Ajouter une critique

Critiques sur Ce que je sais de Vera Candida (79)


Classer par:       Datecroissant     Les plus appréciéescroissant


    • Livres 5.00/5
    Par barjabulette le 20/02/2012


    C'est un bouquin que j'avais acheté, il y a déjà un bon moment.
    La couverture m'avait plu ainsi que le titre, je lui trouvais une consonnance un peu "mycosique"
    Souvent, je me suis dite qu'il serait le suivant du suivant à etre lu et je ne joignais jamais le geste à la pensée.
    Le challenge ABC 2011/2012 a été une bonne occasion de se lancer dans la découverte de cette auteur.
    Il y a des livres qu'on n'oublie pas facilement, dont on ne sort pas indemne.
    Celui-ci en fera partie.
    Il m'a rappellé à plusieurs reprises, deux autres romans que j'avais lu ado : Dom Juan en automne de G.Cesbron ainsi que La maison aux esprits d'Isabel Allende.
    Je ne parviens plus à me rappeller si c'est lié à des similitudes dans l'histoire mais ce sont 2 romans qui m'ont fait forte impression.
    Que dire de celui d'Ovaldé ? qu'il vous remue l'estomac :-)
    Au début, j'ai eu du mal à accrocher, le langage cru, le milieu glauque me dérangeaient un peu. Mais, si j'avais voulu l'abandonner je ne pense pas que j'y serais arrivée.
    Et pour m'en décrocher.... il aurait fallu une excellente raison.
    Donc, en résumé, voila, moi il m''a retourné ce bouquin, j'ai vécu avec lui, j'ai eu des noeuds à l'estomac à certains moments, j'ai eu des envies de rencontrer des IXTAGA dans ma vie, j'ai adoré.
    L'auteur, tout en parlant d'un pays imaginaire, fait tellement bien ressortir le contexte politique de certains pays.
    L'histoire pourrait ne pas être si imaginée que ça !
    Un tout bon moment lecture :-)

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par latina le 29/04/2012


    Véronique Ovaldé est une magicienne ! Elle m'a emmenée dans une île où il fait toujours chaud, où la vie s'écoule, lente et tranquille…Puis lentement mais inexorablement, j'ai suivi la trajectoire de ces 3 femmes (la grand-mère, la mère, la fille) enchaînées à un homme, immonde. La plus jeune des 3 s'échappe. Elle a bien raison car elle fuit l'inconcevable.
    Véronique Ovaldé est une magicienne…Elle m'a emportée au pays des mots justes et forts, au pays des images qui parlent d'elles-mêmes.
    Véronique Ovaldé, vous m'avez séduite mais vous ne m'abandonnez pas. Je vous ai suivie jusqu'au bout de votre histoire, tumultueuse mais si claire. Et après avoir tourné la dernière page, celle-ci va me hanter encore longtemps…

    critique de qualité ? (11 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par pyrouette le 26/06/2011


    Je ne supportais même pas le titre de ce livre. Quand au résumé je l'ai lu en diagonale. Je parcourais les avis des lecteurs en me disant : « non vraiment ce n'est pour moi ! » Puis la semaine dernière il me faisait de l'œil sur un rayon de la bibliothèque municipale…. J'ai commencé par lui tourner le dos mais je revenais toujours dans ce rayon attirée irrésistiblement par la couverture. Bref je l'ai lu ce bouquin infernal et j'ai été séduite, charmée captivée par ce conte des temps modernes. Je me suis retrouvée bien des fois en vera candida, surtout face à son enfant, à mon enfant, à cette peur qu'il lui arrive quelque chose, à cette peur de le perdre. Cet amour pour son enfant qui pourtant plus tard deviendra de la maladresse exaspérante. Mais avant tout ça il y a la lutte, fuir son destin ou plutôt celui de sa mère et de sa grand-mère, apprendre à affronter la vie, les hommes, l'amour, le tout dans un grand désordre, une sorte de chaos. Puis accepter et avec cette acceptation le retour aux sources, le retour sur le lieu du viol de l'inceste, retour inévitable pour un autre départ définitif. C'est beau. Maintenant j'ai la chanson de Zazie dans la tête : « toc, toc, toc mais qui est là ? le loup qui te mangera ! »



    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2011/06/26/21488421.html#com..

    critique de qualité ? (11 votes positifs)



  • Par moustafette le 15/04/2012


    Encore trois générations de femmes, mais dans un environnement et une atmosphère exotique, pour nous conter la lutte de quelques femmes face à leur destin.
    Ce pourrait être l'antithèse du livre Les petits sacrifices de Caroline Sers. Là où tout n'est qu'apparence, froideur, rigidité, soumission, Véronique Ovaldé aborde la maternité et les relations mère-fille sous un angle à la fois tendre et cruel avec une fantaisie qui sied à merveille au cadre sud-américain de ce roman et une poésie qu'on lui connaissait déjà.


    Lien : http://moustafette.canalblog.com/archives/2011/10/16/22257857.html

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par carre le 10/12/2011


    Véronique Ovaldé confirme avec ce roman tout le bien que ces précédents romans laissaient entrevoir. A travers le portrait de trois femmes de la même filiation, c'est comme si leur histoire se répétait de mère en fille. Véra Candida arrivera t'elle à échapper à son destin ? Grace à son univers riche et imaginaire, Ovaldé nous charme par son écriture ciselée et flamboyante et l'on regrette de quitter si vite ce très beau roman.

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par tigrou4145 le 23/03/2012


    Trois destins différents pour trois femmes d'une même lignée, être une victime serait-il héréditaire?

    De ces trois femmes, seule Vera Candida ne subira pas son destin et préfèrera quitter son village pour vivre une vie nouvelle où elle rencontrera l'Amour.

