ISBN : 223405995X
Éditeur : Stock (2009)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
C’est l’histoire d’un homme qui va rechercher dans l’écriture la jeune femme qu’il a perdue dans la vie. Ava, rencontrée alors qu’ils avaient vingt ans. Ava, qui fut l’amour, l’amie, l’âme sœur. Ava, qui s’est éteinte alors qu’elle brûlait de vie.
Et c’est bien l... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (8)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 02 février 2012

    brigittelascombe
    Il est souvent plaisant d'écouter un écrivain évoquer la femme aimée au sein d'un couple imaginaire ou non. Il en parle différemment selon sa propre sensibilité. Philippe Roth dans La bête qui meurt souligne l'érotisme torride de Consuelo, Philippe Grimbert dans La Petite Robe de Paul soulève la lourde chappe du traumatisme occulté, Ivan Bunin dans L'amour de Mitia dépeint une relation étouffante, Eric Reinhart dans le système Victoria laisse libre cours aux fantasmes de son personnage principal face à une femme de pouvoir.
    Qu'en est-il lorsque la mort sépare, vide, peine, désespère?
    "La femme de sa vie" le reste-t-elle après ce coup du sort qui tronque sa moitié?
    Jean-Louis Fournier, dans Veuf, parcourt le long chemin du deuil. André Benchetrit, dans Le livre de Sabine, revit les joies même dans l'intimité qui ont nimbé les derniers instants.
    Jean-Marc Parisis, lui, confie la symbiose qui unissait son personnage principal à Ava, "un bonheur limpide","un amour pur, dégagé de tout désir Physique", d'où l'originalité de son roman Les Aimants qui démontre que, même si l'absence de relations sexuelles pose problème au fil du temps, malgré la "séparation de corps", le lien perdure.
    Remontée du passé jusqu'aux bancs de la Sorbonne d'un futur pigiste-journaliste-écrivain égoïste,sans le sou, pompant aux examens, mais romantique, érudit et fasciné avec une future diplomée de Lettres-collaboratrice au journal-écrivaine "petit ouragan" plus bourgeoise,solitaire mais complice, belle,intense et unique.
    L'amour des mots, la complicité des lectures et de chaque instant partagé au quotidien, les retrouvailles tendres malgré l'indépendance ou l'éloignement font que les corps à jamais "aimantés" se complètent et s'aiment plus sur un plan astral que terre à terre.
    Beaucoup de réflexions sur le couple,la vie, l'amour,la mort,la perte. Un"Rapport fraternel" né d'une reprise de liberté sans jalousie. Mais ne serait-on pas dans un registre d'amitié plus qu'amour?
    Jean-Marc Parisis parle vrai, si vrai qu'on dirait du vécu très riche émotionnellement.
    Romancier contemporain,il a déjà publié quelques romans dont Avant,pendant,après (prix Roger-Nimier 2007). Les Aimants(paru chez Stock en 2009) vient de paraître en poche début 2012 chez J'ai Lu.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par carre, le 12 février 2012

    carre
    Un homme raconte son histoire avec une femme Ava disparue et qui rend le narrateur inconsolable. C'est l'histoire d'un amour et de sa perte. Roman encensé par la critique, et auquel malheureusement, je suis resté hermétique. Peut-être est -ce du à sa durée (108 pages) ? Déception donc, lu peut-être pas au bon moment ?
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par MxlleAnaB, le 19 avril 2012

    MxlleAnaB
    J'ai vraiment aimé ce petit livre ! le narrateur raconte son histoire avec Ava, la femme qu'il a toujours aimé. le style d'écriture est agréable et l'auteur sait nous transmettre toute l'émotion et la sensibilité du narrateur. Ava et cet homme vivent une histoire d'amour peu commune, bercée par la poésie et des valeurs d'un autre temps. Quand Ava et lui se séparent, on a du mal à s'imaginer comment cet homme vivre après ça. de plus, la vie les éloignent encore plus lorsque la mort décide d'emmener Ava avec elle. Toutefois, il subsiste un espoir à la fin du roman car le narrateur croit qu'ils pourront être réunis dans l'au-delà.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Marsup, le 17 avril 2010

    Marsup
    A travers cette femme qu'il aime et qu'il admire, l'auteur s'attache à décrire la singularité de ce personnage et ce lien si particulier qui les uni.
    C'est un roman très apprécié par la critique et qualifié d'extrêmement sensible. Bien que l'idée de départ m'ait semblée attrayante, je n'ai pas été touchée par cette histoire. Mis à part ça, l'écriture est fluide et sans mievreries.
    Un avs mitigé !
    Et vous, qu'en avez-vous pensé ?
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Livrespourvous, le 09 mars 2010

    Livrespourvous
    Une confession, sans doute. Voici un homme qui a aimé une femme et lorsque la relation sexuelle s'est étiolée ou achevée, une relation autre, peut-être plus vraie et plus merveilleuse, s'est installée.

