> Anne Colin Du Terrail (Traducteur)

ISBN : 2070386023
Éditeur : Gallimard (1993)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 307 notes) Ajouter à mes livres
Vatanen est journaliste à Helsinki. Alors qu'il revient de la campagne, un dimanche soir de juin, avec un ami, ce dernier heurte un lièvre sur la route. Vatanen descend de voiture et s'enfonce dans les fourrés. Il récupère le lièvre blessé, lui fabrique une grossière at... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par jcnb68, le 24 mai 2012

    jcnb68
    Encore un livre qui nous vient du froid.
    On retrouve ce style haché, glacial, sans fioritures des écrivains
    nordiques, si à la mode de nos jours. Sauf que ce lièvre-ci date
    de 1975.
    Il nous est raconté les péripéties de Vatanen, un journaliste qui en a marre de tout, et notamment de sa femme – pas très original donc – et de son compagnon de route le petit lièvre qu'il a recueilli bébé après l'avoir presque malencontreusement massacré au volant de sa voiture.
    Une fois le décor posé dans le premier quart du livre, la suite est une succession de péripéties plutôt loufoques et pas spécialement drôles.
    Mais ce récit est loin d'être aussi anodin qu'il n'y parait.
    Arto Paasilinna va loin, très loin dans la dénonciation d'une société de hommes et des femmes brutale et sauvage.
    Son héro Vatanen quitte brusquement le monde civilisé pour s'installer avec son nouvel acolyte le lièvre loin de tout au milieu et près de la nature. Or nous dit l'auteur, plus vous tenterez de vous marginaliser plus la société et son système aura tendance à vous tomber dessus. Vatanen pleura l'ours alors qu'il venait de le tuer après une traque impitoyable. L'ours sacrifié sur l'autel de la sauvagerie humaine.
    Par moments, des images du premier film de « Rambo » me venaient en tête. Un type qui fuit le brouhaha humain, qui ne demande rien à personne, juste qu'on le laisse filer son chemin. Ben non ! C'est pas possible ça ! Au point qu'il se verra dans l'obligation de monter, comme disait si bien « Rambo », une putain de guerre.
    « Oublie moi ou je vais te monter une guerre comme t'en a jamais imaginé de ta vie… ».
    Et le lièvre dans tout ça ?
    Ben il file lui aussi.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par BMR, le 15 janvier 2009

    BMR
    C'est bien sûr un lieu commun que de rappeler que la qualité d'un bon bouquin ne se mesure pas à la quantité de pages reliées : mais après Soie, Neige et Mer d'encre (les 3 petits opuscules asiatiques dont on a parlé récemment), voici les 200 pages du petit Lièvre de Vatanen du finlandais Arto Paasilinna, encore un format idéal pour s'évader vite et loin, le temps d'un trajet dans les transports en commun !
    Le finaud finnois Arto Paasilinna nous raconte ici l'odyssée d'un homme qui a tout largué : boulot, femme, bateau, ... après avoir rencontré un lièvre boitillant.
    Nous voici entraînés à la suite de ce couple improbable à travers les lacs, les forêts et les villages de Finlande jusqu'en Carélie et le périple est prétexte à toutes sortes de rencontres dépaysantes, farfelues et sincèrement humaines.
    On éteint un incendie de forêt, on débarde des radeaux, on distille de l'eau de vie en douce, on retape des cabanes à sauna, on prend plusieurs cuites et on se lance à la poursuite d'un ours : toutes ces histoires jalonnent agréablement ce parcours sans queue ni tête, autres que celles du lièvre.
    C'est rafraîchissant et léger : il y a comme un vent de liberté qui souffle entre les sapins.
    De quoi nous faire regretter d'avoir manqué en décembre l'adaptation au cinéma ... mais on avait l'excuse d'avoir repéré le nom de Christophe Lambert au générique ! ...
    Il ne reste qu'à espérer que chacun d'entre nous croise un jour, lui aussi, un petit lièvre porte-bonheur ...
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par nougat65, le 17 mai 2012

    nougat65
    Pour changer de vie il suffit parfois de peu de chose : rencontrer accidentellement un drôle de lièvre, le suivre, s'enfoncer un peu plus loin dans la forêt et ne plus jamais revenir.
    Tel le lièvre que Vantanen emmène partout avec lui, le lecteur est embarqué dans un périple entre Finlande et Cercle polaire, au coeur d'une nature préservée mais fragile, à la rencontre de personnages et de situations originales.
    J'ai beaucoup aimé ce roman et la simplicité avec laquelle le héros retrouve sa place d'être humain, loin des villes, en parfaite harmonie avec un environnement ou les saisons ont toute leur place.
    Ce conte finnois est rempli d'humour et d'humanité et le lièvre, héros innocent du roman, le symbole d'une quête du bonheur.
    Une bouffée d'optimisme dans un monde de brut !
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par cyberugo, le 24 mai 2012

    cyberugo
    Que ce récit est beau, doux et agréable à lire ! L'auteur nous transporte littéralement en Finlande, d'abord en ville, mais pour très rapidement aborder la campagne et surtout la forêt de cette magnifique région, que l'on imagine au fil de notre lecture.
    Il est impossible de ne pas tomber littéralement sous le charme de cet homme, Vatanen, et de son lièvre, pour qui il va tout plaquer, et qui va lui faire prendre conscience que la vie qu'il a mené jusque là n'est pas celle qu'il voulait.
    Il s'ensuit alors des aventures au fil des différents métiers que va exercer Vatanen pour vivre, mais qui serotn toujours en lien avec la nature.
    Ceci le mènera dans des situations plus ou moins cocasses, desquelles il devra se sortir avec plus ou moins de facilité, mais qui font que la vie est ce qu'elle est !
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par fichetoux, le 21 mai 2012

