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Par Lolokili le 28/01/2012
Paloma a toujours pensé que si ses parents s’étaient regardés le matin au-dessus de la table de petit déjeuner ils se seraient jetés l’un sur l’autre pour s’entrégorger.
Elle est convaincue que prendre son petit déjeuner en compagnie est une activité dangereuse.
Pour sa part, elle a besoin de rester debout dans la cuisine, absolument seule avec son thé, l’œil fixe, elle a besoin d’un espace de transition entre sa nuit et la journée.
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Par Lolokili le 28/01/2012
Et comment ne pas ressentir une vive douleur quand vous n’avez, aux yeux de quiconque, aucune raison de vous plaindre ni de vous ni de ce qui vous entoure mais qu’un chagrin tenace vous habite, et existe-t-il une chance que cela change puisque, comme le rappelait souvent Paloma, il y a un âge où l’on ne fait qu’accentuer sa pente
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Par mariech le 09/12/2011
Vida se lève de table durant la soirée et en passant dans le couloir elle aperçoit son reflet dans le miroir . Ce qui lui crée un léger choc . Elle se sent ridicule dans ses voiles verts , on dirait une Grâce Kelly inconsolable , l'une de ces femmes qui boivent trop de gin tonic dans les films brésiliens des années 60 .
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Par oops le 25/10/2011
Aussi quand ce détachement s'était installé en elle et c'était venu très lentement tout comme les hommes cessent de vous regarder quand vous vieillissez, chaque jour moins d'hommes vous regardent ou vous complimentent, chaque jour leur intérêt pour vous s'émousse et leurs hommages s'espacent, si vous n'y prêtez pas garde, vous vous réveillez un matin et vous êtes devenue invisible ; si vous y prenez garde et n'en prenez pas votre parti, c'est une infime piqûre journalière jusqu'à la métamorphose finale.
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Par jostein le 26/08/2011
Les prières ne sont jamais entendues de personne, elles errent dans un grand désert gris et cendreux que le vent balaie sans jamais s'interrompre et elles ne sortent jamais des ténèbres.
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"Mais combien de temps durera cette histoire ?" Alors elle balaiera cette pensée, elle se répétera la phrase que Taïbo lui répète toujours sans la moindre malice ni la moindre intention de la blesser, "Si tu voulais des garanties, ma douce, il fallait acheter un toaster", alors elle se laissera aller à son inclination, elle s'amollira dans ses bras et goûtera ce moment.
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La douceur de cet homme était si miraculeuse, chacun de ses gestes, chacune de ses paroles touchaient un endroit en elle qui était resté en friche, un endroit qu’elle s’étonnait et s’enivrait de ne pas retrouver totalement desséché.
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Par cathcor le 21/02/2012
Lorsqu'elle rencontra Vida, la mère de Gustavo, aussi poudrée qu'un gâteau au sucre, l'embrassa du bout des lèvres, comme si elle était porteuse d'un bacille tueur,la tenant à distance de sa main droite, imaginant peut-être que Vida aurait la tentation de se jetersur ses genoux pour la couvrir de baisers humides et débordants de gratitude.
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Par canel le 30/09/2011
Le bonheur privé ordonnait et conférait du sens à sa vie, Paloma [sa fille] était son seul système de repères et sa balise, elle se rendait compte du danger de cette unique lorgnette, et elle en ressentait une étrange douleur amoureuse (une sorte de chagrin qui oppresse la poitrine, mais un chagrin délicieux parce que exclusif, un chagrin qui vous dit combien vous êtes vivante et combien ce que vous aimez est précieux), elle savait bien que les dés étaient pipés, et que, quel que soit son comportement, elle aimerait toujours plus sa fille que celle-ci ne l'aimait. (p. 78)
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Par kathy le 31/01/2012
Paloma est heureuse et, pendant quelques jours Adolfo oublie ses préoccupations. Puis de nouveau il s'assombrit. Quand elle l'interroge, il lui fait une réponse bizarre, il lui dit que ce qu'il veut, c'est rester auprès d'elle parce qu'elle est comme un ensemble de molécules dans un vent stellaire et qu'il a peur qu'elle ne s'éparpille dans l'espace.