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> Bertrand Ferrier (Traducteur)

ISBN : 2747014401
Éditeur : Bayard Jeunesse (2004)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 1526 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Eragon mène une vie simple, jusqu'au jour où il ramasse dans la forêt une étrange pierre bleue. Le garçon découvre qu'il s'agit d'un oeuf et assiste bientôt à la naissance...d'un dragon! En décidant de l'élever, il devient Dragonnier, héritier d'une caste d'élite que le... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par pititecali, le 12 février 2014

    pititecali
    Ce merveilleux premier tome de saga fantasy jeunesse ne fut pas un coup de coeur. Mais c'est passé vraiment, vraiment pas loin.

    Pourquoi, mais pourquoi ai-je attendu aussi longtemps pour démarrer cette saga ? Parce que j'avais vu le film et qu'il ne m'avait pas laissé une impression impérissable ? Parce qu'il est vraiment très très gros et a tendance à rebuter un tout petit peu quand on pense au temps qu'on va probablement mettre pour le lire ? Parce que tout le monde l'adore et que ça paraît du coup plutôt louche ?
    Probablement un peu de tout ça en même temps...
    Et grâce à Crouton, qui m'avait mise au défi de le lire parmi 19 autres romans l'année dernière, il était passé dans mes lectures prioritaires. Malheureusement, en 2013, je n'ai pas eu le temps de m'occuper de son cas. Aussi, je me suis décidée à le repasser dans les urgences de 2014 :)
    Grand bien m'en a pris car ce fut vraiment vraiment une bonne lecture.
    J'ai tout de même mis 9 jours pour le lire, eh oui, pratiquement 700 pages, à porter à bout de bras, ça manque de confort et ça demande du temps. Mais j'ai savouré, ça oui :)
    J'ai trouvé l'aventure d'Eragon, ce jeune humain à priori ordinaire, mais pas tant que ça finalement, absolument palpitante et chaque page m'a apporté grand plaisir. Je me suis sentie un peu comme à l'époque d'Harry Potter, ou de A la croisée des mondes (pour ne citer que des livres de la même catégorie que celui-ci) vraiment complètement absorbée dans l'histoire, au point de rêver de dragons presque toutes les nuits. Il m'a juste manqué un poil d'attachement à notre jeune Héros, Eragon, qui, en tout cas au début, n'est pratiquement encore qu'un enfant. Je l'ai beaucoup aimé, mais pas encore au point que mon coeur brûle pour lui, ou se serre d'angoisse lorsqu'il était en danger. Mais je gage que cela peut parfaitement s'arranger avec le tome 2, si le personnage poursuit sur sa lancée et continue de grandir et de murir aussi vite et de façon aussi spectaculaire. A la fin de ce tome 1, on y était presque, je crois. En revanche, j'ai tout de suite aimé Saphira, sa dragonne, et la relation qu'ils nouent tous les deux. Voués à un grand destin en duo, ils sont un peu là pour sauver le monde, et tous les peuples qu'on peut retrouver dans une histoire fantasy, elfes, nains, magiciens... Beaucoup de belles et grandes âmes à découvrir dans ce roman.
    Malgré le grand nombre de pages de ce livre, j'en ai apprécié chaque mot, bien à sa place, et n'en aurais retiré aucun. Je n'y ai trouvé aucune longueur, et chaque page a sa raison d'être. J'ai vraiment vraiment aimé ce début ! J'espère autant apprécier ses suites. (certains blogueurs m'ont pourtant déjà annoncé quelques bémols pour les tomes suivants, nous verrons bien ! L'Aîné est dans ma PAL, les autres me restent à acquérir...)

