> Anne Colin Du Terrail (Traducteur)

ISBN : 2070308081
Éditeur : Editions Gallimard (2005)


Note moyenne : 3.39/5 (sur 232 notes) Ajouter à mes livres
" SONGEZ-VOUS AU SUICIDE ? Pas de panique, vous n'êtes pas seul. Nous sommes plusieurs à partager les mêmes idées, et même un début d'expérience. Ecrivez-nous en exposant brièvement votre situation, peut-être pourrons-nous vous aider. Joignez vos nom et adresse, nous vo... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par valeriane, le 08 février 2012

    valeriane
    Cela faisait déjà quelques temps que la couverture de l'édition Folio me tentait bien, puis il y avait le résumé. L'histoire semblait "sympathique", originale et "humoristique"...Ce que le quatrième de couverture ne précisait pas, c'est que ce livre tire en longueur.Généralement, je suis pas trop vache avec mes notes, mais là je suis assez déçue.Je m'attendais à mieux, du moins à quelque chose de plus dynamique, qui avance...Ca pour avancer, ça avance. Les personnages du roman sillonnent toute la Finlande pour rejoindre le point le plus au nord de la Norvège, pour ensuite repartir vers la Suise... bref, des kilomètres au compteur.L'histoire raconte la rencontre de deux hommes. Ne me demandez pas leur nom, je les ai oublié ou presque (sans doute fréquent en Finlande, mais bon).Le premier, Rellonen (ah si celui-là me revient), décide de mettre fin à ses jours au lendemain de la Saint Jean. Suite à de nombreuses faillites, et à d'autres suicides ratés, Rellonen veut définitivement se tirer une balle. Alors qu'il s'approche d'une grange, pour ne pas faire ça chez lui, il surprend un autre homme, dans cette grange, en train de préparer sa pendaison. Au moment crucial, il ne fait ni une, ni deux et le sauve d'une mort certaine.Après une discussion à propos de leur ambition commune, ils rentrent chez Rellonen et passent quelques jours ensemble, ayant pris la décision de remettre leur mort à plus tard. Leur vient alors l'idée de regrouper les suicidaires de Finlande, afin d'organiser ça en groupe. Ils rédigent une annonce pour un journal et voilà que débute la "grande aventure".Tout au long du roman, on fait la connaissance d'autres personnages. On apprend le pourquoi de leur volonté de dire au revoir à la vie. On voyage à travers ces pays nordiques. On s'endors sur certaines descriptions un peu trop longues...Le style de l'auteur est agréable à lire, simple et pas prise de tête. Certains rebondissements jallonent l'histoire, mais ne sont pas très percutants. On pourrait croire qu'ils ont été ajoutés au fur et à mesure dans le but de dépasser les 150 pages (le roman en fait près de 300).Je me suis assez vite lassée de cette intrigue. On se demande effectivement si oui ou non ils vont en terminer une bonne fois pour toute. Mais à parfois on se demande aussi s'il va se passer quelque chose.Pas de tournant flagrant qui redonnerait un petit coup de fouet au texte. Juste quelques aléas.Peut-être ai-je été influencée par des critiques pas très positives à propos de ce titre. Mais même sans avoir lu ces commentaires, je n'aurais pas grimper aux rideaux en le lisant.Je n'aime pas lacher un livre. Je laisse toujours à l'auteur une chance de le réaccrocher en route. Ce livre aurait fait 100 pages de plus, je ne suis pas certaine que j'aurais persisté.Oui j'avoue avoir lu quelques pages en diagonale...On verra si je re-tente Paasilinna un jour...Comme quoi "la lecture c'est comme une boîte de chocolat, on sait jamais ce qu'on va trouver à l'intérieur"...
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 08 août 2008

