ISBN : 2234059666
Éditeur : Stock (2007)


Note moyenne : 2.71/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
« Je m’en souviens comme si c’était hier, d’un hier qui ne serait pas séparé d’aujourd’hui par la nuit. Accoudée au balcon, elle fumait en passant une main dans ses cheveux.
La première fois que je l’ai vue, je ne l’ai pas vue, je l’ai aimée de dos. Je savais que... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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  • Par Settadelangelo, le 04 mai 2011

    Settadelangelo
    Cher Jean Marc,
    J'ai lu un livre que je relirai ou du moins que je feuilletterai encore et encore et j'en ai la certitude, toujours avec le même plaisir invariable de la première lecture parce que ce livre est un roman d'époque : la mienne. « Avant, pendant, après » est un court roman de 114 pages qui m'a scotché de bout en bout, trois heures de lectures non stop, une histoire moderne dans une époque furieuse et contemporaine, des personnages touchant parce que fondamentalement tristes, seuls et désemparés. Jean marc, je me suis laissé prendre quand tu m'as embarqué dans la vie amoureuse et échevelé de ce quarantenaire, parolier prolifique pour un chanteur de variété célèbre dans le Paris des années deux milles, ce Paris sûr de lui-même, exubérant, souriant, incandescent, ce Paris que j'empresse d'aimer comme tes personnages. Dans une prose soignée, ciselée, caustique et parfois minimaliste : « …Seul comptait le bonheur des mots, on ne l'entendrait jamais, je beurrais de volupté ce monde de merde, je mariais les mots, et je les envoyais se faire foutre à la musique dans la fraicheur climatisée des studios …», tu dépeins un milieu, que sans doute tu dois bien connaitre même si parfois tu sombre ( heureusement pas trop) dans des clichés trop souvent entendu - celui du show business - dans un cynisme et une lucidité effrayante. Ton huitième roman parle d'amour, le vrai, celui qui fait mal, celui qui nous saigne le cœur avec douceur et excite notre curiosité de lecteur de bon roman léger. Jean Marc, tu scrutes, tu cisailles, tu dépouilles, tu arranges avec une précision d'horloger helvète les modalités exquises de la rencontre, les rituels bien sentis de la séduction, l'évidente impossibilité d'une vraie vie à deux, la brutalité de toute forme de séparation. le roman est bien construit, rien n'est forcé, tout s'écoule dans une limpide fluidité, les articulations de l'intrigue sont d'une grande justesse, tu maitrises avec brio des thèmes à la mode chez la nouvelle génération d'écrivains contemporains comme la sournoise solitude, la certitude fragile, le désarroi subtile, la désillusion lancinante, l'effet des sentiments vertigineux, la folie amoureuse, les affres perfides de l'ennui, cette façon absurde chez certains de voir des destins nichés dans chaque rencontre bref la condition effroyable de l'homo sapiens moderne. Enfin et non des moindre tu nous sers des aphorismes bourrés de grâces avec beaucoup de générosités, ca doit sûrement être une des raisons pour laquelle j'ai aimé ton roman, les aphorismes c'est un peu comme le visage frappant d'une ravissante jeune fille que l'on essaye de chercher dans un grand casting pour top-modèles en herbe où on a l'impression qu'il n'y a que de jolies visages évidents, tu sais cette sensation inouï quand on trouve ce retrouver nez à nez face à ce visage frappant, on s'y attarde presque béatement, on la photographie mentalement, on ne veut plus la quitter des yeux, je crois que tes aphorismes produisent le même effet. Voici quelque unes de ces pépites que j'ai égrené au passage et qui m'on un arraché un sourire de délectation: « j'écrivais trois cent mots qu'un autre écrivait en trois minutes », « la première que je l'ai vue, je ne l'ai pas vue, je l'ai aimée de dos », « les blondes, on dirait toujours qu'elles pleurent des cheveux. Avec les brunes c'est plus grave, plus tragique, on est au vif du sujet, dans le noir évident de la sexualité ». Mon ami, je crois que tu as écrit un livre touchant, lucide, réfléchi, trempé dans l'argile de la grâce. Je sais pourquoi j'aime vraiment ce roman, c'est parce que j'aurai aimé l'écrire.
    Ton ami.
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    • Livres 2.00/5
    Par lilicrapota, le 17 mars 2010

    lilicrapota
    un homme tombe amoureux d'une femme, vit une liaison avec elle, puis elle le quitte, il est malheureux, et le roman finit quand il s'en remet...rien de très original si ce n'est l'écriture, plutôt poétique, assez agréable à lire (mais on ne peut pas en lire trop à la fois!!!! ça endort et ça lasse)
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  • Par lailasamburu, le 03 août 2010

    lailasamburu
    Un livre plein de sensibilite, un vrai plaisir de lecture...a recommander...
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Citations et extraits

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  • Par nicolopoulos, le 05 février 2012

    Accoudée au balcon, elle fumait en passant une main dans ses cheveux.
    La première fois que je l’ai vue, je ne l’ai pas vue, je l’ai aimée de dos. Je savais que lorsqu’elle se retournerait, ce serait pire. Blonde avec des traits de brune. Ses yeux brillaient d’une lumière mystérieuse et familière qui semblait venir du fond de l’enfance...
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  • Par nicolopoulos, le 05 février 2012

    En temps de paix, la douleur d'amour est la seule peine considérable. Celle que l'on ne soupçonnait pas, qui vous étonne, vous perd, vous épouvante par son pouvoir de déportation, d'avancement, de transcendance.... Et l'angoisse qui vous étreint n'est pas celle de mourir, mais d'accepter la nouvelle vie que vous fait la douleur...
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  • Par nicolopoulos, le 05 février 2012

    A l'heure de la pornographie, c'était trop dégueulasse d'aimer. Nous vivions des temps déraisonnables. Que valait un vers d'Aragon contre une bonne sodo ?
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  • Par line70, le 25 mars 2011

    A celui qui n'a jamais souffert, l'amour offre un beau baptême de la douleur. En temps de paix, l'amour est la seule peine considérable. Celle que l'on ne soupçonnait pas, qui vous étonne, vous perd, vous épouvante par son pouvoir de déportation, d'avancement, de transcendance. On s'y sent vivant, mais si loin de ses bases. Et l'angoisse qui vous étreint n'est pas celle de mourir, mais d'accepter la nouvelle vie que vous fait la douleur.
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10 # Guy Dupré
C'est à vingt-quatre ans que Guy Dupré publie son premier roman «les Fiancées sont froides» (Plon 1953), salué par Breton, Mauriac, Gracq et Green dès son entrée dans la carrière des lettres. Auteur de trois seuls romans («le Grand coucher», La Table Ronde, 1981 et «les Mamantes», Grasset, 1986) avec lesquels il a imposé sa marque, Guy Dupré, inclassable et iconoclaste, est un styliste hors pair qui déroule au fil des pages la biographie d'une France en voie de disparition. «Les Fiancées sont froides» viennent de reparaître en poche (La Table Ronde, collection La petite Vermillon, préface de Jean-Marc Parisis, 220 p., 8,50 €).








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