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Critiques sur A l'estomac (6)


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  • Par thracinee le 12/01/2009


    J'ai découvert Chuck Palahniuk grâce au film Fight Club. Voulant vérifier si l'univers du film correspondait au roman, je me suis empressée de découvrir cet écrivain. Ma première rencontre livresque fut Berceuse. J'y retrouvais l'univers dépeint dans le film de David Fincher. Loin d'être déçue, je décidai de lire d'autres romans de cet auteur.

    J'ai plongé littéralement dans l'histoire d'A l'estomac. J'aurais pu le lire d'une traite si mes yeux n'avaient pas souffert de légers picotements au bout de 150 pages. Outre le style, j'ai apprécié le jeu des identités. Dans le premier chapitre, l'identité des protagonistes n'est pas révélée, seuls des surnoms les qualifient : le Chaînon Manquant, Miss America, Saint Descente de Boyaux, Duc des vandales... l'origine de ces surnoms apparaît peu à peu.

    Si je devais qualifier les romans de Chuck Palahniuk, j'utiliserais les termes sarcastique et provoquant. Les situations extrêmes dans lesquelles il place ses personnages peuvent déranger, voire choquer. A ce titre, ce n'est pas un auteur à mettre entre toutes les mains. Cela étant, il reste un de mes auteurs privilégiés actuels.


    Lien : http://thracinee.blogspot.com

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Alienor le 23/01/2009


    Vingt-trois personnes intriguées par la même annonce décident d'y répondre, et se retrouvent plongées en enfer. Vingt-trois écrivains en herbe qui s'imaginent avoir trouvé l'occasion de se consacrer uniquement à l'écriture durant trois mois, isolés du monde, et qui vont en fait être enfermés, privés de tout, y compris des besoins de première nécessité.

    Voilà un bien étrange roman ! Les nouvelles qui le constituent, par lesquelles nous découvrons qui sont les héros de cette histoire, sont tout simplement terrifiantes et propres à donner la nausée. Certaines sont même difficiles à lire, tant elles s'inscrivent dans l'unique registre de la scatologie. C'est gore, dégoûtant… et pourtant si bien raconté qu'on ne peut lâcher ce livre.
    Je suis plus réservée sur le sens de la démarche de l'auteur, le message qu'il a voulu délivrer. L'homme est ici au premier sens du terme un loup pour son prochain, et le geôlier n'est finalement pas le personnage le plus horrible de cette histoire. le comportement et les réactions de ces êtres humains sont souvent peu crédibles, car n'ayant en fait plus grand-chose d'humain. Ce sont eux qui se privent de chauffage, de nourriture, d'eau…et tout cela dans l'espoir que cette aventure fera d'eux des gens célèbres !
    Quelle est la morale de tout cela ? Pourquoi les victimes finissent-elles par devenir leur propre bourreau ? Tout cela n'est pas très clair et me laisse sur une impression mitigée. Je dirais presque me laisse sur ma faim, mais ce serait un trait d'humour douteux.


    Lien : http://tassedethe.unblog.fr

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par tulisquoi le 14/03/2010


    Palahniuk ne prend pas de gants quand il décrit les maux de notre société actuelle. C'est cru, vulgaire parfois, à la limite de l'écoeurant, mais il touche juste. En plein dedans à chaque fois.

    Dans ce roman, il se livre à un petit huit-clos qui met en scène treize paumés, venus là soi-disant pour écrire un chef-d'oeuvre, mais qui ne cherchent finalement qu'à se cacher de leur passé. Une fois à l'intérieur, plutôt que de se lancer et de tenter la moindre ligne, ils préfèrent tout bonnement endosser le costume de la victime et vont donc se laisser mourir de faim, s'entretuer, s'entredévorer afin d'offrir le meilleur récit possible de leur supposé captivité lorsqu'ils seront enfin libérés. Mais ils ne sont bien sûr captifs que de leurs propres peurs, leurs propres limites.

    (lire la suite ...)