    Dans le détail :
    - La couverture : Je la connais depuis longtemps, bien avant qu'il atterrisse dans ma bibliothèque, et je l'ai toujours énormément aimée. Je ne m'en lasse pas à vrai dire. La couleur bleu saphir de l'ensemble attire le regard, le contraste avec le titre doré l'accroche, et la magnifique dragonne Saphira le conserve. Un livre qu'il est vraiment plaisant d'avoir dans sa bibliothèque, et qu'on peut être fier de mettre en valeur. Une vraie réussite selon moi. Je dirais que les deux premières sur les quatre que composent la saga me sont particulièrement chères, les deux autres un petit peu moins, j'en trouve les couleurs moins aguicheuses et le dragon moins attirant, mais de pas grand chose ^^.
    - le style : Wahou ! Voilà un style "jeunesse" qui me plaît. Loin d'être simplet, il peut convenir à tous les âges. A la manière de Philip Pullman et J.K. Rowling, on n'est pas ici dans un style maladroit ou enfantin, mais dans un style adulte adapté à une histoire jeunesse de qualité. Christopher Paolini a une plume parfaite, extrêmement claire et addictive, sans en faire des tonnes. Une écriture qui est là pour appuyer une histoire déjà formidable, et la faire grimper au rang d'excellente. Les dialogues sont parfaitement dosés, ni trop ni trop peu, les descriptions ne sont pas ennuyeuses, l'action arrive quand elle le doit, dure le temps qu'il faut. L'aventure est belle est c'est AUSSI grâce à la plume de Mr Paolini.
    - L'histoire : Vraiment palpitante, prenante, immersive. La quête d'Eragon est une magnifique épopée. Il part pour comprendre et finit par suivre sa destinée, traversant bien des embûches, et progressant dans son apprentissage, avec sa personnalité altruiste et son courage. Eragon est ce que tout roman fantasy (jeunesse notamment) devrait être. Un bijou entre imagination et respect des codes. Suivre un dragonnier et sa rutilante monture, apprendre avec lui comment on s'occupe d'un dragon, comment on tisse avec lui un lien si particulier, presque fusionnel, et vivre avec eux toutes ces aventures m'a ramenée à un âge où on peut croire à tout, et où, surtout, la magie est omniprésente. Et... Dieu que c'est bon ! J'ai vraiment passé 9 jours immergée dans un monde surnaturel et merveilleux où on ne sait à qui se fier, et où invoquer le feu et chevaucher dans les cieux sur la selle d'un dragon peuvent paraître des choses vraiment réelles. Une très, très belle histoire, qui touche notre coeur d'enfant avec brio.
    - Les personnages : Comme je le disais plus haut, je ne me suis pas encore complètement approprié le personnage d'Eragon, qui était peut-être encore un peu trop immature dans ce premier tome, même si cela s'améliore quand même beaucoup sur la fin. Je suis à peu près certaine qu'il me plaira encore davantage dans les tomes suivants, car il grandit et murit beaucoup dans ce premier opus déjà. C'est un jeune garçon courageux, il a du caractère, et des rêves plein la tête. Il a toujours apprécié les histoires de dragonnier et les légendes qui gravitent autour, et c'est son rêve qu'il voit se réaliser lorsque Saphira le choisit.
    Pour parler un peu de Saphira, je l'ai, par contre, apprécié immédiatement, elle. Un bébé dragon choisit son dragonnier avant même d'éclore, et lui est fidèle jusqu'à la mort, le protégeant du danger au péril de sa vie. Elle aussi doit apprendre à vivre avec son dragonnier. C'est un personnage fort, avec sa personnalité propre, plein de qualités, parfois d'incertitudes, ce qui la rend terriblement attachante. Durant tout le livre, on rêve d'avoir un jour, nous aussi, notre propre dragon.
    Arya est un personnage secondaire qui m'a bien plu aussi. Normal c'est une elfe, et j'aime les elfes d'amour. On ne la connaît pas encore très bien dans ce premier tome, mais j'espère la revoir dans les suivants, car je l'ai beaucoup appréciée.
    Dans l'ensemble, tous les personnages sont bien pensés, bien construits, une réussite aussi de ce côté-là.
    - L'édition : Rien à redire, un ouvrage superbe. Une couverture de fou, une solidité à toute épreuve (oui je maltraite assez mes livres pour en juger !) Un livre que j'ai acheté d'occasion, qui avait déjà fait rêver plusieurs personnes avant moi, et auquel j'ai ajouté les marques de ma propre lecture. Un livre qui a vécu, et, si cela se voit, qui reste pourtant parfaitement présentable. Rien ne se détache, rien ne s'abime vraiment, à part les coins, un petit peu ^^.
    Rien à redire non plus sur la correction, je crois que j'ai relevé 2 coquilles (j'en ai peut-être laissé passer aussi, prise que j'étais dans ma lecture) sur près de 700 pages, un très joli score donc !

    Je ne peux que vous conseiller de commencer la saga Eragon si ce n'est pas encore fait, et quelques soient vos hésitations à son égard. C'est vraiment un excellent premier opus, et j'attaquerai le 2 plus vite et avec plus d'ardeur, j'en suis certaine :)

    Lien : http://calidoscope.canalblog.com/archives/2014/02/12/29189076.html
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    • Livres 3.00/5
    Par claudia_tros_cool, le 08 septembre 2012

