ISBN : 287706509X
Éditeur : Editions de Fallois (2004)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.71/5 (sur 163 notes) Ajouter à mes livres
Les vacances à La Treille se poursuivent. mais ne se ressemblent plus : Lili doit travailler aux champs avec son père, et Marcel rencontre Isabelle, la fille du poète Loïs de Montmajour. Puis ce sera l'arrivée eu classe de sixième et l'entrée en scène de l'inénarrable L... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par Nadael, le 01 décembre 2011

    Nadael
    Quand le mercure avoisine les cinq degrés et que la nuit tombe à dix-sept heures, rien n'est plus doux que de se transporter dans le sud de Pagnol, au plein cœur de l'été. Après La gloire de mon père et Le château de ma mère, Marcel poursuit le récit de ses souvenirs d'enfance avec ce troisième tome, Le temps des secrets.
    le garçon a bien grandi et le monde des adultes – et leurs secrets – l' intrigue fortement, et tout particulièrement les relations entre les hommes et les femmes. Car un domaine demeure pour lui inconnu et mystérieux ; l'univers féminin.
    Les grandes vacances avant la rentrée en sixième vont être tumultueuses pour Marcel. Travailler aux champs avec son ami Lili ne le réjouit pas beaucoup, Paul et sa sœur sont encore trop petits pour partager ses jeux alors quand par hasard, il découvre sur son chemin une très jolie demoiselle de son âge, c'est le commencement d'une joyeuse aventure.
    Isabelle, fillette charmante mais sournoise entraînera Marcel dans des distractions plutôt grotesques. Subjugué par la beauté et les manières d'Isabelle, surpris par l' extravagance de sa mère, presque fébrile devant son père qui récite des vers, enchanté par leur maison, le garçon connait ses premières émotions amoureuses, ses premières désillusions et son premier chagrin aussi.
    Septembre arrive vite et Marcel fait sa rentrée au Lycée. Là, une autre vie commence pour lui : entre camaraderie et tricheries, apprentissages et rigolades, le petit Marcel devient grand et ce n'est pas toujours très simple.
    Le temps des secrets évoque la période charnière entre l'enfance et l'adolescence, moment d'observations, de découvertes et de réflexions. La lumière de la Provence transparait toujours entre les lignes de Pagnol, et ses mots emplient de soleil, d'oliviers, de garrigues, et de moults senteurs sont toujours aussi agréables à lire. On retrouve aussi des moments cocasses et charmants - je pense à la tonte des cheveux de toute la famille au début du roman -, Pagnol ayant ce talent de transformer les faits du quotidien en instants enchantés.


    Lien : http://lesmotsdelafin.over-blog.com/article-le-temps-des-secrets-902..
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 17 juillet 2011

    brigittelascombe
    Après avoir brandi fièrement la gloire de son père, ce doublé de bartavelles que seuls les chasseurs émérites sont capables de tirer, après s'être faufilé sur les chemins, tour à tour interdits puis permis, du château de sa mère, le petit Marcel Pagnol grandit et signe, adulte,Le temps des secrets, ce troisième tome de ses souvenirs d'enfance.
    Nous retrouvons Lili le grand ami du Garlaban et ses messes basses savoureuses attachées par un brin de raphia au figuier de la Bastide-Neuve:"Ce matin on peux pas aller aux piège,je suis été avec mon père pour la Moison au chant de Pestan. Viens, on manje sous les pruniers.viens. ne te prèse pas.on nié tout le jour."
    Et l'oncle Jules qui se transforme en apprenti-coiffeur-tondeur au grand dam d'Augustine qui dissimule le crane déplumé de la petite soeur Rose sous une toque en fourrure!
    Et le père qui ramone les canons du fusil.
    Et la tante Rose qui tricote.
    Et le grand père, ce naïf qui ayant avoué ses fautes passées, craint encore pour sa peau. L'amour rend il fou ou la folie exalte t elle l'amour?
    Et la Provence, dont les rayons du couchant dorent les pins penchés, dont les volées de cigales fuient à leur approche,dont les pentes boisées finissent par se rejoindre en bord de ciel,dont les ombelles à grains d'or des fenouils illuminent les pas,dont le feu d'artifice des sauterelles rouges et bleues fuse en éventail, dont le croupion des bouscarles se laisse attrapper dans les pièges tendus. Une Provence des sens, sensuelle, pittoresque, tableau de peintre, senteurs odorantes,sucs savoureux, musiques célestes, touchers inconnus.
    Et les premières lectures, des Jules Verne instigateurs d'imagination.
    Et la capture d'un serpent "Bou Diou qué mostre!"
    Et les premiers émois. Après Clémentine "ce garçon manqué" dont il regarde, lui, "le garçon réussi" pointer la poitrine comme une infirmité, il y aura Isabelle. Isabelle qui le subjugue et le fascine. Elle vouvoie ses parents comme une enfant de nobles.Elle lui en met plein la vue et l'autorise au baise main.Elle le mène par le bout du nez, le met à ses genoux et lui fait même avaler.... n'importe quoi!!!
    Et les émotions qui se mêlent aux sensations pour nous permettre de vibrer sur une même longueur d'onde que l'auteur et vivre avec lui ce Temps des secrets inoubliable comme s'il était notre.
    Un grand ce Pagnol. Ah mais j'oubliais, c'est vrai qu'il a été élu à l'Académie française!
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    • Livres 4.00/5
    Par Celine_72, le 22 février 2011

