> René Solis (Traducteur)
> Elena Zayas (Traducteur)

ISBN : 2864247550
Éditeur : Editions Métailié (2011)


Note moyenne : 4.24/5 (sur 25 notes) Ajouter à mes livres

En 2004, à la mort de sa femme, Iván, écrivain débutant et responsable d’un misérable cabinetvétérinaire de La Havane, revient sur sa rencontre en 1977 avec un homme mystérieux qui sepromenait sur la plage avec deu... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par mariech, le 16 mai 2012

    mariech
    Il y a quelques semaines , j'ai lu la biographie de Trotsky par Robert Service , j'ai aimé mais sans plus , et puis , je lis ' L'homme qui aimait les chiens ' , un livre fascinant qui est certes une biographie romancée mais tellement bien écrite , il y a des détails pertinents et surtout un réel talent , on apprends pleins de choses mais de façon passionnante .
    Il y a même un détail que j'avais noté chez Robert Service , il dit que Georges Simenon est Français , tandis que Léonardo Padura lui rend bien sa nationalité de belge .
    Nous voilà parti dans un Voyage dans le temps et l'espace , en effet , nous sommes en Espagne pendant la tragique guerre civile , puis en URSS tout le long du règne du Tsar rouge , c'est-à-dire Staline , puis dans Cuba aux prises avec les restrictions encore augmentées par la fin ' du grand frère '.
    J'ai découvert qu'à Cuba être homosexuel était un délit , je ne savais pas que la censure était si importante .
    J'ai appris beaucoup sur les années de la guerre civile en Espagne , et surtout sur cette pieuvre monstrueuse qu'était le communisme Stalinien , sur toutes ces personnes sacrifiées au nom de l'idéal . Et puis que reste -t-il quand cet idéal s'effondre , que de vies gâchées pour rien .
    Par un procédé original ; l'auteur ose un parallèle entre Trotsky et son meurtrier Ramon Mercadès , tous deux seront poursuivis toute leur vie , et seront apatrides .
    Avec les portraits de Caridad et d' Africa , on touche à la passion destructrice qui anime ces passionnées d'une cause , elles renoncent à tous , même à leurs enfants .
    Mais aussi , je garde en tête la plage cubaine avec les deux Barzoïs .
    Un auteur qui me donne envie de le découvrir un peu plus .
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    Critique de qualité ? (26 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Chouchane, le 12 décembre 2011

    Chouchane
    Ce livre est un chef-d'œuvre. Les personnages sont si finement ciselés qu'on les entends respirer. Cela m'a fait pensé à l'Anna Karénine de Tolstoï où j'arrivais à sentir l'air froid de l'hiver Moscovite rien qu'en lisant. Là c'est pareil on a froid, on a chaud, on se révolte, on se met en colère, on rage.On passe de Cuba, à Madrid, de Moscou à Mexico et L Histoire qui nous paraissait floue devient d'une précision étourdissante. L'auteur va et vient entre les décennies sans aucune lourdeur. Sans difficulté, on suit le flot de l'histoire, les liens qui se tissent entre le présent et le passé. 60 ans sont revisités avec une telle vivacité qu'on prend un plaisir à plonger dans le passé. On a de la tendresse pour un Trosky presque inconnu jusqu'alors et on voudrait avoir deux beaux Barzoï au pelage princier. le voile se lève sur les sommets vertigineux des manipulations politiques d'hier mais sans doute aussi d'aujourd'hui. Tout s'éclaire différemment, la guerre d'Espagne et la débâcle républicaine, les accords Hitler/Staline, la passivité de l'Europe devant l'annexion des pays de l'Est, le martyre des peuples de l'Est, l'avilissement de l'homme par l'homme. Mais la grande force de ce roman c'est qu'il rend sa place à l'individu, à l'être particulier et singulier que les totalitarismes ont toujours tentés, en vain, de détruire. Car dans ce roman on s'attache (ou se détache) à des personnages qui sont d'un grand réalisme psychologique. Évidemment; on sort un peu désabusé de la lecture mais cela assainit. La politique semble être capter par des hommes avides de pouvoir qui se désintéressent de l'individu. Alors comment vivre en société ? le roman livre une des réponse possible page 469 « la véritable grandeur humaine réside dans la pratique de la bonté sans condition, dans la capacité de donner à ceux qui n'ont rien, non pas le superflu mais une partie du peu que nous avons(…) ne pas faire de politique ni prétendre par cet acte à une quelconque prééminence ».
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    Critique de qualité ? (21 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par nadejda, le 05 mars 2011