    Une fois qu'on s'est habitué au style un peu compliqué des dialogues intégrés dans le texte, on est happé par l'histoire de Véra Candida à qui on s'attache immédiatement. D'ailleurs, comment ne pas aimer cette jeune personne qui ne se laisse pas aller et se démène pour pouvoir élever sa fille dans les meilleurs conditions possibles!!

    Violée par son propre grand-père, elle découvre quelques temps plus tard qu'elle est enceinte et décide de tout quitter. Elle part pour Lahoméria. Sa rencontre avec Itxaga va changer sa vie, elle va découvrir ce qu'est vraiment l'amour et ce que peut être une relation amoureuse consentie (et non subie) avec un homme.

    C'est une très belle histoire d'amour.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Plouf_le_loup le 20/03/2012


    Sur l'île de Vatapuna, Vera Candida est la petite-fille de Rose Bustamente, avant tout. Elle est aussi la fille de Violette. L'histoire familiale de cette lignée de femmes semble se répéter, cruelle et rude, et Vera Candida sera celle qui décidera de rompre la fatalité obscène, et y arrivera. Elle reviendra cependant à Vatapuna, plus tard. Et c'est par là que commence le livre, avant de nous raconter l'histoire de Vera Candida après son départ, quand elle s'est rendu compte, à 15 ans, qu'elle était enceinte, qui plus est dans des conditions sordides qu'on ne fera que soupçonner jusqu'aux dernières pages.

    La vie de Vera Candida peut sembler banale dans ce petit coin de monde imaginaire, mais le style magistral de Véronique Ovaldé, d'une simplicité trompeuse et soigneusement pourléchée, la rend exemplaire d'humanité, de force, de courage. Est-ce un hymne à la femme éternelle ? C'est bien possible, indirectement, tant ce livre recèle de recoins et de détours discrètement ou moins discrètement amenés. On est invités à réfléchir sur ce qui fonde l'amour, sur le véritable visage de l'après-fascisme, et sur bien d'autres choses, parfois ça enfonce des portes ouvertes, parfois pas. Mais d'un bout à l'autre, même si on traverse une longueur au milieu du livre, la vie de Vera Candida semble vraie, crédible, et on a l'impression, dans ce récit structuré à l'extrême dans une grande fluidité, qu'une femme pleine d'humanité et un peu omnisciente nous raconte l'histoire d'une autre.

    Un livre qui se lit donc comme une tranche de biographie, d'une vie pour nous assez exotique et atypique, mais qui nous parle de l'histoire éternelle de la femme-mère aimante sans façons, déterminée et volontaire...

    (extraits sur mon blog)


    Lien : http://ploufsurterre.canalblog.com/archives/2010/06/08/18193775.html

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par annesuc le 12/09/2010


    Un univers à part, totalement imaginé; une île de nulle part... Une narration au passés composés et simples. Pas de dialogue. Une sorte de conte féminin pas féministe où le destin n'épargne pas toutes ces générations de femmes qui se reproduisent sans homme -ou presque. L'histoire universelle: l'histoire des femmes avec leurs hommes, contre leurs hommes; l'histoire des femmes avec leurs enfants, contre leurs enfants. L'histoire de l'amour, en somme, déplacée dans l'univers d'un conte tropical, où Véronique Ovaldé a rassemblé tous les thèmes -et les êtres - qui lui sont chers.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par enirac007 le 29/09/2011


    Fabuleux, riche, intense, une vraie atmosphère romanesque, il faut en faire un épopée filmée avec des décors d'amérique du sud !! L'héroine est troublante et les préalables totalement indispensables, l'histoire de la grand mère, mère, fille et petite fille s'enchaînent, sans précipitation, dans un bel ensemble chorale...*Bravo !

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par cerisia le 18/02/2010


    Mon avis
    Ce livre, tout comme ceux que j'ai déjà lu de Véronique Ovaldé a été pour moi une très bonne lecture.
    J'apprécie énormément cet auteur qui a une manière bien particulière de nous conter la vie de ses personnages.

    C'est donc l'histoire de Vera Candida comme il est dis dans le titre du livre, mais aussi de sa grand-mère Rose et de sa mère Violette.
    Toutes les trois auront un destin difficile et tragique, seule Vera Candida fera une belle rencontre, dommage qu'elle n'ait, pas voulu en profiter plus tôt.

    Sans dire les choses totalement, l'auteur suggère à peine, lève un voile sur les lieux, le passé terrible de certains, on se doute du pire, on se dit "non" puis nos doutes prennent forme sous la plume de l'auteur.

    Un moment fort du livre : lorsque Vera Candida grimpe sur la colline jusqu'à la villa...rien n'est dis là non plus mais l'on devine la terrible réalité qui sera mise à jour beaucoup plus loin dans le livre.

    Puis il y a la décision de Vera Candida de partir quand le sort s'acharne, même si je la comprends je suis un peu déçue par la façon dont elle agit, sans un mot ,rien !

    La petite Monica Rose va changer sa vie, sa rencontre avec Itxaga aussi mais plus tard, bien trop tard...

    Les portraits des personnages sont bien ciselés, l'essentiel est dis. L'atmosphère des lieux nous envoûte, l'écriture est agréable, prenante, le livre aborde de nombreux sujets.

    La particularité de ce roman est la ponctuation pour les dialogues.
    L'auteur ne va pas à la ligne avec un tiret mais seule une majuscule dans le texte montre qu'il s'agit d'un dialogue.
    Le lecteur pourrait trouver cela gênant mais tout au contraire, cette façon de présenter les dialogues paraît tout à fait naturel.

    A lire

    Ma note 9/10

    critique de qualité ? (6 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Ce que je sais de Vera Candida par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (496)

> voir plus

Quiz