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Jean-François Pérouse (Traducteur)
ISBN : 2070344541
Éditeur : Gallimard (2007)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 220 notes)
Résumé :


Le jeune poète turc Ka quitte son exil allemand pour se rendre à Kars, une petite ville provinciale endormie d’Anatolie. Pour le compte d’un journal d’Istanbul, il part enquêter sur plusieurs cas de suicide de jeunes femmes portant le foulard. Mais Ka désire aussi retrouver la belle Ipek, ancienne camarade de faculté fraîchement divorcée.

A peine arrivé dans la ville de Kars, en pleine effervescence en raison des prochaines élections, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
bilodoh29 janvier 2014
  • Livres 3.00/5
Avec Pamuk, je voyage en Turquie pour la première fois. Un voyage que j'ai failli abandonner en cours de route, un voyage difficile avec des filles qui se suicident, des policiers qui tirent dans la foule et un journaliste qui décrit les événements avant qu'ils n'arrivent!

On y trouve un poète dont on ne peut pas lire la poésie, un poète qui a peur du bonheur parce que selon lui, chaque bonheur apporte une part égale de malheur. Un poète exilé qui retourne dans un village isolé de Turquie pour trouver l'inspiration et l'amour.

Mais le plus dramatique dans ce roman ce n'est pas la souffrance individuelle, mais le malheur d'une société divisée où on peut tout autant être flingué par les islamistes que fusillé par les militaires ou « dispersé » par les bombes d'un autre groupe extrémiste. Et que dire du sort des femmes, qu'on veut voiler ou dévoiler, mais qui sont surtout des objets à posséder!

J'ai du mal aussi avec toute la dimension mystique, avec l'importance que la foi prend dans le roman, mais aussi avec la récupération religieuse, la zizanie entre les groupes qui sert peut-être les intérêts d'un autre. Je m'interroge aussi sur ces croyants fanatiques qui s'informent du signe astrologique de leur visiteur…

Malgré la beauté de la Neige, je n'ai pas eu le goût de rester plus longtemps en Turquie… J'espère qu'il existe des itinéraires plus faciles pour aborder le pays et surtout des Turcs plus heureux que les personnages de ce roman.
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Krout
Krout08 août 2016
  • Livres 3.00/5
Je dois avoir lu ce roman en mai 2015, alors pourquoi en publier une critique maintenant après que tant de temps s'est écoulé ? Peut-être qu'il aura fallu la lumière des derniers évènements dans ce vaste pays pour dessiller mes yeux et enfin entrevoir que Neige recouvre aussi tout le sang qui s'en est écoulé ? Peut-être que la lecture de Naguib Mahfouz autre prix Nobel littéraire, autre maître de la peinture sociale de son pays, me ramène inconsciemment par une étrange association à Orhan Pamuk ? Plus simplement il me semble que la courante conjoncture justifie d'attirer votre attention sur ce livre qui prend aujourd'hui une toute autre dimension capable de dépasser largement ses intentions initiales.
Je vais commencer par vous dévoiler pourquoi je me suis retenu à l'époque : la lecture m'a été tellement fastidieuse à certains endroits, j'avais vraiment la désagréable impression de patauger lamentablement, de ne pas avancer dans cette Neige si épaisse. Au point de longtemps hésiter à continuer, à quoi bon piocher dans ce qui me devenait un enfer blanc au fil des interminables randonnées de Ka retraçant inlassablement le même itinéraire, tournant en rond à m'en donner le tournis. C'est bien simple : vingt fois j'ai failli tout laisser tomber, l'envoyer balader. Et je me souviens de cette furieuse démangeaison d'écrire : Qu'à Ka à Kar ? Or, c'eut été m'offrir à bon compte un défouloir à la fois injuste et inapproprié par rapport à la qualité intrinsèque de l'oeuvre.
J'ai une horreur viscérale des descriptions réalistes et détaillées, je n'en éprouve d'autre ressenti qu'une vaste perte de temps. Je trouverais cent fois plus efficace de les remplacer par une photo et dans le cas qui nous occupe un plan de la ville aurait bien pu avantageusement me libérer d'une centaine de page. Cela m'est propre. Ainsi j'exécrai les lectures scolaires imposées de Balzac, l'horreur absolue de mon point de vue, pour l'exacte même raison. Il faut savoir que je lis très lentement et je m'interroge si ce n'est pas probablement lié en partie à cause d'une singularité identifiée depuis peu : je serais potentiellement sujet à l'aphantasia. Donc ce qui m'insupporte au plus haut point peut-être source de délectation pour une majorité de lecteurs et encore plus de lectrices. Et dans le cas de Pamuk je détectai suffisamment d'autres qualités pour ne pas dézinguer à tout va sur le coup d'une frustration.
Mais quelque soit l'être singulier qui le reçoit, un chef d'oeuvre, parfois par de très tortueux détours du destin, fini toujours par tracer son chemin. Ainsi donc outre les errements de Ka, poète turque maudit, exilé en Allemagne et bloqué quelques jours à Kar par le hasard d'une tempête neige, dont Pamuk nous emmène dans les traces des longues promenades déjà mentionnées mais aussi à suivre les élans du coeur et les affres de la création, Neige décrit de multiples facettes de la Turquie à travers lesquelles l'on ne peut que ressentir l'amour de l'auteur pour son pays. Pamuk arrive, me semble-t-il du moins, par un tour de force remarquable à rendre sensible les différentes tensions qui écartèlent son pays entre la montée de l'islamisme radical, les différents courants politiques, les particularismes régionaux, la douloureuse et longue histoire des antécédents claniques et raciaux, le sexisme et les tentatives de libération de la femme, le conflit intergénérationnel...
Alors donc aujourd'hui, à tout cela qui en soi était déjà un argument suffisant pour trouver un profond intérêt à la lecture de ce remarquable ouvrage vient s'ajouter une dimension métaphorique et prémonitoire. C'est l'histoire de ce putsch de pacotille dont l'orchestration théâtrale ne peut manquer d'interroger sur le commanditaire et qui vient à point nommé pour renforcer un pouvoir totalitaire et servir de justification à toutes les exactions et crimes qui l'accompagnent. La fin du livre se termine, si je me souviens, mais cela aussi est un ressenti personnel indépendant de la volonté de l'auteur, sur le désespoir d'un triste exil du poète et son questionnement insupportable sur la santé et la survie de ceux restés exposés à l'arbitraire. Exil dont à mon entendement Orhan Pamuk ferait bien d'évaluer la nécessité à l'heure ou les arrestations dans l'intelligenciat turque se multiplient et où sonne de façon de plus en plus assourdissante le sinistre glas de la mise à sac des libertés. Alors tant que ce livre paru en 2002 en turc et disponible en français à partir 2005 n'est pas encore interdit il m'a maintenant semblé utile d'y attirer toute votre attention.