    claudia_tros_cool
    Je viens tout juste de terminer ma lecture d'où j'en sors avec un point de vue mitigé. 
    Tout d'abord je me suis dit il y a peu de temps que je devrais un peu me lancer dans le Fantasy j'avoue que Tolkien m'en a donné l'envie. Ce livre avait trouvé refuge dans la bibliothèque de mon frère alors entre deux lectures en été ( un peu à cours ) je me suis dit : pourquoi pas ? 
    J'étais assez emballé je pensais que j'allais plus aimer que ça, vu comment on en parle et comment le quatrième de couverture en fait son éloge en comparant à l'œuvre de Tolkien je dois dire que j'ai été déçu. 
    L'histoire est assez bien faite elle est prenante, on se retrouve dans un monde imaginaire propre à la Fantasy, et assez sombre dirigé par un roi assoifé de pouvoir du nom de Galbatorix ( ex dragonnier ). le monde dans lequel Eragon vit est un monde ou l'aire des dragonniers, des elfes, des nains, battaient leurs pleins. Petit à petit on en apprends un peu plus sur l'histoire de L'alagaesia une histoire d'ailleurs assez plaisante. À la découverte de l'oeuf par Eragon je dois dire que j'aimais bien malgré les phrases trop courtes et trop simple, cette écriture assez mal maîtrisé malheureuse au début ignoré dans la suite de l'histoire ça pose un gros problème. Certains passages emballent alors que d'autres ennuient par leur longueur, de plus il y avait trop de discours qu'à d Brom et Eragon voyagent ensemble par exemple j'adore les discours ça donne de la vie mais trop c'est trop, on oublie même la narration et les descriptions après. 
    Le voyage d'Eragon long et dur est le cœur de l'histoire c'est la ou il y à temps de suspens pourtant j'ai trouvé que Christopher Paolini utilisait parfois trop les mêmes chose : Eragon s'évanouit plusieurs fois et en plus toujours quand les événements se corsent . Pour ma part je trouve aussi que Paolini nous n'ont d'informations et de paroles et de petits détails ce qui n'empêchent que les personnages sont assez fades, mal travaillé. Je n'ai rien ressenti quand Brom est mort ni même Garrow, Eragon est un garçon dragonnier on n'en sait pas plus, je ne me souviens pas non plus avoir ri. 
    J'ai beaucoup aimé la place du dragon dans ce livre qui est le vrai ami du garçon, un immense et fort lient se crée entre eux, assez beau d'ailleurs. 
    Le périple d'Eragon, Murthagh et Brom soutenaient le rythme du récit avec un peu d'action et un peu de suspens alors je dois dire qu'à leur arrivé chez les Vardens tout ralentit et la je décroche...je n'ai pas aimé ce passage. Quant à la bataille final rien d'extraordinaire ....on aura retenu qu'Eragon est un tueur d'Ombres. 
    Peut-être suis-je passé à côté d'un livre, peut être que la période à laquelle je l'ai lu n'était pas propice à la Fantasy, retour des vacances, rentrée scolaire...je n'en sait rien. 
    En somme je conclus sur cette lecture : Un vaste monde génialement inventé, une histoire bien ficelé assez attirante mais malheureusement l'écriture et les maladresse de Christopher Paolini font défauts et rendent la lecture tantôt ennuyante, tantôt  lourde. Je ne décourage pas écrire c'est dur et la Fantasy je pense que c'est les romans les plus complexes à écrire, je pense que les autres romans sont mieux écrit avec l'âge et l'expérience et on est loin de tous les rudiments qu'il faut mettre dans les débuts d'une sage pour planter le décor comme on dit. Je lirai donc le second tome de cette saga un de ces quatre pour me forger un avis plus sûre. 
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    • Livres 5.00/5
    Par Magicetincelle, le 08 novembre 2010

    Magicetincelle
    Dès sa parution, ce livre est devenu un phénomène littéraire que je m'étais promis de lire. Et puis le temps a passé et je ne l'avais toujours pas acheté quand que le film est sorti. Il fut tellement mal reçu qu'il fit de l'anti-pub au livre et d'ailleurs j'avais abandonné l'idée de le lire un jour. Quelques année plus tard ma sœur (qui n'est pourtant pas une grande amatrice de fantasy) me le donne en me le conseillant vivement. Je commence donc la lecture avec une certaine appréhension et là PAF! mais c'est vrai que c'est génial !
    Certains reprocheront à Eragon d'être uniquement un mix ingénieux de ce qui a déjà été fait et ce n'est pas tout à fait faux mais le mot est là : c'est un mélange INGENIEUX ! Oui Eragon est influencé par des univers déjà existants mais quel livre d'héroic-fantasy ne l'est pas de nos jours ? Mais ce n'est pas tout, il possède aussi un univers qui lui est propre et complètement passionnant.
    L'histoire est palpitante et on se sent emporté dans l'aventure de ce jeune héros et de sa dragonne. Leur périple à travers l'Alagaesia à la recherche des Vardens, des rebelles s'opposant au régime dictatorial du roi régnant, est époustouflant et plein de rebondissements. Chaque lieu traversé apporte son lot de surprises et de révélations.
    Les personnages quant à eux sont aussi très attachants et bien ficelés. Un point d'honneur à Brom, le vieux conteur, ex-dragonnier qui tient le role du mentor malicieux et mystérieux d'Eragon. +1 à Saphira, la toute jeune dragonne déjà pleine de sagesse et bien sûr GROS coup de coeur pour Murtagh, le bad boy au grand coeur.
    Vraiment je vous le conseille à tous! Il mérite bien son premier acceuil par le public lors de sa publication et par la même occasion une place dans mon Top-10.
    Et surtout n'allez pas voir le film (que j'ai finalement regardé par curiosité) qui ne ressemble en rien au livre. Et si vous l'avez vu, oubliez le et lisez ce superbe livre !
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    • Livres 4.00/5
    Par florencemullot, le 04 janvier 2011