    fichetoux
    Ohhhh, mais ça va être vite réglé cette histoire…enfin, cette succession de phrases !
    En gros, on adopte un lièvre, on dort un peu n'importe où, on vend un bateau, on sauve une vache enlisée, on récupère un peu de ferraille, on tue un ours, on se bat avec un corbeau, petits tours en prison, incendie de forêt, prêtre se tirant une balle dans le pied…voila le pitch, le tout sans déflorer l'intrigue… (Pas difficile, il n'y en a pas…ou alors c'était trop subtil pour moi)
    Waouh, si ce n'est pas extraordinaire tout ça !!!
    Honnêtement, malgré des brulures d'estomac et une pression artérielle qui grimpait au fil de la lecture, je suis quand même arrivé aux 2/3 du « livre », après, je n'ai plus tenu, ai sauté les chapitres (heureusement très courts donc faciles à zapper) pour enfin arriver au terme de cette chose indigeste et m'éviter une attaque !
    Ce qui me chagrine le plus, ce n'est pas le fait d'être excité comme une puce, que je ne vais pas trouver le sommeil et que j'ai perdu mon temps mais c'est ce pauvre lièvre qui, au fond n'avait rien demandé-se retrouve mêlé dans ce simulacre de littérature !
    .
    J'espère de tout cœur qu'il s'en est sorti sans trop de dommages psychologiques
    Fred-Fichetoux-Beg mode furieux activé (ben oui, ça m'arrive aussi)
    Bon, vais quand même aller jeter un œil sur les autres critiques, histoire de voir si c'est moi qui ne suis pas aware ou si c'est général.
    Oops ,avec tout ça, ai failli oublier : bonnes lectures
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Citations et extraits

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  • Par Penelope, le 27 avril 2009

    Une nuit encore, Kurko se soûla, et l'aventure faillit mal tourner: quand Kurko voulu prouver son adresse de flotteur de bois et courut sur la chaîne de rondins de la rive, il tomba dans le fleuve et manqua de se noyer, car il ne savait pas nager. Vatanen tira le vieillard ivre du fleuve glacé et le porta dans la tente. Au matin, l'homme rudement éprouvé s'éveilla le crâne emperlé de douleur, ouvrit la bouche pour laisser échapper une plainte. On constata alors que son dentier était tombé le soir précédent dans le fleuve. La vie est parfois bien déprimante.
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  • Par clarinette, le 15 janvier 2009

    "Deux hommes accablés roulaient en voiture. Le soleil couchant agaçait leurs yeux à travers le pare-brise poussiéreux. C'était l'été de la Saint-Jean. Sur la petite route de sable, le paysage finlandais défilait sous le regard las des deux hommes ; aucun d'eux ne prêtait la moindre attention à la beauté du soir.
    C'étaient un journaliste et un photographe en en service commandé, deux êtres cyniques, malheureux. Ils approchaient de la quarantaine et les espoirs qu'ils avaient nourris dans leur jeunesst étaient loin, très loin de s'êtrre réalisés. Ils s'étaient mariés, trompés, déçus, et avaient chacun un début d'ulcère à l'estomac et bien d'autres soucis quotidiens.
    Ils venaient de se quereller pour savoir s'ils devaient rentrer à Helsinki ou s'il valait mieux passer la nuit à Heinola. depuis ils ne se parlaient plus.
    Ils traversaient en crabe la splendeur du soir, la tête rentrée, butés, l'esprit tendu, sans même s'apercevoir de tout ce que leur course avait de misérable. Ils voyageaient blasés, fatigués."
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  • Par BMR, le 15 janvier 2009

    [...] Vatanen monta dans l'autocar de Heinola, car il n'est pas bon de rester éternellement oisif, même dans un village agréable.
    Il s'assit sur la banquette au fond du car, le lièvre dans un panier. A l'arrière, quelques paysans fumaient. Quand ils virent le lièvre dans le panier, la conversation s'engagea. On constata qu'il y avait cet été-là plus de levrauts que d'habitude, on se demanda si ce lièvre-ci était un mâle ou une femelle. On demanda à Vatanen s'il avait l'intention de tuer et de manger le lièvre quand il aurait grandi. Vatanen déclara qu'il n'y songeait pas. On en conclut que personne bien sûr ne tuerait son propre chien, et qu'il est parfois plus facile de s'attacher à un animal qu'à un être humain.
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  • Par dandoune, le 13 octobre 2011

    Deux hommes accablés roulaient en voiture. [...] C’étaient un journaliste et un photographe en service commandé, deux êtres cyniques, malheureux. Ils approchaient la quarantaine et les espoirs qu’ils avaient nourris dans leur jeunesse étaient loin, très loin d’êtres réalisés. Ils étaient mariés, trompés, déçus, et avaient chacun un début d’ulcère à l’estomac et bien d’autres soucis quotidiens.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Morriszapp, le 10 avril 2010

    ... voilà ce que font le commerce et l'industrie, ce que l'argent n'obtient pas, on le prend par la force. (p. 204).
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Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison Marque-page 01-09-2011











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