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ISBN : 287929679X
Éditeur : Editions de l'Olivier (20/08/2009)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.73/5 (sur 998 notes)
Résumé :
Quelque part dans une Amérique du Sud imaginaire, trois femmes d’une même lignée semblent promises au même destin : enfanter une fille et ne pouvoir jamais révéler le nom du père. Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Elles sont toutes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe. Parmi elles, seule Vera Candida ose penser qu’un destin, cela se brise. Elle fuit l’île de Vatapuna dès sa quinzi... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (175) Voir plus Ajouter une critique
Ptitgateau
17 juillet 2016
★★★★★
★★★★★
J'ai beaucoup aimé cette histoire qui peut apparaître comme une histoire simple de femmes sur une île et dans un pays imaginaire, d'ailleurs, peut- être pas si imaginaire que cela : Véronique Ovalde a inventé l'île de Vatapuna ( bien que l'auteure ait déclaré que des personnes lui ont dit que cette île ressemblait étonnamment à je ne sais plus quelle île des Caraibes) mais elle expose clairement la condition des femmes en Amérique latine, le fait de se retrouver seule pour élever des enfants qui y est courant , le machisme, la violence, la corruption, la présence d'ex nazis réfugiés quelque part en Amérique du sud.
Histoire simple en apparence donc, mais une histoire d'une violence inouïe si on considère la vie de chacune des femmes de la lignée :
- Rose Bustamente, qui gagne sa vie en se prostituant, puis jusqu'à un âge avancé, est amenée à pêcher des poissons volants en mer pour se nourrir et nourrir sa fille née tardivement après une liaison avec Jeronimo, homme pas très recommandable dont on ignore le passé et qui semble être venu se réfugier sur l'île pour une raison inconnue du lecteur.
- Violette, pauvre petite fille sans repère ( bien que sa mère, Rose ait essayé de lui en donner avec les moyens qu'elle possédait),
- Vera Candida notre héroïne, femme à la fois de caractère, ne se laissant pas manipuler, et fragile à la fois : la vie lui imposera des épreuves qu'elle assumera tout en se montrant parfois passive face à certaines situations : exploitation dans le travail, accueil des événements sans révolte apparente. Par deux fois elle choisit la fuite par amour pour ceux qu'elle aime.
- Monica-Rose qui aura la chance de pouvoir s'instruire et vraisemblablement de s'émanciper.
En observant le parcours de Vera Candida, on peut penser à la résilience : mise au monde par une mère dans l'incapacité de l'élever, et éduquée par sa grand-mère, elle subit une épreuve qui générerait un traumatisme important chez toute femme ayant vécu une telle situation, elle choisit la fuite, elle décide de s'en sortir et de donner à sa fille une autre vie, une vie un peu moins difficile que la vie qui aurait été la sienne à Vatapuna et on peut à nouveau parler chez Monica-Rose de résilience car elle est porteuse de tout ce qu'ont pu subir ses aïeules, il serait intéressant connaître le point de vue d'un psychologue sur cette question.
Vera Candida porte en elle l'évolution de la lignée : Rose, sa grand-mère est ancrée à Vatapuna, elle y mourra, Violette incapable de s'en sortir, se laissera prendre dans les filets de cette île, Vera Candida fuira Vatapuna, sans doute pour échapper à un destin similaire à celui de sa grand-mère puis s'y réfugiera à nouveau, mais Monica Rose, elle partira vers une vie toute autre et ne connaîtra jamais cette île.
Les hommes dans la vie de Vera Candida ont également attiré mon attention : violeurs pour un certain nombre d'entre eux, et qui sont à l'origine de l'extrême méfiance de la jeune femme et de sa situation précaire, ou exploiteurs si on pense à son chef dans cette usine de paniers repas où elle travaille de nuit, et puis survient itxaga, journaliste à l'origine de la fermeture du refuge pour mères célibataires ou s'est installé Vera Candida, mais qui apparaît comme une sorte de justicier, personnage qui renforce la vision que l'on peut avoir de ces hommes tel que Vera Candida les considère : plus il se montre humain, plus les autres apparaissent comme des monstres.

En tant que lectrice de ce roman, c'est avec grand intérêt que j'ai suivi l'évolution de Vera Candida, un livre que je conseille à toute personne qui s'intéresse aux problèmes de l'Amérique latine, aux difficultés rencontrées par les femmes dans le monde, à la psychologie, même si d'autre ouvrages creusent certainement plus la question.
Challenge tour du monde
Challengue multi-défis.
