ISBN : 2266172808
Éditeur : Pocket (2010)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
L'histoire commence en 3200 avant Jésus-Christ à Sumer, à l'époque de l'invention de l'écriture. Deux frères -les mages Alad et Eneresh -reçoivent des dieux le don de l'immortalité. Croyant avoir éliminé Alad, Eneresh gravit les échelons du pouvoir jusqu'à devenir le pe... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 2.00/5
    Par boudicca, le 29 avril 2012

    boudicca
    IVe siècle avant JC, deux frères de sang royal, Eneresh et Alad, se voient accorder par les dieux le don de l'immortalité, don qui va rapidement donner naissance à une guerre fraternelle sans précédent. L'essentiel de l'action se concentre pour ce premier tome sur la Mésopotamie antique et plus spécifiquement sur la célèbre et intrigante ville de Sumer. le style de Michel Pagel est très agréable et on suit l'histoire avec intérêt bien qu'il manque à mon sens un petit quelque chose pour que l'on soit véritablement captivé par le roman. La période dans laquelle évolue les personnages est assez originale et on regrette justement de ne pas avoir davantage de précisions sur cette civilisation pourtant extrêmement riche.
    L'existence de « races » non humaines caractérisées par leur capacité à se fondre dans l'eau, la terre ou la pierre est en revanche une excellente idée et fait en grande partie le charme du roman (élément que l'on retrouve d'ailleurs dans « Le roi d'aout », un autre roman de M. Pagel). Les personnages quant à eux sont plus ou moins réussis (à l'exception peut-être d'Alad dont les constants atermoiements peuvent parfois énerver) notamment les femmes qui se révèlent dans l'ensemble plus complexes et plus attachantes à l'image de l'ambitieuse Ershemma ou de la fille des bois Asilmyne. Un bon divertissement.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par kedrik, le 07 septembre 2011

    kedrik
    Or donc, il y a 4 millénaires, deux frangins qui bidouillent de la magie deviennent immortels. L'un veut conquérir le monde, l'autre veut que les gens n'aient pas à subir la tyrannie du premier. du coup, ils s'embrouillent et se mènent une guerre pas si larvée que ça. Ils rendent immortels d'autres acolytes pour se sentir moins seuls et montent des plans tarabiscotés pour foutre des bâtons dans les roues de l'autre.
    Le côté original, c'est le décor du premier volume : Sumer (je devais faire ici un jeu de mot sous la forme de "Sumer of 69" mais je ne suis pas arrivé à bien l'insérer dans mon billet. Que les fans de Bryan Adams m'excusent). Malheureusement, pas une seconde je ne suis arrivé à croire à ce décor historique. Je n'ai rien appris de cette civilisation en dehors de deux ou trois clichés de circonstance : des esclaves, des dieux et des pagnes. Et comme l'affrontement fratricide n'est pas non plus venu me chercher, j'ai souffert durant la lecture des Mages de Sumer.
    Pour ne rien arranger, Michel Pagel utilise des créatures élémentaires pour provoquer des deus ex machina qui viennent rompre le peu de charme du texte. Moi, les esprits de l'eau, du feu et de la terre qui vivent en secret sans que les hommes les remarquent, ça me gave. Surtout quand ils ne servent qu'à remplir les trous du scénario (mention spéciale à la scène où le plus jeune des frangins est sur le point d'être tué quand, paf, sans raison, des sables mouvants l'avalent et lui sauvent la vie). L'opposition en magie civile et magie religieuse me semblait un thème intéressant (même si c'est du D&D de base comme dichotomie), mais est vite abandonnée. J'ai cru un instant que la création puis la généralisation de l'écriture allait donner un autre thème fort, mais là encore, l'idée est évoquée puis rapidement bazardée. En fait, l'immortalité (dans le sens "non vieillissement") des personnages n'apporte rien puisque toute l'histoire se déroule en peu de temps. Si encore l'affrontement des deux frangins s'était étalée sur des éons et que l'on avait pu voir l'Histoire évoluer, les pays changer, les mentalités être bousculées... mais non, tout se passe à la même époque. Tout ce que ça fait, c'est que les personnages se régénèrent comme Wolverine et retournent à la baston vite fait bien fait.
    Mais bon, j'ai insisté, parce que des fois, je suis têtu. Les mages du Nil souffrent malheureusement des mêmes défauts que le premier. le décor est en carton-pâte, les personnages sont à baffer et l'intrigue ne vaut pas tripette. Seule la relation maître/esclave entre une femme violée et son violeur m'a intéressé, mais c'est bien peu de chose. Et quand le second roman se termine en queue de poisson sur une non-fin très grossière qui laisse la porte ouverte pour une suite, toute indulgence en moi a fondu.
    Au passage, un petit message à l'éditeur : il ne suffit pas de prendre une photo d'une statue et de la passer à la moulinette dans Photoshop pour inverser les couleurs pour produire une couverture digne de ce nom. Ça coûte trop cher de demander à un illustrateur de faire étalage de son talent ? de même : pourquoi vendre en deux volumes une histoire qui tiendrait parfaitement en un gros volume de 600 pages ? Parce que ça permet de doubler les ventes ?
    Cette déception est due à ce billet élogieux de Gromovar que je considérais comme quelqu'un de bien avant cette trahison. Je réfléchis à porter plainte contre lui, mais j'ai du mal à trouver un article relatif au mauvais goût dans mon Dalloz. J'aurais dû lire la critique d'Arutha qui est la parfait synthèse de mon expérience de lecture.
    PS : un dernier jeu de mots pourri auquel vous avez failli échappé : Lazy mortels.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2010/11/les-immortels.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Audreyl, le 28 septembre 2010

    Audreyl
    Eneresh et Alad sont deux frères en quête, pour leur roi, de Ziusudra, le patriarche qui a survécu au Déluge et auquel les dieux ont donné l'Immortalité.
    Les deux frères se verront confier ce secret avec pour mission de transmettre ou non ce don en usant de clairvoyance et sagesse.
    Si Alad, peureux et idéaliste est bien conscient de l'importance de la découverte, son frère, Eneresh, inspiré par sa déesse, Ishtar compte bien l'utiliser pour gouverner le monde.
    Il tente donc de supprimer son frère et de comploter dans la Summer Antique.
    C'était sans compter les forces de la Terre et la survie de son frère...
    Ce premier livre décrit avec beaucoup de précision les traditions summériennes et la vie dans cette partie du monde 3500 ans avant JC, d'après ce que l'on en sait.
    Il s'agit d'une mise en place puisqu'il y a une suite et si quelques questions restent en suspend, c'est surprenant de voir intervenir le pays des fées (ou ce qui y ressemble) en dehors des fôrets orientales !
    Un petit dépaysement qui m'a conquise, l'intrigue est bien ficelée, les personnages sympathique (ou antipathiques) à souhait et on s'attache à eux.
    Un bon moment de détente.
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