> Jean Poumarat (Traducteur)
> Alain Rastoin (Préfacier, etc.)

ISBN : 2876580802
Éditeur : Souffles (2009)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres

La Dernière Frontière, le premier livre de Grey Owl et le plus connu, a été publié en 1931. Le succès de cet ouvrage, on le doit à la vision très personnelle que Grey Owl a de " la dernière frontière ", le Gra... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par Apikrus, le 30 mai 2011

    Apikrus
    La Dernière Frontière de Archibald Belaney, alias Grey Owl (Hibou Gris, 1888-1938) raconte non seulement la vie quotidienne d'un trappeur dans le grand nord canadien mais aussi celle des autochtones parmi lesquels l'auteur s'intégra - d'où son pseudonyme - ainsi que la disparition de leurs cadres de vie et civilisation. Ce premier ouvrage de l'auteur, au caractère autobiographique prononcé, a été écrit en 1931, année de sa nomination comme gardien d'un parc naturel canadien. Ce livre rend hommage à la nature et à un mode de vie compatible à sa sauvegarde, en l'occurrence celui adopté par les chasseurs(-cueuilleurs) nomades. L'auteur ayant vécu les dix-huit premières années de sa vie en Angleterre avant d'arriver au Canada, ses analyses sont parfaitement compréhensibles pour des lecteurs occidentaux d'aujourd'hui, d'autant plus que son style est limpide et agréable. J'ai été particulièrement touché par l'humilité de Grey Owl, la narration de ses exploits (de même que celle de ses erreurs) visant d'abord à magnifier le grand nord canadien et ses habitants (humains, castors ...) capables d'y vivre malgré des conditions très difficiles. Un livre très intéressant, que je recommande notamment à ceux que l'histoire de la colonisation du continent nord américain intéresse. de cet auteur je viens d'acheter "Récits de la cabane abandonnée", aussi édité par les éditions Souffles dans la collection Arbres de chair.
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  • Par keisha, le 03 juillet 2011

    keisha
    Grey Owl est cet anglais tellement fasciné par les indiens du Canada qu'il s'est fait passer pour l'un d'eux, qui l'acceptèrent, reconnaissant le respect qu'il ressentait pour eux, vivant comme eux, dans des conditions aussi dures, près de la nature.

    Après un temps de chasse et de trappe, il évolue et devient un fervent défenseur de la nature, s'occupant d'une colonie de castors, espèce menacée d'extinction, comme les bisons dans le voisin du sud. Après sa mort, sa supercherie fut dévoilée, mais maintenant les écrits de ce précurseur amoureux et défenseur de la nature sont à nouveau disponibles.

    Après Récits de la cabane abandonnée et Ambassadeurs des bêtes, La Dernière Frontière comporte sans doute moins d'anecdotes, même si Grey Owl demeure un admirable conteur. Mais la tonalité est plus pessimiste, Grey Owl voyant venir la fin d'une époque, d'une façon de vivre, la forêt pillée et incendiée pour le profit, ainsi que maints animaux. Mais demeure un témoignage incomparable sur la vie des trappeurs et des indiens qui vivaient en bonne harmonie quand il commença à vivre dans le grand Nord. Avec toujours une plume parfois lyrique, sensible, ou pleine d'humour.

    "Les hommes de ma génération auront connu les derniers trappeurs libres. Après eux, nous pourrons tourner la page finales du livre de l'épopée canadienne. Tout romanesque disparaîtra avec eux de ce continent où tant d'audacieux sont venus chercher fortune. Devant la marche conquérante de la civilisation moderne, la forêt elle-même cessera bientôt d'exister."

    Fort heureusement ce qu'il pressentait ne s'est pas toujours réalisé, mais la vigilance demeure de mise.


    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-la-derniere-fron..
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