    annie
    LE livre qui m'a fait découvrir l'auteur... depuis je suis fan !
    l'un de ses meilleur roman, à mon avis
    *
    Par un beau matin d'été, Onni Rellonen, petit entrepreneur dont les affaires périclitent, et le colonel Hermanni Kemppainen, veuf éploré, décident de se suicider. le hasard veut qu'ils échouent dans la même grange abandonnée. Ils sympathisent puis, ils se rendent à l'évidence : nombreux sont les candidats au suicide. Dès lors, pourquoi ne pas fonder une association et publier une annonce dans le journal ? le succès ne se fait pas attendre. Commence alors, à bord d'un luxueux car de tourisme, une folle tournée à travers la Finlande. Parmi la trentaine de suicidaires de tous poils qui s'embarquent pour l'aventure : un joyeux boute-en-train et un vieux lapon sympathique et retors, éleveur de rennes, qui voient là une issue inespérée à leurs infortunes. Un périple loufoque mené à un train d'enfer, des falaises de l'océan arctique jusqu'au cap Saint-Vincent au Portugal. L'occasion aussi d'une réflexion férocement drôle sur le suicide.
    « le président Onni Rellonen, président de rien du tout sinon de quelques faillites dramatiques et répétées, s'en va vers une grange en pleine forêt pour se tirer une balle dans la tête. Dans la bâtisse délabrée, il trouve un colonel en train de se pendre, et que le monde est petit. Ils se sauvent mutuellement la vie, constatant que "tenter de se suicider rapproche les êtres". le président et le colonel Kemppainen arrosent ça et décident de passer une annonce dans le journal afin de réunir les suicidaires de Finlande et voir venir. Ils reçoivent plus de six cents réponses, organisent un symposium, cela s'impose, à Helsinki, et les soixante participants les plus décidés (on en perdra pas mal en route) s'embarquent en autocar pour un tour de l'Europe qui doit finir en apothéose par un suicide collectif et spectaculaire. Aventures rocambolesques, alcool sans limite et saunas éternels, désaccords et histoires d'amour, détermination morbide contre espérance secrète, tout conduit au report de l'acte final, du cap Nord à la pointe de l'Algarve. Reculer pour mieux sauter dans le vide. Mourra bien qui mourra le dernier, nous rirons tous. La galerie de portraits est saisissante mais ne fait pas qu'amuser la galerie, à travers la fable la Finlande en prend pour son grade, et l'humanité tout entière, comme nous disait Paasilinna : "Les Finlandais ne sont pas pires que les autres mais suffisamment mauvais pour que j'aie de quoi écrire jusqu'à la fin de mes jours." » (extrait d'un article de Jean-Baptiste Harang, Libération 18 septembre 2003)
    « "Les plus redoutables ennemis des finlandais sont la mélancolie, la tristesse, l'apathie. Une insondable lassitude plane sur ce malheureux peuple et le courbe depuis des milliers d'années sous son joug, forçant son âme à la noirceur et à la gravité". C'est en tous cas ce que prétend l'indispensable Paasilinna au seuil de ce huitième roman traduit et ce que n'accepteront jamais de croire les nombreux lecteurs des sept précédents, lesquels ne se feront pas prier pour goûter une fois encore à l'humour froid, burlesque et irrésistible du plus célèbre écrivain finlandais actuellement en activité. (…)
    Comme le résume avec une goguenardise typique l'exergue choisie par le romancier (une maxime populaire du coin),"le plus grave dans la vie c'est la mort, mais ce n'est quand même pas si grave" : Paasilinna tourne la grande faucheuse et la dépression nerveuse en dérision avec une maestria, un sens de la formule et un humour froid parfaitement irrésistibles. Et donne avec ces Petits suicides entre amis l'un de ses meilleurs textes, pour peu que comparer parmi ceux-ci veuille dire quelque chose. Faut-il rire de tout ? Avec lui, vous n'avez de toutes façons pas le choix. Bon voyage. » (extrait d'un article de Bernard Quiriny, Chronicart, 19 septembre 2003)
    Ce roman est paru à Helsinki en 1989 sous le titre Hurmaava joukoitsemurha
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    • Livres 5.00/5
    Par oiselle, le 23 janvier 2012

