ISBN : 2264031778
Éditeur : Editions 10/18 (2001)


Note moyenne : 3.77/5 (sur 91 notes) Ajouter à mes livres
Paris, janvier 1761. Nicolas Le Floch, un jeune homme natif de Guérande, débarque dans la capitale, écarté de sa Bretagne par son tuteur. Après un passage au couvent des Carmes, le jeune Le Floch va apprendre le métier de policier sous la houlette de M. de Sartine, le l... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Charlye, le 07 janvier 2012

    Charlye
    Cette première lecture de l'année a été pour moi une très belle découverte et un vrai coup de cœur pour ce personnage du XVIII que je ne connaissais pas.
    Ce roman est le premier opus des aventures de Nicolas le Floch, et vous pouvez vous attendre à lire les critiques des aventures suivantes, car j'ai vraiment beaucoup aimé ce jeune homme tout juste débarqué de sa Bretagne natale et qui se retrouve propulsé chef de police et chargé d'enquête par Monsieur de Sartine, lieutenant général de police.
    Jean-François Parot nous présente son jeune héros tout au long du roman, sans qu'il y ait de longueurs, les détails nous sont révélés au fil du roman. Cela permet de ne pas connaître de temps morts, l'enquête continue tambours battants.
    Ce jeune garçon est très attachant, lorsqu'il arrive à Paris, il est encore très naïf et n'est presque pas au courant des habitudes et des protocoles de cette ville et de la société dans laquelle il va évolué. Tout au long du roman, on va suivre son évolution, et apprendre le secret de sa naissance, entre autre.
    le style de l'auteur est très agréable, efficace, sans longueurs. On apprend énormément de choses sur la vie à Paris au XVIIIème siècle, sur la politique, ainsi que sur la procédure judiciaire de l'époque.
    L'auteur va nous présenter des personnages dignes des experts, comme ce jeune bourreau qui va l'aider à faire l'autopsie de cadavres et tout ceci sans jamais tomber dans les descriptions sanglantes à l'excès.
    Et l'enquête policière est très prenante, pleine de rebondissement et de fausses pistes.
    le seul bémol est la façon de mettre les explications de certains termes à la fin du livre. Il aurait été plus agréables d'avoir ces renseignements sous forme de notes de bas de pages (enfin pour moi en tout cas...) .
    Un personnage et un roman que j'ai adoré, un très bon polar historique pour les amateurs du genre. Je vous le recommande vraiment, vous ne serez pas déçus.

    Lien : http://sagabouquins.blogspot.com/2012/01/l-enigme-des-blancs-manteau..
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par C-Liner, le 28 juin 2011

    C-Liner
    pour les amoureux de Paris, du 18ème siècle et de... la nourriture !
    Les aventures de Nicolas le Floch sont à recommander à tous ceux qui aiment les romans policiers mais qui en ont un peu marre des schémas archétypaux du flic torturé, solitaire et qui n'a de bons rapports qu'avec le médecin légiste.
    Nicolas le Floch est tout l'inverse. Au début de ses aventures il est jeune, naïf, bien élevé, plein de bons principes et d'utopie. Même s'il va évoluer au fil des tomes, J.F Parot a su lui faire conserver un peu de sa candeur : Nicolas le Floch est un personnage très attachant. Sans parler de Bourdeau...
    Et Paris !
    J.F Parot ne se contente pas de l'envisager comme un lieu!
    La capitale telle qu'elle était au 18ème est un personnage à part entière !
    Enfin, une caractéristique des enquêtes de Nicolas le Floch sont les repas. Les habitudes culinaires et alimentaires des hommes du 18èmes y sont souvent décrites avec force détails ce qui donne une singularité à ces histoires.
    Un bémol quand même: l'évolution sociale de Nicolas n'est pas crédible. Quelle chance a ce petit breton d'entrer aussi vite dans les faveurs de la cour ! Mais on est dans du roman... de l'imaginaire malgré le fond historique... alors on passe outre !
    Personnellement je conseille donc la lecture des enquêtes de Nicolas le floch : on passe de très bons moment et on voyage dans le temps.
    Attention toutefois à ne pas lire les volumes les uns derrière les autres : la construction de l'intrigue est relativement similaire d'un tome à l'autre ce qui peut lasser.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par kedrik, le 07 septembre 2011