    florencemullot
    Je dois dire que j'ai eu du mal lorsque j'ai commencé à lire Eragon. le style de Christopher Paolini était très saccadé, avec des phrases très courtes, mais je suis passée outre petit à petit. Et j'ai bien fait car je suis alors tombée dans un univers riche, un peu à la manière de Tolkien ce qui n'était pas pour me déplaire. Et là encore, tout comme avec Le Seigneur DES Anneaux, le lecteur n'est pas perdu dans ce monde nouveau et passionnant. Les personnages sont riches, complexes, recherché même si l'on retrouve des traits de caractères typiques chez certaines personnages.
    Bien entendu, j'ai lu beaucoup de critiques où l'on disait que Christopher Paolini utilisait de nombreux clichés du genre. Comme je l'ai fait plus haut, on compare certaines choses à Tolkien ou à d'autres auteurs de fantasy. Pour ma part, cela ne me dérange pas tant que cela. Je pense que la fantasy doit garder certains critères, schémas qui lui sont propres, et puis pour un jeune auteur de15 ans, il ne faut pas non l'accablé. Il aura le temps de peaufiner son imagination et je l'espère de créer d'autres univers encore plus riche et plus "indépendant" de ce qu'on fait ses prédécesseurs.
    Ce premier tome est l'implantation de l'histoire, de l'univers même. Et même s'il y a de l'action, je dois quand même avouer que je l'ai trouvé un peu lent à certains moments. J'en conviens qu'il ne doit pas être facile de placer son univers en sachant que 3 autres tomes sont prévus par la suite (devait-il mettre autant d'informations dans le premier tome ou attendre les suivants, nous laissant une part de mystère ?), et j'espère que les suivants seront donc plus dynamiques !
    En clair, un univers fantastique comme je les aime avec en prime des dragons qui ont leur propre présence et ne se réduise pas à de simples animaux de compagnie. On suit au fil de l'histoire le voyage initiatique d'Eragon, on découvre avec lui de nombreuses choses, on apprend, on rit, on pleure, on se laisse attendrir. Même les nombreux personnages secondaires donnent de la richesse à cette œuvre. Il y a toujours des surprises, de nouvelles questions et on ne se lasse pas cette quête.
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    • Livres 3.00/5
    Par Lenora, le 03 mars 2012

    Lenora
    Je vais sauter le résumé. Je pense que pas mal de personnes ont déjà fait preuve d'un meilleur talent que moi pour résumer ce roman en quelques lignes.
    Je vais donc passer directement à la critique.
    J'ai lu ce livre dès sa sortie il me semble, et si mes souvenirs sont bons, je devais être âgée d'une quinzaine d'années. Je lisais déjà pas mal de romans à cette époque et la fantaisie était mon domaine de prédilection donc forcément, lorsque j'ai lu des critiques contant que Eragon était " L'héritage de J.R.R Tolkien pour adolescents" j'étais plus qu'enthousiaste. Mais le prologue passé, j'ai été de plus en plus déçue par la suite des chapitres.
    Je m'explique. L'histoire, l'intrigue, le contexte, sont de bonnes idées dans le fond. le charme du roman réside notamment dans ce monde de dragons et dragonniers, un domaine qui est très peu traité comme a su le faire Paolini. Il n'y a pas la subordination de ces créatures magiques face aux hommes qu'on retrouve habituellement, mais réellement un lien d'égalité qui n'écrase aucune des deux races. Une vraie idée d'équipe. Et c'est un sujet qu'il est bon de lire surtout si comme moi, on aime les êtres magiques aussi ancestraux que les dragons. Cependant, comme j'ai pu le lire dans quelques précédentes critiques, il y a un manque d'approfondissement sur la personnalité des personnages de l'histoire.
    Eragon est banal. Il est l'archétype du jeune adolescent qui se laisse tout simplement emporté par le vent. Il hésite trois secondes, puis finalement choisit le chemin le plus simple. Brom, lui aussi tombe dans le classique : il est vieux, froid, distant, mais avec son vécu et toutes ses histoires il aurait tant à raconter, mais malheureusement : non ! Il se cantonne à son simple rôle d'éducateur. C'est bien dommage... Et Saphira ! Je veux bien qu'elle vienne de naitre et donc, est très jeune, mais bon sang, lorsqu'elle se vante d'avoir des pouvoirs magiques et d'avoir hérité des souvenirs des anciens dragons et d'une belle sagesse, on s'attend à ce qu'elle se comporte comme un être qui en est digne et dans la même lignée. Mais non, Paolini lui offre tous ces atouts et la fait agir souvent comme une enfant à tendance capricieuse. Et à long terme, c'est lourd. Très lourd.
    Je ne vais pas étaler tous les personnages ( Durza, Arya en autres) parce qu'il y aurait beaucoup à dire, je voulais juste signaler que si le caractère et la profondeur des personnages vous intéressent, je ne pense pas que vous trouverez ce genre d'option dans Eragon.
    L'autre point négatif que je note : L'écriture.
    Elle est rentre dans le domaine de la simplicité. Je tiens à préciser que bien que ce ne soit pas ma tasse de thé, je sais apprécier de bonnes tournures de phrase dans ce style. Néanmoins, ici, dans ce roman, ça ne colle pas. Lorsqu'on écrit du fantastique, je trouve qu'il n'est pas bon ton de rentrer dans ce genre d'écriture : l'action ne le permet pas et le mouvement du récit ne se fait pas ressentir. Donc souvent, j'ai eu des passages à vide lors de nombreux chapitres tout en me disant "bon, il finit quand ce passage ?" ou bien "Si je saute ce passage, est-ce que je risque de perdre le fil?". Ca a tendance à vraiment détruire le rythme de la lecture et c'est réellement dommage.. Sans compter des mots dans certaines phrases qui étaient bien trop élevées par rapport à sa structure.
    Non, honnêtement, autant l'histoire et l'idée du roman sont pas mal du tout, autant le style laisse à désirer. Et qu'on ne défende pas Paolini en soulignant son âge. Ceci n'est pas une excuse !
    M'enfin, je n'irai pas jusqu'à ne pas le conseiller, mais plus à dire que si vous cherchez un best-seller, vous ne le trouverez dans ce roman. Malheureusement.
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 septembre 2006
    Lecture jeune, n°119 - C. Paolini, jeune « prodige », n’avait que quinze ans quand il commença à écrire le premier volume de sa trilogie. Sa mère, elle-même auteur de quelques livres pour enfants, ne l’a pas envoyé à l’école, préférant assurer son instruction en encourageant sa créativité. Galbatorix est un ancien dragonnier renégat qui tyrannise son peuple en éliminant les siens et en brisant l’alliance entre les elfes et les hommes. C’est en marge de cet empire qu’un jour, un adolescent, Eragon, ramasse une belle pierre. Elle se révèle être un oeuf qui donnera jour à un dragon, Saphira. Le premier volume raconte la métamorphose de cet adolescent en apprenti dragonnier au long d’une fuite et d’un voyage fort mouvementé. Le tome suivant relate sa transformation en homme aguerri, mature et conscient des enjeux de sa mission. C. Paolini, très imprégné par ses lectures, a déjà remarquablement intégré les règles et les codes de l’heroïc-fantasy à la Tolkien. Doué d’une grande imagination, il sait utiliser tous ces « ingrédients » dans une narration à rebondissements constants. La psychologie d’Eragon se complexifie dans le deuxième volume. Ses relations avec Saphira sont narrées avec finesse et originalité. L’auteur distille avec parcimonie des révélations sur le passé des personnages. Il donne à chaque peuple son territoire, son habitat, ses rites, et sa langue (il y a trois lexiques à la fin du deuxième tome !). Même si ces ouvrages de bonne facture ne sont pas d’une totale originalité, ils ne détonent aucunement dans la production actuelle et présentent au lecteur un héros à forte personnalité dont on attend le développement avec impatience dans le dernier tome. ? Marie-Françoise Brihaye

