> Sylvie Cohen (Traducteur)

ISBN : 2070355624
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 3.18/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
Un village au bout du monde, triste et gris, encerclé par des forêts épaisses et sombres.
Un village maudit : toutes les bêtes, tous les oiseaux et même les poissons de la rivière l'ont déserté. Depuis, ses habitants se barricadent chez eux dès la nuit tombée, te... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par EFar, le 31 juillet 2011

    EFar
    Ma première critique à chaud, et me voilà Gros-Jean comme devant... Je ferme un livre qui a tout pour me plaire, par ses thèmes comme par sa forme, un livre que j'avais envie d'aimer, et patatras ! la magie ne marche pas. Enfin pas vraiment. Regardez ce résumé : un village planté au bord d'une forêt, qui a peur de son ombre et qui renie les animaux, et deux enfants qui transgressent les lois. Ça m'allait comme un gant. Et puis ce titre, Soudain dans la forêt profonde, il me promettait du plaisir.
    Peut-être que j'en attendais trop.
    Ou que ça vient du style.
    Je ne connaissais d'Amos Oz que les premières pages d'Une histoire d'amour et de ténèbres, feuilletées dans une librairie et ces pages m'avaient plu. Là, je trouve l'écriture fade, sans relief, comme si Oz avait peur de se laisser aller à faire un conte -- trop de retenue, en somme. Il n'y a guère que dans la forêt que le texte prend du relief à mes yeux.
    Alors la traduction ? Sur ce point, je ne ne peux rien dire. Enfin si, laissons la traductrice en paix : je pense que même avec un style différent, je butterais sur la construction et sur certaines représentations. Impossible de faire coller ces villageois avec quelque chose de crédible (et pourtant, dans les contes, je suis du genre à pas chipoter sur la vraisemblance). Et impossible d'adhérer à un point central de l'histoire -- l'allégeance des animaux à Néhi, le démon de la montagne, et à la punition collective qui est imposée aux villageois.
    Le quatrième de couverture me dit que c'est au carrefour de cultures bibliques, yiddish et européenne. Je trouve le rendez vous plutôt raté.
    Allez, je l'aime un peu quand même ce livre, pour le suspens, et pour certains questionnements.
    Ou alors... bizarrement, je sens que cette histoire fait son chemin en moi : je réagis un peu fort pour un centaine de pages lues, ça cache quelque chose. Je crois que vais laisser ça reposer un peu. Quitte à revoir ma critique à chaud.
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  • Par VanessaV, le 15 janvier 2009

    VanessaV
    « Soudain dans la forêt profonde » est un petit conte pour enfants ou adultes. Il nous entraine dans un village déserté par tous les animaux, rampants, volants, grimpants, marchants. Une culpabilité semble être le lot des adultes, ils les ont fait fuir mais ils ne veulent pas en parler… ni en rêver.
    Nous suivons ces villageois dans leur déni. Pour certains, les animaux n'ont jamais existé. La maitresse d'école les dessine et imite leurs cris pour faire perdurer cette faune disparue. D'autres en sont tellement désappointés qu'ils tombent dans la schizophrénie ou la maladie physique ou mentale. Deux enfants pourtant vont suivre leur intuition et chercher au fond de la forêt… ils le savent : les animaux existent, la preuve était dans une marre d'eau et s'est vite caché sous les algues… un mini poisson.
    J'aurais pu être transportée par ce petit conte, suivre ces enfants contre la norme et être émerveillée. Pourtant, l'intolérance, la honte, la déviance, ne m'ont pas touchée. Est-ce que les contes ne me font plus rêver ou réfléchir… peut-être. Je l'ai trouvé trop simpliste sous couvert de philosophie. La rédemption est-elle un sujet qui ne m'attire pas (plus) ?
    l'avis complet ici

