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> Jean-François Pérouse (Traducteur)

ISBN : 2070344541
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 3.52/5 (sur 180 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le jeune poète turc Ka quitte son exil allemand pour se rendre à Kars, une petite ville provinciale endormie d’Anatolie. Pour le compte d’un journal d’Istanbul, il part enquêter sur plusieurs cas de suicide de jeunes femmes portant le foulard. Mais Ka désire aussi retro... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par bilodoh, le 29 janvier 2014

    bilodoh
    Avec Pamuk, je voyage en Turquie pour la première fois. Un voyage que j'ai failli abandonner en cours de route, un voyage difficile avec des filles qui se suicident, des policiers qui tirent dans la foule et un journaliste qui décrit les événements avant qu'ils n'arrivent!

    On y trouve un poète dont on ne peut pas lire la poésie, un poète qui a peur du bonheur parce que selon lui, chaque bonheur apporte une part égale de malheur. Un poète exilé qui retourne dans un village isolé de Turquie pour trouver l'inspiration et l'amour.

    Mais le plus dramatique dans ce roman ce n'est pas la souffrance individuelle, mais le malheur d'une société divisée où on peut tout autant être flingué par les islamistes que fusillé par les militaires ou « dispersé » par les bombes d'un autre groupe extrémiste. Et que dire du sort des femmes, qu'on veut voiler ou dévoiler, mais qui sont surtout des objets à posséder!

    J'ai du mal aussi avec toute la dimension mystique, avec l'importance que la foi prend dans le roman, mais aussi avec la récupération religieuse, la zizanie entre les groupes qui sert peut-être les intérêts d'un autre. Je m'interroge aussi sur ces croyants fanatiques qui s'informent du signe astrologique de leur visiteur…

    Malgré la beauté de la Neige, je n'ai pas eu le goût de rester plus longtemps en Turquie… J'espère qu'il existe des itinéraires plus faciles pour aborder le pays et surtout des Turcs plus heureux que les personnages de ce roman.
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    • Livres 4.00/5
    Par Junie, le 10 mars 2013

    Junie
    La neige est souvent présente dans les romans et récits d'Orhan Pamuk. Elle nous semble plutôt incongrue, déplacée, étrange, presque surnaturelle, que vient faire cette neige sur le paysage turc, que vient-elle nous dire en mettant une épaisse couche de blancheur sur les coupoles grises, sur les ruelles aux pauvres façades, sur la plaine monotone, sur les villages de tôle et de parpaings, sur les maisons abandonnées?
    En Turquie, même ce qui est neuf a l'air déjà vieux, usé, démodé. Les traditions sont tellement puissantes que la modernité est tuée dans l'oeuf. Les vendeurs de simit et les fumeurs de narguilé, les femmes en pantalon bouffant dans les champs, les hommes attablés au café jouant au tric-trac, le style des maisons, le goût des böreks, la musique déversées par les autoradios, le mépris pour le code de la route, tout cela reste intact.
    Mais la neige, elle, est toute neuve. Elle vient chambouler les habitudes, les esprits, les âmes, elle désoriente le voyageur, elle l'éblouit, le charme, l'endort.
    La neige provoque des accidents, elle est linceul et voile de mariée, une page blanche pour y inscrire des poèmes, elle isole et protège les amoureux, elle étouffe le bruit des balles, elle boit le sang des martyrs.
    Dans Kars enneigée, le poète qui s'appelle Ka, comme Kafka, marche avec peine dans les rues désertes sans savoir ce qu'il va trouver. Exilé dans son propre pays, étranger aux intrigues, traversé par l'amour, la poésie et le malheur, il se débat comme dans un piège sans savoir de quoi il est coupable.
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    • Livres 3.00/5
    Par jsgandalf, le 30 mai 2012