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Citations et extraits

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  • Par Lefso, le 18 juillet 2012

    - Les sables du temps, nul ne peut les arrêter. Les grains s’écoulent, les années passent, que nous le voulions ou non… et pourtant, les souvenirs restent. Ce que nous avons perdu se perpétue dans nos mémoires. Ce que vous allez entendre est imparfait et incomplet. Néanmoins, écoutez cette histoire, chérissez-la, car, sans vous, elle ne serait pas. Je vais exhumer pour vous ce trésor longtemps égaré, oublié, caché dans les brumes mystérieuses du passé…
    Les yeux vifs du récitant scrutèrent les visages captivés des spectateurs et s’arrêtèrent sur celui d’Eragon.
    - Avant la naissance des pères de vos arrière-grands-pères, reprit Brom, la Confrérie des Dragonniers existait déjà. Protéger et surveiller nos terres grâce aux dragons et aux pouvoirs que ceux-ci leur conféraient, telle était la mission de ses membres. Durant des milliers d’années, ils s’en acquittèrent avec honneur. Leurs prouesses dans les batailles étaient sans équivalent, car chaque Dragonnier avait la force de dix soldats. Ils étaient immortels, ou presque : seul l’acier pouvait les transpercer ; seul le poison pouvait les terrasser. Ils se servaient de leur puissance pour accomplir le bien – et seulement le bien ; aussi, sous leur tutelle, des villes prospères s’érigèrent-elles. Tant que les Dragonniers assurèrent la paix, l’Alagaësia fut florissante. C’était un âge d’or. Les elfes étaient nos alliés, et les nains nos amis ; la richesse et la joie de vivre irradiaient des cités. Hélas, cela ne pouvait durer…
    Brom baissa les yeux et se tut. Puis il reprit avec dans la voix une tristesse infinie :
    - Nul ennemi ne pouvait détruire la Confrérie, mais personne ne pouvait protéger les Dragonniers contre eux-mêmes. Or, lorsque la Confrérie était au faîte de sa puissance, il advint qu’un garçon, du nom de Galbatorix, naquit dans la province d’Inzilbêth, aujourd’hui disparue. À dix ans, on l’évalua, ainsi que le voulait la coutume, et on décela en lui un potentiel exceptionnel. Les Dragonniers l’acceptèrent comme l’un des leurs. Galbatorix subit leur entraînement, et montra des dons remarquables. Doué d’un esprit hors du commun et d’un corps d’une force extraordinaire, il quitta rapidement les rangs des apprentis pour rejoindre ceux des Confrères. Certains jugèrent que cette promotion brutale était risquée ; las, le pouvoir avait érodé la modestie des Dragonniers ; ils étaient devenus trop arrogants pour prendre en compte les mises en garde. C’est ainsi qu’ils signèrent leur arrêt de mort…
    Brom reprit son souffle avant de continuer :
    - Donc, peu après que son entraînement fut terminé, Galbatorix partit pour un périple fort aventureux en compagnie de deux amis, à dos de dragon. Loin dans les terres septentrionales, ils s’aventurèrent, volant jour et nuit. Ils se hasardèrent profondément dans les territoires des Urgals, car, présomptueux, ils pensaient que leurs pouvoirs suffiraient à les protéger. Là-bas, alors qu’ils se reposaient enfin sur une épaisse couche de glace qui ne fond jamais, même en été, ils furent pris dans une embuscade tendue par les Urgals. Les deux compagnons de Galbatorix et leurs dragons furent massacrés. Cependant, malgré de graves blessures, Galbatorix réussit à mettre les monstres en déroute. Le malheur voulut qu’une flèche ennemie vînt se ficher dans le cœur de sa dragonne. Incapable de la guérir, Galbatorix la vit mourir dans ses bras. Ainsi furent plantées les graines de sa folie…
    Le conteur joignit les mains et tourna lentement la tête pour observer l’assistance. Les ombres projetées par les flambeaux dansaient sur son visage fatigué. Les mots qu’il prononça ensuite furent graves et profonds, tel un glas.
