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ISBN : 2879295998
Éditeur : Editions de l'Olivier (2008)


Note moyenne : 3.15/5 (sur 198 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Sait-on jamais avec qui l'on vit ? Lancelot ne cesse de se heurter à cette question depuis que sa femme, Irina, a été victime d'un accident qui l'a précipitée au fond de la rivière Omoko. Déjà ébranlé par sa mort, il va vivre un "Très Grand Choc Supplémentaire" en décou... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par latina, le 04 avril 2014

    latina
    Décidément, Véronique Ovaldé me conquiert par ses mots. Avez-vous déjà goûté à son style ? Il est savoureux. Je me suis délectée de ses images, de véritables friandises! Et sa ponctuation tout à fait originale épouse parfaitement la façon de penser du héros.
    Car le héros (Lancelot !) est original, lui aussi. C'est un homme qui vient d'apprendre que son aimée, Irina, est morte, après même pas 3 ans de vie commune. Et je vous assure que son désarroi est délicieux à lire, poétique et paradoxalement émaillé de nombreux fins traits d'humour. Il nous entraine dans les méandres de ses souvenirs : ceux de la vie avec sa première épouse, qu'il considère fades par rapport aux instants miroitants connus avec Irina. Il nous détaille également son caractère un peu spécial, lui aussi. En effet, jaloux mais bien élevé, amoureux fou mais inquiet permanent, il n'a pas réussi à percer le secret de cette femme qui était le centre de sa vie. Ce secret le taraude car des personnages inattendus font irruption, personnages dont il faudra bien s'accommoder...
    L'histoire en elle-même ne m'a pas spécialement passionnée, et le héros lui-même ne m'attirait pas plus que ça, mais l'auteure a fait passer à travers lui, totalement transparent, de tels élans que je ne peux qu'adhérer à son roman.
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    • Livres 3.00/5
    Par marina53, le 07 août 2013

    marina53
    Le monde de Lancelot vient de s'écrouler: sa femme Irina vient de mourir dans un terrible accident de voiture qui l'a précipitée au fond de la rivière Omoko. Reviennent alors à la surface les merveilleux souvenirs de leur première rencontre ou leur premier baiser. Il avait eu un véritable coup de foudre pour elle, au point de quitter sa première femme, Elizabeth, du jour au lendemain. Une valise à la main, il est parti s'installer chez Irina. Mais, voilà qu'un second choc va l'ébranler. En effet, Irina ne devait pas se trouver au bord de cette rivière mais en partance vers un pays lointain où elle faisait des documentaires. de plus, elle n'était pas dans sa voiture mais dans celle d'un inconnu dont le coffre contenait de bien mystérieux objets. Lancelot se met alors en quête de réponses et découvrira bien vite qu'il ne la connaissait pas si bien que ça et qu'elle lui cachait certaines choses...
    Troublée tout d'abord par ce joli titre qui laisse rêveur, la quatrième de couverture n'en demeurait pas moins séduisante. Mais, parfois, le contenu ne vaut pas le contenant. Loin d'être déçue par cette lecture qui se veut malgré tout plaisante, originale et imaginative, je n'ai pas succombé au charme de Lancelot, personnage assez contemplatif et passif. le récit prend parfois des tournures étranges et burlesques, les personnages sont tous plus ou moins extravagants. Plus un conte qu'un roman, on se laisse toutefois bercer dans cette ambiance lointaine, rêveuse et poétique. Avec une grande qualité d'écriture et une narration atypique qui peut dérouter au début, Véronique Ovaldé joue avec les mots et les sonorités pour nous offrir un récit décalé, surprenant et fantasque.
    Et mon coeur transparent... et mon coeur balance...
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    • Livres 3.00/5
    Par zabeth55, le 10 mars 2014

    zabeth55
    Pauvre Lancelot, crédule, naïf, qui vit entre rêve et réalité.
    Complètement passif durant son mariage avec Elisabeth, sa première femme
    Toujours entre désarroi et abandon durant son second mariage avec Irina. Mais tellement amoureux d'elle, moderne, fantasque, énigmatique, aimante. Et à sa mort, mystérieuse, s'ouvre tout un pan de sa vie qu'il ne connaissait pas.
    Au niveau de l'écriture, ce qui interpelle, c'est la ponctuation. Pas de tirets ni de guillemets pour les dialogues, mais souvent une majuscule après une virgule. Et surtout, toutes ces parenthèses, et les parenthèses dans les parenthèses.
    Et cette ponctuation étrange correspond parfaitement à la personnalité de Lancelot, qui vit comme entre parenthèses, jamais dans le coup, lui-même étant comme une parenthèse dans la vie des gens qu'il côtoie.
    Véronique Ovaldé réussit encore une fois à nous entraîner dans son imaginaire à travers ses personnages et les situations qu'ils vivent.
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    • Livres 1.00/5
    Par LiliGalipette, le 07 avril 2011