    jsgandalf
    « La neige » présente l'originalité d'avoir reçu le prix Médicis étranger et d'avoir pris une grande part dans l'attribution du prix Nobel de littérature à son auteur qui à l'époque n'avait pas beaucoup publié. Il faut dire que le livre présente beaucoup de centres d'intérêts.
    L'histoire tout d'abord se passe dans un coin reculé de la Turquie, Kars, ou cohabite toutes les composantes de la société Turque contemporaine, islamistes, Kémaliste, policier, femmes voilées, divorcées, jeunes, vieux, policiers, soldats, professeurs et même acteurs de théâtre. L'auteur fait donc de son livre un reflet de Turquie moderne.
    La neige se met de la partie pour isoler complètement la région du reste du pays. Ce qui permettra une rébellion organisé par la troupe de théâtre, puis reprise par les militaires.
    Dans ce mélange, évolue le personnage principal, Ka, un poète raté vivant en Allemagne et qui vient faire une enquête sur des suicides mystérieux. Il sert de point central, de point de rencontre aux différents protagonistes, c'est-à-dire aux différentes sensibilisées. le tout est emballé dans la ouate de la neige et la boue qu'elle entraine. Pamuk réalise le tour de force de faire une critique de toutes les composantes de Turquie, tout le monde en prend pour son grade, l'islamiste comme le kémaliste, la police attentiste comme le proviseur.
    Mais ce livre c'est aussi son personnage principale, turque, expatrié, qui aimerai revenir au pays, y trouver une femme, mais qui ne comprend plus tout, perdu qu'il est par sa nouvelle vie et son envie de reconnaissance en tant que poète.
    Bon me direz-vous tout ça fait un bon livre. Eh bien moi cela ne m'a pas convaincu. L'histoire n'est pas limpide, toujours flou. Il manque un je ne sais quoi pour en faire un vraiment bon livre.
    A lire tout de même car il présente une réalité contemporaine d'un pays voisin en plein émergence dans notre monde village.
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    • Livres 3.00/5
    Par IreneAdler, le 06 août 2013

    IreneAdler
    Challenge Nobel 2013/2014
    2/15
    Poète en mal d'inspiration, Ka se rend dans la petite ville de Kars, en Anatolie. Il doit rédiger un article sue les suicides de filles voilées et les élections municipales en passe d'être gagnées par les islamistes. Il y va surtout pour demander une ancienne camarade en mariage. Il y aura surtout un putsch militaires, des morts et des troubles.
    Bon, autant être claire : que vient faire ce putsch à partir du milieu du roman ? La politique turque est ou était-elle à ce point instable ? Parce qu'à partir de là, franchement, j'ai commencé à me perdre et je crois que Ka, c'est pareil (bon, il a retrouvé l'inspiration, tout n'est pas perdu).
    Pamuk est bon pour nous faire sentir les méandres intérieurs de ses personnages. Pour nous décrire les difficultés de la Turquie, tiraillée entre le modèle occidental donné en exemple absolu et le retour des traditions sauce rigoriste. Vraiment les tensions sont biens rendues (rajoutons un état militaire "démocratique"). Mais le putsch de 3 jours dans une ville du fin fond de l'Anatolie ! le Grand Guignol, d'autant que le meneur est un homme de théâtre. Cela complique l'intrigue, la rend presque incompréhensible (alors que les éléments d'une intrigue bien ficelée étaient là sans ça. Oui, ça m'a vraiment gâché la lecture). J'ai cru un moment que ce n'était qu'un rêve de Ka. La chronologie étrange, la neige qui tombe, qui tombe (l'écriture et l'ambiance du roman en sont toutes ouatées, c'est dépaysant et beau), les changements brutaux de lieux, les personnages irréels. Mais non, trop de morts. Et le bonheur qui fuit.
    Lecture laborieuse, lecture mitigée... Mais heureusement, la découverte d'une belle plume.
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    • Livres 3.00/5
    Par unetassedebonheur, le 20 février 2015

