> Anne Colin Du Terrail (Traducteur)

ISBN : 2070386023
Éditeur : Gallimard (1993)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 263 notes) Ajouter à mes livres
Vatanen est journaliste à Helsinki. Alors qu'il revient de la campagne, un dimanche soir de juin, avec un ami, ce dernier heurte un lièvre sur la route. Vatanen descend de voiture et s'enfonce dans les fourrés. Il récupère le lièvre blessé, lui fabrique une grossière at... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par BMR, le 15 janvier 2009

    BMR
    C'est bien sûr un lieu commun que de rappeler que la qualité d'un bon bouquin ne se mesure pas à la quantité de pages reliées : mais après Soie, Neige et Mer d'encre (les 3 petits opuscules asiatiques dont on a parlé récemment), voici les 200 pages du petit Lièvre de Vatanen du finlandais Arto Paasilinna, encore un format idéal pour s'évader vite et loin, le temps d'un trajet dans les transports en commun !
    Le finaud finnois Arto Paasilinna nous raconte ici l'odyssée d'un homme qui a tout largué : boulot, femme, bateau, ... après avoir rencontré un lièvre boitillant.
    Nous voici entraînés à la suite de ce couple improbable à travers les lacs, les forêts et les villages de Finlande jusqu'en Carélie et le périple est prétexte à toutes sortes de rencontres dépaysantes, farfelues et sincèrement humaines.
    On éteint un incendie de forêt, on débarde des radeaux, on distille de l'eau de vie en douce, on retape des cabanes à sauna, on prend plusieurs cuites et on se lance à la poursuite d'un ours : toutes ces histoires jalonnent agréablement ce parcours sans queue ni tête, autres que celles du lièvre.
    C'est rafraîchissant et léger : il y a comme un vent de liberté qui souffle entre les sapins.
    De quoi nous faire regretter d'avoir manqué en décembre l'adaptation au cinéma ... mais on avait l'excuse d'avoir repéré le nom de Christophe Lambert au générique ! ...
    Il ne reste qu'à espérer que chacun d'entre nous croise un jour, lui aussi, un petit lièvre porte-bonheur ...
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 15 janvier 2009

    annie
    Un livre culte dans les pays nordiques. Un best seller dans sa traduction française (plus de 100 000 exemplaires). C'est quelque part entre Helsinki et Heinola que débutent les aventures extravagantes et pleines d'humeur de Vatanen, ex-journaliste, ex-mari, affublé d'un compagnon insolite rencontré accidentellement : un lièvre. Cette étonnante fable écologique, voyage à travers les saisons et les paysages finlandais, est un genre à elle toute seule Arto Paasilinna invente un genre : le roman d'humour écologique.
    « Vatanen, journaliste finlandais, en a soupé des ennuis de sa vie ratée. Avec un début d'ulcère à l'estomac, il serait temps de prendre des mesures. Un lièvre qui vient de heurter sa voiture lui en offre l'occasion. En voulant poursuivre l'animal, Vatanen se retrouve à parcourir toute la Finlande en pratiquant divers métiers.
    Les péripéties s'enchaînent à un rythme soutenu car la nature finlandaise est truffée d'êtres plus ou moins étranges ayant parfois un caractère difficile : pasteur impulsif, militaires en manœuvres, corbeau pilleur de victuailles, ours vendant cher sa peau, etc. Il n'y a guère que le lièvre qui domine les situations avec une certaine sérénité.
    Les aventures cocasses de Vatanen et de son lièvre permettent de faire un beau périple en Finlande, en riant souvent ... et sans attraper froid. » (Samuel Holder, 11 janvier, extrait de Culture-Révolution)
    Ce roman est paru à Helsinki en 1975 sous le titre Jäniksen vuosi, il a été traduit en français en 1989 par Anne Colin du Terrail. En 1977, il a fait l'objet d'un adaptation cinématographique sous le même titre mise en scène par Risto Jarva.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 06 septembre 2010

    Seraphita
    Vatanen est un journaliste cynique et malheureux. En compagnie d'un photographe, il parcourt les routes de la Finlande quand sa voiture heurte malencontreusement un lièvre. Il s'élance à pied à sa poursuite, parvient à le rejoindre et le soigne. Très attaché au lièvre qui devient sa mascotte, il traverse en sa compagnie la Finlande du sud jusqu'à la Laponie.
    Voici un livre très attachant que nous propose Arto Paasilinna. Il nous décrit le voyage bucolique d'un homme en questionnement, trompé par sa femme, qui décide un jour de rompre avec le quotidien. Il faudra le hasard d'une rencontre incongrue pour que Vatanen se décide à faire le saut et quitter sa vie d'avant.
    Le roman nous expose en 24 courts chapitres des scènes champêtres contrastées, sans lien logique apparent, certaines dramatiques, tel cet épisode d'incendie dans une forêt par rapport auquel Vatanen va prêter main-forte, puis abandonner son poste pour une beuverie mémorable. Notre infatigable voyageur se met toujours dans des situations impossibles, comme par exemple lorsqu'il passe la nuit aux côtés d'un mort qu'il prend pour un paisible dormeur. J'ai pris plaisir à suivre les pérégrinations de Vatanen que j'ai pu localiser sur la carte de Finlande présentée au début. Cela permet au lecteur de se familiariser avec le pays. Les scènes sont si diversifiées qu'on ne s'ennuie jamais.
    Un bémol cependant pour la traduction : je l'ai trouvée par moment assez maladroite, des termes identiques se répétant à intervalles rapprochés.
    Un voyage au plus proche de la nature, avec un lièvre domestiqué pour fétiche qui occasionne de nombreuses situations insolites et souvent drôles, un animal sur lequel l'homme n'hésite pas à projeter ses sentiments afin de s'en rapprocher. Un voyage initiatique qui conduit Vatanen a (re)découvrir son identité au contact d'une nature grandiose mais aussi hostile. Un voyage aux confins de la Finlande qui permet de se réconcilier avec soi-même, à la faveur des rencontres multiples et originales.
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    • Livres 4.00/5
    Par valeriepascual, le 26 avril 2011

