiration. On suit Pablo et son ami Carlès au coeur des folles nuits parisiennes, pleines de liberté et de rêves. On assiste tantôt à des situations dramatiques, tantôt à des scènes plus drôles et attachantes. La plume de Julie Birmant est exquise, poétique relevée de quelques touches d'humour, et nous permet de découvrir tout ce beau monde sous un jour nouveau. Quant aux dessins de Clément Ourberie, ils nous embarque dans un univers bien particulier et haut en couleurs. Les dessins sont très détaillés, ce qui donne beaucoup de corps au récit et illustrent très bien ce qu'était la vie d'artistes à Montmartre. J'ai beaucoup aimé la relation entre Pablo et Fernande, à laquelle je me suis vraiment attachée.
    Ce premier tome prend fin en 1912, alors que Pablo n'était pas encore Picasso, et il est certain que je vais guetter de très près la sortie des trois volumes suivants !

    Lien : http://tetedelitote.canalblog.com/archives/2012/05/16/24271353.html
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par pilyen, le 14 février 2012

    pilyen
    Dans la bande dessinée, il existe des modes, des coups d'éditeur, des albums qui sont plus chics que d'autres. Pablo est l'un de ceux là.
    A partir d'un roman de la productrice à France Culture Julie Birmant, adapté en scénario de BD par Jul, Clément Oubrerie, le dessinateur reconnu de Aya de Yopougon, illustre les premières années de la vie d'artiste de Pablo Picasso. Pari éditorial pour une série qui comptera quatre albums, dont le deuxième tome devrait paraître à la rentrée 2012. le challenge était de taille car, personnellement, je ne voyais pas Clément Oubrerie, avec son dessin naïf et à la ligne claire, s'attaquer à mettre en images une biographie de celui qui a révolutionné la peinture du XXème siècle. Obstacle supplémentaire pour les auteurs, ils n'avaient pas la possibilité de représenter les oeuvres du maîtres, juridiquement protégées.
    En découvrant la couverture, particulièrement sobre, le lecteur sait déjà que cet album se veut à part de la production habituelle de la bande dessinée. Pour moi, elle évoque le Toulouse Lautrec affichiste qui mourut en 1902, à peu après au même moment où Picasso débarque dans ce Paris à l'exubérance stimulante. L'album nous conte ses premières années de galères et de doutes, sa rencontre avec les galeristes et avec le poète MaxJacob qui tombera fou amoureux du peintre espagnol. Ce qui aurait pu être totalement linéaire est cassé ici par l'histoire de son premier grand amour, Fernande Olivier, dont nous suivons, en parallèle, le cheminement jusqu'à leur rencontre au Bateau-Lavoir.
    Le scénario, très documenté sans jamais être didactique, prend dès le départ un regard psychologique, donnant à ce premier tome une dimension particulièrement attachante. le dessin, quant à lui, restitue avec beaucoup d'à propos le Paris 1900. L'utilisation du fusain, de la mine de plomb et surement de l'aquarelle, donne une profondeur au dessin particulièrement convaincante. Cependant, l'alignement très sage des vignettes donne une impression de collection d'images, peut être pour ne pas désorienter un lecteur peu habitué à la bande dessinée ou bien un petit hommage aux albums offerts par les nombreuses marques de chocolat de l'époque.
    La fin sur le blog

    Lien : http://sansconnivence.blogspot.com/2012/02/pablo-t1-max-jacob-de-jul..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par argali, le 19 février 2012

    argali
    Ce 1er opus de Pablo commence au Bateau Lavoir, logement pour bohèmes situé au sommet de la Butte, où Picasso rencontra Fernande, le premier grand amour de sa vie
    C'est en effet le jeune Picasso que l'on découvre dans cette nouvelle série qui comptera quatre albums. Ici, il vient de débarquer à Paris, sans le sou mais plein de talent.
    Julie Birmant et son compagnon Jul, auteur de bédé, nous raconte de façon créative la vie du peintre : découpage dynamique et rythmé, changement de point de vue… Quant à Clément Oubrerie, il réalise un talentueux travail artistique. le Paris 1900 est merveilleusement rendu et les dessins possèdent une réelle profondeur.
    Beaucoup d'audace, payante, dans cet album superbe, vivant et riche en émotions. Vivement la suite.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

Critiques presse (6)


  • LeFigaro , le 02 mai 2012
    D'une tonalité très romanesque, cette biographie dépeint la bohème de Paris sans en occulter la misère, morale et financière.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • BDSelection , le 17 février 2012
    Un découpage enlevé et efficace, en totale adéquation avec la modernité du dessin, aussi coloré que chaleureux, et le souffle épique de cette page de l’histoire de l’Art !
    Lire la critique sur le site : BDSelection
  • Telerama , le 09 février 2012
    Le trait, léger et stylé, très en verve, insuffle une vitalité crépitante dans chaque scène. Il y a bien un drame - le suicide de l'ami Casamegas - et un gros nuage passager d'idées noires quand Pablo doute de son avenir.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • BoDoi , le 06 février 2012
    Clément Oubrerie s’empare finement de ce récit romanesque, prévu en quatre volets. Il y imprime une vie palpable, traduit la dureté de l’époque et les excès d’un milieu passionné, où il faut créer magistralement ou mourir.
    Lire la critique sur le site : BoDoi
  • Actualitte , le 06 février 2012
    On rit souvent en lisant cet album, grâce au pittoresque des personnages mis en scène […].
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • Sceneario , le 01 février 2012
    Graphiquement, c'est un très bel album, avec un dessin assez "brut" et très expressif et une mise en couleur sublime. Chaque planche se lit, mais surtout se regarde, le charme du trait de Clément Oubrière opère tout de suite.
    Lire la critique sur le site : Sceneario

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Citations et extraits

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  • Par Gregor, le 31 mars 2012

    La décence m'avait enseigné qu'il fallait toujours passer une chemise propre par dessus la sale. Restée seule dans l'atelier, comme je n'avais ni draps ni linge, j'ai dormi nue, emmitouflée dans une peau de bête. En imaginant la tête de ma tante si elle me voyait ainsi, j'ai eu un fou rire. Pour la première fois de ma vie, j'étais libre.
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  • Par Gregor, le 31 mars 2012

    Je me souviens encore de l'odeur : un mélange de chien mouillé, de pétrole, de poussière et de tabac... Un odeur de travail. Cela me changeait de Laurent qui discourait des heures sur ses oeuvres en se contentant de remetre des linges sur des esquisses qu'il ne finirait jamais.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par pile, le 28 février 2012

    Un visage comme un ivoire sans pli, un regard de feu sous la mèche de Corbeau
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par pile, le 28 février 2012

    C’est ça que je veux peindre : la vérité pourrie sous les habits de fête.
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