ISBN : 2226238360
Éditeur : Albin Michel (2012)


Note moyenne : 3/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Dans une zone du Grand Nord ignorée des cartes, d'anciens ouvriers oubliés de tous se sont regroupés en communautés hostiles. Seuls Kolya, un sculpteur d'ivoire descendant des Lapons, et Lyouba, la seule jeune femme à y être née, savent écouter les saisons, les hivers t... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 27 avril 2012

    brigittelascombe
    Beau et fort comme la toundra, lorsque, lors du dégel, "tout explose en couleurs, les roues boréales aux baies oranges tapissent les revers des talus"".
    Emouvant comme une étincelle de survie qui s'envole au delà de la débâcle de "l'utopie bolchévique", celle de l'industrie nordique fouillant les sous sols puis laissant derrière elle des déchets irradiés et des zones à haut risque.
    C'est dans une prose poétique légère et imagée, sur fond de croyances lapones, de légendes et de superstitions, que Franck Pavlov (romancier dont Grands exils a reçu le prix littéraire des grands espaces 2010) fait bruisser sa plume, une plume aussi légère qu'un flocon de neige sur le silence de l'Arctique, aussi douce qu'une larme sur la solitude d'une femme mutique, mais une plume vive qui égratigne et assassine l'inconscience et l'abjection humaine.
    Dans la "communauté de Vérodvinsk", ancienne zone de mine encerclée de barbelés les hommes vivent en reclus, tels des "déportés" enfermés dans un goulag. Une étrange épidémie sévit porteuse de mort, de stérilité et d'angoisse.
    Lyouba, orpheline au regard vert, mais à la pelisse de loup, jeune parmi des faces ridées, sacrifiée sur l'autel des aberrations, des vénérations empreintes de turpitude et de la haine humaine, au départ soumise a des envies d'évasion.
    Kolya, L'homme à la carrure d'ours au "visage buriné par le gel", sage Lapon initié à "la médecine des ancêtres", à "la force magique des mots", à la sculpture de l'ivoire offerte aux forces de la Terre, saura-t-il lui donner l'assurance pour franchir les cercles interdits, ceux de la fuite et du non retour, ceux de "l'étranger" rencontré, ceux qui mènent à la liberté?
    Plus qu'un simple roman d'aventure,L'homme à la carrure d'ours, dénonce les désastres écologiques qui se propagent à bas bruit et leurs conséquences (comment ne pas penser à Tchernobyl ou Fukushima?) et propose un voyage de découverte. Ce livre m'a également touchée de par son allégorie.
    Ne faut-il pas couper les chaines qui entravent et oser pour retrouver sa propre liberté intérieure? Que d'énergie et de courage à déployer !
    Un grand bravo à Franck Pavlov auquel je souhaite un nouveau prix largement mérité !
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    • Livres 4.00/5
    Par BMSierre, le 08 mai 2012

    BMSierre
    Une zone sinistrée du Grand Nord suite à la fermeture d'un grand trust minier, des hommes abandonnés voire même séquestrés dans une région irradiée, des paysages magnifiques pauvres et arides voilà le cadre de ce récit. Action assez lente. Ecriture poétique. Des communautés qui se replient sur elles-mêmes, des personnages très attachants. Les deux héros, Kolya sculpteur, et Lyouba jeune femme offerte aux hommes pour perpétuer l'espèce essaient d'échapper à leur destin. Récit poignant qui témoigne de la possibilité pour tout homme de retrouver une liberté physique ou du moins mentale même quand les difficultés semblent insurmontables. Une fois commencé on ne quitte plus ce livre tant on est pris par les émotions et l'atmosphère qui s'en dégage. G.B.
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    • Livres 1.00/5
    Par yv1, le 13 mars 2012

    yv1
    L'auteur crée un monde dans lequel il ne m'est pas facile d'entrer. C'est trop elliptique à mon goût, je ne réussis pas à m'intéresser à la vie de ces personnages même si le postulat de départ me plaisait bien. Encore une fois, je ne dénigre pas le livre ou ses qualités réelles, mais je pense plutôt que la rencontre ne se fait pas entre lui et moi. Nous nous séparons donc à l'amiable, par consentement mutuel et néanmoins unilatéral (je me demande si ce n'est pas un peu incompatible comme notion ?) !
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    • Livres 3.00/5
    Par leojl, le 29 avril 2012

    leojl
    Tableau noir sur fond blanc !
    Kolya à la carrure d'ours, d'origine lapone, se retrouve coincé dans cette partie désolée du Grand Nord. le grand Trust minier a fermé ses portes il y a trente ans, bouchant les puits, détruisant tout le matériel et oubliant les hommes. Lyouba est la seule jeune femme à y être née et elle va tenter, comme Kolya de s'échapper de la « Zone » et d'affronter l'inconnu. « Les barbelés ne sont pas qu'aux frontières de la Zone, ils compartimentent le cœur des reclus et s'infiltrent entre les communautés qui se cloîtrent dans leur espace de vie » (p. 18) Dans ce décor arctique, glacial et irradié, où seul l'espoir fait vivre, Pavloff raconte la vie de ces exclus du monde dans une langue tantôt âpre et rude et tantôt poignante et poétique.
    (Lire ou relire « Matin brun » chez Cheyne, 1999)


    Lien : http://leoalu2.blogspot.com
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Critiques presse (2)


  • LeMonde , le 03 février 2012
    L'Homme à la carrure d'ours est une ode à l'instinct de vie, un cantique habité dont le souffle balaie un monde stérilisé par la peur d'hommes au coeur racorni.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • LeSoir , le 23 janvier 2012
    L'homme à la carrure d'ours est un roman prenant, plein d'émotions qui ne sont pas dites mais montrées, vécues. Il accompagne le lecteur et résonne longtemps en lui.
    Lire la critique sur le site : LeSoir

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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 27 avril 2012

    -Les peurs c'est comme les coups de feu,si on les affronte elles disparaissent,n'est-ce pas?
    Il ajuste son bonnet, sourit.
    -Peut-être même il suffit simplement de les ignorer.
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  • Par brigittelascombe, le 27 avril 2012

    Les barbelés ne sont pas qu'aux frontières qu'aux frontières de la Zone,ils compartimentent le coeur des reclus et s'infiltrent entre les communautés qui se cloîtrent dans leur espace restreint de survie.
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  • Par brigittelascombe, le 27 avril 2012

    Désigner nommément le mal,c'était le faire exister,en rechercher la cause, c'était avouer son inquiétude,s'exposer aux rumeurs.
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  • Par brigittelascombe, le 27 avril 2012

    A quoi bon parler du mal de la Plaine, quand on n'en connaît ni l'origine ni l'antidote?
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Video de Franck Pavloff

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Vidéo de Franck Pavloff

Interview de Franck Pavloff sur son roman, Le Grand Exil , aux éditions Albin Michel.








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