> Dominique Vittoz (Traducteur)

ISBN : 2020985004
Éditeur : Editions du Seuil (2010)


Note moyenne : 3/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
" Attendre n'est pas mon fort.
Attendre sans savoir a été la plus grande incapacité de ma vie ", déclare l'héroïne de ce roman. Et pourtant. Enseignante en formation continue, Maria se dépense sans compter pour ses classes de camionneurs et de femmes de ménage en... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par patachinha, le 12 mai 2010

    patachinha
    Ce livre fait un peu plus de 150 pages, pourtant je n' ai pas réussi à le finir j' en ai lu une petite centaine seulement. Je n' ai plus du tout envie de poursuivre cette lecture alors que je suis pratiquement arrivée au bout. D' abord, je n' apprécie pas l' écriture je la trouve très fade, sans aucun style.
    De la forme dont l' histoire a été traitée, elle ne présente pas trop d' intérêt à mes yeux, pourtant le sujet est grave et intéressant à aborder.
    Etre dans l' incertitude, ne pas savoir si son enfant né prématurément survivra, c' est certainement difficile à évoquer et cela mérite une pudeur extrême dans les mots employés. Ici c' était froid, distant, sans aucun ménagement, à quoi cela rime-t-il?

    L' histoire est trop décousue à mon sens, je me perdais entre des réfléxions disparates de la mère sur ses visites, des retours sur son passé qui arrivent sans crier gare, son adolescence, et ses cours du soir... Il y a comme un flot de pensées continues sans liens entre elles, c' est assez déroutant. C' est un être perdu c' est certain, qui cherche dans ses cogitations des réponses à sa souffrance, mais je n' ai pas réussi à avoir d' empathie, à éprouver de la compassion pour sa faiblesse.

    Parfois il arrive de voir ce genre de procédés en écriture, où rien ne semble avoir de sens, peut- être qu' en creusant plus j' aurais trouvé une unité, un moyen de comprendre ce personnage qu' est Maria, assez ambigü dans ses sentiments. Je n' arrive pas bien à saisir si elle est véritablement bouleversée par ce coup du sort, si elle espère réellement que sa fille survive, ou si elle n' attend qu' une libération face à cette angoisse qui l' étreint, même si elle doit se solder par la mort de sa fille... Peut- être un peu des trois... peut- être que c' est cela qui m' a agacé chez elle, le fait qu' elle n' extériorise pas et rumine son malheur...

    J' aurais voulu savoir si Irene survit biensûr, mais j' ai l' impression que mon temps se trouve précisément suspendu par cette lecture, qui me laisse absolument de marbre dans un sujet pourtant assez sensible... C' est de mauvais augure lorsque je perds totalement ma curiosité et c' est bien le cas en l' espèce! Donc j' abandonne.

    Je n' en conseille pas la lecture, et j' ajoute que ce livre ne suscite pas de grands émois sur la blogoshère d' après quelques billets lus ici et la...
    Dommage que le contenu ne soit pas à la hauteur de la couverture que j' apprécie vraiment...

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  • Par de, le 27 décembre 2011

    de
    « Vous le savez ?
    - Je ne le sais pas, mais tu ne le sais pas non plus. Quelqu'un le sait-il ? »
    A Naples, une femme enseignante en formation continue, accouche d'une enfant prématurée.
    Le livre dure deux mois, non le simple temps de l'attente, mais le temps de l'âpreté des relations, de la rencontre, d'un quotidien résistant ou souriant.
    Avec talent Valeria Parrella nous narre un court moment de vie de femme non réduite à sa peut-être relation de mère avec Irène.
    Une histoire de hargne, de non-laissé aller et de regards tendus dans un espace ou le temps domine et impose son rythme lent, comme une suspension…
    « J'avais répondu :
    Je vous laisse faire.
    - le bébé va naître vivant, mais il pourrait mourir tout de suite, survivre avec de graves handicaps ou n'avoir aucun problème, vous le savez ?
    - Oui, je sais.
    - Vous le savez, madame ?
    - Je devais accoucher dans trois mois.
    - le bébé sera aussitôt envoyé en soins intensifs néonatals. »
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    • Livres 3.00/5
    Par chocobogirl, le 11 février 2011

