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Critiques sur Céanothes et Potentilles (6)


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    • Livres 4.00/5
    Par edelwe le 09/02/2010


    Un livre très étrange. On ne sait pas trop où on va, ce qui se passe. Mais c'est agréable. Un peu comme quand on était petit et qu'on jouait à se perdre. En sachant qu'on n'était pas vraiment perdu.

    Tout de suite, l'écriture de Martine Pagès séduit. Elle a un véritable style. Un véritable rythme. Impossible de la confondre avec quelqu'un d'autre. Elle a parfois des tournures de phrases à la Eric Chevillard. On se laisse porter, chahuter par ses mots.

    Et puis il y a Blanche. Qui porrait être heureuse. Ne l'ai pas. Fais des choix bizarres. Un peu à côté. On aimerait la consoler. La prendre dans nos bras. Lui dire que ça va passer. Elle est un peu le symbole de toutes ses existences auprès desquelles on passe sans jamais les voir. Ni heureuse, ni désespérante.

    La fin est particulièrement surprenante. On s'attend à tout sauf à ça. Et cela fait réfléchir. Finalement, ne se trompe-t-on pas sur les gens? Ne leur prête-t-on pas certaines intentions, alors qu'on s'éloigne de la vérité. On s'attend à plein de chose, comme Blanche. Mais on est toujours légèrement à côté. Comme Blanche.

    Un livre intelligent et une écriture marquante.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 0.00/5
    Par LiliGalipette le 07/02/2010


    Roman de Martine Pagès.

    Blanche est vendeuse de fleurs. Blanche a quarante ans. Blanche se désespère autant de ses kilos superflus que de ses centimètres manquants. Blanche est seule, dans un petit appartement. Elle n'a que ses fleurs, toute sa vie sur un balcon. Ses petites journées étriquées se partagent entre un emploi qu'elle aime au sein d'une équipe qui la méprise, et des trajets en train qu'elle tente de rendre dramatiques pour en supporter l'interminable lenteur et les innombrables retards. Blanche cherche l'amour, le sel qui manque à sa vie. Alors il y a Anthony, le voisin de palier. Il y a ses yeux bleus et son blouson de cuir. Il y a son incessant et assourdissant silence. Pour attirer son attention, Blanche monte à l'assaut de sa porte close, à grand renfort de tintamarre et de tenues affriolantes.

    Aux premières lignes, j'ai craint une histoire sur une célibataire pimpante, qui assume ses kilos et son addiction au chocolat à tartiner et à la vodka. J'ai craint une bluette insupportable dans le genre de celles que vit Bridget Jones. Rien de tout ça. Blanche est une héroïne attachante et inquiétante tout à la fois. Sa folie amoureuse, presque adolescente, pour le bel indifférent fait froid dans le dos. Ses plans, simples, sont dérisoires. Elle sait qu'elle se lance contre un mur et elle accepte de s'y briser. Elle sait qu'elle ne croit pas vraiment que son entreprise de séduction va aboutir. Et c'est terriblement bouleversant.

    Son langage, tout en expressions désuètes et réflexions désabusées, est digne des grandes amoureuses littéraires. Anthony est là, sur son palier. Il donne un visage et des yeux bleus à l'amour, mais plus que l'homme, c'est l'amour qu'elle aime, c'est l'amour qu'elle veut. Sur les rythmes d'Elvis et de la Môme, elle vit une passion transfigurée.

    La préface de Philippe Leroy-Beaulieu, singulier et émouvant poème, est à lire et à relire en épilogue, en épitaphe.

    Les céanothes, les potentilles, les impatiences, les hortensias, les luzernes, les rosiers, les pétunias, les bégonias nains, les thuyas, les lavandes, les pivoines, les ficus, les lilas, les coquelicots, les pissenlits, les chrysanthèmes composent une symphonie florale, colorée et parfumée qui accompagne les malheurs de Blanche. Loin d'être un fastidieux cours de botanique appliquée, ce roman se grignote page après page, s'effeuille, passionnément, à la folie.