    Lien : http://www.tulisquoi.net/a-lestomac-chuck-palahniuk

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Munin le 06/09/2011


    A l'estomac (Haunted) a pas mal fait parler de lui, notamment en raison des lectures publiques d'un des passages du livre, Tripes (Guts), qui provoquait à chaque fois des évanouissements dans l'assistance : Chuck semblait avoir atteint de nouveaux sommets en matière de macabre et de choquant. Certains critiques ne se sont pas privés d'écrire que les romans de Palahniuk suivait une sorte d'escalade, et que l'auteur n'était ingénieux que dans les moyens de choquer son lectorat.


    17 écrivaillons en puissance, sous l'influence d'un vieux mentor rencontré à la suite d'une annonce anonyme, s'isolent pour trois mois. Cette retraite d'écrivains doit leur apporter l'isolement nécessaire à la production d'un chef d'œuvre. Mais les 17 protagonistes, désignés par des pseudonymes en lien avec leur histoire (Compte de la Calomnie, Saint Descente-de-Boyaux, Sœur Autodéfense, etc.), se persuadent bien vite qu'ils sont tombés dans un piège et commencent à s'infliger d'horribles supplices en prévision de la célébrité qui les attend, quand ils seront miraculeusement sauvés. Cette histoire est entrecoupée des 23 nouvelles, où les personnages et les deux organisateurs racontent leur vie. Ces nouvelles sont introduites par des poèmes faits de vers libres autour du personnage.


    Si la structure est curieuse, le contenu l'est encore plus. La trame générale atteint très vite des sommets d'horreur absurde. Comme chez Bret Easton Ellis, les personnages sont des icônes désincarnées dont les sentiments et les motivations sont soigneusement mises de côté – en attendant la nouvelle qui les mettra en scène. Chacun, à tour de rôle, un peu comme dans un groupe de parole, s'avance et raconte un épisode significatif de sa vie. Chaque nouvelle est une sorte de feu d'artifice horrifique permettant à Palahniuk d'explorer et de critiquer un aspect de la société américaine. Celle-ci est comme un cadavre maquillé et parfumé, dont l'auteur nous montre la réalité : les fluides qui suintent, les tissus qui pourrissent, les vers qui grouillent. le corps est profané de toutes les façons possibles et imaginables : sexe sordide, mutilation, corruption, torture, cannibalisme : rien n'est épargné, et la crudité des détails, associés à leur précision maniaque (Palahniuk ferait un grand contributeur à Wikipedia), rend les scènes quasiment insoutenables.


    Au-delà du macabre et de l'alternance des effets comiques / horrifiques, les nouvelles du livre brillent par leur inventivité et leur pertinence. L'art de la formule, associé aux dons d'observateur de l'auteur, font de ces nouvelles des petits chefs-d'œuvre d'invention et d'originalité. Une nouvelle de Palahniuk, c'est un peu une superbe bavette baignant dans une sauce de merde, de vomi et de sang : si on supporte l'assaisonnement, on se régale. En fait, on est pas loin du conte dans ces pages, un conte moral où les personnages essaient de rester sexy en se mutilant, dans l'espoir que leur rôle sera tenu par une vedette cotée de Hollywood. le prétexte originel – la retraite d'écrivains est vite oublié, tant il est évident qu'aucun de ces personnages n'a le plus petit rapport avec l'écriture. Je suis moins enthousiaste sur les chapitres liant ensemble les nouvelles : certes, il s'agit d'une critique de la célébrité, de la société du spectacle, des reality shows, d'Hollywood, des écrivains qui vendent les droits de leurs livres avant de les avoir écrits, et de tout ce qui a un rapport avec la prostitution artistique et la souffrance, mais le trait est un peu fort et parfois, le chapitre se lit un peu comme un passe-plat entre deux nouvelles.


    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2006/10/critique-lestomac-chuck-palahniuk...

    critique de qualité ? (0 votes positifs)



  • Par muzo le 17/08/2011


    une etrange impression

    critique de qualité ? (0 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par pleblon le 16/03/2011


    Palahniuk, c'est toujours indigeste - à la base, écoeurant, collant, gore parfois. Mais c'est tellement vrai!! Il nous confronte à la folie humaine, aux peurs, et aux limites. Si on arrive à se détacher de ce côté 'sale' qui se dégage de chacun de ses romans, ils deviennent de grands moments!

    critique de qualité ? (0 votes positifs)






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