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Critiques sur Toutes choses scintillant (7)


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    • Livres 3.00/5
    Par le-mange-livres le 04/02/2012


    "En fait, mon père n'est pas mon père". Comme en témoigne l'incipit, comme toujours, ça démarre fort chez Véronique Ovaldé. Nous voici pour cette fois transportés à Koukdjuak, une île polaire périphérique délaissée des hommes et du monde.

    Complètement délaissée ? Non, puisque des hommes du continent sont venus y installer une mystérieuse déchetterie, qui paraît être à l'origine de phénomènes étranges et dangereux. "Tout cela avait bien sûr à voir avec l'usine".

    D'abord, les poissons, qui se sont retrouvés en masse le ventre en l'air. Puis, les oiseaux - qui avaient mangé trop de poisson empoisonné. Ensuite, les chiens. Tout ça à cause de la vieillie usine désaffectée et de sa Nodamycine toxique.

    Nikko, une petite fille de Koukdjuak, la dernière survivante d'une bien curieuse année, grandit tant bien que mal entre sa soeur géante, ses pilules jaune-bleu-rose, et ses parents pas très jojo - un père violent, et une mère effacée. Elle n'a qu'un rêve : s'échapper de l'île. Un défi pas si simple. "Quand tout s'est brisé à l'intérieur, ça a fait un bruit très délicat de carillon.

    Avec ce roman qui tire plutôt du côté de Les hommes en général me plaisent beaucoup que de celui de Et mon coeur transparent, Véronique Ovaldé séduit toujours. Cette petite Erin Brockovitch polaire, on retrouve un personnage féminin très abîmé et qui a, comme toujours, quelques comptes à régler avec son père (voir Ce que je sais de Vera Candida) forcément déglingué.

    Virtuose de la narration et conteuse hors pair, Ovaldé parsème ce récit horrible de paillettes de merveilleux et de poésie, et entraîne son lecteur dans sa langue à la verve inimitable. Pour autant, j'ai été un tantinet moins sous le charme que pour mes premières lectures : le côté obstinément déglingué, quelques ficelles un peu récurrentes, peut-être ? Reste qu'on a là affaire à l'une des voix les plus originales de la littérature française contemporaine, et que je fais un peu la difficile.


    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.com/2012/02/toutes-choses-scintillan..

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par ChezLo le 19/09/2011


    Au pôle, sur les terres du Nunavuk, il est une île, Koukdjuak. Nikko y est née, et parmi les enfants de sa génération, elle est la seule survivante d'un mal propagé par l'usine de traitement de déchets, fermée depuis. La Nodamycine a pris possession de son corps, la rend malade, mais elle tient bon malgré tout. Malgré les dysfonctionnements, malgré l'alcoolisme de son père (comme de quasiment tous les hommes du coin, désoeuvrés, ne chassant plus, violents) qu'elle pense intimement ne pas être son père. Un jour un homme débarque, un journaliste qui souhaite enquêter sur cette pollution et attaquer semble-t-il les propriétaires de l'usine. Mais les témoignages se font rares. Un autre jour, l'usine rouvre et se remet à fonctionner grâce à cette armée d'hommes blancs qui débarque du continent et d'au-delà. Nikko n'a bientôt plus qu'un rêve, quitte Koukdjuak, quitter ce lac, ce tombeau scintillant, quitter cette pollution ravageuse et ces hommes qui se meurent.

    C'est beau je trouve d'écrire en prenant place sur des terres si éloignées, si différentes qu'elles constituent un ailleurs d'emblée romanesque. Avec des descriptions lunaires, des sensations mystérieuses, une ambiance inquiétante et parfois apaisée, les premières pages de Toutes choses scintillant peuvent dérouter. Et puis le monologue de Nikko nous raccroche à la vie, sur cette terre devenue presque stérile. Enfant, jeune fille puis femme, on la suit à travers ses questions, sa croissance, l'évolution de son environnement (famille, amant, mari, fils). Elle nous donne tantôt de l'espoir et tantôt de l'effroi.

    L'écriture de Véronique Ovaldé que je découvre ici, ce sont des mots qui résonnent, qui scintillent, des mots comme autant de perles qui font des chapitres de véritables bijoux. En 170 pages seulement, j'ai la sensation d'avoir voyagé très loin, assez longtemps, d'avoir savouré de nombreuses phrases, d'avoir ressenti le froid du lac gelé qui éblouit. J'en suis revenue ravie.


    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2011/09/toutes-choses-scintillant.h..

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Bouquetdebamboo le 14/01/2011


    Ce livre a provoqué en moi tout un tas d'émotion et c'est là pour moi le gage d'une lecture réussie.

