ISBN : 2266098012
Éditeur : Pocket (2000)


Note moyenne : 4.12/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
1935. A quaorze ans Judith Dunbar est seule. Ses parents sont à l'autre bout du monde entre Colombo et Singapour. En Angleterre son horizon se limite à son austère tante Louise chez qui elle passe ses vacances entre ses longs mois de pensionnat. Heureusement, elle se li... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 07 octobre 2011

    Aline1102
    Cornouailles, 1935. Judith Dunbar a quatorze ans et s'apprête à devenir interne à Sainte-Ursule, pendant que sa mère, Molly, et sa jeune soeurs, Jess, rejoignent son père à Colombo puis Singapour.
    Judith devra passer les vacances scolaires chez sa tante Louise. Celle-ci accueille la jeune fille de bon coeur, mais sa maison sinistre et austère n'est pas vraiment au goût de Judith, qui regrette souvent Riverview, où elle vivait avec sa mère et sa soeur.
    Mais à Sainte-Ursule, les choses se passent mieux que prévu. Judith se lie d'amitié avec Loveday Carey-Lewis, dont la famille possède une magnifique propriété à Rosemullion: Nancherrow. Judith y est invitée à plusieurs reprises et commence à y prendre ses marques.
    En 1939, Judith fait désormais partie de la famille Carey-Lewis. Tous se retrouvent à Nancherrow, avec leurs amis ou leurs fiancés. Mais la joie des retrouvailles par un magnifique après-midi d'été ne parvient pas à faire oublier la dure réalité de la guerre qui s'annonce. Les jeunes hommes présents à Nancherrow ce jour-là sont d'ailleurs tous engagés dans diverses divisions de l'armée britannique.

    J'ai vraiment apprécié cette longue et belle saga, même s'il m'a fallu plusieurs semaines pour la terminer. Judith est un personnage principal aussi attachant qu'intéressant. Elle donne une grande impression de modernité et d'indépendance, qui pousse à porter un regard différent sur cette génération de femmes et de jeunes femmes d'avant la seconde guerre mondiale.
    Par contre, du côté des Carey-Lewis, je n'apprécie réellement que les parents, Diana et Edgar. Les trois enfants, Loveday, Edward et Athena ne ma plaisent pas. Je ne parviens pas, malgré les pensées élogieuses de Judith à leur sujet, à les trouver sympathiques. A mes yeux, ce sont simplement trois gosses trois gâtés, habitués à vivre à leur guise sans restriction aucune et je n'arrive pas à comprendre pourquoi Judith a parfois envie de leur ressembler, elle qui est bien plus intéressante. de ce point de vue, je partage en quelque sorte l'avis de Mary Millyway, la nurse des enfants Carey-Lewis. Mary dit à Judith que, bien qu'elle ait été littéralement adoptée par les Carey-Lewis, elle ne fera jamais réellement partie de cette famille. Et qu'à trop essayer d'en faire partie, Judith risque de perdre sa propre identité. Bien vu, Mary!

    La seconde guerre mondiale, que l'on sent rôder autour de nos personnages dans la première partie du récit, constitue la trame de fond de la seconde partie. Chacun des personnages que l'on a appris à connaître va être personnellement touché par ce drame. La correspondance que nos héros échange entre eux, qui émaille le récit, rend compte du sentiment d'impuissance et de résignation, de terreur et de révolte, que, tour à tour, les personnes entraînées dans cette catastrophe ressentent.
    Quant à Judith, en plus de supporter le stress de la guerre, elle va également devoir assumer seule des responsabilités d'adulte: faire face aux décès d'amis et de proches, veiller sur sa tante Biddy qui risque de devenir alcoolique, renoncer à Oxford malgré ses résultats brillants à l'examen d'entrée... Judith symbolise en quelque sorte cette jeunesse qui doit se sacrifier lors de chaque grand conflit armé.
    Mais la seconde partie de Retour en cornouailles n'est pas pour autant sinistre. Chacun tente de résister du mieux qu'il peut à la morosité ambiante et il en ressort quelques étincelles d'optimisme particulièrement plaisantes à découvrir, nichées entre le récit de deux catastrophes.
    Et, heureusement, pour Judith, tout se finira bien. Après tout, elle le mérite!
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    • Livres 5.00/5
    Par philo15, le 09 avril 2008

