> Münevver Andaç (Traducteur)

ISBN : 2070401197
Éditeur : Gallimard (1996)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Ruya abandonne Galip en laissant derrière elle une lettre brève et énigmatique. Le jeune avocat turc, ainsi privé de son amour d'enfance, ne voit d'autre alternative pour retrouver sa femme disparue que de se plonger dans son passé et les é... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par quentinho, le 11 septembre 2007

    quentinho
    Très bonne description de Hector Chavez
    Chaque chapitre peut aussi se lire comme une nouvelle fantastique sur Istanbul. A chaque nouveau chiffre apparaît une atmosphère envoutante, minutieusement décrite, traversée par des personnages intrigants. Truands d'aujourd'hui, vénérables mystiques, communistes cachés, prostituées déguisées, sultans ancestraux, commerçants magiques, journalistes enfumés, ce sont les figures et les histoires qui surprendront Galip dans sa recherche sans fin. Mis bout à bout ces portraits et peintures prennent un autre sens. C'est un jeu de correspondances, de miroirs et de révélations. Le Livre noir peut se tenir comme un conte initiatique à la Turquie.
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Citations et extraits

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  • Par Piling, le 31 juillet 2008 Première phrase du livre

    incipit :
    Dans a pénombre tiède et douce, recouverte de la couette à carreaux bleus, avec ses crêtes, ses ravines ombreuses et ses collines d'un bleu délicat, qui s'étendait jusqu'à l'extrémité du lit, Ruya dormait encore, couchée à plat ventre. Dehors, s'élevaient les premiers bruits d'un matin d'hiver : de rares voitures, quelques autobus, le fracas des bidons de cuivre que le marchand de salep, de mèche avec le marchand de petits pâtés, lâchait bruyamment sur le trottoir, et les coups de sifflet du gardien chargé du bon fonctionnement du taxi collectif. A l'intérieur de la chambre, la lumière d'hiver d'un gris de plomb pâlissait encore en traversant les rideaux bleu marine. Galip, qui n'avait toujours pas émergé du sommeil, lança un coup d'oeil à sa femme, dont la tête surgissait de la couette bleue. Le menton de Ruya s'enfonçait dans l'oreiller de plume. La façon dont elle penchait le front avait quelque chose d'irréel, qui éveillait chez Galip de la curiosité pour toutes les choses merveilleuses qui se produisaient à l'instant même dans son cerveau, de la peur aussi. "La mémoire est un jardin", avait écrit Djélâl dans une de ses chroniques. "Les jardins de Ruya, ses jardins à elle", s'était alors dit Galip. "N'y pense pas, n'y pense surtout pas, tu serais trop jaloux !" Mais Galip y pensa, tout en contemplant le front de sa femme.
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