    kedrik
    Un féal ami a mis à ma disposition l'ouvrage séminal de la série des Nicolas le Floch en me faisant assavoir "Tu verras, l'auteur s'écoute un peu écrire, mais c'est super bon". C'est sans avoir vu la récente adaptation télévisuelle que j'ai encommencé cette série par son enquête liminaire. Nicolas le Floch, jeune pupille recueilli par des gens munificients, se retrouve catapulté depuis sa Bretagne jusqu'en la cité de Paris pour s'y voir inculqué une industrie probe. Par le truchement des recommandations et du patronage, il va diligemment faire carrière dans la police du roi (nous sommes en 1761) en entrant dans le sillage des quelques argousins royaux. Au vrai, Nicolas va s'instruire de ses bons offices lors d'une inquisition faite de casualismes et de funestes occurences qui vont n'avoir de cesse de l'emmouscailler. Sans contredit, il y aura aussi des moments d'extraversion avec des transports amoureux, des atterrements et des échafaudages conjecturaux.
    Si vous aimez mon imitation de la prose de Jean-François Parot, alors vous aller apprécier cette plume qui rend parfaitement une certaine fatuité d'époque. le roman est littéralement bourré de vieux mots et d'expressions oubliées qui sentent bon la naphtaline et la pédanterie. Hélas pour moi, je me lasse vite de ce style ampoulé où l'auteur fait péter sa science à chaque paragraphe. le procédé est efficace pour recréer l'ambiance de l'époque, mais est indigeste à la longue. Surtout que l'auteur use et abuse des notes de bas de page en pontifiant en long, en large et en travers. Moi, ça me brûle les doigts, mais je comprends que l'on puisse apprécier ce style professoral.
    Concernant l'intrigue, c'est exactement ce que l'on attend d'un polar historique. Des meurtres, des interrogatoires, une scène d'action, une visite dans un bordel... La recette est connue et bien appliquée. Nicolas le Floch manque de saveur à mon goût. C'est un personnage sans relief, sans tripe. Roman historique oblige, on convoque le who's who de l'époque, en particulier le bourreau Sanson qui sert d'excuse pour faire du CSI : la Bastille à l'ancienne. Et oui, il y a ce qu'il faut d'anecdotes pour évoquer ce siècle. Et là où Parot est fort, c'est qu'il ajoute à son histoire un aspect lui aussi fort à la mode en ce moment : la gastronomie. Recette d'époque, description de gueuletons... Il est dans l'air du temps.
    Je comprends maintenant le phénomène et ce qui fait son charme, mais je renâcle devant l'obstacle. On me dit que la série s'améliore à mesure que les titres s'enchaînent. Si l'aspect vidocquien s'accentue, pourquoi pas ? Mais si ça reste aussi académique que L'énigme des Blancs-Manteaux, ça sera sans moi. Parce que les citations de Marivaux ou Eschyle en tête de chapitre, les amours impossibles du jeune héros ("Non, nous ne pouvons point, je suis fille de marquise, vous êtes sans terre...") et la révélation de l'épilogue dans le plus pure style d'Eugène Sue et du feuilleton populaire, ça me donne la jaunisse.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2011/02/lenigme-des-blancs-manteaux.html
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par dominique.perrotin, le 25 novembre 2011

    dominique.perrotin
    C'est un très bon roman policier, une écriture qui est particulière.
    J'ai bien aimé, et je vais lire les suivants.
    Ce roman raconte les débuts de Nicolas le Floch, jeune breton qui arrive à Paris et qui avec les recommandations de son parrain, va entrer dans la police du Roi. Une première enquête lui est confiée. Il s'en tirera avec les honneurs et une grande réputation. Salué par le Roi lui même ce qui est un honneur suprême, il devient commissaire.
    J'aime bien me promener dans ce Paris du XVIIIè siècle (1761) le nez bouché, en mettant en parallèle celui d'aujourd'hui, où ce sont les rues qui le sont.
    L'auteur outre ce petit tour de géographie, nous invite parfois à sa table où le coté culinaire n'est pas à négliger.
    J'ai apprécie le Marseille de Jean Contrucci, à la fin du XIXè début du XXè siècle, avec la découverte des divers quartiers plus ou moins bien famés, je pense que je vais également me régaler dans ce Paris là.
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    • Livres 5.00/5
    Par leanekomi, le 05 mai 2011

    leanekomi
    Une lecture très agréable. L'auteur nous plonge dans le Paris du 18e avec brio. La ville, presque un personnage secondaire mais omniprésent dans le roman, inquiète par sa capacité à abriter le pire, hommes ou crimes.
    On voit sous nos yeux se former le jeune le Floch, en plein "voyage initiatique" à travers les rues de la capitale. L'enquête est, je trouve, très bien ficelée, avec ce qu'il faut de fausses pistes et de chausse-trappes. On suit le raisonnement intellectuel de l'apprenti-inspecteur avec intérêt, avec les figures tutélaires rassurantes de Bourdeau ou stimulante de M. de Sartine.
    Je trouve l'époque très bien rendue, la situation géopolitique de la France assez juste à ce moment (la lecture juste avant d'une biographie de Mme de Pompadour m'a même aidé à bien appréhender les différents événements historiques de l'ouvrage).
    En bref, je recommande chaudement cette lecture. J'ai mis un certain temps à me décider à lire Parot, et bien je ne le regrette vraiment pas, et j'ai presque fini le volume 2...
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Citations et extraits

