ISBN : 9782351761373
Éditeur : Editions Galaade (2011)


Note moyenne : 3/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Dans un univers néogothique, Miranda n’est pas comme tout le monde. Elle souffre d’un mal étrange, le pica, qui la pousse à manger de la craie. A la mort de sa mère lorsqu’elle a 16 ans, son monde réel devient encore plus fragile. Elle rejoint la demeure familiale de so... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par le-mange-livres, le 11 janvier 2012

    le-mange-livres
    Après L'Indésirable et Bellefleur, encore une histoire de maison hantée (décidément).
    "-Sade, je veux te demander quelque chose. Si tu dis oui, je te croirai. Dis-moi seulement la vérité. Il y a un problème dans cette maison, n'est-ce pas ?"
    Miranda et Eliot, deux jumeaux adolescents, viennent de perdre leur mère, Lily Silver. Ils vivent avec leur père, Luc, dans la grande maison familiale, une demeure inquiétante, pleine de recoins, de secrets et de spectres, qui s'arroge parfois le monopole de la narration, et pour tout dire ne se montre pas très bienveillante avec ses occupants. L'inquiétant 29 Barton Road exerce le même magnétisme malsain sur le lecteur que sur ses habitants, mais fait fuir les domestiques.
    La cuisinière, Sade, a beau disposer ses grigris, ils ne suffisent pas à empêcher l'ascenseur de se bloquer en enfermant les petites filles, le mannequin de vivre sa vie propre, la cuisine de se remplir de pommes bicolores. Les occupants de la maison semblent sombrer lentement de la folie, et s'éloigner de la maison, comme le fait Miranda en rejoignant Cambridge, n'arrange rien. Ore, l'amie de la jeune fille, s'efforce pourtant de la sauver du naufrage.
    Avec Le blanc va aux sorcières, Helen Oyeyemi, jeune britannique d'origine nigériane (nous avons le même âge), secoue son lecteur ; ce n'est pas une lecture de tout repos. On frémit, on tremble, et puis on se ressaisit et on respire à nouveau, le temps d'un chapitre ou deux, avant de replonger dans l'angoisse mystérieuse, poétique que son écriture et ses images distillent. L'écriture, brutale et sensuelle, évoque quelque chose de la Silvia Avallone de D'acier. Les métaphores sont d'une justesse rare (beaux passages sur le désir, la raison vacillante, la gémellité), la construction bien fichue.
    Résolument perturbant et dérangeant (surtout quand tout le monde dort dans votre maison), et évidemment il faut accrocher avec le genre, mais une chose est sûre, ça dépote, et il y a du talent chez cette fille-là. Et c'est une nouvelle contribution pour mes résolutions 2012.

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.com/2012/01/le-blanc-va-aux-sorciere..
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    • Livres 3.00/5
    Par silmaril, le 15 mai 2012

    silmaril
    Je me demande encore si j'ai aimé ou non ce roman... Une chose est sûre, il m'a énormément fait penser à Stephen King ! Dans l'atmosphère, dans cette façon qu'a l'auteur de faire parler chacun des protagonistes, nous permettant ainsi de raccrocher certains passages entre eux, faisant la lumière, petit à petit, sur ce malaise grandissant, sur ce qui se déroule dans la maison du 29 Barton Road à Douvres...
    Une atmosphère que j'ai trouvée lourde, poisseuse, mais dont je n'ai malgré tout pas pu me défaire avant le fin mot de l'histoire. Avis aux amateurs, donc !
    Un mot aussi sur l'objet lui-même : c'est un livre très particulier jusque dans sa mise en page, dans les débuts de chapitre... Je ne connaissais pas du tout l'éditeur, Galaade éditions, mais ça me donne envie d'aller voir leur catalogue.
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    • Livres 3.00/5
    Par Slay, le 23 janvier 2012

    Slay
    On commence l'histoire sur un ton assez sombre : notre héroïne, Miranda, est atteinte d'une maladie appelée Pica qui la pousse à manger des éléments non comestible, comme de la craie. Chacune des femmes de sa famille en est atteinte mais elle est la seule encore vivante et seule aussi dans son univers.
    C'est un récit inattendu entre réalité et fiction qui se révèle être assez prenant, plus on avance et plus on se demande ce qui se passe réellement. La narration est rythmée par les différents protagonistes qui prennent la parole pour expliquer l'évolution de la maladie de Miranda ainsi que ce qui se passe autour d'elle et qu'ils ne comprennent pas.
    Miri est un personnage intéressant par son ambiguïté. Elle est torturée de l'intérieure par sa maladie mais aussi par ce qui l'entoure, par un mystère que l'on pourrait qualifier de malédiction. On a envie de l'aider, on cherche à la comprendre, on veut savoir et on se retrouve nous aussi coincés entre quatre murs avec des couloirs sombres et un ascenseur à moitié en panne.
    Voilà une lecture que j'ai appréciée pour son histoire à la limite de l'horreur et qui a réussi à m'angoisser par instant. le récit est très imagé et on se plonge facilement dans le cercle des femmes Silver qui, vous serez prévenus, n'accepte pas les inconnus.

    Lien : http://lefauteuil.wordpress.com/2011/07/09/le-blanc-va-aux-sorcieres..
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    • Livres 3.00/5
    Par FranckL, le 10 avril 2012

    FranckL
    Agréable à lire, certains passages sont superbes, mais l'ensemble m'a laissé sur ma faim, comme si il me manquait un élément pour apprécier l'histoire. Dans ce sens l'étiquette "néo-gothique" lui va parfaitement.
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  • Par tomppa_28, le 27 avril 2012

    tomppa_28
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Critiques presse (1)


  • LePoint , le 22 novembre 2011
    La poésie de l'écriture, l'incroyable profondeur psychique qu'atteint l'art de cette jeune romancière surdouée, fascinée par la folie, sont les seuls gages de vérité. Et ce livre, celui d'un véritable envoûtement littéraire...
    Lire la critique sur le site : LePoint

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Citations et extraits

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  • Par FranckL, le 10 avril 2012

    La bibliothèque de l'université est une bouche hermétiquement close, dont chaque dent est un livre, chaque livre pousse par-dessus, par-dessous et derrière un autre. Les pupitres sont placés devant les rayonnages, certains entre deux bibliothèque, de telle sorte que quiconque y est assis éprouve le sentiment de quelque chose de poussiéreux, d’intangible et d'indiciblement puissant, quelque chose d'analogue à Dieu, qui l'observe par les minuscules interstices des étagères.
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