Tant il est vrai que nos libertés ont une très fâcheuse tendance à rapidement fondre comme neige au soleil en cette période de réchauffements climatiques, même incapable de former consciemment des images mentales je ne peux m'empêcher de percevoir avec une acuité sans cesse grandissante l'association, prémonitoire elle aussi, entre Neige d'Orhan Pamuk et Guernica de Pablo Picasso. Seul un grand artiste ou poète peut ainsi nous éclairer en une fulgurance sur l'état du monde par sa sensibilité singulière d'en percevoir les vibrations qui nous sont autrement inaccessibles hormis par l'intermédiaire de son oeuvre. Au moins vous voilà prévenus, à vous de voir, à vous de lire...
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Junie
Junie10 mars 2013
  • Livres 4.00/5
La neige est souvent présente dans les romans et récits d'Orhan Pamuk. Elle nous semble plutôt incongrue, déplacée, étrange, presque surnaturelle, que vient faire cette neige sur le paysage turc, que vient-elle nous dire en mettant une épaisse couche de blancheur sur les coupoles grises, sur les ruelles aux pauvres façades, sur la plaine monotone, sur les villages de tôle et de parpaings, sur les maisons abandonnées?
En Turquie, même ce qui est neuf a l'air déjà vieux, usé, démodé. Les traditions sont tellement puissantes que la modernité est tuée dans l'oeuf. Les vendeurs de simit et les fumeurs de narguilé, les femmes en pantalon bouffant dans les champs, les hommes attablés au café jouant au tric-trac, le style des maisons, le goût des böreks, la musique déversées par les autoradios, le mépris pour le code de la route, tout cela reste intact.
Mais la neige, elle, est toute neuve. Elle vient chambouler les habitudes, les esprits, les âmes, elle désoriente le voyageur, elle l'éblouit, le charme, l'endort.
La neige provoque des accidents, elle est linceul et voile de mariée, une page blanche pour y inscrire des poèmes, elle isole et protège les amoureux, elle étouffe le bruit des balles, elle boit le sang des martyrs.
Dans Kars enneigée, le poète qui s'appelle Ka, comme Kafka, marche avec peine dans les rues désertes sans savoir ce qu'il va trouver. Exilé dans son propre pays, étranger aux intrigues, traversé par l'amour, la poésie et le malheur, il se débat comme dans un piège sans savoir de quoi il est coupable.
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jsgandalf
jsgandalf30 mai 2012
  • Livres 3.00/5
« La neige » présente l'originalité d'avoir reçu le prix Médicis étranger et d'avoir pris une grande part dans l'attribution du prix Nobel de littérature à son auteur qui à l'époque n'avait pas beaucoup publié. Il faut dire que le livre présente beaucoup de centres d'intérêts.
L'histoire tout d'abord se passe dans un coin reculé de la Turquie, Kars, ou cohabite toutes les composantes de la société Turque contemporaine, islamistes, Kémaliste, policier, femmes voilées, divorcées, jeunes, vieux, policiers, soldats, professeurs et même acteurs de théâtre. L'auteur fait donc de son livre un reflet de Turquie moderne.
La neige se met de la partie pour isoler complètement la région du reste du pays. Ce qui permettra une rébellion organisé par la troupe de théâtre, puis reprise par les militaires.
Dans ce mélange, évolue le personnage principal, Ka, un poète raté vivant en Allemagne et qui vient faire une enquête sur des suicides mystérieux. Il sert de point central, de point de rencontre aux différents protagonistes, c'est-à-dire aux différentes sensibilisées. le tout est emballé dans la ouate de la neige et la boue qu'elle entraine. Pamuk réalise le tour de force de faire une critique de toutes les composantes de Turquie, tout le monde en prend pour son grade, l'islamiste comme le kémaliste, la police attentiste comme le proviseur.
Mais ce livre c'est aussi son personnage principale, turque, expatrié, qui aimerai revenir au pays, y trouver une femme, mais qui ne comprend plus tout, perdu qu'il est par sa nouvelle vie et son envie de reconnaissance en tant que poète.