    Celine_72
    Il devait constituer l'ultime tome de la série et s'intituler Les grandes amours. On peut en effet lire à la fin de l'édition originale du Château de ma mère :"A paraître - Les grandes amours - Suite et fin des souvenirs d'enfance - Tome 3"
    Ce troisième tome est différent des deux précédents même si au début il évoque toujours la Bastide Neuve avec la rencontre de la belle Isabelle, il fait surtout référence à sa rentrée au Lycée Thiers de Marseille où l'on fait connaissance avec ses professeurs, ses nouveaux camarades....
    J'ai bien aimé aussi le passage où Marcel nous parle de ses grand-parents que j'ai trouvé attachants.
    En conclusion cette troisième partie des "Souvenirs d'enfance" nous évoque le passage de l'enfance de Marcel à son adolescence avec toujours autant d'humour, d'émotions et toujours aussi agréable à lire.
    Encore un coup de cœur pour ma part tellement l'écriture de Marcel Pagnol est belle et me fais replonger dans mes propres souvenirs.
    http://univers-des-livres.over-blog.com/article-souvenirs-d-enfance-t3-le-temps-des-secrets-de-marcel-pagnol-56830879.html
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    • Livres 5.00/5
    Par MissG, le 27 novembre 2010

    MissG
    J'ai lu ce livre jeune et par la suite je l'ai souvent feuilleté, notamment pour les passages avec Isabelle, qui sont vraiment drôles.
    L'adolescence de Marcel Pagnol n'a pas vraiment de rapport avec ce qu'elle peut être aujourd'hui, mais c'est un livre qui marque tout de même car les thèmes abordés sont finalement universels et intemporels.
    C'est toujours aussi bien écrit que les précédents.
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    • Livres 3.00/5
    Par philo15, le 20 mai 2010

    philo15
    Lu à l'adolescence, c'est paradoxalement, ce livre qui relate l'adolescence de l'auteur qui m'a le moins marqué. Néanmoins ce texte est de la même veine que ses deux prédécesseurs, plein d'émotions et de tendresse.

    Lien : http://philo-au-fil-des-mots.over-blog.com
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Citations et extraits

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  • Par Meduzantic, le 13 février 2012

    Par malheur, ce premier succès entraîna Joseph dans une aventure audacieuse.
    Sa sœur aînée, la tante Marie, lui avait un jour conseillé de tondre à ras la petite sœur, afin d'épaissir ses tresses futures, et le coiffeur du quartier avait confirmé l'excellence du procédé. Il en avait donc parlé à la maison, mais sans se prononcer tout de suite sur la valeur de ce conseil : dès le premier regard d'Augustine, et sans lui laisser le temps de protester, il déclara qu'il serait barbare de raser de si jolies boucles, et conclut en disant que "la petite avait bien assez de cheveux comme ça".
    Mais il avait une tondeuse neuve dans la poche : on sait bien que les beaux outils attirent la main et qu'il veulent agir parce qu'ils savent que la rouille les guette. Joseph n'y résista pas, et sa vanité d'apprenti coiffeur lui persuada qu'il avait le devoir d'appliquer le traitement conseillé par un professionnel, et qu'une sensiblerie absurde, très voisine du fétichisme, ne devait pas empêcher un père d'assurer l'avenir capillaire de son enfant.
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  • Par Nadael, le 01 décembre 2011

    Pour moi, ces mots « garçon manqué » signifiaient que les filles n'étaient qu'un faux pas de la nature, le résultat d'une erreur au cours de la création d'un garçon. Voilà pourquoi elles rougissaient sans motif, riaient d'un rien, pleuraient pour moins encore, et vous grillaient pour un compliment ; voilà pourquoi ne sachant ni siffler ni cracher, elles tombaient des arbres, inventaient d'inutiles mensonges et se livraient en cachette à des manigances devant les miroirs.
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  • Par Bill_Veuzay, le 07 août 2011

    "(...) Et dans une amitié de quarante ans, si on laisse un petit mensonge, c'est comme une pierre pointue dans le soulier du facteur de la Poste... André, dis-moi la vérité !"
    Il la regarda encore un moment, puis il fit un petit sourire résigné.
    "Pourquoi te la dire, puisque tu la sais ?"
    La grand-mère, toute pâle, devint pathétique.
    "C'est malheureux tout de même que tu ne comprennes pas ! Ce n'est pas la vérité que j'aime, c'est toi !"
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  • Par Bill_Veuzay, le 31 juillet 2011

    Dans le silence humide et tiède, sous la lumière couleur d'étain, au chuchotement de la pluie, le battement confidentiel de la pendule fabriquait patiemment nos minutes communes, et je sentais profondément la douceur de nous taire ensemble.
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  • Par Meduzantic, le 12 février 2012

    Pour moi, mon cœur ne battait plus aussi vite pendant la visite des pièges, et l'envol soudain d'une compagnie de perdrix ne me suggérait plus l'apparition d'un monstre, mais une panique dans un poulailler...
    L'expérience, la "précieuse" expérience avait désenchanté mes collines et dépeuplé les noires pinèdes : plus de lion, plus d'ours grizzly, pas même un loup-cervier solitaire. Ils avaient tous réintégré les pages illustrées de mon "Histoire naturelle" et je savais bien qu'ils n'en sortiraient jamais plus.
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