    - Seul, privé d’une grande partie de sa force, rendu presque fou de douleur par la perte de sa monture, Galbatorix erra comme une âme en peine dans un territoire désolé, appelant la mort. Mais la mort ne voulut pas de lui. Il eut beau se jeter sans crainte au-devant des monstres les plus redoutables, la mort ne voulut pas de lui. Les Urgals eux-mêmes s’enfuyaient à l’approche de cette manière de fantôme. C’est alors qu’il vint à l’esprit de Galbatorix que, peut-être, la Confrérie lui offrirait un autre dragon. Poussé par cette idée, il entreprit un voyage épuisant, à pied, à travers la Crête, qu’il avait survolée en un clin d’œil sur le dos de sa dragonne. Il lui fallut plusieurs mois pour la parcourir dans l’autre sens. Il pouvait chasser grâce à la magie, mais, maintes fois, il emprunta des chemins où même les animaux n’osaient pas se risquer. Tant et si bien que, lorsqu’il eut enfin franchi les montagnes, il était plus mort que vif. Un fermier, le trouvant évanoui dans la boue, prévint les Dragonniers. Ceux-ci emmenèrent leur confrère inconscient dans leur retraite. Là, Galbatorix dormit quatre jours, et son corps guérit : lorsqu’il se réveilla, il dissimula la fièvre qui faisait bouillir son esprit. Devant le conseil chargé de le juger, Galbatorix réclama un autre dragon. La véhémence de sa requête révéla sa démence. Le conseil découvrit son vrai visage et repoussa sa demande. Galbatorix était désespéré. Berné par son délire, il parvint à se persuader que sa dragonne était morte par la faute des Dragonniers. Nuit après nuit, il se convainquit de la véracité de son mensonge, et il mit au point une terrible vengeance…
    La voix de Brom n’était plus qu’un souffle hypnotisant :
    - Il trouva un Dragonnier compréhensif et, piquant sa sympathie, il inocula au malheureux le poison de sa folie. Il multiplia les démonstrations faussées ; il recourut aux secrets de magie noire qu’un Ombre lui avait enseignés au cours de ses errances ; à force, il sut enflammer l’esprit du Dragonnier contre les Anciens. Ensemble, ils attirèrent traîtreusement l’un d’eux dans un piège pour le tuer. Le crime accompli, Galbatorix se retourna contre son complice et l’abattit. Les Dragonniers le surprirent à ce moment-là, les mains pleines de sang. Un cri de rage tordit les lèvres de Galbatorix, qui s’enfuit dans la nuit. Sa folie le rendait si rusé qu’on ne le retrouva point. Pendant des années, Galbatorix se cacha dans les Terres désertiques, tel un animal traqué. Nul n’oubliait ses atrocités, mais, le temps passant, on finit par abandonner les poursuites. Cependant, la mauvaise fortune frappa de nouveau : Galbatorix rencontra Morzan, un jeune Dragonnier de constitution solide, mais d’esprit fragile. Galbatorix le persuada de laisser une porte ouverte dans la citadelle d’Ilirea – qu’on appelle Urû’baen de nos jours. Galbatorix s’y faufila et vola un œuf de dragon. Son disciple et lui se cachèrent dans un endroit où les Dragonniers ne s’aventuraient jamais. Là, Morzan commença son initiation aux forces maléfiques. Galbatorix lui enseigna des secrets interdits qui n’auraient jamais dû être dévoilés. Là naquit et grandit le dragon noir de Galbatorix, nommé Shruikan. Lorsque Shruikan eut atteint sa taille d’adulte, et que Morzan eut terminé son apprentissage, Galbatorix se révéla au monde, Morzan à ses côtés. Ensemble, ils combattirent tous les Dragonniers qu’ils croisèrent. À chaque fois qu’ils en tuaient un, leurs forces grandissaient. Douze Confrères se rallièrent à Galbatorix, mus par le goût du pouvoir et le ressentiment. Avec Morzan, ils devinrent les Treize Parjures. Les Dragonniers survivants, déconcertés par cette alliance, succombèrent à l’assaut des traîtres. Les elfes, à leur tour, livrèrent un combat acharné à Galbatorix ; mais, dépassés, ils furent contraints de se replier sur leurs terres secrètes, d’où ils ne ressortirent plus jamais. Seul Vrael, le chef des Dragonniers, sut résister à Galbatorix et aux Parjures. Homme d’expérience, âgé et sage, il lutta pour sauver ce qui pouvait encore l’être, et empêcha ses ennemis de mettre la main sur les derniers dragons. Au cours de l’ultime bataille, devant les portes de Dorú Areaba, Vrael vainquit Galbatorix, mais il répugna à l’achever. Mal lui en prit : Galbatorix profita de son hésitation pour lui porter un coup violent sur le côté. Grièvement blessé, Vrael se réfugia dans la montagne d’Utgard, où il espérait reprendre des forces. Il n’en eut pas le loisir. Galbatorix le retrouva, le défia et le blessa à l’entrejambe. Grâce à cette fourberie, il put dominer Vrael et le décapita d’un coup d’épée. Alors, un flot nouveau de puissance coula dans les veines de Galbatorix, qui se proclama maître et seigneur de toute l’Alagaësia. Son règne avait commencé ; il dure encore.
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  • Par Slay, le 31 octobre 2010