Bon me direz-vous tout ça fait un bon livre. Eh bien moi cela ne m'a pas convaincu. L'histoire n'est pas limpide, toujours flou. Il manque un je ne sais quoi pour en faire un vraiment bon livre.
A lire tout de même car il présente une réalité contemporaine d'un pays voisin en plein émergence dans notre monde village.
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IreneAdler
IreneAdler06 août 2013
  • Livres 3.00/5
Challenge Nobel 2013/2014
2/15
Poète en mal d'inspiration, Ka se rend dans la petite ville de Kars, en Anatolie. Il doit rédiger un article sue les suicides de filles voilées et les élections municipales en passe d'être gagnées par les islamistes. Il y va surtout pour demander une ancienne camarade en mariage. Il y aura surtout un putsch militaires, des morts et des troubles.
Bon, autant être claire : que vient faire ce putsch à partir du milieu du roman ? La politique turque est ou était-elle à ce point instable ? Parce qu'à partir de là, franchement, j'ai commencé à me perdre et je crois que Ka, c'est pareil (bon, il a retrouvé l'inspiration, tout n'est pas perdu).
Pamuk est bon pour nous faire sentir les méandres intérieurs de ses personnages. Pour nous décrire les difficultés de la Turquie, tiraillée entre le modèle occidental donné en exemple absolu et le retour des traditions sauce rigoriste. Vraiment les tensions sont biens rendues (rajoutons un état militaire "démocratique"). Mais le putsch de 3 jours dans une ville du fin fond de l'Anatolie ! le Grand Guignol, d'autant que le meneur est un homme de théâtre. Cela complique l'intrigue, la rend presque incompréhensible (alors que les éléments d'une intrigue bien ficelée étaient là sans ça. Oui, ça m'a vraiment gâché la lecture). J'ai cru un moment que ce n'était qu'un rêve de Ka. La chronologie étrange, la neige qui tombe, qui tombe (l'écriture et l'ambiance du roman en sont toutes ouatées, c'est dépaysant et beau), les changements brutaux de lieux, les personnages irréels. Mais non, trop de morts. Et le bonheur qui fuit.
Lecture laborieuse, lecture mitigée... Mais heureusement, la découverte d'une belle plume.
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Les critiques presse (1)
Lecturejeune01 juin 2006
Lecture jeune, n°118 - Ka est un poète turc vivant en Allemagne depuis douze ans lorsqu’il rentre dans son pays. Missionné par un journal local, il va enquêter dans l’est du pays, à Kars, sur une mystérieuse vague de suicides de jeunes femmes voilées. « Il est sûr que la cause de ces suicides réside dans un extrême malheur de nos filles ; il n’y a pas de doute à cela, dit à Ka le préfet adjoint. Mais si le malheur était une vraie cause de suicide, la moitié des femmes en Turquie se seraient suicidées. » Sur place, Ka est confronté à plusieurs réalités qui le déstabilisent sérieusement : les kémalistes activistes, des intégristes nocifs et une femme qu’il retrouve et dont il tombe fou amoureux. En toile de fond, la neige omniprésente dilue la réalité dans sa texture ; elle fait s’étirer le temps et étouffe les cris d’une ville meurtrie. Neige est à la fois un roman très poétique — l’écriture est majestueuse — et très réaliste : la société décrite l’est grâce à une plume intransigeante et incisive. Les personnages sont tiraillés entre le désir de vivre un bonheur individuel et celui d’appartenir à une communauté, les deux étant incompatibles. Dans la vision de Pamuk d’une Turquie en quête d’elle-même, il y a quelque chose de l’ordre de l’accomplissement, du destin : le pire doit advenir pour engendrer un changement sociétal. Ka y laissera sa peau, nous l’apprendrons par le narrateur, ami du poète, qui retrace pour nous ses derniers moments. L’auteur, poursuivi dans son pays pour ses positions sur le génocide arménien, dit avoir écrit là son roman le plus politique. _ Michelle Charbonnier