    unetassedebonheur
    Si la précision de l'écriture d'Orhan Pamuk apporte à ce roman d'amour une dimension philosophique, la poésie de Neige dans une petite ville tourmentée par l'histoire est présente à chaque instant. Ka est un poète dans l'âme qui est investi d'une tâche de journaliste dans une ville d'Anatolie, à l'extrême est de la Turquie, aux portes de l'Arménie, Kars. Journalisme doublé d'une investigation sur une ville qui vient de connaitre une série de suicide de jeunes femmes portant le foulard. Or la laïque Turquie se trouve écartelée entre le respect de la loi et la montée d'un radicalisme religieux, à l'affût de la moindre occasion de prendre le pouvoir.
    Orhan Pamuk prend d'abord le soin de situer son roman. Apportant toutes les explications nécessaires pour bien comprendre le contexte "géopolitique", il pose sa plume à Kars, ancienne capitale de l'Arménie. " Jadis vivait à Kars une riche classe moyenne qui organisait des réceptions de plusieurs jours et donnait des bals dans des konaks... Ces gens tiraient leurs ressources de la situation de Kars, sur la route jadis active de la Géorgie, de Tabriz, de tout le Caucase, et de Tbilissi, de son commerce, de sa position de ville aux confins de deux grands empires, l'Empire Ottoman et l'Empire des tsars, anéantis au cours des deux derniers siècles, ainsi que des grandes armées que les empires y avaient installées pour protéger ce lieu de passage entre les montagnes Il y avait une multitude de peuples à l'époque ottomane, des arméniens, par exemple, dont certaines des églises érigées il y a mille ans demeurent encore dans toute leur majesté, des Acem (turcophones chiites d'Azerbaïdjan), des Rums ( ici grecs orthodoxes, citoyens turcs ou ottomans), des Géorgiens, des Kurdes, et toutes sortes de peuples caucasiens...". Je pourrai citer plusieurs pages encore, toutes passionnantes. Et cet angle historique est essentiel pour comprendre l'état d'esprit de la population présente actuellement à Kars : l'abandon, accompagné d'une pauvreté et même de désarroi, un étrange et puissant sentiment de solitude, "comme si c'était ici un endroit oublié de tous et que la neige allait silencieusement tomber jusqu'à la fin du monde".
    Car il neige. de la première à la dernière page. On découvre petit-à-petit les gens, leurs rapports les uns avec les autres. Ipek cette femme que Ka n'a cessé d'aimer depuis qu'il a quitté la Turquie pour l'Allemagne, sa soeur aussi belle, leur père, les maris, les amis, les amants. L'actualité de la ville est nourrie par deux évènements qui vont construire l'histoire du livre : les élections du maire de la ville et la représentation d'une pièce de théâtre litigieuse.
    Trois choix de vie vont alors se confronter. D'une part les représentants du pays, laïcs, soucieux de faire respecter la loi avant la religion, interdisant par exemple aux jeunes filles d'entrer dans l'école avec leurs voiles. D'autre part une population qui met la loi du Prophète au-dessus de tout, et pour reprendre l'exemple précédent, ne comprend pas l'incompatibilité du port du voile et de la réussite scolaire. Et enfin la position incarnée par Ka libre penseur, jeune turc issu d'une famille stambouliote de classe moyenne, émigré en Allemagne quelques années, et revenu dans son pays pour raconter aussi honnêtement que possible les fractures d'une ville, devenue la proie de ces gens pétris de leurs convictions. A cela les problèmes soulevés par des les populations kurdes, elles aussi en proie à un sentiment d'abandon. "Nous autres ici, avant, nous étions tous frères, dit Serdar Bey, comme s'il révélait un secret. Mais ces dernières années chacun a commencé à dire : "Moi je suis azéri, moi je suis kurde, moi je suis térékémé. " Certes, c'est vrai qu'il y a des gens de toutes ces origines ici. Les Térékémés, on dit aussi les Karapapaks, sont les frères. Les Kurdes, nous on dit les tribus, des Azéris, avant, n'avaient pas conscience de leur kurdicité. Même un autochtone, héritier de la période ottomane, ne tirait pas fierté à dire :" je suis autochtone". Les Turkmènes, les Lazes de Posof ( près de la Géorgie ) les allemands déportés de Russie par le tsar, il y avait de tout et personne ne tirait fierté à dire qui il était. Toute cette fierté, c'est la radio communiste de Tbilissi qui la répandue, dans le dessin de diviser la Turquie pour la détruire. Maintenant tout le monde est plus fier et plus pauvre."
    Et la neige continue de tomber, cherchant à atténuer le bruit de la douleur, recouvrant sans violence les paysages ruinés par le destin. Ka écrit ses poésies, tente de protéger ses certitudes, conscient désormais de l'abîme qui sépare Kars d'Istamboul, et de l'opinion publique européenne.


    Lien : http://unetassedebonheur.wordpress.com
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 juin 2006
    Lecture jeune, n°118 - Ka est un poète turc vivant en Allemagne depuis douze ans lorsqu’il rentre dans son pays. Missionné par un journal local, il va enquêter dans l’est du pays, à Kars, sur une mystérieuse vague de suicides de jeunes femmes voilées. « Il est sûr que la cause de ces suicides réside dans un extrême malheur de nos filles ; il n’y a pas de doute à cela, dit à Ka le préfet adjoint. Mais si le malheur était une vraie cause de suicide, la moitié des femmes en Turquie se seraient suicidées. » Sur place, Ka est confronté à plusieurs réalités qui le déstabilisent sérieusement : les kémalistes activistes, des intégristes nocifs et une femme qu’il retrouve et dont il tombe fou amoureux. En toile de fond, la neige omniprésente dilue la réalité dans sa texture ; elle fait s’étirer le temps et étouffe les cris d’une ville meurtrie. Neige est à la fois un roman très poétique — l’écriture est majestueuse — et très réaliste : la société décrite l’est grâce à une plume intransigeante et incisive. Les personnages sont tiraillés entre le désir de vivre un bonheur individuel et celui d’appartenir à une communauté, les deux étant incompatibles. Dans la vision de Pamuk d’une Turquie en quête d’elle-même, il y a quelque chose de l’ordre de l’accomplissement, du destin : le pire doit advenir pour engendrer un changement sociétal. Ka y laissera sa peau, nous l’apprendrons par le narrateur, ami du poète, qui retrace pour nous ses derniers moments. L’auteur, poursuivi dans son pays pour ses positions sur le génocide arménien, dit avoir écrit là son roman le plus politique. _ Michelle Charbonnier