Lien : http://1001ptitgateau.blogsp..
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latina
29 avril 2012
★★★★★
★★★★★
Véronique Ovaldé est une magicienne ! Elle m'a emmenée dans une île où il fait toujours chaud, où la vie s'écoule, lente et tranquille…Puis lentement mais inexorablement, j'ai suivi la trajectoire de ces 3 femmes (la grand-mère, la mère, la fille) enchaînées à un homme, immonde. La plus jeune des 3 s'échappe. Elle a bien raison car elle fuit l'inconcevable.
Véronique Ovaldé est une magicienne…Elle m'a emportée au pays des mots justes et forts, au pays des images qui parlent d'elles-mêmes.
Véronique Ovaldé, vous m'avez séduite mais vous ne m'abandonnez pas. Je vous ai suivie jusqu'au bout de votre histoire, tumultueuse mais si claire. Et après avoir tourné la dernière page, celle-ci va me hanter encore longtemps…
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Macha_Loubrun
19 septembre 2013
★★★★★
★★★★★
« Ce que je sais de Véra Candida » est un roman d'une vitalité incroyable. Véronique Ovaldé nous transporte dans un lieu imaginaire, quelque part en Amérique du Sud et on suit avec un plaisir jubilatoire, trois femmes d'une même lignée. Son écriture est colorée, rythmée, les chapitres sont courts, pétillants, teintés d'une légère mélancolie, elle nous tient sous le charme de Rose, Violette et Rosa Candida. Rose était la plus belle prostituée de l'île de Vatapuna mais à quarante ans elle décida d'habiter une petite cabane en bois et de pêcher tranquillement des poissons volants. Fichu destin, le flamboyant Jeronimo vint construire sa villa au-dessus du village….
Bien des années plus tard, sa petite fille, Véra Candida s'enfuyait de l'île de Vatapuna à quatorze ans pour se délester de l'histoire familiale aux filles sans pères… A Lahomeria, où elle décida de faire table rase du passé, elle trouva sur son chemin, Itxaga, journaliste à L'Indépendant, venu mettre son nez dans le foyer d'hébergement pour jeunes mères abandonnées où elle résidait. A partir de là, rien n'arriva comme prévu.
Mais « Quand on lui apprend qu'elle va mourir dans six mois, Véra Candida abandonne tout pour retourner à Vatapuna ».
On comprend mieux pourquoi en lisant ce conte merveilleux qui parle avec une apparente légèreté et beaucoup de grâce de sujets lourds et de l'amour.


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Marcelline
10 août 2012
★★★★★
★★★★★
Quand je pense que j'ai failli rendre ce livre à la bibliothèque sans le lire: à côté de quel bon moment je serais passée!...
C'est la quatrième de couverture qui m'a fait un peu peur, lorsqu'elle me parlait d'"Amérique du Sud imaginaire".
Et puis, dès les premières pages, j'ai été embarquée pour cette destination lointaine, à la suite de Véra Candida et de sa grand-mère, Rose Bustamente.
L'ambiance m'a évoqué celle du Soleil des Scorta, de Laurent Gaudé, qui, de même, nous parle de malédiction originelle et de pays chaud mal défini.
Finalement, c'est cette imprécision dans le lieu qui donne un goût de fable universelle à l'histoire. Tout le long de ma lecture, j'ai eu la sensation de lire un conte, pour adultes certes, mais quand même: une belle histoire dans laquelle l'héroïne décide de briser la chaîne de fatalités qui poursuit toutes les générations de femmes de sa famille et de partir pour assumer son propre destin.
Avec bonheur, j'y ai lu une magnifique histoire d'amour, entre Vera Candida et un homme qui l'aime pour ce qu'elle est, un homme que je rêverais de rencontrer. Fatalement, malgré toutes les épreuves terribles déjà évoquées dans le livre, que cela concerne les femmes de la lignée ou bien le journaliste Itxaga, c'est cette belle histoire qui m'a émue aux larmes...
Enfin, ce que je retiendrai aussi de ce très bon moment de lecture, c'est la découverte pour moi de l'écriture de Véronique Ovaldé: des phrases très longues par moments, qui donnent l'impression que l'esprit s'emballe et n'a pas le temps de mettre la ponctuation, des descriptions imagées au langage parfois cru, langage qui donne un contraste étrange à cette fable que l'on sent de portée universelle...
Finalement, une très belle découverte pour moi: une histoire et un auteur, dont je ne tarderai sans doute pas à essayer de découvrir les autres écrits!