    valeriepascual
    Comment ajouter une critique qui donne un oeil neuf après toutes celles qui ont déjà été publiées ici ? Difficile...
    je ne résume pas l'histoire, d'autres l'ont fait très bien. l'histoire est étonnante: comment un grain de sable (un lièvre percuté sur une route) peut faire basculer une vie ? Paasilinna apporte ici sa réponse: un homme perdu dans une vie trop "moderne", va progressivement de rapprocher de la nature, jusqu'à ne plus pouvoir vivre qu'en son sein.
    Si on peut penser à Into the wild ou à Sukkwan island, la différence principale tient au fait qu'ici, Vatanen n'a pas fait le choix du retour à la nature. c'est le hasard,le destin pu peut-être la nature elle-même qui ont choisi. Vatanen va se fondre dans ce choix, y trouver ce qu'il a peut-être toujours cherché sans le savoir, mais se rend-il seulement compte de la chance qu'il a eu de blesser ce lièvre ? Là est pour moi tout le mystère du livre.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par MDO, le 20 septembre 2011

    MDO
    Petit roman "d'humour écologique", culte chez les nordiques, à lire de toute urgence, surtout en période de blues. Vatanen, journaliste désabusé, devient totalement libéré et heureux grâce à sa rencontre avec un lièvre : les aventures les plus folles (et les plus chouettes) commencent. Paru pour la première fois en 1975, il est adapté au cinéma en 2006, mais le film n'est pas à la hauteur du livre qu'il fait bon relire !
    [Marie-virginie Duvillier]
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Citations et extraits

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  • Par Penelope, le 27 avril 2009

    Une nuit encore, Kurko se soûla, et l'aventure faillit mal tourner: quand Kurko voulu prouver son adresse de flotteur de bois et courut sur la chaîne de rondins de la rive, il tomba dans le fleuve et manqua de se noyer, car il ne savait pas nager. Vatanen tira le vieillard ivre du fleuve glacé et le porta dans la tente. Au matin, l'homme rudement éprouvé s'éveilla le crâne emperlé de douleur, ouvrit la bouche pour laisser échapper une plainte. On constata alors que son dentier était tombé le soir précédent dans le fleuve. La vie est parfois bien déprimante.
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  • Par clarinette, le 15 janvier 2009

    "Deux hommes accablés roulaient en voiture. Le soleil couchant agaçait leurs yeux à travers le pare-brise poussiéreux. C'était l'été de la Saint-Jean. Sur la petite route de sable, le paysage finlandais défilait sous le regard las des deux hommes ; aucun d'eux ne prêtait la moindre attention à la beauté du soir.
    C'étaient un journaliste et un photographe en en service commandé, deux êtres cyniques, malheureux. Ils approchaient de la quarantaine et les espoirs qu'ils avaient nourris dans leur jeunesst étaient loin, très loin de s'êtrre réalisés. Ils s'étaient mariés, trompés, déçus, et avaient chacun un début d'ulcère à l'estomac et bien d'autres soucis quotidiens.
    Ils venaient de se quereller pour savoir s'ils devaient rentrer à Helsinki ou s'il valait mieux passer la nuit à Heinola. depuis ils ne se parlaient plus.
    Ils traversaient en crabe la splendeur du soir, la tête rentrée, butés, l'esprit tendu, sans même s'apercevoir de tout ce que leur course avait de misérable. Ils voyageaient blasés, fatigués."
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  • Par BMR, le 15 janvier 2009

    [...] Vatanen monta dans l'autocar de Heinola, car il n'est pas bon de rester éternellement oisif, même dans un village agréable.
    Il s'assit sur la banquette au fond du car, le lièvre dans un panier. A l'arrière, quelques paysans fumaient. Quand ils virent le lièvre dans le panier, la conversation s'engagea. On constata qu'il y avait cet été-là plus de levrauts que d'habitude, on se demanda si ce lièvre-ci était un mâle ou une femelle. On demanda à Vatanen s'il avait l'intention de tuer et de manger le lièvre quand il aurait grandi. Vatanen déclara qu'il n'y songeait pas. On en conclut que personne bien sûr ne tuerait son propre chien, et qu'il est parfois plus facile de s'attacher à un animal qu'à un être humain.
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  • Par dandoune, le 13 octobre 2011

    Deux hommes accablés roulaient en voiture. [...] C’étaient un journaliste et un photographe en service commandé, deux êtres cyniques, malheureux. Ils approchaient la quarantaine et les espoirs qu’ils avaient nourris dans leur jeunesse étaient loin, très loin d’êtres réalisés. Ils étaient mariés, trompés, déçus, et avaient chacun un début d’ulcère à l’estomac et bien d’autres soucis quotidiens.
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  • Par Morriszapp, le 10 avril 2010

    ... voilà ce que font le commerce et l'industrie, ce que l'argent n'obtient pas, on le prend par la force. (p. 204).
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Vidéo de Arto Paasilinna

Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison Marque-page 01-09-2011











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