    Le garçon énuméra alors les noms de dragonnes dont il se souvenait. Il suggéra Miremel – et se corrigea lui même: le nom ne convenait pas, car Miremel était une dragonne brune. Opheila et Lenora ne convenaient pas davantage. Il allait renoncer quand il se souvint du dernier nom que Brom avait murmuré. Il plaisait à Eragon. Mais qu’en penserait la dragonne?
    “Es-tu Saphira?” demanda-t-il.
    Elle vrilla sur lui ses yeux pleins d’intelligence. Au plus profond de son esprit, il sentit la satisfaction de la créature.
    “Oui.”
    La voix silencieuse de la dragonne résonna dans sa tête, comme un écho lointan.
    Il sourit. Saphira se mit à ronronner.
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  • Par mathilde08, le 13 juillet 2012

    -Jetez les osselets pour moi, dit-il d'un ton solennel.
    Le visage de l'herboriste redevint grave lorsqu'elle ramassa les osselets. Ses yeux se fermèrent, et ses lèvres s'agitèrent sans bruit. Puis elle lança d'une voix forte :
    -Manin ! Wyrda ! Hugin !
    Elle jeta les accessoires de divination sur le linge, où ils tombèrent en luisant faiblement dans la pénombre.
    Les mots résonnèrent aux oreilles d'Eragon. Il avait reconnu la musique de l'ancien langage, et en conclut avec appréhension qu'Angela était sans doute une sorcière. Elle n'avait donc pas menti : elle était vraiment capable de lire l'avenir.
    De longs moments s’écoulèrent, pendant lesquels la femme examina les osselets. Puis elle se recula et poussa un profond soupir. [...]
    -Je n'ai jamais rien eu d'aussi difficile à déchiffrer, dit-elle en s'essuyant la bouche avec sa manche. Tu avais raison. Ton destin est presque impossible à lire. Aucun autre ne m'avait paru aussi embrouillé et voilé que le tien … Néanmoins, j'ai réussi à déceler quelques éléments de réponse.
    [...]
    -Je commencerai par celui-ci, annonça-t-elle, car c'est le plus facile à interpréter. Ce symbole représente une vie éternelle, ou, du moins, très longue. C'est la première fois que je le vois apparaître. D'ordinaire, j'obtiens un tremble ou un orme -deux arbres qui indiquent une durée de vie normale. Vivras-tu toujours, ou seulement un nombre d'années extraordinaire, je ne saurais le dire ; mais je peux t'affirmer qu'une très longue existence t'attend...
    […]
    -La suite est plus difficile à lire, reprit la femme, car les osselets sont retombés en tas.
    Elle pointa du doigt trois d'entre eux :
    -Voici le chemin, l'éclair et le bateau. Je n'avais jamais vu cette figure. J'en avais seulement entendu parler. Le chemin montre que tu devras faire des choix dans ta vie, et que tu en affrontes quelques-uns en ce moment même. Je vois de grandes batailles éclater autour de toi, certaines pour te détruire, d'autres pour te protéger. Je vois les plus grandes puissances de cette contrée lutter pour contrôler et ta volonté, et ton destin. Quel que soit l'avenir que tu choisiras, parmi les infinies possibilités qui s'offrent à toi, il sera marqué par le sang et les conflits ; toutefois, un seul t'apportera le bonheur et la paix. Prends garde de ne point te perdre, car tu fais partie des rares humains réellement capables de décider de leur propre existence. Cette liberté est un don ; c'est aussi une responsabilité plus lourde que des chaînes...
    Le visage de la femme s'assombrit :
    -Et, comme pour contrebalancer cela, voici l'éclair. C'est un terrible présage. Un triste sort t'attend, que je distingue mal. Pour une part, il est lié à la mort. Une mort qui s'avance à grands pas, et qui va te causer beaucoup de peine. Tu découvriras le reste au cours d'un grand voyage. Regarde bien cet osselet. Il repose en partie sur le bateau. Voilà qui ne trompe pas. Tu quitteras cette terre pour ne plus y revenir. Où tu aboutiras, je l'ignore ; mais tu ne retrouveras plus jamais l'Alagaësia. Impossible d'échapper à cette destinée. Elle se réalisera, quoi que tu tentes pour l'éviter.
    [...]
    Angela se frotta les tempes et respira à fond :
    -L'osselet suivant est plus facile à lire, et peut-être de moins triste augure.
    L'herboriste désigna un fragment d'os où était dessinée une rose qui fleurissait au cœur d'un croissant de lune.
    -Une histoire d'amour t'est promise, annonça-t-elle en souriant. Ce sera une histoire épique, extraordinaire : la lune, symbole magique, l'indique. Cet amour sera assez fort pour survivre aux changements de dynasties... Je ne peux pas savoir si cette passion connaîtra un dénouement heureux, mais celle que tu aimeras sera de noble naissance et de haut lignage. Sa sagesse n'aura d'égale que sa puissance, et sa beauté sera à nulle autre pareille.
    [...]
    -Bien ! Les deux derniers osselets : l'arbre et le pied d'aubépine, qui sont retombés l'un sur l'autre... J'aurais préféré qu'il n'en fût rien, car cela signifie des ennuis en perspective. Tu seras trahi ; et tu le seras par les tiens.
    [...]
    -Après tout ça, la mort serait un soulagement..., ironisa-t-il.
    -Peut-être ? Répondit l'herboriste sans se démonter.
    [...]
    Les yeux d'Angela s'éclairèrent :
    -Si seulement je connaissais ceux qui me permettraient de découvrir la suite de ton histoire ! Tu sais parler aux chats-garous, tu entends l'ancien langage ; ton avenir promet d'être passionnant ; et peu de jeunes gens aux poches vides et aux vêtements usés peuvent espérer être aimés d'une noble dame... Qui donc es-tu ?
    Eragon en déduisit que Solembum n'avait pas appris à Angela qu'il était Dragonnier. Il s'apprêtait à répondre « Evan » ; puis il changea d'avis et dit simplement :
    -Je m'appelle Eragon.
    Elle fronça les sourcils :
    -Est-ce ton nom, ou ce que tu es vraiment ?
    -Les deux, répondit-il en pensant à son illustre prédécesseur, le premier Dragonnier.
    -Voilà qui me donne encore plus envie de connaître la suite de ton histoire ! Et qui était le vieil homme qui t'accompagnait, l'autre jour ?
    Eragon décida qu'une vérité de plus ne pourrait pas faire de mal :
    -Il s'appelle Brom.
    Un brusque éclat de rire plia Angela en deux. […]
    Elle s'interrompit : Solembum venait de se placer entre eux. Le chat-garou fixa le garçon de ses yeux de rubis.
    […]
    Angela hocha la tête, et des mèches de sa chevelure sombre dansèrent sur son front :
    -Je ne sais pas ce qu'il t'a dit, et je ne veux pas le savoir. Il t'a parlé à toi, et à toi seul. Ne répète ses paroles à personne.
    -Je dois m'en aller, fit Eragon, secoué.
    -Eh bien, va ! Tu peux rester ici aussi longtemps que tu veux – surtout si tu te décides à m'acheter quelque chose ! Mais pars, si tu le désires. Je crois que Solembum et moi t'avons donné de quoi t'occuper l'esprit pour un moment.
    -En effet.
    Eragon battit précipitamment en retraite.
    -Merci d'avoir lu mon avenir, souffla-t-il au moment de sortir de la boutique.
    -C'était un plaisir, répondit Angela.
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  • Par Tchippy, le 18 octobre 2010