    nadejda
    Plutôt que « L'homme qui aimait les chiens» on pourrait dire les hommes qui aimaient les chiens car les protagonistes principaux de ce roman sont tous reliés, entre autre, par leur amour des chiens, et cet amour est un point d'ancrage pour leurs vies errantes, leurs vies volées et éclatées. Il leur permet de rester fidèles à eux-même, de garder un peu de leur âme.
    « C'était la chronique même de l'avilissement d'un rêve et un témoignage sur l'un des crimes les plus abjects jamais commis, non seulement parce qu'il affectait le destin de Trotski, après tout concurrent de ce jeu pour le pouvoir et protagoniste de nombreuses atrocités historiques, mais aussi celui de millions de gens entraînés -- malgré eux, bien souvent sans que personne ne se souciât de leurs désirs -- par le ressac de l'histoire et la folie de leurs maîtres déguisés en bienfaiteurs, en messies, en élus, en héritiers de la nécessité historique et de la dialectique incontournable de la lutte des classes.» p 373
Cette réflexion que se fait Ivan, le narrateur cubain de cette longue histoire, résume bien ce que ce roman de Padura nous fait vivre, dans une démonstration et selon une construction sans faille. 

    C'est dans un climat de peur où règnent le mensonge et la délation que tous ceux qui sont impliqués dans cette affaire vont voir leur vie et celle de leur proches détruites. La manipulation est reine et le manipulateur suprême est Staline qui perfectionne son oeuvre d'effacement de la mémoire. 

    A travers la nasse mise en place, dès le début de l'exil de Trotski, qui se refermera lentement sur lui et sa famille, après que chaque maillon ait été forgé et soudé à un autre, nous revisitons l'histoire du XXème siècle où des millions d'êtres vont être broyés. L'idéal révolutionnaire qui a fait se soulever des millions de personnes a été détourné au profit du pouvoir bureaucratique et totalitaire d'un seul. Que ce soit ceux qui ont été tués comme opposants ou déclarés comme tels, ou ceux qui ont tué en se croyant justifiés par leur participation à l'avènement de ce rêve de société égalitaire, ils auront au final tous été cyniquement dupés, laminés après avoir perdu toute individualité. Et au-delà de la révolte et du dégoût que peut susciter ce gâchis on ne peut s'empêcher de ressentir une grande compassion devant tant de souffrance.

    Comme Ivan le narrateur, qui s'efforce de rassembler tout ce que Jaime Lopez, l'homme aux deux Barzoï, rencontré sur la plage, lui a confié de la vie de Ramon Mercader l'assassin de Trotski, le lecteur va vouloir savoir, comprendre, tenter de découvrir et démêler le vrai du faux. Et Padura réussit à nous tenir en haleine au long des sept cents pages de ce roman qui, loin d'être rébarbatif devient de plus en plus passionnant. Une histoire aux multiples ramifications qui ne trouvera son épilogue tragique qu'en 2004.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
  • Par keisha, le 08 février 2011

    keisha
    L'auteur dans ses remerciements invite à découvrir "cette histoire exemplaire d'amour,de folie et de mort, qui, je l'espère, contribuera à la compréhension de comment et pourquoi l'utopie s'est pervertie, et suscitera peut-être même la compassion."

    Il fallait bien le talent de Padura rencontré dans Les Brumes du passé pour me convaincre de me lancer dans près de 700 pages sur l'assassinat de Trotsky... Et j'ai eu raison, on tient là un roman exceptionnel!

    En 1977, à Cuba, Ivan, qui a laissé derrière lui ses rêves de devenir écrivain, rencontre "L'homme qui aimait les chiens", promenant ses deux barzoï sur une plage. Malade, celui qui dit se nommer Jaime Lopez, lui raconte l'histoire de Ramon Mercader, connu comme l'assassin de Trotsky au Mexique en 1940.

    Plongée dans le passé de Ramon Mercader, jeune communiste espagnol, son engagement durant la guerre d'Espagne, avec déjà les mensonges et la propagande.
    "Et quand bien même ce serait un mensonge, nous le transformerions en vérité. Et c'est cela qui compte : ce que les gens croient."
    Ramon est sélectionné et formé pour une tâche glorieuse, éliminer l'ennemi, le traitre, le rénégat : Trotsky. Des pages fascinantes montrent l'engrenage qui aboutit à entrainer un Ramon plus ou moins volontaire et lucide dans une aventure contée parfois comme un vrai roman d'espionnage...

    Plongée aussi dans le destin de Trotsky, toujours nommé Lev Davidovitch, de son exil d'URSS dans les années 20, son séjour en Turquie, France, Norvège, pour terminer par le Mexique et Diego Rivera, Frida Kahlo et Breton en figures "secondaires"... On a là un Trotsky intime, tremblant pour sa famille, luttant pour ses idées, tâchant de nier les accusations portées par l'ogre stalinien.

    "Depuis trop d'années, il n'était qu'un paria, un malheureux qui devait se comporter de façon à ne pas gêner les hôtes qui l'avaient recueilli; on avait fait de lui un pantin sur lequel les fusils du mensonge s'entrainaient à tirer, un homme totalement seul qui marchait dans le patio fortifié d'un pays lointain, accompagné seulement d'une femme, d'un enfant et d'un chien, entouré des dizaines de cadavres des membres de sa famille, de ses amis et de ses camarades.Il n'avait ni pouvoir, ni millions de sympathisants, pas même un parti; presque plus personne ne lisait ses livres : mais Staline le voulait mort, et sous peu, il viendrait allonger la liste des martyrs du stalinisme. Il laisserait derrière lui un énorme échec : non pas celui de son existence, qu'il considérait comme une circonstance à peine significative pour l'histoire, mais celui d'un rêve d'égalité et de liberté pour le plus grand nombre auquel il avait consacré toute sa passion... Lev Davidovitch faisait cependant confiance aux générations futures, libérées du joug des totalitarismes, pour rendre justice à ce rêve et peut-être à l'obstination avec laquelle il l'avait soutenu. Parce que le plus grand combat, écrivit-il, celui de l'histoire, ne s'achèvera pas à ma mort sur la victoire personnelle de Staline: il commencera dans quelques années, quand les statues du grand leader seront renversées de leur piedestal."

    Puis Ivan, qui en 1977 ignorait toute l'histoire de Trotsky, sous un régime dans la droite ligne du communisme russe, coincé sans avenir dans son ile... Et même au cours des années suivantes, peu d'espoir :
    "Il était évident que nous étions tombés au bas d'une échelle sociale atrophiée où l'intelligence, la décence, le savoir et la capacité de travail cédaient le pas à l'habileté, à la chasse aux dollars, à la position politique, au fait d'être le fils, le neveu ou le cousin de Quelqu'un, à l'art de la débrouille, à l'art d'inventer, de grimper, de s'échapper, de feindre, de voler, voler tout ce qui pouvait l'être... et au cynisme.(...)
    Nous étions la génération des naïfs, des romantiques qui avaient tout accepté et tout justifié, les yeux tournés vers l'avenir (...), la génération qui fut la cible des attaques de l'intransigeance sexuelle, religieuse, idéologique, culturelle et même alcoolique, qu'elle endura (...) bien souvent sans éprouver le ressentiment ou le désespoir qui mènent à la fuite, ce désespoir qui ouvrait maintenant les yeux aux plus jeunes et les décidait à fuir.(..) Nous avons traversé la vie dans l'ignorance la plus absolue des trahisons qui, comme celles dont furent victimes l'Espagne républicaine ou la Pologne envahie, avaient été commises au nom de ce même socialisme. Nous n'avions rien su des répressions et des génocides de peuples, d'ethnies, de partis politiques entiers, des persécutions mortelles des récalcitrants et des religieux, de la fureur homicide des camps de travail, de l'assassinat de la légalité et de la crédulité avant, pendant et après les procès de Moscou."

    Ne rien savoir? Préférer ne rien vouloir savoir? Tout s'écroula avec l'accès à l'information et la diminution de la peur...

    Un roman absolument grandiose, copieux, dense... Plus haut j'ai souligné écrivit-il, une des nombreuses fois où Padura fait prendre conscience à son lecteur du monstrueux travail de compulsion de documents et de recherches qu'il a dû fournir en amont. Travail qui ne se sent pas à la lecture, mais une fois qu'on l'a réalisé, on est sidéré par le regard quasi prophétique qu'avait Trotsky sur certains des événements (par exemple en Allemagne dans les années30) et sa lucidité face aux procès staliniens, au point qu'on se demande, mais comment tant de gens pouvaient-ils être ainsi aveuglés?

    J'insiste aussi sur l'extraordinaire construction du roman, avec ses trois cheminements, les recoupements d'événements, qui rendent une histoire connue pleine de suspense... Evidemment j'ai quelque peu regretté mon manque de connaissance sur l'histoire espagnole, mais sans jamais infliger de pages indigestes (juste quelques paragraphes un peu trop pleins de termes comme dialectique, stalinisme et autre ismes, forcément inévitables...) Padura emmène son lecteur conquis sur des chemins balisés, surprenants parfois, lui faisant réaliser l'une des tragédies du 20ème siècle, je n'ai pas dit l'assasinat de Trotsky, qui à l'époque n'avait plus d'influence, mais la mort de bien des rêves, jusqu'à l'Apocalyse (révélation) finale ...


    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-l-homme-qui-aima..
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  • Par biblio47, le 28 janvier 2011

    biblio47
    Nous suivons dans ce roman historique, magnifiquement construit, le destin, jusqu'à leur mort, de trois personnages : Ivan, un modeste petit vétérinaire cubain qui avait rêvé de devenir écrivain, Trotsky durant ses années d'exil et Ramon Mercader, l'assassin de Trotsky réfugié à Mexico. L'amour des chiens est un des fils qui relie l'histoire de ces trois hommes car la vie d'Ivan va se trouver bouleversée par la rencontre, sur la plage, d'un homme accompagné de deux magnifiques barzoïs. A travers l'histoire de ces trois hommes, Padura retrace, de la guerre d'Espagne à la tombée du mur de Berlin, les crimes, les mensonges et les trahisons du stalinisme ainsi que la lâcheté des puissances occidentales. La plupart des personnages du roman ont réellement existé. Seul Ivan, le Cubain, est imaginaire et symbolise sans doute tous les peuples victimes. La lecture de ce roman laisse pantois : on en sort marqué du tragique qui s'en dégage et plein de compassion pour ceux qui ont souffert. Padura va jusqu'à ressentir aussi de la compassion pour tous ceux qui ont été instrumentalisés par des dirigeants d'un cynisme absolu et, même si ce sentiment le questionne, il nous le fait partager. Un superbe roman qui habite longtemps le lecteur.
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Alexis Brocas pour le Magazine Littéraire

    À travers l'histoire de Trotski, de son assassin et d'Ivan, un écrivain cubain, L'Homme qui aimait les chiens témoigne de la chute des croisés de Staline réinventée par le Cubain Leonardo Padura. Par ses coïnc... > lire la suite

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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 30 novembre 2011
    Ce livre est un requiem, titre que Padura donne d'ailleurs au dernier chapitre de cette oeuvre crépusculaire sur une génération perdue.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par mariech, le 16 mai 2012

    L'Espagne que Ramon découvrait était une poudrière en attente de celui qui allumerait la mèche pour tout faire sauter : c'était un pays meurtri qui s'efforçait de se libérer des pesanteurs du passé et des frustrations du présent .
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  • Par mariech, le 16 mai 2012

    Pour confirmer que dans la misère certains détails sont un luxe , Lev Davidovitch eut même la possibilité de savourer un odorant café turc et il en but jusqu'à sentir son coeur s'emballer .
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  • Par mariech, le 16 mai 2012

    La haine est une des maladies les plus difficiles à guérir .
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  • Par nadejda, le 05 mars 2011

    Je suis le même et je suis différent à chaque instant. Je suis tous ceux-là et je ne suis personne, parce que je ne suis qu'un pion, un tout petit pion, dans le combat pour un rêve. Un individu et un nom ne sont rien... Tu sais, dès que je suis entré à la Tcheka, on m'a appris quelque chose de très important : l'homme est interchangeable, remplaçable. L'individu n'est pas un élément unique, c'est un concept qui s'agglutine pour former la masse, qui, elle, est réelle. Mais l'homme en tant qu'individu n'est pas sacré, et donc pas indispensable.
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  • Par nadejda, le 05 mars 2011

    Mais j'adore les cimetières. Cela fait des années que je vis dans un monde où l'on ne sait pas qui est qui, où est la vérité et où est le mensonge, et encore moins quelle est ton espérance de vie... Ici au moins, on se sent entouré de certitude, de la plus grande des certitudes...p 337
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