> Sophie Benech (Traducteur)

ISBN : 2070359484
Éditeur : Editions Gallimard (2008)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
"Peut-on comparer le bon gros mensonge masculin stratégique, architecturé, aussi ancien que la réponse de Caïn, avec ces charmants petits mensonges de femmes dans lesquels on ne décèle aucune bon ou mauvaise intention, ni même aucun espoir de profit ?
Que de char... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(4)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par AmandineMM, le 10 février 2012

    AmandineMM
    Roman à épisodes selon l'éditeur (et l'auteur ?), recueil de nouvelles selon moi tant les différents textes peuvent être lus indépendamment les uns des autres, la dénomination de cet ouvrage peut prêter à variation en fonction de l'approche des lecteurs. En effet, ce livre est très fragmenté, divisé en scènes de la vie de Génia, le personnage principal de chaque nouvelle (excepté Un phénomène de la nature où elle est secondaire et livre la clé du mensonge à la dupée). Contrairement à Sonietchka où l'on suivait la vie d'une femme d'un bout à l'autre, de façon continue, ce sont ici des instants furtifs, comme un petit film-souvenir, qui nous sont livrés, avec une plus grande attention aux personnages « secondaires », les menteuses. Celles-ci sont souvent charmantes, ingénues presque : une petite fille et une vieille dame, par exemple. Cette innocence rend leurs mensonges d'autant plus interpelants : sont-ils dû à une maladie mentale, à un désir d'être plainte ou reconnue, ou encore à l'envie de se rêver une vie plus belle ? A moins qu'ils ne soient naturels « comme les bouleaux, le lait ou les frelons » comme le dit l'introduction ?
    C'est cette première partie du livre, dont un extrait se trouve sur la quatrième de couverture, qui m'avait donné envie de le lire : avec beaucoup d'humour, Ludmila Oulistkaïa annonce son thème par le mensonge de Pénélope, femme d'Ulysse, grand menteur lui aussi. Malheureusement, je n'ai pas retrouvé cet humour mordant dans le reste du texte, comme je l'espérais : le ton y était plus tragique et pathétique, à l'image des histoires que les femmes s'inventent. J'ai aimé la diversité des récits et être surprise par la teneur de certains mensonges, qui ne se situaient pas là où la narratrice s'y attendait, de même que moi. J'ai également aimé ces psychologies féminines esquissées, plus ou moins approfondies selon les nouvelles. Néanmoins, malgré ces éléments, je suis restée sur ma faim et un peu déçue par cette exploitation trop faible du thème choisi, peut-être à cause d'une attente trop élevée.

    Lien : http://minoualu.blogspot.com/2012/02/mensonges-de-femmes-ludmila-oul..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 13 septembre 2010

    kathel
    J'ai beaucoup aimé ce livre pour son originalité et ses beaux portraits féminins. C'est un roman sur le thème du mensonge, composé de chapitres qui sont comme autant de nouvelles. le personnage principal en est Génia, intellectuelle russe, qui à son travail, dans son voisinage ou sa famille rencontre d'autres femmes qui ont en commun, pour des raisons très diverses, d'aimer s'inventer une autre vie. Elles lui racontent leur histoire, et Génia découvre, parfois après s'être émue à les entendre, que ce sont des affabulations. Ces portraits de femmes qui « mentent comme elles respirent » sont touchants, de la toute jeune fille à la dame très âgée, avec leurs vies imaginaires ou leurs espoirs qui prennent réalité. Et Génia, qui observe tout cela avec étonnement, car elle fait partie de ces femmes qui ne savent pas mentir, serait-elle complètement épargnée par ce phénomène ? Ne se ment-elle pas à elle-même, à défaut de mentir aux autres ?
    J‘ai trouvé les observations très fines et intéressantes, l'écriture agréable… Les femmes mentent-elles si bien, parce qu'elles seules ont de l'imagination ? (N'est-ce pas, messieurs ?)
    J'avais déjà lu de Ludmila Oulitskaïa De joyeuses funérailles et Le Cas du docteur Koukotski, c'est un auteur que je retrouverai volontiers de nouveau, et qui me donne envie de me plonger dans la littérature russe contemporaine, que je connais très peu.

