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ISBN : 287929679X
Éditeur : Editions de l'Olivier (2009)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.74/5 (sur 832 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quelque part dans une Amérique du Sud imaginaire, trois femmes d’une même lignée semblent promises au même destin : enfanter une fille et ne pouvoir jamais révéler le nom du père. Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Elles sont toutes éprises de liberté mais... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par MachaLoubrun, le 19 septembre 2013

    MachaLoubrun
    « Ce que je sais de Véra Candida » est un roman d'une vitalité incroyable. Véronique Ovaldé nous transporte dans un lieu imaginaire, quelque part en Amérique du Sud et on suit avec un plaisir jubilatoire, trois femmes d'une même lignée. Son écriture est colorée, rythmée, les chapitres sont courts, pétillants, teintés d'une légère mélancolie, elle nous tient sous le charme de Rose, Violette et Rosa Candida. Rose était la plus belle prostituée de l'île de Vatapuna mais à quarante ans elle décida d'habiter une petite cabane en bois et de pêcher tranquillement des poissons volants. Fichu destin, le flamboyant Jeronimo vint construire sa villa au-dessus du village….
    Bien des années plus tard, sa petite fille, Véra Candida s'enfuyait de l'île de Vatapuna à quatorze ans pour se délester de l'histoire familiale aux filles sans pères… A Lahomeria, où elle décida de faire table rase du passé, elle trouva sur son chemin, Itxaga, journaliste à L'Indépendant, venu mettre son nez dans le foyer d'hébergement pour jeunes mères abandonnées où elle résidait. A partir de là, rien n'arriva comme prévu.
    Mais « Quand on lui apprend qu'elle va mourir dans six mois, Véra Candida abandonne tout pour retourner à Vatapuna ».
    On comprend mieux pourquoi en lisant ce conte merveilleux qui parle avec une apparente légèreté et beaucoup de grâce de sujets lourds et de l'amour.


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    • Livres 5.00/5
    Par latina, le 29 avril 2012

    latina
    Véronique Ovaldé est une magicienne ! Elle m'a emmenée dans une île où il fait toujours chaud, où la vie s'écoule, lente et tranquille…Puis lentement mais inexorablement, j'ai suivi la trajectoire de ces 3 femmes (la grand-mère, la mère, la fille) enchaînées à un homme, immonde. La plus jeune des 3 s'échappe. Elle a bien raison car elle fuit l'inconcevable.
    Véronique Ovaldé est une magicienne…Elle m'a emportée au pays des mots justes et forts, au pays des images qui parlent d'elles-mêmes.
    Véronique Ovaldé, vous m'avez séduite mais vous ne m'abandonnez pas. Je vous ai suivie jusqu'au bout de votre histoire, tumultueuse mais si claire. Et après avoir tourné la dernière page, celle-ci va me hanter encore longtemps…
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    • Livres 4.00/5
    Par Marcelline, le 10 août 2012

    Marcelline
    Quand je pense que j'ai failli rendre ce livre à la bibliothèque sans le lire: à côté de quel bon moment je serais passée!...
    C'est la quatrième de couverture qui m'a fait un peu peur, lorsqu'elle me parlait d'"Amérique du Sud imaginaire".
    Et puis, dès les premières pages, j'ai été embarquée pour cette destination lointaine, à la suite de Véra Candida et de sa grand-mère, Rose Bustamente.
    L'ambiance m'a évoqué celle du Soleil des Scorta, de Laurent Gaudé, qui, de même, nous parle de malédiction originelle et de pays chaud mal défini.
    Finalement, c'est cette imprécision dans le lieu qui donne un goût de fable universelle à l'histoire. Tout le long de ma lecture, j'ai eu la sensation de lire un conte, pour adultes certes, mais quand même: une belle histoire dans laquelle l'héroïne décide de briser la chaîne de fatalités qui poursuit toutes les générations de femmes de sa famille et de partir pour assumer son propre destin.
    Avec bonheur, j'y ai lu une magnifique histoire d'amour, entre Vera Candida et un homme qui l'aime pour ce qu'elle est, un homme que je rêverais de rencontrer. Fatalement, malgré toutes les épreuves terribles déjà évoquées dans le livre, que cela concerne les femmes de la lignée ou bien le journaliste Itxaga, c'est cette belle histoire qui m'a émue aux larmes...
    Enfin, ce que je retiendrai aussi de ce très bon moment de lecture, c'est la découverte pour moi de l'écriture de Véronique Ovaldé: des phrases très longues par moments, qui donnent l'impression que l'esprit s'emballe et n'a pas le temps de mettre la ponctuation, des descriptions imagées au langage parfois cru, langage qui donne un contraste étrange à cette fable que l'on sent de portée universelle...
    Finalement, une très belle découverte pour moi: une histoire et un auteur, dont je ne tarderai sans doute pas à essayer de découvrir les autres écrits!
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    • Livres 5.00/5
    Par nougat65, le 19 juin 2012

    nougat65
    Il y a dans ce roman un petit quelque chose d'Isabelle Allende : l'histoire qui se déroule dans un pays imaginaire d'Amérique du Sud, le destin, la malédiction qui vient peser sur l'existence des femmes d'une même famille, la révolte d'une d'entre elle et le désir de rompre enfin avec la fatalité...
    J'ai adoré le style et l'écriture de Véronique Ovaldé, c'est rapide, drôle, original et surprenant. Les personnages sont attachants et l'univers dans lequel ils évoluent permet au lecteur une vraie rupture avec le quotidien : on se retrouve tout à coup très très loin...
    A la différence des romans d'Isabelle Allende, ici, pas de magie ni de prières, pas de dieux ni d'églises, juste des êtres en rupture qui tentent de recoller les morceaux.
    Ce roman est également un superbe cri d'amour d'une mère à sa fille. Véronique Ovaldé traduit avec une rare sensibilité et une vraie sensualité les liens qui unissent les êtres entre eux. C'est fort et bouleversant.
    Une vraie pépite !
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    • Livres 4.00/5
    Par araucaria, le 01 juin 2013

    araucaria
    Très beau roman à l'écriture fluide. Un texte qui se lit très bien. C'est un livre captivant, prenant, qui n'offre pas de longueurs. Belle découverte.