    LiliGalipette
    Roman de Véronique Ovaldé. Lettre de O de mon challenge ABC critiques Babelio. Lecture commune avec Anne et Mrs Pepys.
    La quatrième de couverture annonce "un roman enchanteur placé sous le double signe de Verlaine et de Boris Vian. Un pied dans la réalité, l'autre dans la fantaisie." Alléchant, n'est-ce pas ? Je cherche toujours Boris Vian et je ne suis pas certaine d'avoir croisé Verlaine qui a, de toute façon, mieux à faire ailleurs.
    Un appel nocturne informe Lancelot Rubinstein que son épouse Irina est morte dans un accident de voiture. Premier choc et pas des moindres. Irina était la femme de sa vie, sa précieuse âme, son soleil éternel. Et voilà que survient le Très Grand Choc Supplémentaire : Irina n'est pas morte dans l'accident, elle n'était pas orpheline et elle dissimulait des recettes d'explosifs au milieu de fiches de cuisine. Lancelot perd pied devant le mystère étouffant qui entoure son aimée, "il ne connaissait d'elle que le grain de sa peau, sa tendance à privilégier les alcools forts et son amour des animaux en voie de disparition." (p. 118) Sur les lieux de la disparition, il cherche des réponses. "Le pont c'est un endroit à fantômes. L'air est limpide Et mon coeur transparent." (p. 77) Laissant tout derrière lui, il suit le fil d'ariane qu'Irina a dévidé. Lancelot, en dépit de son nom, n'a rien d'un preux chevalier. Désemparé par les révélations post-mortem relatives à son épouse, il entame une quête hasardeuse sur les traces éparses qu'a laissées Irina.
    Lancelot est un rêveur marginal et légèrement misanthrope. Il vivait pour sa belle Irina, mais il ne se sentait pas à sa place dans le monde. "Lancelot a le sentiment parfois d'être un dinosaure. Il lui semble avoir autant de grâce et d'intelligence que ces grosses bestioles-là. En outre, il est convaincu de vivre selon un système archaïque qui n'est pas plus en vigueur depuis quelques millions d'années." (p. 88) Les personnages marginaux ont toujours ma sympathie, mais Lancelot ne l'a pas gagnée. Son originalité et la conscience qu'il en a, au lieu de le servir, lui pèsent et il n'en fait rien. Lancelot est un naïf niais, comme je ne les supporte pas. "Il est fort probable que Lancelot accorde trop d'importance aux paroles. Il prend tout au pied de la lettre." (p. 88) Assommé de pilules calmantes, pleutre devant les découvertes qu'il fait d'Irina, empoté et abasourdi, il ne ressaisit que dans le dernier paragraphe et rend enfin hommage à sa drôle de bonne femme en reprenant son flambeau.
    Les chapitres sont très courts et impriment au texte un mouvement saccadé, comme une bille qui n'en finit pas de dévaler un escalier en mouvement. Des éléments étranges et inexpliqués traversent le roman : Lancelot constate régulièrement que les meubles disparaissent. "Le monde de Lancelot était mouvant et précaire et les choses apparaissaient et disparaissaient selon une logique qui lui échappait, mais qu'il acceptait facilement. Lancelot aimait que les choses s'égarent. Ca lui rappelait en douceur l'existence de dimensions parallèles." (p. 18 & 19) Et ? Et rien. Voilà un élément étrange qui rebondit entre les pages et parasite l'attention sans vraiment faire sens, ni alimenter l'intrigue.
    Ce texte n'est pas déplaisant. Il se lit rapidement. Mais je l'ai trouvé trop facile et niais, dans la veine qui charrie les Levy, les Gavalda et autres prosailleurs banalement prolixes. La poésie et la magie annoncée n'ont pas pris sur moi. Soit je vieillis (et décidément trop vite), soit ce roman ne valait pas la publicité dont il a bénéficié.
    Heureusement depuis ce texte, l'auteure a affiné sa plume et son roman paru en 2009, Ce que je sais de Vera Candida, vaut beaucoup mieux !
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    • Livres 4.00/5
    Par Malaura, le 22 mai 2011

