
par Outis, le 2008-04-09 09:51:27
Il y a une certaine justice en ce monde, pour parler comme les philosophes, une certaine logique qui fait que l’intelligence ne va pas avec la bonté, et que la beauté et la bonté font chacune bande...
par Outis, le 2008-04-09 09:49:43
Il était délicat. Dans les rapports, il agit avec retenue. Comme s’il effleurait un vase fragile. Une femme désire aussi la force. Qu’il soit sauvage. Aucun des deux n’est brutal. Aucun des deux ne...
par Outis, le 2008-04-09 09:47:57
Nous ne cesserons pas pour autant de porter des jugements sur autrui, car cette activité constitue le seul outil dont nous disposons pour transformer le monde, mais nous ferons désormais preuve de...
par Outis, le 2008-04-09 09:47:44
Si elle a perdu foi dans la valeur du kibboutz, elle n’en applique pas moins fidèlement les principes qui régissent notre existence. Car, nous explique-t-elle, tant que rien n’est venu renverser...
par Outis, le 2008-04-09 09:47:30
Que leur reste-t-il d’autre dans la vie ? Leur fille unique leur a été arrachée au berceau par la diphtérie. Tout naturellement, ils ont cherché à combler leur solitude en décorant leur modeste...
Que de passe-t-il dans un kibboutz israélien à trois kilomètres de la frontière jordanienne ? La vie de tous les jours avec ses petits drames et ses joies naïves noyées dans la fraternité d'une collectivité au travail pour une même cause. Reouven Harich, poète et instituteur, abandonné par sa femme, Eva, qui lui a préféré le luxe tapageur d'un Juif retourné en Allemagne, reporte toute son affection sur sa fille Noga et son fils Gaï. Et puis, il a une liaison avec la femme de Ezra Berger, Bronka. Noga, elle, a l'espièglerie de ses seize ans, et repousse les élans maladroits de son jeune amoureux pour se jeter dans les bras du rustre Ezra Berger. Et c'est de nouveau le drame, sordide.
Peintre réaliste du kibboutz, Amos Oz n'en manie pas moins avec talent une ironie voilée de tendresse qui donne toute sa saveur au livre. Il se fait l'oreille complaisante de la médisance pour mieux nous révéler la psychologie de ses personnages dont il brosse des portraits colorés et attachants dans un texte d'une admirable qualité littéraire.