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ISBN : 2070458644
Éditeur : Gallimard (2014)


Note moyenne : 3.7/5 (sur 421 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quand un écrivain nordique, adepte de personnages hors normes aux aventures champêtres, d'exclus en lutte pour la reconquête d'une indépendance que les lois corrompent, s'attaque aux personnages des contes qui gavèrent nos rêves d'enfants e... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 08 juin 2012

    carre
    Attention, Mamie fait de la résistance. Linnea Ravaska, veuve d'un colonel mène une vie tranquille et sans histoires. Mais voilà, qu'un neveu et deux acolytes terrorise la vieille femme lui piquant sans aucun remords sa pension.
    A bout, la vieille femme prépare sa vengeance. Paalisinna choisit le burlesque et l'humour pour conter cette sinistre histoire. Et, l'effet est plutôt réussi.
    Ces trois crétins méritent un châtiment à la hauteur de leur lâcheté.
    Le livre oscille constamment entre un humour vachard, jubilatoire et une description de la société finlandaise peu reluisante par certains côtés. Paalisinna s'amuse constamment sur ces deux aspects.
    Les scènes cocasses s'enchainent avec une belle fluidité et l'argent de la vieille
    est loin d'être dans les poches des gredins. Délicieusement immoral, on rit beaucoup, et par les temps qui courent c'est pas forcément tous les jours.
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    • Livres 4.00/5
    Par isabelleisapure, le 01 juin 2014

    isabelleisapure
    La vie aurait dû s'écouler comme un long fleuve tranquille pour Linnéa Ravaska, une jolie petite maison, un jardin, un chat pour compagnon, la retraite de son colonel de mari qui tombe régulièrement.
    C'était sans compter sur son affreux jojo de neveu qui vient tous les mois la détrousser en compagnie de deux acolytes.
    Lasse de ses visites, la vieille dame décide de vendre sa maison et se réfugie chez son fidèle ami Jaako Kivistö.
    Arto Paasilinna nous brosse le portrait d'une vieille dame pleine de vitalité.
    Bien loin de ces romans à la mode qui n'ont de drôle que leurs titres à rallonge, La Douce empoisonneuse est un petit bijou d'originalité et d'humour noir.

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    • Livres 4.00/5
    Par Cylhis, le 11 janvier 2013

    Cylhis
    Un roman scandinave ? Quelle bonne idée !
    Pourtant, ce n'était pas forcément gagné. Les premières pages annonçaient des moments un peu pénibles au cours desquelles une vieille femme se fait maltraiter par son neveu délinquant, bête et cruel. La pauvre victime, âgée de 80 ans, ne présentait pas le profil d'une rebelle, mais bien plutôt d'une victime. Très vite cependant, cette partie fait place à un retournement de situation. L'héroïne est veuve de colonel et prend les choses en main lorsque la situation s'avère insupportable pour elle. Elle prend vite la tangente, fuit sa maison pour se réfugier chez un ancien amant à la capitale, et décide de se concocter un poison au cas où elle croiserait de nouveau son neveu et se retrouverait dans une situation difficile. Il faut dire qu'à son âge, elle n'espère plus grand chose de la vie, mais au moins une mort pas trop douloureuse. Il n'est pas question que son neveu lui fasse subir des sévisses. Oui mais voilà, les choses ne se déroulent pas tout à fait comme elle pensait, et la "maladroite" et chanceuse vieille femme se retrouve vite dans des situations rocambolesques.
    J'ai beaucoup aimé, en définitive, ce roman déjanté. le titre est un bon condensé de l'histoire et décrit assez bien le personnage. La vieille femme fragile et sans défense est un peu la mémé de Titi et Grominet, en moins hargneuse. Elle est ancienne femme de militaire, a vécu la guerre côté ennemis, et compte bien contrôler sa vie jusqu'à la fin. le lecteur s'attache de plus en plus à elle et finit presque par éprouver un manque en refermant le livre. Comme une grand-mère dont on se souviendra avec tendresse et le sourire aux lèvres.
    Un livre à découvrir absolument pour passer un moment très agréable.
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    • Livres 4.00/5
    Par selena_974, le 27 juillet 2012