    Lien : http://iam-like-iam.blogspot.com/2008/12/pour-respecter-les-animaux-..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par ptitemandine, le 17 juin 2011

    ptitemandine
    Un village au bout du monde, perdu au milieu d'une oppressante forêt. Un village maudit depuis cette terrible nuit où tous les animaux se sont enfoncés dans la forêt, et ont disparu à jamais. Les adultes refusent de se souvenir. Mais ils interdisent à leurs enfants de pénétrer dans la forêt, dont on revient frappés d'étranges maladies. Et la nuit chacun se barricade chez soi : les rues désertes du village voient passer un terrible démon.
    Un très beau conte qui se lit d'une traite, d'autant plus facilement qu'il est raconté du point de vue d'enfants curieux. Petit conte du coin du feu...
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    • Livres 4.00/5
    Par iris, le 15 janvier 2009

    iris
    Dans un village où les animaux ont disparu, on enseigne leur existence aux enfants comme on leur apprendrait un conte. Tout le monde vit dans la peur. Ceux qui partent à leur recherche dans la forêt environnante en reviennent fous. Deux enfants tentent pourtant l'expérience pour apprendre la vérité.
    Un conte magnifique superbement écrit.
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    • Livres 3.00/5
    Par zazimuth, le 27 septembre 2011

    zazimuth
    Dans un village duquel toute vie animale a disparu, deux enfants s'interrogent... Les animaux ont-ils réellement existé un jour ? Pourquoi ont-ils disparu ? Que leur cachent leurs parents et grands-parents de ce passé qu'ils ignorent ? Il ne fait pas bon être curieux ni même simplement sensible ou différent dans ce village sec. le petit Nimi le sait bien qui a fini par attraper la « hennite » et erre en haillons depuis qu'il a osé pénétrer la forêt interdite.
    Un soir, les deux enfants-héros, Maya et Matti décident à leur tour d'entrer dans la forêt à la recherche des animaux disparus.
    C'est une fable intéressante mais je n'y ai pas tellement accroché en fait.
    J'ai aimé un ou deux personnages comme le vieux pêcheur aveugle ou l'institutrice mais j'ai trouvé l'ambiance de l'histoire plutôt sordide. J'ai sans doute raté les symboles et la signification profonde de l'histoire mais bon.

    Lien : http://toutzazimuth.over-blog.com/article-soudain-dans-la-foret-prof..
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Citations et extraits

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  • Par MarcBibliotheca, le 12 août 2010

    Durant des années, pour s'endormir, Almon avait coutume de se laisser bercer par le grignotement destructeur des insectes xylophages, au sein de l'obscurité. De sorte que, depuis cette terrible nuit, il peinait à trouver le sommeil : comme si le silence pesant le narguait dans les ténèbres. Assis à la table de la cuisine, le pêcheur veillait jusqu'à minuit, se rappelant que jadis, à cette heure, s'infiltraient à travers les persiennes closes les jappements tristes des chacals de la forêt auxquels répondaient les aboiements furieux des chiens du village qui se muaient à leur tour en glapissements. A ces moments-là, son chien, ce cher animal, posait sa tête tiède sur ses genoux et levait vers lui un regard rayonnant d'intelligence, de compassion muette, d'amour et de tristesse. "Merci, Zito, lui disait Almon. Ça va passer. Ça ira.
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  • Par AttrapeReves, le 10 avril 2010

    C'étaient des superstitions qu'il fallait rejeter pour reprendre enfin pied dans la réalité, car ceux qui vivent de fantasmes ne sont pas comme tout le monde, et qui n'est pas comme tout le monde attrapera une hennite, on le fuira comme la peste et personne ne pourra rien pour lui.
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  • Par AttrapeReves, le 10 avril 2010

    En effet, quiconque refuse de se fondre dans le moule, d'être comme tout le monde souffre de la maladie du hennissement, ou du hurlement, ou de Dieu sait quoi, et alors, il a intérêt à se tenir à l'écart pour ne pas contaminer les autres.
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  • Par MarcBibliotheca, le 12 août 2010

    La dérision est peut-être un rempart contre la solitude. En effet, les moqueurs veulent un public, et celui qui en est la victime est toujours seul.
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Scènes de vie villageoise Marque-page 14-04-2010











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