    Lien : http://araucaria20six.fr/

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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Minh Tran Huy pour le Magazine Littéraire

    Le nouveau roman de Véronique Ovaldé (prix France Culture-Télérama 2008 pour Et mon coeur transparent) fait la part belle aux femmes : soit Rose Bustamente, prostituée puis pêcheuse de poissons volants, sa fille... > lire la suite

    Critique de qualité ? (4 l'ont appréciée)

Critiques presse (2)


  • Lecturejeune , le 17 février 2012
    Lecture Jeune, n°132 - décembre 2009 - « Rose Bustamente, la grand-mère maternelle de Vera Candida, avant de devenir la meilleure pêcheuse de poissons volants de ce bout de mer, avait été la plus jolie pute de Vatapuna ». Dans une Amérique du sud imaginaire, baroque, colorée et moite, trois générations de femmes affrontent leur destin : la violence des hommes, la maternité non choisie... Vera Candida, petite fille de Rose, choisit de rompre avec ce qui ressemble à de la fatalité : à 15 ans, enceinte, elle quitte l'île de Vatapuna. Loin des démons du passé, elle tente de prendre son destin en main, élève sa fille Monica Rose, et rencontre Itxaga qui tombe fou amoureux d'elle. Forcément, elle retournera à Vatapuna... Fable initiatique, saga familiale, le souffle romanesque de Ce que je sais de Vera Candida emporte... La langue de Véronique Ovaldé est sonore et joliment ornée ; elle construit un univers teinté de fantaisie et de merveilleux qui réjouit dans l'avalanche de textes « réalistes ». L'auteur nous offre ici des personnages hauts en couleurs, inoubliables ; des femmes fortes, en lutte et si vulnérables (l'ouvrage ne devait-il pas s'intituler Vies amazones ?). Les jeunes lecteurs ne s'y sont pas trompés en attribuant à Ce que je sais de Vera candida le 18e prix Renaudot des lycéens. Hélène Sagnet
  • LesEchos , le 06 septembre 2011
    Tour à tour romantique, nostalgique et cruelle, la romancière excelle à remonter le cours douloureux de la mémoire, à rendre les palpitations du coeur et les frémissements de l'âme.
    Lire la critique sur le site : LesEchos

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Citations et extraits

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  • Par jovidalens, le 22 juillet 2015

    ...laissant Vera Candida toute seule dans la cuisine en face à face avec cette antique malle et ce frigo qui grogne sourdement et dont la glace déborde et empêche la porte de bien fermer ; on dirait un monstre de glace que le frigo n'arriverait plus à contenir et qui s'apprêterait à envahir la maison, il ourdirait ses armes en cristaux aigus, rassemblant ses régiments de givre pour attaquer la vieille. C'est un objet effrayant. Vera Candida se dit, c'est la morphine qui me fait perdre la tête.
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  • Par jovidalens, le 22 juillet 2015

    Arriverais-je vivant à l'été prochain ? C'était une drôle de question, mais cela avait à voir avec le mille-feuille qu'il avait confectionné à partir de ses terreurs, de ses frustrations, de ses incapacités et de son infinie solitude (l'infinie solitude étant la couche de crème acide qui ajoutait à plusieurs reprises du moelleux à la chose). C'était une image d'assez mauvais goût mais c'était celle que se faisait Itxaga de sa vie.
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  • Par jovidalens, le 22 juillet 2015

    Itxaga lui avait appris comment le plaisir pouvait être dans chacun des gestes de la vie, il achetait des fleurs coupées et lui fit connaître d'autres boissons que la bière, il lui dit qu'elle pouvait ne manger que le jaune des oeufs et lui offrit des pinceaux le jour où elle raconta qu'elle aimait bien dessiner , enfant. Ils dormaient parfois dans le salon quand leur chambre les fatiguait, ou passaient la nuit à l'hôtel à Lahomeria juste pour changer. Ils emmenaient Monica Rose par le train du littoral dans d'autres ports et sur d'autres plages si tout à coup l'envie leur en prenait ; ils avaient maintenant l'âge où l'on a accès au placard à confitures et ils en profitaient.
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  • Par isabouquins, le 23 juillet 2015

    Excellent livre, je vous conseille si vous voulez un bon résumé et mon avis sur le livre d'aller voir ma vidéo sur ce lien: https://www.youtube.com/channel/UC5EvVCeW5Q4ciwVBE6c8-aA

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  • Par jovidalens, le 22 juillet 2015

    L'odeur de l'usine se répandait dans les environs, une odeur de graisse frite et d'oignons. Itxaga pensa à l'odeur qui pénétrait sous la peau et dans les cheveux des filles qui travaillaient là, une odeur qu'elles trimbalaient avec elles, ramenaient dans leurs foyers, comme la houille sur la peau des mineurs.

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