    oiselle
    Petits suicides entre amis
    Ah ben, ça promet d'être gai vu le titre ! Vous avez du le penser trop fort je l'ai entendu. Il est vrai que ce livre m'a fait pleurer.....mais de rire !
    Alors oui je vous le confirme ce livre est plein d'humour et d'ironie… mais pas que. La galerie de portraits est saisissante mais ne fait pas qu'amuser la galerie. A travers cette fable, la société en prend pour son grade. Avec Paasilinna, la mort et la dépression sont tournées en dérision avec un humour décapant et féroce que moi j'ai trouvé irrésistible.
    Si vous n'êtes pas au mieux de votre forme en ce moment, c'est un bouquin pour vous !
    Attachez vos ceintures, car l'action est menée à un train d'enfer.
    Deux hommes désespérés décident de se suicider. Par un malheureux hasard, ils se trouvent au même endroit au jour J pour accomplir l'irréparable. Ils sympathisent, remettant à plus tard leurs sombres desseins.
    C'est là, que leur vient une idée pour le moins originale…. passer une annonce dans un journal. Comment ça « une idée originale »….y a pas plus banal que de passer une annonce dans un journal. Ah oui, mais je ne vous ai pas parlé du contenu de l'annonce en question. Ce n'est pas tracteur à vendre ou autre, non, la voici l'annonce en qestion :
    «Songez-vous au suicide ? Pas de panique, vous n'êtes pas seul. Nous sommes plusieurs à partager les mêmes idées, et même un début d'expérience (!). Écrivez-nous en exposant brièvement votre situation, peut-être pourrons-nous vous aider. Joignez vos nom et adresse, nous vous contacterons. Toutes les informations recueillies seront considérées comme strictement confidentielles et ne seront communiquées à aucun tiers. Pas sérieux s'abstenir. Veuillez adresser vos réponses Poste restante, Bureau central d'Helsinki, nom de code "essayons ensemble" (!)»
    Ca c'est de l'annonce, non ? !
    En effet les deux compères se disent qu'ils ne sont sans doute pas les seuls à vouloir se donner la mort et décident donc de fonder une association. Ils recoivent plus de 600 réponses…alors après ça, ils vont devoir faire un choix parmi les nombreux prétendants et constituer leur assoc. Je vous en passe les détails bien arrosés.
    Comme tous ces braves gens sont décidés, à première vue, à mettre fin à leurs jours, ils décident de le faire de manière grandiose et s'embarquent en bus pour un tour de l'Europe qui doit finir en apothéose par un suicide collectif et spectaculaire.Commence ainsi le périple de ces joyeux désespérés, périple mené à un train d'enfer, de l'océan arctique jusqu'à l'extrême sud du Portugal où ils ont choisi de se jeter de la falaise la plus abrupte. Parmi les suicidaires de tous poils qui s'embarquent pour l'aventure, beaucoup s'essaimeront en route
    Et en fin de compte, Paasilinna n'a pas vraiment tort
    "Rater son suicide n'est pas forcément ce qu'il y a de pire dans l'existence. On ne peut pas toujours tout réussir !"
    ------------
    L'auteur, Arto Paasilinna est un finlandais d'une soixantaine d'années qui a bourlingué pas mal (il a été bûcheron, ouvrier agricole et j'en passe) avant de commencer à écrire des chroniques dans des journaux et des livres. Beaucoup de ses bouquins ont quelque chose ...d'immoral en fait, dans le sens où ce sont souvent "les méchants" qui s'en sortent haut la main (là je pense à "La Forêt des renards pendus"). Dans certains, il y parle aussi d'écologie ("Le Lièvre de Vatanen") même si chez lui ça ne porte pas ce nom-là. J"ai lu une dizaine de ses livres, j'ai rarement été déçue.
    Mes préférés (on les trouve presque tous en poche je crois) :
    "Petits suicides entre amis" "La Forêt des renards pendus"
    "La Cavale du géomètre" "Un homme heureux" "Le Lièvre de Vatanen".
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    • Livres 4.00/5
    Par vincentf, le 22 juin 2010

    vincentf
    Il est des romans qui ne se laissent pas aisément commenter. Troisième tentative de mise en boîte... Plaisir indéniable de lecture, du jeu subtil de la mort et de la vie, teinté d'humour noir. Deux suicidaires se rencontrent au moment fatitique. Ils renoncent à leur macabre dessein et décident de réunir les suicidaires de Finlande. Succès inespéré... Les plus fanatiques partent en voyage, vers la mort, croient-ils. Seulement, voilà, leur rencontre redonne sens à leur vie. Roman initiatique donc, rempli d'une ironie digne de Voltaire. Et si Candide avait été suicidaire? Peut-être son périple aurait été celui-là, le Cap Nord, l'Allemagne, où une guerre épique est remportée avec brio contre une horde de skinheads avinés, la Suisse, terre de suicide par exemple avec ses ravins (mais où jamais aucune foire de la pomme de terre n'a eu lieu le premier août), petite virée en France où des jeunes filles un rien délurées mettent à mal la virilité des mâles gaulois, et chute finale (évité, parce que décidément, le suicide n'a plus de sens) au Portugal (où jadis d'ailleurs Candide fut fessé en cadence pour éviter un tremblement de terre).
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    • Livres 3.00/5
    Par stefferon, le 05 janvier 2012

    stefferon
    On navigue entre incrédulité et rires. Quel étrange roman qui nous narre les aventures rocambolesques d'une bande de suicidaires.
    De la Finlande profonde au cap Finistère au Portugal, nous suivons les déboires, bagarres, découvertes touristiques et humaines de ces désespérés qui le sont de moins en moins.
    Pour finir par une jolie critique mi-figue mi-raisin de la bureaucratie finlandaise...
    Sympathique livre du farfelu Arto Paasilinna.
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Citations et extraits