    Et quand cette femme, Ava, est morte, l'homme s'est aperçu qu'elle était la femme de sa vie.
    Sur 100 pages, le récit court nerveusement. Avec une rage de vie, un mordant et une lucidité asssourdissante, le narrateur décrit minutieusement ce que fut cette relation et tout l'espoir qui lui est attaché.
    Avec Parisis, les mots résonnent, les phrases s'amorcent comme autant de vérités, d'aveux. Il ya des passages magnifiques sur les années 80 (p.22), sur le couple (p.57). Les avancer détruirait la force et l'ambition de ce récit qui secoue, agite et dérange.
    Il suffit parfois de quelques mots ainsi agencés pour justifier une éclaircie, l'embellie et la force de vie. C'est en cela que Les Aimants est une réussite.

    Lien : http://livrespourvous.centerblog.net
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

Critiques presse (2)


  • LeFigaro , le 25 janvier 2012
    Ce court récit, une centaine de pages, est un grand roman d'amour. Dans chaque page, il y a un passage, une pensée, un mot qui subjugue.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • LeFigaro , le 24 janvier 2012
    Ce court récit, une centaine de pages, est un grand roman d'amour. Dans chaque page, il y a un passage, une pensée, un mot qui subjugue.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

> voir toutes (26)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par nicolopoulos, le 15 janvier 2012

    Elle est arrivée, et pour moi le monde en fut changé. Elle est partie, le monde bascule encore.../... Marqués autant par ce que nous fûmes que par ce que nous ne fûmes pas l'un pour l'autre... Comme toute histoire incomplète, elle ne s'achèvera pas. Cela me donne du temps, le temps qu'il me reste, pour réfléchir au sens de l'amour.
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par nicolopoulos, le 15 janvier 2012

    Je ne la reverrai plus, je ne l'entendrai plus ici-bas. Elle a quitté la salle des pas perdus. Mais le vent subtil qu'elle levait partout où elle passait n'a pas fini de me réveiller. Il traverse encore ses pages, y souffle sans s'arrêter. Il continuera de courir, attisant la question qu'elle se posait et à laquelle elle tenait tant : comment vivre ?
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par nicolopoulos, le 15 janvier 2012

    Ava ne rejoindra jamais le cortège des disparus dont on s'arrange de l'absence en se disant que c'est la vie. Pas plus qu'elle ne rentrera dans le rang du souvenir, dans l'ordre figé de la mémoire. Elle a toujours trop bougé, refusé les places, les rôles... Elle était si humble et si orgueilleuse qu'elle ne postulait à rien, pas même au souvenir.Et elle avait raison, car le souvenir ne dit rien qui vaille et ne parle que d'oubli. Ce que je ne lui ai pas dit, ce que je n'ai pas fait pour elle, je m'en chargerai d'une autre façon....
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par luocine, le 28 novembre 2009

    C'étaient les années quatre-vingt, "les années fric" comme on a décidé de s'en souvenir aujourd'hui. Un racheteur d'entreprise à tête de clébard, un présient qui sentait le renard, une génération qui se prétendait "morale" pour mieux cacher sa vilénie.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par irreguliere, le 16 mai 2010

    En général, il n'y a pas d'amour heureux. L'amour est inquiet, mendiant, il devient vite un droit à tyranniser l'autre.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)

> voir toutes (3)

Video de Jean-Marc Parisis

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Jean-Marc Parisis


10 # Guy Dupré
C'est à vingt-quatre ans que Guy Dupré publie son premier roman «les Fiancées sont froides» (Plon 1953), salué par Breton, Mauriac, Gracq et Green dès son entrée dans la carrière des lettres. Auteur de trois seuls romans («le Grand coucher», La Table Ronde, 1981 et «les Mamantes», Grasset, 1986) avec lesquels il a imposé sa marque, Guy Dupré, inclassable et iconoclaste, est un styliste hors pair qui déroule au fil des pages la biographie d'une France en voie de disparition. «Les Fiancées sont froides» viennent de reparaître en poche (La Table Ronde, collection La petite Vermillon, préface de Jean-Marc Parisis, 220 p., 8,50 €).








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Les Aimants par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz