> Caroline Lepage (Traducteur)

ISBN : 2757809385
Éditeur : Points (2008)


Note moyenne : 3.76/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
La Havane. Hiver 1989. Le lieutenant Mario Conde est chargé d'enquêter sur la disparition mystérieuse du directeur d'une grande entreprise. Rafael Morin était étudiant avec Mario Conde, il était beau, brillant et il a épousé Tamara, le grand amour de Mario. Le lieutenan... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par le-mange-livres, le 12 avril 2012

    le-mange-livres
    " - Vas-y mollo aujourd'hui, mon pote, parce que tu as une sacrée gueule de merde.
    - C'est la fatigue, la faim, et aussi que je deviens chauve." (p. 114)
    Le défi du printemps du polar continue, même si le temps, plus estival que printanier, n'incite pas à une lecture effrénée, mais plutôt à un ramollissement généralisé.
    Ca ne va pas fort pour Mario Conde, qui se réveille avec une gueule de bois carabinée. Pas de chance, le chef a besoin de lui aujourd'hui : Rafael Morin, un ancien camarade de classe détesté du Conde, s'est évaporé au lendemain du nouvel an.
    Et cette disparition n'a rien d'anodin, puisque l'homme en question est un cadre important du ministère de l'industrie, d'où une forte pression qui s'exerce sur l'enquête. Qui a voulu éliminer Rafel Morin ? Ne serait-il pas plutôt en train de se cacher ? Si oui, pourquoi, surtout qu'il est "aussi propre que le cul d'un enfant qui sort du bain" ? Rafael Morin apparaît en effet comme le plus irréprochable des camarades, un modèle de réussite en son genre.
    Les pistes se brouillent, alors même que le Conde doit affronter les fantômes de son attirance pour Tamara, l'épouse de son ancien rival disparu, dont il était follement épris au lycée, une quinzaine d'années plus tôt.
    Roman inaugural de la série Les quatre saisons, Passé parfait tisse les sensations, les belles et vieilles amitiés, et l'ambiance parfois spectrale d'une Havane hivernale et sombre. On fume des cigares, les femmes sont sensuelles, et le rhum coule à flots, les personnages secondaires sont réussis, et le tout baigne dans une douce et douloureuse mélancolie. Un roman attachant par bien des aspects, et où ce n'est pas l'intrigue policière mais bien l'atmosphère qui tiennent le lecteur en haleine.
    Jolie rencontre avec cet auteur cubain. Il faut enchaîner d'urgence sur la suite du cycle des Quatre saisons : Vents de Carême, Electre à la Havane, et L'Automne à Cuba.

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.fr/2011/05/passe-parfait-leonardo-pa..
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 29 janvier 2012

    carre
    La Havane. le lieutenant Mario Conde enquête sur la disparition du directeur d'une grosse entreprise Raphael Morin ami de Condé dans leur jeunesse. Il retrouve l'epouse de celui-ci Tamara dont Condé était follement amoureux.
    Premier livre d'une tétralogie sur La Havane, Padura nous emmène dans les rues de la capitale cubaine, loin des clichés.Il en fait un personnage à part entière. Conde flic atypique, amateur de rhum, de littérature est attachant, de même que ces amis (notamment El Flaco cloué dans un fauteuil roulant) Il porte un regard lucide sur ce pays ou les utopies ont été écrasées par des décennies de dictature. Un polar certe, mais plein de chaleur, d'humour et de nostalgie. Vamos hombre.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par sophie, le 31 mars 2011

    sophie
    Quand nous découvrons Mario Conde, il a une gueule de bois carabinée et une vague envie de mourir. Contrairement aux apparences, le pire vient à peine de commencer. Car ce flic désabusé est rapidement chargé d'une affaire de disparition : le mari de celle qui fut son grand amour transi de jeunesse... Directeur d'une grande entreprise, le disparu fait figure de modèle de réussite : un brillant fils du peuple, ayant gravi tous les échelons, et l'objet d'unanimes éloges... Mais nous sommes à la Havane, en 1989 : dans un pays gangréné par la misère sociale et le désir de fuite, une si belle image peut-elle ne dissimuler aucune faille ?
    Comme dans nombre de grands polars, ce qui importe ici est moins le résultat de l'enquête que le cheminement du héros - ou son incapacité à avancer. Personnage récurrent de Leonardo Padura, le Conde a ici trente-quatre ans : suffisamment vieux pour avoir le sentiment d'avoir raté sa vie, suffisamment jeune pour craindre d'en subir les conséquences un moment. Dans une prose lumineuse vivifiée par l'humour des perdants magnifiques, Leonardo Parura explore à travers son héros, confronté à l'éternité des souvenirs, cette mélancolique vérité du cœur : "le temps n'est que mensonge".


    Lien : http://horstemps.blog.lemonde.fr/2011/03/31/que-reste-t-il-de-nos-am..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 06 février 2011

    sandrine57
    Un auteur que je découvre et que j'adore.
    Un flic et des personnages secondaires attachants.
    Cuba, loin des images de cartes postales mais encore plus attirante.
    Bref une ambiance qui fait de ce livre autre chose qu'un simple roman policier.
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par crapette, le 29 janvier 2011

    Il tenait là ce qui pourrait être un double de la terrible boite de Pandore. Il aurait préféré ne pas être celui qui serait chargé de libérer les démons du passé.
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