    selena_974
    L'histoire se déroule en Finlande. Une vieille femme, Linnea, vit dans une petite métairie proche d'Helsinski et touche tous les mois sa pension de retraite. Veuve d'un colonel, elle coule des jours en apparence paisible, entre l'entretien de sa propriété, les travaux quotidiens et son chat. Mais toutes les fins de mois, un grand moment de terreur vient frapper la pauvre Linnea. Son neveu, Kake, vient lui extorquer une bonne partie de sa pension ! Accompagné de deux de ses amis, ils mettent la métairie sens dessus dessous, buvant tout l'alcool qu'ils peuvent trouver, criant à tue-tête, saccageant les alentours et la demeure, le tout sous les yeux impuissants de la pauvre vieille dame...
    Un beau jour, Linnea décide de réagir, et, après avoir été contrainte de signer un testament en faveur de Kake, la vieille dame appelle la police. Les voyous s'enfuient à leur arrivée, et Linnea quitte définitivement sa propriété pour se réfugier chez un vieil ami docteur habitant à Helsinki. Consciente que son malfrat de neveu veut sa mort, elle décide de prendre son destin en main et commence à se concocter un poison des plus mortels, afin de mettre elle-même fin à ses jours, au cas où... Mais l'étude de ces substances nocives va se révéler bien plus intéressante que prévu, et Linnea va peu à peu prendre goût à une vengeance un peu particulière...
    Bon, a priori le sujet n'est pas très gai, mais dès la première phrase le ton est donné. On a tout de suite l'impression d'entrer dans un conte moderne, et l'auteur nous offre une histoire drôle, avec un humour noir, un comique de situation permanent et des propos totalement immoraux, entrecoupés de scènes rocambolesques. J'ai trouvé ce roman vraiment rafraîchissant, j'ai ri et j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre les péripéties de Linnea. L'écriture est agréable, et on suit avec beaucoup de fluidité les aventures de la petite vieille. Une belle lecture d'été !
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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 24 décembre 2007

    Woland
    Suloinen myrkynkeittäjä
    Traduction : Anne Colin du Terrail.
    Tout écrivain a sa façon bien à lui de raconter une histoire horrible. Prenez James Ellroy par exemple. Avec lui, c'est du costaud, de l'ignoble, voire du carrément intolérable. Rien n'est épargné au lecteur mais le génie de l'homme est si grand que jamais il ne tombe dans la facilité, encore moins dans la complaisance.
    Avec "La Douce empoisonneuse", Arto Paasilinna, l'un des auteurs finlandais les plus connus, nous raconte aussi tout plein de choses horribles telles les violences exercées par un trio de jeunes délinquants à l'encontre de plus faibles qu'eux (en l'occurrence la tante de l'un des membres dudit trio, le chat de cette dame et deux ou trois autres personnes ...). Mais il le fait d'un ton si raisonnable, si calme, en prenant si soigneusement du recul que le lecteur, indigné puis aussi avide de vengeance que la malheureuse héroïne, la colonelle Linnea Ravaska, n'ambitionne plus qu'une chose : achever ce parcours du combattant pour voir le Mal enfin humilié et mis à mort.
    Arto Paasilinna a d'ailleurs des raffinements de sadique pour exécuter un à un les membres du trio infernal. Car c'est bien lui, l'auteur, qui s'en charge puisque le poison préparé à l'origine par la colonelle pour mettre fin à ses jours n'est dispensé aux trois monstres que par le plus pur hasard. Dans les trois meurtres, la veuve du colonel Ravaska ne fait figure que de catalyseur. Un catalyseur d'une innocence et d'une vulnérabilité rares puisqu'elle la première étonnée du tour pris par les événements.
    Bref - à peine un peu plus de 250 pages chez Folio - et jubilatoire, volontiers pince-sans-rire mais jamais loufoque, ce petit roman se lit vite et avec plaisir. L'humour qui le sous-tend a un parfum doux-amer et j'y ai noté quelques trouvailles tout à fait sidérantes. Ainsi, le neveu-délinquant de la colonelle, qui lui pique régulièrement le montant de sa modeste pension, vote à droite et se veut partisan de la peine de mort. Pour les peines de prison, son raisonnement est très particulier :
    (...) Il aurait été plus équitable, selon Kake, d'indexer la durée des peines pour crimes de sang sur le nombre d'années de vie qu'il restait au défunt. Autrement dit, si l'on mettait fin aux jours d'un bébé qui aurait pu vivre encore soixante-dix ans, une condamnation à dix ans de taule, si ce n'est plus, paraissait raisonnable. Si on zigouillait un vieux birbe par contre, une amende aurait dû suffire car le dommage n'était pas bien grand.
    Kauko Nyyssönen développa son idée. L'assassinat d'un malade incurable au seuil de la mort devait être considéré comme un délit mineur, alors que trucider une personne en parfaite santé devait bien sûr valoir la prison. Hélas ! pour l'instant, le Code pénal ne considérait pas l'âge ou le délabrement de l'état de santé de la victime, si avancés soient-ils, comme une circonstance atténuante. Il y avait là en soi, et surtout dans le cas de Linnea Ravaska [sa tante], une regrettable anomalie, une injustice criante. De ce point de vue aussi, il se sentait laissé pour compte ... (...)
    Evidemment - on l'apprend un peu plus tard - la mère de Kake, qui n'était autre que la soeur du colonel Ravaska, souffrait de troubles de la personnalité. N'empêche que, lorsque son fils finit par rencontrer sa Némésis, le lecteur (comme la colonelle, sa tante, qui l'avait pourtant élevé) se sent comme qui dirait l'âme plus légère. Wink
    Maintenant, "La Douce empoisonneuse" n'est sans doute pas le chef-d'oeuvre de son auteur. Mais il donne en tous cas le désir d'en connaître un peu plus sur la bibliographie d'Arto Paasilinna.
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Citations et extraits

