> Renée Rosenthal (Traducteur)

ISBN : 2743618299
Éditeur : Payot et Rivages (2008)


Note moyenne : 3.3/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres
"Vu l'explosion démographique, vous en connaissez un, vous, de moyen plus écolo que de s'éliminer soi-même?"
Née dans une famille juive dont le mot d'ordre est : "trouve un mari à la fac, après ce sera plus dur", Sheila Levine, toujours célibataire à 30 ans, déci... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par mcchipie, le 19 novembre 2009

    mcchipie
    Résumé :
    'Vu l'explosion démographique, vous en connaissez un, vous, de moyen plus écolo que de s'éliminer soi-même ? Vous imaginez un peu ce que ça demande comme préparatifs, une mort ? Encore plus qu'un mariage ! Après tout, c'est pour l'éternité.' Voilà la plus longue lettre de suicide jamais écrite. Après une enfance au sein d'une famille juive dont la devise est 'trouve un mari à la fac, après ce sera plus dur', après des études à l'université de Syracuse puis à la New York University, Sheila Levine va se retrouver instit, comme sa mère le lui avait toujours recommandé, mais, à son plus grand désespoir, sans mari. Elle décide donc de se suicider un 4 juillet, histoire que la fête batte son plein.
    'Salut, tu es qui ?
    - Sheila Levine, une des filles qui habitent ici.
    - Ouais, c'est bien ce que je pensais. Tu t'es occupée des poubelles toute la soirée.
    - Et toi ? Je parie que ton nom commence par un N.
    - Comment t'as deviné ? C'est vrai, je m'appelle Norman, Norman Berkowitz. Comment t'as deviné ?
    - Je m'en suis doutée.
    - Arrête, dis-moi ?
    - Un petit oiseau me l'a dit.
    - Non, vraiment, dis-moi.
    - C'est sur la boucle de ta ceinture.
    - [... ]


    Maman, je vais suivre ce régime
    - T'es sûre de manger suffisamment ?"
    Oui maman, je suis sûre que je mange suffisamment, je suis sûre que je mange plus que suffisamment. Pendant mon existence, j'ai mangé suffisamment pour nourrir toute la ville de Trenton, New-Jersey, Maman. Si tu mettais tous les Chinois du monde en rang par quatre, ils auraient pas mangé autant que moi au buffet de ma dernière Barmitzvah. Si j'arrêtais de manger l'espace d'une journée seulement on pourrrait nourrir tous les gens qui meurent de faim en Inde. Et tu me demandes si je mange suffisamment ? Pourquoi c'est maintenant que tu poses cette question maman ? T'aurais dû la poser quand j'étais bébé et que tu me gavais sans arrêt. Quand j'étais bébé tu pleurais si je mangeais pas (...)
    (...) Mes huit kilos en trop je les ai perdu au moins sept fois dans ma vie. ça fait plus de cinquante kilos. Mais ils reviennent toujours. Il reviennent toujours parce que j'attends des applaudissements, à chaque fois que je mange

    Mon avis :
    Je suis mitigée : Il y a beaucoup d'humour dans ce livre. On retrouve parfois cette manière de penser instinctive te très humaine, mais à la longue on s'ennuie : on attend une seule chose le jour de son suicide.
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    • Livres 4.00/5
    Par summerday, le 10 septembre 2010