    L'histoire est une histoire comme on pourrait en entendre parler au journal télévisé. C'est l'histoire d'une petite fille qui vit au Pôle Nord, où tout n'est que froid et dureté. Sur ce continent glacé du bout du monde, isolé et perdu, une usine a pendant des années deversé des produits polluants dans la mer tuans les uns après les autres poissons, mouettes, chiens et enfants. Nikko est la seule qui a réussie à grandir malgré la maladie, à survivre malgré le froid, la pauvreté, la violence de son père, l'impuissance de sa mère.

    C'est cette petite bonne femme que l'on va suivre pendant tout le long de l'ouvrage, cette petite femme courage qui coûte que coûte garde espoir. Un jour c'est sûr elle rejoindra le continent.

    Au départ je me suis demandé si les paysages que décrit Véronique Ovaldé étaient réels ou imaginaires mais en effet Koukdjuak existe vraiment. C'est une grande plaine située dans l'Arctique canadien.

    La description des lieux est incroyable, on sentirait presque le froid s'immiscer en soi tout en se laissant porté par la beauté et la magie des neiges.

    La grande force de ce récit c'est d'abord l'écriture, très poétique et terriblement captivante mais aussi et surtout son personnage centrale. Nikko est une femme forte qui ne s'apitoie jamais sur son sort., qui s'accroche à la vie.

    La petite Nikko m'a attendrie, elle qui est rejetté par les siens, elle dont tout le monde a peur, elle qui pour survivre conte un à un tous ces organes chaque matin pour savoir s'il sont tous bien à leur place. Et puis Nikko grandi, elle ne se fait pas d'illusion sur le monde qui l'entoure, bien au contraire, elle en joue et prend de la force là où il y en a, dans le sexe, dans l'a violence, dans la survit. Sa vie est tragique, et plus d'une fois j'ai sentie mon coeur se serrer à la lecture de son histoire, de douleur, de dégout, de pitié ou de fascination.

    Un roman fort, violent, dérangeant même parfois qui secoue mais qui au fond est véritable une ôde à l'espoir.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Bouquetdebamboo le 19/01/2011


    Ce livre a provoqué en moi tout un tas d'émotion et c'est là pour moi le gage d'une lecture réussie.

    L'histoire est une histoire comme on pourrait en entendre parler au journal télévisé. C'est l'histoire d'une petite fille qui vit au Pôle Nord, où tout n'est que froid et dureté. Sur ce continent glacé du bout du monde, isolé et perdu, une usine a pendant des années deversé des produits polluants dans la mer tuans les uns après les autres poissons, mouettes, chiens et enfants. Nikko est la seule qui a réussie à grandir malgré la maladie, à survivre malgré le froid, la pauvreté, la violence de son père, l'impuissance de sa mère.

    C'est cette petite bonne femme que l'on va suivre pendant tout le long de l'ouvrage, cette petite femme courage qui coûte que coûte garde espoir. Un jour c'est sûr elle rejoindra le continent.

    Au départ je me suis demandé si les paysages que décrit Véronique Ovaldé étaient réels ou imaginaires mais en effet Koukdjuak existe vraiment. C'est une grande plaine située dans l'Arctique canadien.

    La description des lieux est incroyable, on sentirait presque le froid s'immiscer en soi tout en se laissant porté par la beauté et la magie des neiges.

    La grande force de ce récit c'est d'abord l'écriture, très poétique et terriblement captivante mais aussi et surtout son personnage centrale. Nikko est une femme forte qui ne s'apitoie jamais sur son sort., qui s'accroche à la vie.

    La petite Nikko m'a attendrie, elle qui est rejetté par les siens, elle dont tout le monde a peur, elle qui pour survivre, chaque matin, compte un à un tous ces organes pour savoir s'il sont tous bien à leur place. Et puis Nikko grandie, elle ne se fait pas d'illusion sur le monde qui l'entoure, bien au contraire, elle en joue et prend de la force là où il y en a, dans le sexe, dans l'a violence, dans la survit. Sa vie est tragique, et plus d'une fois j'ai sentie mon coeur se serrer à la lecture de son histoire, de douleur, de dégout, de pitié ou de fascination.

    Un roman fort, violent, dérangeant même parfois qui secoue mais qui au fond est véritable une ôde à l'espoir.


    Lien : http://bouquetdebamboo.over-blog.fr/article-toutes-choses-scintillan..

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Torticolis le 09/05/2010


    La situation géographique de l'histoire, la présence de la neige mais aussi la découverte de ces gens m'ont fait avoir froid durant la lecture; malgré les 30°-35° environnants.

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par Reka le 19/03/2011


    Fatiguée d'enchaîner les déceptions, je suis revenue vers une auteure sûre : Véronique Ovaldé.
    Ses deux romans "Déloger l'animal" et "Les hommes en général" me plaisent beaucoup m'avaient en effet beaucoup plu.