    chocobogirl
    Maria a 42 ans et elle est enceinte. Un choix tardif, un père qui n'assume pas et une petite fille qui arrivera trop vite. Irène est prématurée et va devoir vivre en couveuse, relié à la mécanique médicale, luttant entre la vie et la mort.
    Sa mère, seule et plongée dans l'attente et l'incertitude, nous confie alors des bribes de sa vie, de son travail et de l'insupportable attente.
    Dans ce texte touchant, l'auteur nous entraine dans le quotidien des mères de prématurés. On vit avec Maria les visites quotidiennes à l'hopital, le manque de compassion des médecins qui n'osent se prononcer, le soutien mutuel entre mères, les amis qu'on n'osent plus appeler car la situation n'évolue pas, et surtout l'incertitude quant à l'avenir de la petite Irène.
    Une incertitude qui rend folle, qui empêche de penser, de travailler, qui exige des réponses même négatives, des statistiques, qui ne viennent pas.
    Maria va vivre pendant 2 mois dans une sorte d'état intermédiaire, un temps suspendu, à attendre la deuxième naissance de sa fille. On sent qu'elle n'ose pas s'attacher encore à ce petit être qui peut disparaitre du jour au lendemain, à ce bébé qu'elle n'a pourtant pas encore serré dans ces bras.
    La construction du roman évoque à elle-seule ce refus de s'impliquer trop. L'ambiance cottonneuse de ce roman ne tombe pas dans le voyeurisme ou le larmoyant. L'auteur sait ouvrir des espaces plus légers dans sa narration. Au lieu de s'enfoncer trop dans ses sentiments difficiles, Maria fuit la douleur en se remémorant son passé, son enfance. Elle évoque son travail de professeur en formation continue, ses relations amicales avec ses étudiants : des immigrés, des travailleurs en marge qui cherchent tous à rebondir et qui, à leur façon, vont symboliser un autre genre de combat. Ils auront en commun la même envie de s'en sortir et de trouver leur place.
    Même s'il a manqué du petit truc qui fait la différence, "Le temps suspendu" est un doux récit mélancolique et pudique d'une belle plume en devenir.
    " Si les yeux coulaient, c'était à cause de cette tension oculaire de cabinet des merveilles. Et nous là-dedans, nous étions des expériences de médecins sorciers, des mains entrant par les hublots pour ramener à la vie ce dont nous avions accouché. Nous étions prisonnières d'un ghetto et aucune de nous ne possédait le mot à introduire dans la bouche de son golem. "

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-le-temps-suspendu-4968..
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    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 22 avril 2010

    kathel
    A quarante-deux ans, Maria accouche prématurément d'une petite fille qui reste, pendant trois mois, entre la vie et la mort. Maria fait la connaissance des autres mères du service de néonatalogie, reprend ses cours de formatrice pour adulte, revoit ses collègues et élèves et attend.
    Le temps suspendu, c'est un livre sur l'attente, vécue ou plutôt supportée par quelqu'un qui n'a jamais vraiment appris à attendre. Et quelle attente ? Celle de savoir si la minuscule Irene, toute petite dans sa couveuse et derrière ses tuyaux, va réussir à respirer ou mourir. Maria ne cherche pas à fuir cette réalité, mais elle la vit dans une sorte d'absence, un temps où elle n'arrive ni à lire, ni à voir des amis, ni à imaginer l'avenir. Toute seule face à cette situation, puisque le père de l'enfant a disparu lorsqu'elle lui a annoncé sa grossesse, elle reprend peu à peu le chemin qui la mène vers les autres, en particulier ses élèves du cours d'alphabétisation, qui tentent de se faire une vie à Naples.
    J'ai été touchée par cette histoire, justement parce qu'elle n'essaye pas d'émouvoir à tout prix, mais au contraire garde une distance pudique avec le sujet en évoquant d'autres thèmes : l'enfance et l'adolescence de Maria, la ville de Naples, ses élèves, un jeune médecin aux yeux bleus… J'avais eu envie l'année dernière de lire le recueil de nouvelles de Valeria Parrella, Le ventre de Naples, l'occasion ne s'est pas présentée, mais je le retiens ainsi que toute autre publication future de cet auteur.

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-valeria-parrella-le-temp..
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    • Livres 4.00/5
    Par Aproposdelivres, le 29 avril 2010

    Aproposdelivres
    Maria a 42 ans, elle vit à Naples. Elle travaille comme professeur dans un centre de formation continue, elle donne des cours du soir à des adultes qui préparent le brevet des collèges. Enceinte tardivement, elle accouche avec trois mois d'avance d'une petite Irène qui placée dans une couveuse au service de néonatalogie. le père est partie dès la première échographie. Tous les jours elle va à l'hôpital et passe le temps auprès de sa fille. « Voilà, Irene, ma fille, mourait ou naissait, je n'ai pas très bien compris : pendant quarante jours, ces mots ont désigné un seul et même état. Inutile d'interroger le corps médical, on me répondait : "Personne ne peut savoir, madame." »
    Dans ce « temps suspendu », elle refuse de vivre comme avant, elle ne peut pas retourner travailler ou s'amuser. Maria revient sur son passé, elle nous raconte des souvenirs de son enfance, elle nous parle aussi de son travail qu'elle aime beaucoup ainsi que ses élèves. Avec ce livre, nous découvrons également en toile de fond la ville de Naples.
    J'ai lu facilement ce livre et j'ai été touchée par Maria, qui malgré son angoisse, est forte. Elle espère et croit en la naissance d'Irene. Un livre bien écrit et touchant.


