ISBN : 2877065111
Éditeur : Fallois (2004)


Note moyenne : 4.14/5 (sur 88 notes) Ajouter à mes livres
Au village des Bastides Blanches, on hait ceux de Crespin. C'est pourquoi lorsque Jean Cadoret, le Bossu, s'installe à la ferme des Romarins, on ne lui parle pas de la source cachée. Ce qui facilite les manœuvres des Soubeyran, le Papet et son neveu Ugolin. qui veulent ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (7)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 24 janvier 2012

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    A bien y réfléchir, je pense que mon prénom n'est pas totalement indifférent à mon intérêt pour l'univers de Marcel Pagnol. Depuis toute jeune, dès que je dis mon prénom, il est souvent suivi de « Ah ! Manon des sources ». Alors très vite, j'ai voulu découvrir qui était cette Manon des sources. Tout d'abord, je l'ai découverte dans le film de Claude Berri, que j'ai depuis vu plusieurs fois. Et récemment, j'ai ressenti le besoin de lire cette histoire. Mais autant commencer par le début, c'est ainsi que je suis partie en Provence aux côtés de Jean de Florette.
    Ce qui me semble toujours incroyable avec les romans de Pagnol, c'est que dès les premières lignes ; je suis plongée entièrement dans le roman. J'entends les cigales, je sens le soleil sur ma peau. En totale immersion !
    Ayant vu Manon des sources, je savais ce qu'il allait se passer dans ce roman mais pas en détail.
    Nous sommes dans les années 1920, et nous partons à la rencontre de la famille Soubeyran ou du moins ce qu'il en reste. Tout d'abord, il y a César dit « le Papet » et son neveu Ugolin. César est à l'image de sa puissante famille. Même s'ils sont les derniers héritiers, il porte en lui une force et une fierté. Ugolin, lui, n'est pas de la même trempe que son oncle. Mais son cœur semble plus pur.
    Nos deux hommes vivent plutôt bien mais Ugolin, suite à une discussion avec un ami, décide de se lancer dans la culture des œillets. Très belle initiative mais c'est un projet qui ne peut se développer que près d'une très belle source d'eau. Ce que les Soubeyran n'ont pas. Pourtant, très vite, ils se mettent à convoiter la terre de leur voisin, Les Romarins qui possède une importante source. Ils tentent de discuter avec Pique-Bouffigue pour lui acheter son terrain mais ce dernier n'est absolument pas d'accord. Cependant, suite à un désaccord, il vient à décéder brutalement. Ce qui conforte le Papet d'acquérir Les Romarins pour une bouchée de pain.
    C'est sans compter sur l'installation de l'unique hériter, Jean Cadoret dit « Jean de Florette »…
    Jean Cadoret, est un homme arrivant de la ville avec sa femme et sa fille, bien décidé à s'installer aux Romarins jusqu'à la fin de ses jours. Mais cette idée ne plaît pas du tout aux Soubeyran, notamment à César qui fera tout pour que Jean et sa famille quitte cet endroit.
    Ce roman nous met face à des sentiments ambigus. César apparaît comme un homme dur, parfois méchant, prêt à tout pour acquérir ce qu'il désire. Ugolin, est comme son pantin, agissant comme il lui demande. Pourtant quoiqu'il se passe, il reste un homme gentil et on ne lutte pas contre sa nature. Jean Cadoret n'est pas un personnage qui m'a plu dès le début, je l'ai trouvé imbus de sa personne, bien trop sûr de lui.
    Mais c'est ce que j'aime avec ses romans, personne n'est ni bon ni mauvais. Ce sont des personnes entières qui se battent pour ce qu'elles croient, qui continuent à avancer malgré les difficultés.
    Il faut se l'avouer, c'est une histoire terriblement triste. Un drame qui vous prend au cœur. L'intolérance, l'avidité, la culpabilité, la vengeance, l'amitié, l'aide… Marcel Pagnol nous décrit divers sentiments avec une justesse incroyable.
    Chaque acte a des conséquences. C'est ce que Manon, fille de Jean de Florette nous prouvera dans le tome suivant.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par bleuettediot, le 27 juillet 2010

    bleuettediot
    Les romans de Pagnol respirent tous le soleil et la Provence. Et c'est peut-être encore plus vrai pour L'Eau des collines (Jean de Florette et Manon des Sources). Vous n'avez qu'à ouvrir les pages pour entendre le chant des cigales et chanter le vent dans les collines.
    Mais ne vous y trompez pas. Ce n'est pas là un roman de vacances à lire à l'ombre du parasol. Il s'agit d'un drame parfois si poignant qu'il vous arrache les larmes;
    Le résumé :
    Pour pouvoir racheter les Romarins à bas prix, le Papet bouche la source qui alimente le domaine. Peu de temps après, Jean de Florette hérite de la ferme et s'y installe pour élever des lapins. Hélas ses efforts sont anéantis par la sécheresse qui sévit tout l'été. le manque d'eau se fait cruellement sentir et Jean finit par trouver la mort en manipulant une charge de dynamite en essayant de creuser un puits.
    En bon et froid calculateur, le Papet finit par racheter la ferme à la veuve ruinée sans savoir que Jean de Florette est en réalité son propre fils. Se pensant à l'abri des regards, le vieux Soubeyran débouche la source en compagnie de son neveu Ugolin. Mais la petite Manon, la fille de Jean de Florette assiste à la scène. Des années plus tard, Manon cherchera à venger la mort de son père en bouchant à son tour la résurgence en amont du village qui sera bientôt privé d'eau...
    L'avidité, l'avarice des paysans sont dépeintes ici sans concession. Et puis, vient la revanche implacable d'une enfant meurtrie. Tout cela raconté dans le style éblouissant de Marcel Pagnol.
    Incontournable !