    Malaura
    Connaît-on vraiment ceux que l'on aime? Pour Lancelot, amoureux fou de sa femme Irina, la question a de quoi se poser ! Non seulement, il apprend la mort de sa dulcinée mais "choc supplémentaire" on l'informe aussi qu'elle a trouvé la mort dans une voiture qui n'était pas la sienne ! Dans une sorte d'état second et végétatif, Lancelot découvre peu à peu celle qu'il ne connaissait pas. Une jeune femme soit-disant orpheline, qui conservait des recettes d'explosifs pour fabriquer des bombes, une écolo-terroriste en lutte contre les laboratoires.
    "La femme de Lancelot est morte cette nuit". Un homme perd sa femme; cela pourrait être le début d'une histoire infiniment triste, dramatique à souhait, s'il ne fallait compter sur la fantaisie et l'univers original de son auteur. Un univers où le réel s'incline sans en faire tout un plat devant l'étrangeté des situations, où l'émotion côtoie l'insolite et l'humour, la poésie, et dans lequel le lecteur pénètre avec un plaisir non dissimulé.La plume d'Ovaldé nous enchante; elle coule, fluide,colorée, imagée, touchante et émouvante,dans ce très joli roman.
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Citations et extraits

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  • Par clarinette, le 08 novembre 2009

    Mais Elisabeth revint. Elle débarqua dans l'appartement avec son sac à dos, son tapis de sol roulé, ses chaussures de montagne, son nez rose, et Lancelot se leva pour l'accueillir. A moins que ce ne fut pour l'observer tourbillonner comme il l'eût fait devant une espèce rare de coléoptère.
    Dès qu'elle mit un pied dans l'appartement elle commença à parler -bien que Lancelot soupçonnât qu'elle ne s'arrêtait jamais et qu'il ne faisait que saisir des bribes d'un discours continu quand il passait près d'elle. Il pencha la tête et se dit, Ce n'est plus possible. Cette pensée était motivée bien entendu par sa récente rencontre avec Irina (il y avait de cela trois jours), rencontre qui l'avait tant bouleversé qu'il était maintenant hors de question de reprendre sa vie là où il l'avait laissée. Il se surprit à lui dire tout de go :
    L'armoire a disparu (remarque accompagnée d'un haussement de sourcils et d'épaules signifiant à la fois, ce n'est pas important, je suis innocent et je m'en fous).
    Elle ne lui répondit pas, elle resta plantée là, avec tout son attirail à ses pieds, elle avait les bras longs, beaucoup plus longs que la moyenne, ce qui avait pu, en des temps révolus, conférer à ses gestes une sorte de grâce étrange de danseuse indienne mais qui lui donnait à présent, en cet instant précis, parce qu'elle se tenait légèrement bossue, ayant déchargé à terre tout son barda, l'attitude d'une guenon mélancolique.
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  • Par mademoisellepenelope, le 28 août 2011

    Tout le long du chemin qui le menait chez Irina, Lancelot pensa à sa femme. Il ne faut jamais comparer son épouse à sa maîtresse. L'épouse gagne à chaque fois. Sa mère lui avait toujours répété (et elle en savait quelque chose, elle qui avait, durant toute l'enfance de Lancelot, quitté et été quittée plus qu'à son tour ) qu'un homme prend une maîtresse pour rester avec sa femme tandis qu'une femme prend un amant pour quitter son mari (pendant quatre ans elle avait attendu que son amant marié et père de famille se carapatât de chez lui, et il avait fini par aller s'installer à Majorque avec ses deux fils et sa femme enceinte).
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  • Par QuartierLivre, le 15 août 2010

    L'écriture d'Irina est partout, elle écrivait les recettes sur n'importe quel support, le verso d'un emballage de biscottes, le dos d'une enveloppe. Certaines recettes doivent dater de ses toutes jeunes années quand elle était encore obligée de noter que pour reconnaitre de l'eau bouillante il lui fallait attendre "de grosses bulles + ploup ploup". Lancelot les classe en tas, il les lit et espère dénicher quelque chose de personnel, une remarque amusante, une date, n'importe quoi. C'est alors qu'il tombe sur, coincée entre la brandade de morue et le poulet au curry (recettes récoltées à l'époque où elle n'était pas encore végétarienne), écrite de la main d'Irina (de grandes lettres inclinées à droite, les barres horizontales des T qui servent de toit aux autres lettres), c'est alors qu'il tombe sur la recette du napalm.
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  • Par canel, le 20 janvier 2012

    Une ombre vit sur le visage de ceux qui ont perdu quelqu'un. L'ombre d'une plante grimpante. Elle croît à leur insu, et quand ils pensent que personne ne les surveille, elle baigne leurs traits d'absence, de gravité et de perplexité. C'est un démon discret qui habite leur visage. Il se cache dès que quelqu'un le regarde. (p. 167)

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  • Par marina53, le 07 août 2013

    Un homme prend une maîtresse pour rester avec sa femme tandis qu'une femme prend un amant pour quitter son mari.

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