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Rebus
04 janvier 2017
★★★★★
★★★★★
Je me suis rendue compte il y a peu que beaucoup de mes lectures parlent de destins de femmes, d'histoires de femmes, de tragédies de femmes. Choix inconscient mais bien présent.
Dans Ce que je sais de Vera Candida, Véronique Ovaldé nous parle de 3 femmes, de 3 générations, de la grand-mère à la petite-fille, on y croise même l'arrière petite-fille. Et surtout du destin et des choix de Vera Candida, la petite-fille, qui choisit de fuir son île de Vatapuna à 15 ans, parce qu'elle est enceinte et ne veut pas décevoir sa grand-mère qui l'élève.
Les femmes ont donc la part belle dans ce beau roman, mais ne sont pas idéalisées, les hommes sont souvent minables, mais un rédempteur sera là pour équilibrer la balance, ou presque.
Dès les premières pages, j'ai été emportée par le tourbillon de leur histoire, happée sur cette île du soleil, compatissant à leurs malheurs, souriant de leurs bonheurs.
L'écriture est simple, dans le sens épuré du terme : pas de grande phrase, pas de grande éloquence, simplement les faits, les sentiments et les conséquences. C'est juste, concis, précis. Admirable.
Une vraie grande et belle découverte.
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Les critiques presse (2)
Lecturejeune17 février 2012
Lecture Jeune, n°132 - décembre 2009 - « Rose Bustamente, la grand-mère maternelle de Vera Candida, avant de devenir la meilleure pêcheuse de poissons volants de ce bout de mer, avait été la plus jolie pute de Vatapuna ». Dans une Amérique du sud imaginaire, baroque, colorée et moite, trois générations de femmes affrontent leur destin : la violence des hommes, la maternité non choisie... Vera Candida, petite fille de Rose, choisit de rompre avec ce qui ressemble à de la fatalité : à 15 ans, enceinte, elle quitte l'île de Vatapuna. Loin des démons du passé, elle tente de prendre son destin en main, élève sa fille Monica Rose, et rencontre Itxaga qui tombe fou amoureux d'elle. Forcément, elle retournera à Vatapuna... Fable initiatique, saga familiale, le souffle romanesque de Ce que je sais de Vera Candida emporte... La langue de Véronique Ovaldé est sonore et joliment ornée ; elle construit un univers teinté de fantaisie et de merveilleux qui réjouit dans l'avalanche de textes « réalistes ». L'auteur nous offre ici des personnages hauts en couleurs, inoubliables ; des femmes fortes, en lutte et si vulnérables (l'ouvrage ne devait-il pas s'intituler Vies amazones ?). Les jeunes lecteurs ne s'y sont pas trompés en attribuant à Ce que je sais de Vera candida le 18e prix Renaudot des lycéens. Hélène Sagnet
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
LesEchos06 septembre 2011
Tour à tour romantique, nostalgique et cruelle, la romancière excelle à remonter le cours douloureux de la mémoire, à rendre les palpitations du coeur et les frémissements de l'âme.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations & extraits (127) Voir plus Ajouter une citation
StartingBooksStartingBooks20 février 2017
La vie commune, c'est le temps et le déni du temps.
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LouSayahazarLouSayahazar12 février 2017
Il n'a pas pensé à les brûler, ce genre de geste n'existe pas dans la réalité, dans la réalité on n'oublie les choses, on les égare ou bien on les jette, on ne fait pas de feu avec les fragments de nos vies.
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LouSayahazarLouSayahazar12 février 2017
Vera Candida s'aperçut qu'en plus de l'odeur de lait caillé de sa sueur, le bébé sentait très mauvais et se tortillait dans tous les sens, et elle trouva (mais ça ne dura que l'espace d"un instant) que le vie n'était pas si terrible, ce bébé était merveilleusement normal, il chiait pendant qu'on lui présentait la patronne...
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LouSayahazarLouSayahazar12 février 2017
les rencontres sont finalement une accumulation de coïncidences qui fait que deux personnes, essayant de résister à la malice du destin et de détourner les chemins qui les mènent l'une vers l'autre, se dirigent inexorablement vers une collision fatale.
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LouSayahazarLouSayahazar12 février 2017
Le petit garçon attendait Rose et jouait avec ses pieds dans le sable, il les enfonçait puis remuait ses orteils et on aurait dit des bébés tortues qui émergeaient, il aurait consacré des heures à faire éclore des tortues-orteils.
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