    L'intrigue de "Toutes choses scintillant" est la suivante :

    Les habitants d'une île polaire se sont retrouvés subitement sans emploi à la fermeture de la déchetterie où ils travaillaient. Fermée à cause de la radioactivité qui s'en dégageait, il règne depuis des années sur l'île de Koukdjuak un climat malsain et délétère.
    De nombreux enfants irradiés sont nés, l'entièreté de la population – des plus jeunes aux plus vieux – recourt à l'alcool pour « survivre » et/ou oublier.
    La jeune Nikko, née une nuit où plein d'autres bébés ont aussi vu le jour, souffre elle-même de la Nodamycine.
    Elle pense que le jour de sa naissance, les adultes, confus, l'ont confiée à un couple qui n'était pas ses parents…

    Hélas – en dépit de tout le bien que j'ai pu dire et penser des romans et de la plume de Véronique Ovaldé -, ce roman ne m'a pas permis de sortir de ma léthargie littéro-affective ou affectivo-livresque.

    J'ai vite eu à redire avec ce livre aussi :
    La première phrase de Toute choses scintillant suggère des paroles semblables à celles qui figuraient dans Déloger l'animal.

    « En fait, mon père n'est pas mon père. » (p. 7)

    Dans les deux romans, les narratrices respectives rechignent à se convaincre que le père qu'elles connaissent est leur géniteur. Ce « détail » a déjà pesé dans la balance, m'embarquant dans cette histoire avec une impression de déjà-vu… Sentiment qui s'est rapidement confirmé lorsque la jeune Nikko nous évoque ses lapins bleus : observation pour le moins fantasmagorique et singulière rappelant aussi Déloger l'animal, où Rose, la narratrice, nous relate ses heures passées sur le toit de sa maison aux côtés de tas de petits lapins…

    Le principal défaut de ce livre réside dans l'imagination un peu trop débridée de l'auteure. Toutes choses scintillant étant antérieur à Déloger l'animal (il s'agit du second roman de Véronique Ovaldé), l'on devine que ce livre a été le fruit d'un bouillonnement imaginatif intense très difficile à endiguer.

    (Comme dans L'histoire de l'amour, un tic langagier a en outre excité mes petits nerfs dans ce récit : « Oh oui ».)

    Excessif et surchargé, ce roman est sans conteste le moins bon de tous ceux que j'ai lus de l'auteure.
    Je n'ai d'ailleurs pas eu le courage de l'achever.


    Lien : http://marecages.be/?p=3515

    critique de qualité ? (0 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Bouquetdebamboo le 09/02/2011


    Véronique Ovaldé est un auteur que je trouve vraiment très étrange. Les univers qu'elle propose à ses lecteurs sont souvent tortueux, c'est en tout cas l'impression que j'ai après avoir lu deux de ces romans. le premier "Déloger l'animal".

    Le second, que je viens de terminer m'a beaucoup plus convaincue.

    Il a provoqué en moi tout un tas d'émotion et c'est là pour moi le gage d'une lecture réussie.

    L'histoire est une histoire comme on pourrait en entendre parler au journal télévisé. C'est l'histoire d'une petite fille qui vit au Pôle Nord, où tout n'est que froid et dureté. Sur ce continent glacé du bout du monde, isolé et perdu, une usine a pendant des années deversé des produits polluants dans la mer tuans les uns après les autres poissons, mouettes, chiens et enfants. Nikko est la seule qui a réussie à grandir malgré la maladie, à survivre malgré le froid, la pauvreté, la violence de son père, l'impuissance de sa mère.

    C'est cette petite bonne femme que l'on va suivre pendant tout le long de l'ouvrage, cette petite femme courage qui coûte que coûte garde espoir. Un jour c'est sûr elle rejoindra le continent.

    Au départ je me suis demandé si les paysages que décrit Véronique Ovaldé étaient réels ou imaginaires mais en effet Koukdjuak existe vraiment. C'est une grande plaine située dans l'Arctique canadien.

    La description des lieux est incroyable, on sentirait presque le froid s'immiscer en soi tout en se laissant porté par la beauté et la magie des neiges.

    La grande force de ce récit c'est d'abord l'écriture, très poétique et terriblement captivante mais aussi et surtout son personnage centrale. Nikko est une femme forte qui ne s'apitoie jamais sur son sort., qui s'accroche à la vie.

    La petite Nikko m'a attendrie, elle qui est rejetté par les siens, elle dont tout le monde a peur, elle qui pour survivre, chaque matin, compte un à un tous ces organes pour savoir s'il sont tous bien à leur place. Et puis Nikko grandie, elle ne se fait pas d'illusion sur le monde qui l'entoure, bien au contraire, elle en joue et prend de la force là où il y en a, dans le sexe, dans l'a violence, dans la survit. Sa vie est tragique, et plus d'une fois j'ai sentie mon coeur se serrer à la lecture de son histoire, de douleur, de dégout, de pitié ou de fascination.

    Un roman fort, violent, dérangeant même parfois qui secoue mais qui au fond est véritable une ôde à l'espoir.


    Lien : http://bouquetdebamboo.over-blog.fr/article-toutes-choses-scintillan..

    critique de qualité ? (0 votes positifs)






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