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  • Par chatgourmand, le 05 juillet 2009

    Au 33, route de Kuusisaari, la porte du garage d'une somptueuse résidence était restée entrouverte du côté de la rue. Les suicidaires avaient jeté un coup d'œil à l'intérieur et constaté que le local, spacieux, abritait une Jaguar décapotable blanche. Ils y avaient vu un signe de la Providence, un moyen de mettre facilement fin à leur jours : s'ils parvenaient à faire démarrer la voiture, les gaz d'échappements du puissant moteur suffiraient à tuer tous les occupants du garage. La décision avait immédiatement été prise. Toute la troupe, plus de vingt personnes, s'était entassé dans la remise. On avait fermé la double porte et bouché l'aération. Les hommes les plus jeunes, avec à leur tête l'exalté de Kolta qui avait évoqué dans la journée le suicide en montgolfière, avaient commencé à tripoter le système electrique du cabriolet afin d'essayer de le mettre en marche. C'était superflu, la clef se trouvait sur le contact. La Jaguar avait démarré au quart de tour. Son moteur grondait sourdement, d'un bruit de mécanique de luxe.
    L'aérostier avait alors proposé que l'on fasse avec l'auto, avant de se tuer, un tour d'honneur en ville. On y avait cependant renoncé, car la virée d'adieu aurait pu éveiller l'attention, et il n'y avait de toute façon pas de place pour tous les amateurs dans le coûteux petit cabriolet. Un vol de voiture semblait en outre assez peu recommandable comme dernier geste sur terre, surtout aux yeux des plus âgés et des femmes du groupe.
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  • Par clarinette, le 05 juillet 2008

    "Les plus redoutables ennemis des Finlandais sont la mélancolie, la tristesse, l'apathie. Une insondable lassitude plane sur ce malheureux peuple et le courbe depuis des milliers d'années sous son joug, forçant son âme à la noirceur et la gravité. Le poids du pessimisme est tel que beaucoup voient dans la mort le seul remède à leur angoisse. Le spleen est un adversaire plus impitoyable que l'Union soviétique.
    Mais les Finlandais sont une nation de guerriers. Ils ne capitulent pas. Ils se rebellent, encore et toujours contre la tyrannie."
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  • Par TwiTwi, le 28 octobre 2009

    L'on constata qu'il ne faisait pas bon vivre en Finlande, la société était dure comme le granit. Les gens étaient cruels et jaloux les uns des autres. Le goût du lucre était général, tous couraient après l'argent avec l'énergie du désespoir. Les Finlandais étaient sinistres et malveillants. S'ils riaient, c'était pour se réjouir du malheur d'autrui. Le pays grouillait de traîtres, de tricheurs, de menteurs. Les riches opprimaient les pauvres, leur faisaient payer des loyers exorbitants et leur extorquaient des intérêts prohibitifs. Les déshérités, de leur côté, se conduisaient en vandales braillards et n'élevaient pas mieux leurs enfants : ils étaient la plaie du pays, à couvrir de graffitis les maisons, les objets, les trains et les voitures. Ils cassaient les carreaux, vomissaient et faisaient leurs besoins dans les ascenseurs.
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  • Par colimasson, le 26 mars 2011

    Son cœur, par contre, était tapissé de graisse et battait lourdement, ce n’était plus qu’une charge, un boulet, pas une source de vie. On pouvait à tout instant craindre qu’il ne s’arrête, paralysant le corps de son propriétaire, le privant de son fluide essentiel et le précipitant dans la mort. Ce serait la triste revanche d’un organe interne épuisé sur un homme qui lui vouait pourtant, depuis sa conception, une confiance absolue. S’il marquait une pause, ne serait-ce que l’espace d’une centaine de pulsations, pour reprendre son souffle, tout serait fini. Ses précédents milliards de battements ne signifieraient plus rien. C’est ça, la mort. Des milliers de Finlandais en font l’expérience chaque année. Et personne ne revient raconter l’effet que ça fait, au bout du compte.
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  • Par TwiTwi, le 28 octobre 2009

    C'était quand même incroyable qu'un Finlandais en voyage à l'étranger ne puisse pas se tuer sans qu'on se mêle de ses affaires.
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Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison Marque-page 01-09-2011











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