> Sylvie Cohen (Traducteur)

ISBN : 2070766772
Éditeur : Editions Gallimard (2004)


Note moyenne : 4.05/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
" Tu veux jouer à inventer des histoires ? Un chapitre chacun ? Je commence ? Il était une fois un village que ses habitants avaient déserté. Même les chats et les chiens étaient partis. Et les oiseaux aussi... " Le petit garçon qui joue ainsi à inventer des histoires à... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 28 janvier 2012

    mimipinson
    Amos Oz, romancier majeur de la jeune génération israélienne, celle qui est née en Israël, nous suivre ici ses souvenirs d'enfance. Il ne se contente pas de se raconter, il est aussi un témoin de l'histoire de son pays, et au-delà celle de son peuple. L'ouvrage fourmille de détails que l'absence de linéarité rend vivant, et, compense avantageusement la richesse et la complexité (parfois) linguistique et culturelle. La lecture en est de fait aussi agréable qu'un roman, et intellectuellement enrichissante comme un livre d'histoire. Ses souvenirs d'enfance arrivent assez tardivement dans la bibliographie de l'auteur, ce qui se comprend aisément au fur et à mesure de la lecture.
    Ces derniers s'articulent autour de 3 axes principaux, qui ne font évoqués distinctement, mais subtilement tout au long de son ouvrage.
    • L'aspect politique et historique
    Natif de Jérusalem, la famille d'Amos Oz est originaire d'Europe centrale, et a entrepris l'Alya en 1933 et s'installe en Eretz-Israël. le jeune Amos va vivre la création de l'état d'Israël en étant préparé au sionisme. Lui-même se fera sa propre expérience au sein d'un Kibboutz. J'ai trouvé ses passages d'un grand intérêt, parce que les grandes figures de l'époque sont présentes, et il les a côtoyées de près, mais surtout parce que qu'il est d'une grande lucidité, et d'une grande tolérance. Seul comptait à ce moment-là bouter les anglais hors de cette région pour pouvoir y vivre libre, construire une nation, et accueillir les rescapés des camps nazis.
    J'ai été frappée par la haute conscience politique de ce gamin de 8 ans, qui suivait à la radio les travaux de L'ONU sur le vote ou pas de la création de l'état
    • L'aspect littéraire
    Amos Oz grandit au sein d'une faille d'intellectuels, et de grands lettrés, sans avoir forcément pu avoir le parcours professionnel qu'ils méritaient, en particulier son père. le jeune garçon est très jeune imbibé de littérature aussi bien classique, que judaïque. Sa prose est riche, son style est raffiné.
    • L'aspect familial et affectif
    Amos Oz saura me toucher dans le drame familial qui le frappe alors qu'il a douze ans. Ce deuil, il n'en parlera pas d'emblée, mais insidieusement, de- ci de –là, pour y revenir plus longuement. C'est une blessure qui ne s'est jamais complètement refermée. Un épisode de sa vie qui a sans aucun doute façonné sa vie d'homme et de père.
    Ses rapports avec le père sont compliqués. Cela passera par un changement de nom, une expérience communautaire qui changera ses visions du sionisme.
    « Je lui en voulais d'être partie sans me dire au revoir, sans m'embrasse, sans explication : pourtant même un parfait étranger, un coursier un colporteur qui frappait à la porte, ma mère ne le laissait jamais repartir sans lui proposer un verre d'eau, sans un sourire, un mot d'excuse, quelques paroles aimables. Quand j'étais petit elle ne me permettait jamais d'aller seul à l'épicerie dans une cour inconnue ou un jardin public. Comment avait-elle pu ? »
    Ce livre, épais, peut impressionner au premier abord, le portrait de famille de la couverture a une allure austère, un peu froide. L'ouvrage est d'une richesse inouïe, d'une lecture agréable. Il est à mon sens incontournable.

    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2012/01/une-histoire-damour-e..
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    • Livres 5.00/5
    Par iris, le 28 février 2008

    iris
    Amos Oz revient sur sa jeunesse pour nous raconter la création de l'état d'Israël et nous parler des gens qui, comme ses parents, sont venus s'installer là bas avec l'espoir d'un avenir meilleur. C'est un livre bouleversant qui donne à entendre autre chose que les discours journalistiques qui trop souvent dominent sur le sujet. Comme beaucoup de témoignages quand ils sont réfléchis et critiques, ce récit porte en lui la justesse et la force qui manquent parfois aux romans. C'est aussi une très belle histoire d'amour filial, un récit initiatique, un retour sur les bonheurs et les hontes de l'enfance. De quoi rire, pleurer et réfléchir...
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    • Livres 4.00/5
    Par vdujardin, le 28 septembre 2010

    vdujardin
    J'ai mis beaucoup de temps à achever la lecture du roman autobiographique d'Amos Oz, Une histoire d'amour et de ténèbres, publié en 2003 en Israël, traduit en 2004 par Sylvie Cohen pour Gallimard et sorti en Folio (n° 4265) en 2005.
    Je voulais vraiment lire cet auteur, après ses déclarations au dernier salon du livre de Paris et un de membres fondateurs, en 1978, du mouvement La paix maintenant. Dès le milieu du livre, vers la page 250, il annonce le suicide de sa mère à l'âge de 38 ans, alors qu'il en avait 12 et demi. Enfin, il le suggère déjà avant, mais le dit clairement plus tard. Évidemment, cet épisode a fait écho à ma propre histoire. Surtout qu'à partir de ce point, il alterne les chapitres sur les relations avec son père et sa mère, sa famille, y compris les ancêtres qui vivaient en Europe centrale, les écrivains qu'ils fréquentaient, et la lente dégradation de l'état de santé psychique de sa mère, de plus en plus dépressive après la guerre d'indépendance d'Israël, sa rémission provisoire juste une semaine avant qu'elle ne passe à l'acte... dans le dernier chapitre.

    Lien : http://vdujardin.over-blog.com/article-22114210.html
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par laporte, le 09 mars 2011

    laporte
    J'ai dévoré ce livre. Je le relirai dans quelques années... Il fait partie des livres que l'on peut relire avec profit.
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  • Par lauravanelcoytte, le 06 octobre 2010

    lauravanelcoytte
    Futur prix nobel 2010?
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Citations et extraits

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  • Par mimipinson, le 28 janvier 2012

    Je lui en voulais d’être partie sans me dire au revoir, sans m’embrasse, sans explication : pourtant même un parfait étranger, un coursier un colporteur qui frappait à la porte, ma mère ne le laissait jamais repartir sans lui proposer un verre d’eau, sans un sourire, un mot d’excuse, quelques paroles aimables. Quand j’étais petit elle ne me permettait jamais d’aller seul à l’épicerie dans une cour inconnue ou un jardin public. Comment avait-elle pu ?
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Scènes de vie villageoise Marque-page 14-04-2010











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