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  • Par dominique.perrotin, le 21 novembre 2011

    Il aperçut un ragoût d'un légume étrange - une racine que Catherine avait découverte lors de ses campagnes en Italie et en Allemagne et dont elle cultivait un carré dans le jardin derrière la maison. Ces « pommes de terre 1) » en civet Embaumaient l'office. Il s'attabla, se versa à boire et emplit son assiette. L'eau lui venait à la bouche à la vue des légumes noyés dans une sauce brillante que rehaussaient les pelures de persil et de ciboulette. Catherine (lui avait donné la recette de ce plat succulent. Il fallait choisir des pommes de terre de bonne taille, puis procéder avec une extrême lenteur, laisser le temps transformer les divers éléments et surtout ne manifester aucune Impatience si on voulait aboutir aux résultats espérés.


    1)1. Mentionné la première fois en Europe en 1533, ce tubercule fut introduit en Espagne en 1570 ; plus tard en Italie, en Allemagne et en Irlande. Présente en France dès 1616, la pomme de terre déclenche des polémiques. On l'accuse de donner la lèpre. C'est Parmentier (1737 -1813) qui vulgarisera ce légume sous le règne de Louis XVI. Le monarque, dit-on, en mangeait à tous ses repas.
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  • Par dominique.perrotin, le 19 novembre 2011

    Le dîner laissa à Nicolas des souvenirs confus. La splendeur de la table avec ses cristaux, son argenterie, le damas éclatant de la nappe, lui procura un sentiment de bien-être. La chaleur de la pièce aux boiseries grises rechampies d'or et les ombres portées par la lueur des chandelles créaient une atmosphère ouatée qui, s'ajoutant à son état de faiblesse, alanguit Nicolas à qui le premier verre de vin monta à la tête. Le commissaire n'était pas là et seules sa femme et sa fille l'entouraient. Elles paraissaient avoir presque le même âge et il comprit assez vite que Louise Lardin n'était pas la mère de Marie, mais sa belle-mère, et que les deux femmes n'éprouvaient guère d'affection l'une pour l'autre. Autant la première paraissait soucieuse de manifester une autorité un peu coquette, autant l'autre demeurait réservée, observant leur invité sous ses cils baissés. L'une était grande et blonde, l'autre menue et brune.
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  • Par dominique.perrotin, le 23 novembre 2011

    Pour le coup, Nicolas devint écarlate. - Hé, hé, fit le vieillard, à ce point-là ? Serviteur, monsieur. Mais je n'en veux rien savoir. Le malheur planait sur cette maison. Ne me demandez pas pourquoi, mais je le sentais s'approcher. Je voyais Lardin promis à de tristes aboutissements, débauche secrète ou passion à laquelle on sacrifie tout. La convoitise de la chair ou de l'or, cette « sangsue » dont parle Salomon, c'est l'esprit du siècle. On veut jouir sans restriction. S'il était possible de percer les murailles et de pénétrer dans les demeures les plus secrètes, on découvrirait ce qui s'y passe de plus infâme. Moi, vieux sceptique, épicurien s'il en fut, je contemple mon temps et j'en stigmatise les mœurs après en avoir puni les crimes.
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  • Par dominique.perrotin, le 20 novembre 2011

    Bourdeau tendit sa tabatière ouverte à Nicolas qui, pour le coup, en usa largement. Il était dans les habitudes bien ancrées du Châtelet de respecter cette petite cérémonie avant d'affronter les puanteurs de la Basse-Geôle. Nicolas connaissait bien ce lieu sinistre pour y avoir accompagné Lardin. C'était une cave hideuse, un réduit infâme, éclairé par une moitié de fenêtre. Un grillage et une rampe séparaient les corps en décomposition du public autorisé à les examiner. Pour éviter une trop rapide destruction des corps, du sel était jeté, à intervalles réguliers, sur les plus décomposés. Ici étaient reconnus — ou rejetés dans l'anonymat — les cadavres rendus par la Seine ou découverts sur la voie publique.
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  • Par dominique.perrotin, le 21 novembre 2011

    Au Châtelet, Nicolas fit mettre en sûreté, à la Basse-Geôle, la malle contenant les restes présumés du com¬missaire. Il entendait aussi conserver sous la main la] vieille Emilie pour l'interroger lui-même à nouveau et il lui fit donner une cellule à pistole6, qu'il paya avec recommandation d'y servir un repas chaud. Il se retira ensuite dans le bureau de permanence pour y rédiger un rapport succinct à l'intention de M. de Sartine, relatant sa visite à Descart et le transport à Montfaucon, en omettant sa conversation avec Semacgus. Il concluait, sous réserve des vérifications qu'il se proposait de poursuivre, sur la possibilité que les restes découverts fussent bien ceux de Guillaume Lardin.
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