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Citations et extraits

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  • Par Junie, le 17 février 2013

    Pourquoi ce poème est-il si beau?
    Il rentra sans tarder à son hôtel en pensant au poème qu'il écrirait, sous la neige qui tombait.
    A peine dans sa chambre d'hôtel,Ka enleva son manteau. Il ouvrit un cahier à carreaux, à la couverture verte, qu'il avait acheté à Francfort et commença à écrire son poème tel qu'il lui venait à l'esprit, mot après mot. C'était comme si quelqu'un d'autre le lui murmurait à l'oreille: il se sentit rasséréné; cependant, il s'adonnait avec la plus grande attention à ce qu'il faisait. Comme auparavant aucun poème ne lui était venu sous l'effet d'une telle inspiration, il éprouva quelques doutes sur sa valeur. Mais au fur et à mesure que les vers se succédaient, sa raison lui disait que le poème était en tous points parfait,....
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  • Par bibliophage, le 10 août 2009

    (en-têtes des chapitres)
    1 Le silence de la neige
    2 Notre ville est une ville tranquille
    3 Donnez votre voix au parti de Dieu
    4 Es-tu vraiment venu ici pour les élections et les suicides ?
    5 Maître, puis-je vous poser une question ?
    6 Amour, religion et poésie
    7 Islamistes, c'est un qualificatif dont nous affublent les Occidentaux et les laïcs
    8 Celui qui se suicide est un pécheur
    9 Excusez-moi, vous êtes athée ?
    10 Pourquoi ce poème est-il beau ?
    11 Existe-t-il un autre Dieu en Europe ?
    12 Si Dieu n'existe pas, quel est le sens des mille souffrances qu'endurent les pauvres ?
    13 Je ne discute pas de ma religion avec un athée
    14 Quel genre de poésie vous écrivez ?
    15 Notre vie à tous est travaillée par un désir principal
    16 Le lieu où Dieu est absent
    17 "La Patrie ou le Voile"
    18 Ne tirez pas, les fusils sont chargés !
    19 Et pourtant, que la neige tombait joliment
    20 Vive le peuple et la nation !
    21 Mais je n'en reconnais absolument aucun
    22 La personne idéale pour jouer Atatürk
    23 Dieu, ce n'est pas une question d'intelligence ou de foi, c'est une lucidité rappelant que toute vie est une énigme
    24 Moi, Ka
    25 Le seul moment de liberté à Ka
    26 La raison pour laquelle nous sommes si attachés à notre Dieu, ce n'est pas notre pauvreté
    27 Tiens bon, ma fille, du renfort vient de Kars !
    28 Ce qui différencie l'amour de la douleur de l'attente
    29 L'incomplétude en moi
    30 Quand nous reverrons-nous ?
    31 On n'est pas idiots, on est simplement pauvres
    32 Mais quand deux âmes m'habitent, je ne peux pas être moi-même
    33 Un homme sans Dieu à Kars
    34 Kadife n'acceptera pas non plus
    35 Moi, je ne suis l'agent de personne
    36 Non, cher monsieur, vous n'allez quand même pas mourir, n'est-ce aps ?
    37 Le seul texte de ce soir, ce sont les cheveux de Kadife
    38 Notre intention n'est pas du tout de vous faire de la peine
    39 Leur plaisir à pleurer ensemble
    40 Être agent double doit être très difficile
    41On a tous un flocon
    42 Je vais préparer ma val
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  • Par bilodoh, le 27 janvier 2014

    Le vrai problème du vrai poète est toujours le même. S’il est heureux pendant une longue période, il devint ordinaire. S’il est malheureux pendant une longue période, il ne peut plus trouver en lui la force de tenir en vie sa poésie… (p.149)

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  • Par bilodoh, le 29 janvier 2014

    « Il est sûr que la cause de ces suicides réside dans cet extrême malheur de nos filles; il n’y a pas de doute à cela, dit à Ka le préfet adjoint. Mais si le malheur était une vraie cause de suicide, la moitié des femmes en Turquie se seraient suicidées » (p.25)

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  • Par Junie, le 26 février 2013

    Dieu ce n'est pas une question d'intelligence ou de foi, c'est une lucidité rappelant que toute vie est une énigme.

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