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations & extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
JunieJunie17 février 2013
Pourquoi ce poème est-il si beau?
Il rentra sans tarder à son hôtel en pensant au poème qu'il écrirait, sous la neige qui tombait.
A peine dans sa chambre d'hôtel,Ka enleva son manteau. Il ouvrit un cahier à carreaux, à la couverture verte, qu'il avait acheté à Francfort et commença à écrire son poème tel qu'il lui venait à l'esprit, mot après mot. C'était comme si quelqu'un d'autre le lui murmurait à l'oreille: il se sentit rasséréné; cependant, il s'adonnait avec la plus grande attention à ce qu'il faisait. Comme auparavant aucun poème ne lui était venu sous l'effet d'une telle inspiration, il éprouva quelques doutes sur sa valeur. Mais au fur et à mesure que les vers se succédaient, sa raison lui disait que le poème était en tous points parfait,....
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bilodohbilodoh27 janvier 2014
Le vrai problème du vrai poète est toujours le même. S’il est heureux pendant une longue période, il devint ordinaire. S’il est malheureux pendant une longue période, il ne peut plus trouver en lui la force de tenir en vie sa poésie… (p.149)
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bibliophagebibliophage10 août 2009
(en-têtes des chapitres)
1 Le silence de la neige
2 Notre ville est une ville tranquille
3 Donnez votre voix au parti de Dieu
4 Es-tu vraiment venu ici pour les élections et les suicides ?
5 Maître, puis-je vous poser une question ?
6 Amour, religion et poésie
7 Islamistes, c'est un qualificatif dont nous affublent les Occidentaux et les laïcs
8 Celui qui se suicide est un pécheur
9 Excusez-moi, vous êtes athée ?
10 Pourquoi ce poème est-il beau ?
11 Existe-t-il un autre Dieu en Europe ?
12 Si Dieu n'existe pas, quel est le sens des mille souffrances qu'endurent les pauvres ?
13 Je ne discute pas de ma religion avec un athée
14 Quel genre de poésie vous écrivez ?
15 Notre vie à tous est travaillée par un désir principal
16 Le lieu où Dieu est absent
17 "La Patrie ou le Voile"
18 Ne tirez pas, les fusils sont chargés !
19 Et pourtant, que la neige tombait joliment
20 Vive le peuple et la nation !
21 Mais je n'en reconnais absolument aucun
22 La personne idéale pour jouer Atatürk
23 Dieu, ce n'est pas une question d'intelligence ou de foi, c'est une lucidité rappelant que toute vie est une énigme
24 Moi, Ka
25 Le seul moment de liberté à Ka
26 La raison pour laquelle nous sommes si attachés à notre Dieu, ce n'est pas notre pauvreté
27 Tiens bon, ma fille, du renfort vient de Kars !
28 Ce qui différencie l'amour de la douleur de l'attente
29 L'incomplétude en moi
30 Quand nous reverrons-nous ?
31 On n'est pas idiots, on est simplement pauvres
32 Mais quand deux âmes m'habitent, je ne peux pas être moi-même
33 Un homme sans Dieu à Kars
34 Kadife n'acceptera pas non plus
35 Moi, je ne suis l'agent de personne
36 Non, cher monsieur, vous n'allez quand même pas mourir, n'est-ce aps ?
37 Le seul texte de ce soir, ce sont les cheveux de Kadife
38 Notre intention n'est pas du tout de vous faire de la peine
39 Leur plaisir à pleurer ensemble
40 Être agent double doit être très difficile
41On a tous un flocon
42 Je vais préparer ma val
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bilodohbilodoh29 janvier 2014
« Il est sûr que la cause de ces suicides réside dans cet extrême malheur de nos filles; il n’y a pas de doute à cela, dit à Ka le préfet adjoint. Mais si le malheur était une vraie cause de suicide, la moitié des femmes en Turquie se seraient suicidées » (p.25)
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JunieJunie26 février 2013
Dieu ce n'est pas une question d'intelligence ou de foi, c'est une lucidité rappelant que toute vie est une énigme.
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