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-19424781.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Lencreuse, le 27 juillet 2010

    Lencreuse
    J'ai un gros problème avec Oulitskaïa ! C'est le deuxième recueil de nouvelles que je lis d'elle (enfin en y réfléchissant bien, je ne suis pas certaine d'avoir fini le premier !) et chaque fois ses thématiques m'intéressent mais il y a quelque chose qui ne passe pas. le titre de celui-ci est assez explicite me semble-t-il, on y parle de mensonges féminins. Celui d'une femme qui fascine et s'invente des enfants morts ou encore celui d'une très jeune fille qui confie une liaison avec un homme marié bien plus âgé et voyez, j'ai déjà oublié les autres ! A chaque fois, c'est une femme qui recueille le mensonge : Génia. On la découvre au fur et à mesure des nouvelles, mère, lectrice, confidente, pas toujours sure d'elle. Et là est sans doute l'originalité du livre, cette femme comme fil conducteur, devenant à son insu, une sorte de victime du mensonge d'autres femmes. Mais le style me laisse indifférente, voire ne me plaît pas. Il est plat, sans grand intérêt. Un problème de traduction ? Peut-être mais malgré le dicton qui fait des traducteurs des traîtres, il n'est pas dans mes habitudes de remettre en cause leurs compétences. Et je me dis que chez Gallimard, tout de même… (Ceci dit il faut se méfier de certaines éditions de poche) et quand la nouvelle se termine par un laconique : « Voilà, c'est tout ! », ce n'est quand même pas la traductrice qui est allée l'inventer ! Enfin bref, ce livre sera bien vite oublié. Pourtant, je dois avouer qu'il commençait presque à me plaire – enfin m'intéresser - vers la fin. C'est bien pour ça que je ne sais trop qu'en penser !

    Lien : http://lencreuse.over-blog.com
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par ay_guadalquivir, le 14 juillet 2010

    ay_guadalquivir
    Première expérience de littérature contemporaine russe. Une série de petites histoires bien construites qui mettent en scène les Mensonges de femmes, du plus véniel au plus grave. le ton est assez drôle, les situations parfois cocasses, les personnages plutôt bien décrits, mais je me suis lassé de cette succession d'histoires qui se font peu écho, si ce n'est pour renvoyer le sentiment que les femmes ont toutes besoin de s'inventer une vie.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (5)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par AmandineMM, le 06 février 2012

    Elle chaussa ses lunettes, s’arma d’un crayon à pointe fine pour mettre des points d’interrogation dans les marges, et s’endormit sur-le-champ, bercée par cette merveilleuse musique à multiples voix qui remplit une maison de campagne pendant la pluie : le crépitement des gouttes sur les feuilles, les coups cognés contre la vitre, de mélodieuses vagues sonores à la moindre saute de vent, le clapotis des gouttes à la surface de l’eau noire du tonneau, le carillon bien distinct des trombes d’eau dévalant la gouttière… Et le bruit le plus dangereux – celui, d’abord éclatant puis mat, des gouttes tombant au fond de la cuvette posée dans le grenier sous le toit qui fuit.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par ay_guadalquivir, le 08 juillet 2010

    "Les hommes, c'est très bien, mais pourquoi en avoir chez soi?" demandait perfidement Anna Véniaminovna.
    Et l'autre lui répondait du tac au tac :
    "Anna Véniaminovna ! Je ne vais pas emprunter à ma voisine son fer à repasser, son moulin à café ou son mixeur, j'ai les miens. Pourquoi irais-je emprunter un homme ?
    - Comment pouvez-vous comparer un homme à un fer à repasser, ma petite Genia ? Un fer à repasser caresse quand on en a besoin, tandis qu'un homme caresse quand il en a besoin, lui !" rispostait Anna Véniaminovna.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par ay_guadalquivir, le 23 juin 2010

    "Ma mère était une beauté - Dina Doubrine tout craché, si ça te dit quelque chose. Et elle a toujours été idiote. Enfin, pas idiote, mais un peu retardée. Je l'aime beaucoup. Seulement, elle a toujours eu de la bouillie dans la tête : d'un côté, elle est communiste, de l'autre, elle est luthérienne, et du troisième, c'est une admirattrice du marquis de Sade."
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par VioletteBeauregard, le 18 octobre 2011

    ...chacun connaissait l'autre comme lui-même - très précisément dans la mesure où l'on peut se connaître soi-même - jusqu'aux plus infimes détours de la pensée, quand les conversations n'ont plus rien d'obligatoire et ne tiennent qu'à l'habitude de prononcer des mots. Ils se faisaient confiance l'un à l'autre d'avantage qu'à eux-même. Quant à leurs faiblesses mutuelles, ils les connaissaient par coeur et avaient réussi à les aimer.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par VioletteBeauregard, le 18 octobre 2011

    Puis elles arrivèrent devant une famille d'acacias, s'assirent dans l'ombre clairsemée de leurs feuillages maigrelets, et allumèrent une cigarette.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Mensonges de femmes par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (16)

  • Ils veulent le lire (1)

> voir plus

Quiz