    Les sables du temps, nul ne peut les arrêter. Les grains s'écoulent, les années passent, que nous le voulions ou non... et pourtant les souvenirs restent. Ce que nous avons perdu se perpétue dans nos mémoires.

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  • Par mathilde08, le 13 juillet 2012

    Lorsqu'il atteignit le sommet, Saphira était déjà là. Ils restèrent devant la tombe de Brom, pour lui rendre un dernier hommage. "Je n'arrive pas à croire qu'il s'en est allé pour toujours !"
    Alors qu'Eragon s'apprêtait à partir, il vit Saphira étendre son long coup et toucher la tombe du bout du nez. Ses flancs palpitèrent tandis qu'un fredonnement presque inaudible s'élevait dans l'air.
    Au contact de ses naseaux, le grès chatoya comme une rosée dorée. Des éclats de lumière argentée dansèrent sur la pierre. Ébahi, Eragon regarda des corolles de diamants étincelants s'épanouir sur la surface de la tombe. Des reflets scintillants se dessinaient tout autour, tels des éclairs de couleurs vives, tandis que le grès se métamorphosait. Satisfaite, Saphira souffla et se recula pour examiner son oeuvre.
    Ce qui n'était auparavant qu'une sépulture en grès sculpté s'était transformé en un mausolée éblouissant, constellé de pierres précieuses. Cependant, le visage de Brom, intact, restait parfaitement visible. Eragon, les yeux écarquillés, contemplait le vieil homme qui semblait endormi.
    "Qu'as-tu fait ?" demanda-t-il à Saphira avec une crainte respectueuse.
    "C'est le seul cadeau que je pouvais lui offrir. A présent, le temps n'aura plus de prise sur lui. Il peut reposer en paix pour l'éternité."
    "Merci", souffla le jeune Dragonnier.
    Il posa une main sur le flanc de sa compagne ; puis, côte à côte, ils s'en allèrent.
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