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  • Par milado, le 30 avril 2013

    Et qui, dans une grande ville, s'inquiétait de nos jours des cris d'une vieille femme ? Des personnes âgées se faisaient sans arrêt voler et agresser dans la rue, les témoins prenaient tout juste la peine, après les faits, d'appeler une ambulance pour les victimes. On ne pensait qu'à sauver sa peau, on détournait les yeux quand les coups pleuvaient sur d'autres. La société était redevenue aussi brutale qu'au sortir de la guerre...
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  • Par milado, le 26 avril 2013

    Le temps avait passé si vite, comme un coup de vent. Lorsqu'elle était adolescente, elle pensait que l'on était déjà vieux à trente ans. Et soudain, elle avait elle-même atteint la trentaine, et presque aussitôt la quarantaine, qu'elle avait accueillie avec une certaine nervosité...

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  • Par Sachenka, le 18 avril 2014

    Les hommes ne parlent jamais que de leurs affaires. S'ils sont gens de guerre, ils s'emballent pour des histoires de troupes et d'armes, s'ils sont poètes, ils parlent prosodie et lisent leurs vers, et s'ils sont médecins, comme Jaakko, ils décrivent des maladies effroyables et pontifient sur leur traitement, comme si les plaies mortelles qui affligent l'humanité était un sujet de conversation éminemment passionnant.
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  • Par Annchara, le 04 mars 2012

    Je me suis régalée de bout en bout. Quel plaisir de suivre les aventures de cette petite vieille : on a peur avec elle quand ses harceleurs lui mènent la vie dure, on se réjouit avec elle quand elle prend plaisir à prendre un bain dans l'étang, on s'inquiète avec elle des conséquences de ces actes involontaires..........ou pas !!!!!!!!!
    Hormis la difficulté d'enregistrer les noms finlandais que je n'ai pas pour habitude de maitriser, ce livre m'a apporté beaucoup de plaisir, de joie et je l'ai dévoré. Je le conseille vivement.
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  • Par Marsup, le 21 octobre 2010

    Il vint à l'esprit de Linnea que si quelqu'un pouvait avoir besoin d'un poison efficace et mortel, c'était bien elle. Si la situation devenait trop critique, elle pourrait ainsi avaler une dose afin d'échapper aux griffes des tortionnaires. Une vieille femme sans défense avait tout intérêt à se tenir prête au pire. A son âge, il convenait d'ailleurs aussi de se prémunir contre l'éventualité de maladies pénibles. L'idée d'une lente agonie sur un lit d'hôpital la terrifiait, elle avait une peur mortelle du cancer et de sa douloureuse phase terminale. Les médecins, aujourd' hui, s'acharnaient à maintenir en vie même les patients les plus désespérés, et elle ne voulait pas en arriver là. Dans de telles circonstances, avoir sa propre fiole de poison serait d'un immense secours.
    Concocter une mixture mortelle pourrait aussi être une activité beaucoup plus passionnante que le macramé ou la peinture sur porcelaine.
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