    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 03 décembre 2011

    brigittelascombe
    Ugolin "suprême espoir de la race des Soubeyran", vit dans l'ombre de son oncle César dit "le Papet". Il a dans l'idée de "faire des fleurs", des oeillets, mais les oeillets "ça boit comme un homme", et Pique-Bouffigue, le braconnier, suspecté du meurtre d'un "étranger du dehors", il a un champ qui ferait l'affaire.
    Coquin de sort!
    Dispute de tous les diables, et voilà Pique-Bouffigue, ce fada, les pieds devant.
    Aux Bastides,les Soubeyran considérés comme "les Seigneurs du village" connaissent le secret de la source,celle des Romarins, idéale pour leurs futures plantations, une source non entretenue par ce fainéant de Pique-Bouffigue. Et s'ils la bouchaient complètement?
    La Florette de Crespin, qu'a bien connu le Papet au temps de sa glorieuse jeunesse, hérite du terrain convoité, mais malheureusement pour les deux complices, c'est son fils Jean Cadorcet (un de la ville), dit le Bossu, sa femme et sa petite Manon qui vont y aménager.
    Alors va s'en suivre la bataille de l'eau!
    ô bonne mère!
    Jean de Florette, suivi de Manon des sources, est l'un des chefs-d'oeuvres de Marcel Pagnol adapté plusieurs fois au cinéma.
    C'est toute la Provence du côté de Gèmenos qui revit dans sa prose, ses bons mots et son parler imagé. Des émotions en veux-tu en voilà. du soleil comme s'il en pleuvait!
    Un roman savoureux qui fleure bon le thym et chante la garrigue lorsque le souffle du mistral!
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 06 novembre 2011

    litolff
    En plein milieu de la Provence, Jean de Florette, un homme de la ville, s'installe avec sa femme et sa petite fille Manon dans une grande ferme qu'il a reçu en héritage. Idéaliste, il a pour ambition de mener la vie d'un paysan proche de la nature. Seulement, sur ce terrain existe une source que convoitent les Soubeyran, le Papet et son neveu Ugolin, qui rêve d'y cultiver des oeillets... Ils vont comploter pour lui rendre la tâche impossible...
    L'Eau des collines, (Jean de Florette et sa suite, Manon des sources) est un des rares romans écrits par Pagnol, mais c'est aussi un grande tragédie moderne, un drame poignant qui prend place sous le soleil provençal, et où les méchants parlent avé l'assent, merveilleusement immortalisés à l'écran par Daniel Auteuil et Yves Montant !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par grisette, le 11 juin 2010

    grisette
    c'est un magnifique livre, pour moi c'est le meilleur de Pagnol.
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

> voir toutes (18)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Bill_Veuzay, le 10 avril 2011

    "Baptistine, ma bien-aimée, c'est ici que j'habite depuis deux ans. Je ne sais pas qui c'est le maître de cette vieille bergerie : personne ne m'a jamais rien demandé. J'y suis venu parce que c'était commode pour mon travail, et puis, ça faisait des économies. Mais j'ai l'agent pour acheter une maison au village : regarde."
    Il alla plonger son bras dans un trou de la roche, et il en retira un très petit sac de toile, étroit comme un tuyau. En le tenant par un bout, il le secoua au-dessus de la couverture, et des pièces d'or tombèrent. Baptistine joignit les mains, en extase.
    "Il y en a soixante-deux, dit Giuseppe. C'est à coups de hâche que je les ai faites, et maintenant, elles sont à toi. Je n'ai pas acheté la maison parce que c'est la femme qui doit choisir. Alors, voilà ce que je te dis : si tu veux, nous habiterons ici, jusqu'à ce que tu aies le premier mal au coeur. Alors, à ce moment-là, tu iras choisir au village. Ça, c'est mon idée. Mais si cette grotte ne te plaît pas...
    - Ô Giuseppe, dit Baptistine, pour moi, le palais du Roi, c'est une grotte, et pour moi, cette grotte, c'est un palais d'or et de marbre. Mais ne me parle plus : j'ai été ta fiancée pendant cinq ans, et ta femme vierge pendant deux ans... Viens vite, que je sois mariée !"
    Et elle avait arraché sa robe, et elle l'avait mordu à la bouche, et ils étaient restés dans ce palais ; ils y étaient restés toutes ces années, parce que le mal au coeur du matin n'avait jamais voulu venir.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par gteisseire2, le 27 juillet 2010

    -Et où est-il ?
    -Au cimetière.
    -Et qu'est-ce qu'il est allé faire là-bas ?
    -Il est allé faire le mort.
    Citation de qualité ? (15 votes positifs)
  • Par litolff, le 06 novembre 2011

    - Je parie dix francs qu'il t'a parlé de la routine.
    - Qu'est-ce que c'est?
    - Un mot de la ville... La routine, çà veut dire ce que les vieux nous ont appris, et d'après eux, il faut tout foutre en l'air, parce que c'est pas moderne, et que maintenant on a inventé les miracles...
    - Peut-être que c'est vrai?
    - De la pure couillonnade, dit le Papet.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par gteisseire2, le 27 juillet 2010

    Ugolin était ainsi promu au rang d'instrument de la Providence. En réalité, ses intentions n'étaient pas vraiment angéliques.
    Citation de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par gteisseire2, le 27 juillet 2010

    Ça, pour moi, c'est le plus beau, parce que j'étais bien content de l'avoir tué, mais ça me faisait peine de ne pas le dire.
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir L'Eau des collines, Tome 1 : Jean de Florette par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (175)

> voir plus

Quiz