    Lien : http://aproposdelivres.canalblog.com/archives/2010/04/13/17554975.html
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Citations et extraits

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  • Par Aproposdelivres, le 29 avril 2010

    Le moniteur était une boîte grise ou bleue, montée sur un support comme un baffle de chaîne stéréo, d’où partaient des fils qui, avec cent autres, entraient dans les couveuses. J’avais vu plus souvent leurs couleurs que les yeux d’Irene.

    Quand, certains jours, je la trouvais allongée sur le ventre et pas sur le dos, j'étais d'abord perdue, puis émue, à la pensée qu'elle avait un dos. Irène sentait le plastique humide et surchauffé, certains soirs, je rentrais à la maison le milieu de l'avant-bras marqué d'un profond sillon bleuâtre, dû au poids de mon bras sur le bord des hublots. Je ne portais plus de montre, parce que le lavage antiseptique prévoyait qu'on l'enlève et que nous vivions pour le lavage antiseptique. Je mesurais les jours qui passaient à la taille de la main d'Irène serrant une des mes phalanges.

    Les infirmières ne voulaient pas que nos approchions les autres couveuses. Elles appliquaient la règlementation sur le respect de la confidentialité en nous enjoignant, comme à des commères sur le marché : « Occupez-vous de vos affaires. » Alors, entre nous, on s’appelait en douce, on surveillait du coin de l’œil le moment où elles papotaient du dernier fiancé de Simona Ventura, et on se confiait une inquiétude, on se montrait une preuve.

    Ayant vite appris à déchiffrer le langage des machines, je transmis en quelques phrases ce savoir séditieux à Rosa, à Mina et à la première maman. Je leur expliquai qu’une modification de la courbe ne signifiait pas que nos bébés allaient plus mal, mais seulement que le signal n'était pas bon. Que la saturation était la quantité d'oxygène arrivant dans les tissus donnée par le chiffre qui clignotait en haut. Que la fréquence de la respiration était un renseignement secondaire par rapport aux autres indicateurs. Une diode clignotait, noire sur fond clair, on aurait dit le point d'insertion de Word sur un écran d'ordinateur. Au début de la page, quand va s'écrire le premier verbe : c'était le cœur qui battait.

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  • Par kathel, le 22 avril 2010

    Il n’empêche, j’avais dégotté ce vasistas et nous y avons cohabité dans un silence presque total.

    C’est là que j’ai contemplé la ville, tous les jours pendant trois mois, par bouffées régulières rythmant mes onze heures : mille fois je me suis amusée à chercher - tiens, où est la cathédrale, et la coupole de la galerie Umberto I, et l’ancienne artère romaine ?-, sans jamais m’ennuyer.

    L’odeur de nicotine sur mes mains ne partait pas au lavage antiseptique, même quand je retroussais mes manches et me savonnais les bras jusqu’aux coude pendant deux minutes, ainsi que l’exigeait le protocole des soins intensifs. Elle s’exhalait de ma blouse bleue à la première émotion et traversait mon masque quand l’angoisse précipitait ma respiration.

    On me l’a reproché. Mais un jeune toubib aux yeux très bleus m’a demandé une cigarette et je la lui ai donnée comme on passe le pain à table.
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  • Par ChezLo, le 13 novembre 2010

    Quand, certaines jours, je la trouvais allongée sur le ventre et pas sur le dos, j'étais d'abord perdue, puis émue, à la pensée qu'elle avait un dos. irène sentait le plastique humide et surchauffé, certains soirs, je rentrais à la maison le milieu de l'avant-bras marqué d'un profond sillon bleuâtre, dû au poids de mon bras sur le bord des hublots. Je ne portais plus de montre, parce que le lavage antiseptique prévoyait qu'on l'enlève et que nous vivions pour le lavage antiseptique. Je mesurais les jours qui passaient à la taille de la main d'Irène serrant une de mes phalanges.
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  • Par chocobogirl, le 11 février 2011

    Si les yeux coulaient, c'était à cause de cette tension oculaire de cabinet des merveilles. Et nous là-dedans, nous étions des expériences de médecins sorciers, des mains entrant par les hublots pour ramener à la vie ce dont nous avions accouché. Nous étions prisonnières d'un ghetto et aucune de nous ne possédait le mot à introduire dans la bouche de son golem.
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  • Par de, le 08 octobre 2011

    Vous le savez ?
    Je ne le sais pas, mais tu ne le sais pas non plus. Quelqu’un le sait-il ?
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LO SPAZIO BIANCO film réalisé par Francesca COMENCINI en 2009, D'après l'oeuvre de Valeria Parrella bande-annonce








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