    philo15
    "Retour en Cornouailes" est un voyage hors du temps, scandé par les étapes de la vie de son héroïne.La première partie nous plonge dans la vie d'une adolescente évoluant dans la sphère de la haute société anglaise de la fin des années trente. Premiers pas dans la vie adulte, premiers émois.
    Piuis, le conflit couvant depuis quelques années explose. Tout ce qu'elle connait vole en éclat. le monde change en même temps que l'adolescente insouciante qui se transforme en femmme.
    Malgré une première partie un peu longue, la force narratrice de l'auteur m' a emportée. Je suis entrée dans cette histoire, plantée dans le décor sauvage des Cornouailles (si chères à R. PILCHER), un peu comme si j'avais franchie la porte de Nancherrow pour venir prendre le thé devant la cheminée. J'ai partagé les émotions des personnages en ayant l' impression d'être une des leurs, une amie à qui l'on se confie.
    De plus, sans être à proprement parlé,un roman historique, cette oeuvre bien documentée nous apporte une vision différente de l'une des périodes les plus noires de l' histoire contemporaine : comment la Seconde Guerre Mondiale a-t-elle touchée et comment a-t-elle été vécue par le peuple anglais ?
    En résumé j'ai beaucoup aimé et je le recommande.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par philo15, le 19 mai 2010

    philo15
    "Retour en Cornouailes" est un voyage hors du temps, scandé par les étapes de la vie de son héroïne. La première partie nous plonge dans la vie d'une adolescente évoluant dans la sphère de la haute société anglaise de la fin des années trente. Premiers pas dans la vie adulte, premiers émois.
    Puis, le conflit couvant depuis quelques années explose. Tout ce qu'elle connait vole en éclat. le monde change en même temps que l'adolescente insouciante qui se transforme en femme.
    Malgré une première partie un peu longue, la force narratrice de l'auteur m' a emportée. Je suis entrée dans cette histoire, plantée dans le décor sauvage des Cornouailles (si chères à R. PILCHER.
    De plus, sans être à proprement parlé,un roman historique, cette oeuvre bien documentée nous apporte une vision différente de l'une des périodes les plus noires de l' histoire contemporaine : comment la Seconde Guerre Mondiale a-t-elle touchée et comment a-t-elle été vécue par le peuple anglais ?
    En résumé j'ai beaucoup aimé et je le recommande.



    Lien : http://philo-au-fil-des-mots.over-blog.com
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  • Par ursulle, le 03 janvier 2011

    ursulle
    un livre à lire durant l'hiver au coin du feu, on entre dans l'histoire et on en ressort à la dernière page sans avoir vu le temps passer, j'ai beaucoup aimé
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Citations et extraits

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  • Par Aline1102, le 28 septembre 2011

    Elles burent leur thé chaud, réconfortant, et parlèrent non plus de tante Louise, mais d'Oxford, où Miss Catto avait passé son enfance.
    - C'est un endroit merveilleux pour un enfant que cette ville de tours et de clochers, pleine de jeunesse et de savoir infini. Nous avions une vieille maison à Banbury Road, avec un jardin clos et un mûrier.
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  • Par Aline1102, le 28 septembre 2011

    Molly Dunbar et Louise Forrester, sa belle-soeur, étaient assises de chaque côté de la cheminée. Une table pliante, dressée entre elles et couverte d'un napperon brodé, était garnie d'un beau service de porcelaine, avec des assiettes contenant des sandwiches, un gâteau au citron glacé, des scones chauds à la crème et à la confiture de fraises, des sablés et des biscuits au chocolat.
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  • Par Aline1102, le 28 septembre 2011

    Il était bon d'être à l'abri. La cuisine était chaude et, sans la présence d'Edna et de Hilda, silencieuse. On n'entendait que le tic-tac de la vieille pendule et le poêle qui ronflait.
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  • Par Aline1102, le 28 septembre 2011

    L'horizon se perdait dans l'obscurité, mais au-delà l'océan agité continuait de se soulever à l'infini.
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