    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2010/02/07/16724519.html

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    • Livres 5.00/5
    Par MarcBibliotheca le 01/02/2010


    Blanche est une femme comme toutes les autres, ni belle, ni laide, un peu ronde, et surtout sans aucune particularité. C'est la fille qui jamais n'attire l'attention autour d'elle, du moins c'est ce qu'elle croit et elle en est persuadée. Des amis ? Elle n'en a pratiquement pas. Un amoureux ? Non plus. Seul son travail chez un pépiniériste la fait vivre au jour le jour. Et son travail c'est aussi sa passion. Elle adore les fleurs. Ses préférées sont à la Rangée 7 au magasin Pep, son refuge, où elle traîne continuellement entre les roses, les céanothes et les potentilles. Mais cette vie solitaire la pèse énormément. Elle recherche le grand amour. Et cela tombe bien, son voisin, Anthony, magnifique. Mais hélas elle n'a jamais réussi à attirer son attention, et n'a jamais rien obtenu de plus qu'un simple bonjour lorsqu'elle le croise dans son immeuble...

    ...

    Suite : CLIQUEZ SUR LE LIEN CI-DESSOUS !!!

    Lien : http://bibliotheca.skynetblogs.be/post/7632428/ceanothes-et-potentil..

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    • Livres 0.00/5
    Par claracambry le 29/01/2010


    Un roman en forme de nouvelle où l’héroïne Blanche sème un grand de folie douce à chaque page. Blanche est une femme qui aspire à l’amour, au grand et à l’unique. Pas facile de trouver chaussure à son pied, quand on est ni belle ni moche, que personne ne vous voit et qu’on a la taille bien rembourrée. Hormis sa passion pour les fleurs, elle subit sa vie. Alors, il lui arrive de chanter à tue tête, de danser sur Elvis Presley, à fond les ballons, au grand désespoir de ses voisins ou de noyer son chagrin dans le pot de Nutella et la bouteille de Vodka.

    la suite sur : http://fibromaman.blogspot.com/2010/01/martine-pages-ceanothes-et-potentilles.html

    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/01/martine-pages-ceanothes-et-po..

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    • Livres 4.00/5
    Par beroune le 22/02/2010


    Ce livre assez court, que l'on pourrait aussi qualifier de nouvelle (puisqu'il ne fait que 89 pages) se lit vite et bien. J'ai été de suite surprise par le style de l'auteure. Martine Pagès use et abuse d'expressions ("résultat des courses", "elle vous le donne en mille", ...) pour nous décrire la vie de son héroïne. L'auteure doit, tout comme Blanche, apprécier des expressions parfois désuètes. Cela apporte au style une singularité à laquelle j'ai adhéré.

    Cette quarantenaire prénommée Blanche, m'a parue être une jeune fille. Elle est paumée, mal dans sa peau, et célibataire endurcie. Nous la suivons dans sa vie quotidienne (pas bien passionante) et je l'ai vite cataloguée de névrosée à qui la vie ne sourira jamais.

    ... Suite sur mon blog !

    Lien : http://ulaz.vefblog.net

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    • Livres 2.00/5
    Par Azilice le 14/02/2010


    Reçue dans un état parfait, une couverture plaisante, colorée, attractive, j'avais très envie de découvrir cette nouvelle. Au moment d'ouvrir le livre, bonne impression et bon point: la police utilisée se révèle ni trop grosse ni trop petite et très aérée, donc très agréable à lire!

    Et pourtant je n'ai pas été très enthousiasmée par cette lecture, ni très touchée. La narration est omnisciente, à la troisième personne et toujours teintée de l'avis et des pensées de Blanche.

    ...

    Suite sur mon blog, cliquez sur le lien ci dessous!

    Lien : http://naturellementlitterature.over-blog.com/article-ceanothes-et-p..

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