    summerday
    En voilà un roman truculent! Qui date pourtant de 1972 mais qui n'a absolument pas pris une ride. Gail Parent nous raconte la vie de Sheila Levine, une fille au sens de l'auto-dérision plus que permanent. Sheila a dépassé la trentaine, elle est new yorkaise et trouve cela fantastique, elle voudrait bien perdre quelques kilos, trouver un job créatif qui ne demande pas de taper à la machine, mais surtout, et par-dessus tout, elle donnerait tout l'or du monde...pour se marier. Sheila est juive ET célibataire. Mais à son âge les deux termes ne devraient plus cohabiter. Sa mère la harcèle de questions à ce sujet et elle-même se démène comme une forcenée pour rencontrer un parfait petit juif. Il faut avouer qu'avec les années ses prétentions sont revues à la baisse. Mais après avoir essayé toutes les techniques de rencontre, Sheila doit se faire une raison : JAMAIS elle ne se mariera. Et sa mère ne concrétisera jamais son plus grand rêve, à savoir danser au mariage de sa fille (pas toutes les filles, plutôt). Il faut dire qu'elle lui a lobotomisé le cerveau avec cela depuis la naissance, alors Sheila se sent coupable d'être célibataire. Dépitée, il ne lui reste qu'une solution : mettre fin à ses jours. Si elle n'a pas réussi sa vie, elle accomplira quelque chose de beau avec sa mort.
    Le roman est en fait la lettre explicative que Sheila laisse à sa famille. Un récit qui va de son enfance à l'organisation de son enterrement. Que ce soient les jeunes années de Sheila et sa quête incessante d'un époux, ou les préoccupations telles que "médicaments ou revolver?", tout est hilarant. Sheila se montre à nue et dévoile toutes ses honteuses et hallucinantes péripéties à une mère qui succomberait certainement d'une crise cardiaque en les lisant. Que ce soit son dépucelage à la limite de l'acceptable, ses aventures avec un homo ou son désespoir face à un Norman médiocre, rien n'est épargné. Elle raconte aussi ses ambitions professionnelles qui tombent à l'eau et ses amitiés pas aussi fortes qu'elle les imaginait.
    Toute une vie d'échecs. Bizarrement tout ceci est très drôle et l'on se prend d'affection pour cette folle dingue qui préfère les manteaux de fourrure aux opérations chirurgicales nasales, déteste taper à la machine, déteste le modèle féminin qui l'a éduquée alors qu'au fond elle ne rêve que de le reproduire à son tour. Un récit absolument savoureux, où l'auteur va toujours plus loin dans le rabaissement de son héroïne principale, pour nous faire rire, d'abord à gorge claire, puis jaune. Car lorsque Sheila rencontre le rabbin qui officiera à sa messe funèbre ou qu'elle achète son cercueil et sa concession on est dans l'humour absurde et bien noir. Oui car voyez-vous même les concessions dans un cimetière sont faites pour les couples. Pour célibataires, cela ne se fait pas.
    Une excellente lecture, légère mais qui nous rappelle tragiquement des choses bien réelles.

    Lien : http://summerday.hautetfort.com/archive/2010/09/10/sheila-levine-est..
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    • Livres 4.00/5
    Par Paribela, le 21 juillet 2009

    Paribela
    Un livre drôle et amusant à lire. Très bon moment de lecture, plein de sourires et même de rires !
    Précurseur de "Sex and the City", on suit les tribulations d'une célibataire à Manhattan dans les années 1960/70. On retrouve toutes quelque chose de nous dans Sheila Levine !
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    • Livres 3.00/5
    Par PtiteSouris, le 23 septembre 2011

    PtiteSouris
    L'histoire : Sheila est une femme juive de trente ans qui recherche le mari idéal depuis des années, poussée par l'angoisse de sa mère (et sa propre peur...). A 30 ans, elle décide de se suicider et écrit ce roman, sensé être une lettre pour ses proches, ses amis, etc... afin d'expliquer son geste. Donc, dans cette lettre elle explique quand et comment cette obsession du mari s'est développé et ses préparatifs pour son suicide.
    J'ai choisi ce livre à cause d'une recommandation d'une libraire l'indiquant comme pétri d'humour. Ce qui est assez vrai. C'est surtout de l'autodérision de Sheila envers elle-même. le côté vie à New York me semble un peu trop accentué, et j'ai trouvé certains passages un peu longuets. Néanmoins, l'ensemble se tient et forme une lecture distrayante, sans prétention, mais qui pousse de temps à temps des réflexions intéressantes sur la vie en couple, les exigences de la société...

    Lien : http://ptitesouris.hautetfort.com/archive/2011/09/22/sheila-levine-e..
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    • Livres 3.00/5
    Par NoandtheCity, le 04 décembre 2010

    NoandtheCity
    Sheila Levine, trentenaire célibataire, est issue d'une famille juive new-yorkaise où le mot d'ordre est « trouve un mari à la Fac après ce sera plus dur ». Évidemment à 30 ans elle n'est toujours pas mariée et le but unique de sa vie est de trouver le mari juif qui rendra sa mère heureuse. Mais pour cela il faut être un peu plus mince, moins frisée, avoir le nez plus fin…

    Lien : http://lectricesandthecity.20minutes-blogs.fr/archive/2010/11/14/gam..
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Citations et extraits

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  • Par PtiteSouris, le 08 avril 2012

    A New York, il y a un million de filles célibataires qui portent du 38, ont les cheveux raides et n'ont jamais eu un seul bouton sur le nez. Pas une de ces filles n'est vierge. Elles sont toutes prêtes à coucher avec un type dans leur studio. Toutes lisent les articles de Cosmopolitan sur les tactiques à suivre pour se marier : "Comment vous marier si vous avez plus de trente ans ?" Elles vont toutes à des soirées pour célibataires, de réveillon de Noël, du Nouvel An, de veille des élections, toute veille qui peut servir de prétexte à une fête.
    [...] Vous croyez que c'est pour servir les grandes causes qu'elles assistent au meetings ? Non, elles y vont pour la probabilité d'y rencontrer un homme qui y croit, lui, aux bonnes causes.
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