ISBN : 2841160297
Éditeur : Cheyne


Note moyenne : 4.12/5 (sur 163 notes) Ajouter à mes livres
Charlie et son copain vivent une époque trouble, celle de la montée d'un régime politique extrême : l'Etat Brun.

Dans la vie, ils vont d'une façon bien ordinaire : entre bière et belote. Ni des héros, ni de purs salauds.

Simplement, pour év... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Pasdel, le 12 janvier 2012

    Pasdel
    Une très courte nouvelle qui en dit très long.
    Par cette histoire,l'auteur dénonce l'installation du système totalitaire: sans faire de bruit,simplement par l'indifférence des gens,la peur de quitter sa routine où encore plein d'autres excuses qui servent à nous cacher le plus souvent de nos responsabilités,car le plus souvent nous sommes tous plus ou moins responsable.
    Cette nouvelle a connu une diffusion fulgurante en réaction à la montée en puissance d'un certain parti politique en avril 2002,mais vu l'indifférence dans laquelle cette nouvelle est retombée,on est en droit de s'interroger.

    Lien : http://leslecturesdepasdel.over-blog.com/article-matin-brun-98267429..
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    Critique de qualité ? (28 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par antigoneCH, le 01 août 2008

    antigoneCH
    Matin brun se situe dans une période trouble, où le régime impose ses lois, strictes. Les scientifiques de l'Etat national ont déclaré qu'il ne fallait plus conserver les chats et les chiens qui n'étaient pas exclusivement de couleur brune, par soucis de rationalisation. Charlie et son ami, notre narrateur, propriétaires d'animaux non réglementaires, s'exécutent et se séparent de leurs compagnons. Puis, ils décident qu'il fait bon vivre, finalement, dans une société qui imposent des règles si rigides, un Etat brun. Au moins, la vie y est légère, et il n'y a plus de questions à se poser...
    Ce petit livre connaît le succès que l'on sait, mérité. 1 300 000 exemplaires tirés. L'édition 2008 est la vingt-sixième depuis 1998.
    Depuis un petit moment indisponible chez l'éditeur, je suis heureuse d'avoir enfin pu me le procurer en librairie.
    La fable, imaginée par Franck Pavloff, fait froid dans le dos. Elle nous rappelle, sans y toucher réellement, avec une fausse légèreté, combien il est facile de se laisser bercer par ce qui est insupportable, du moment que cela touche les autres, combien aussi l'être humain peut être manipulable, lâche et égoiste.
    Elle nous rappelle également, bien entendu, d'autres évènements, d'autres "sélections", pas si lointaines.
    Une courte nouvelle donc, au prix modique de 1 €, à s'offrir et à offrir tous azimuts, pour réfléchir et se souvenir !!
    Un extrait...
    "C'est vrai que la surpopulation des chats devenait insupportable, et que d'après ce que les scientifiques de l'Etat national disaient, il valait mieux garder les bruns. Que des bruns. Tous les tests de sélection prouvaient qu'ils s'adaptaient mieux à notre vie citadine, qu'ils avaient des portées peu nombreuses et qu'ils mangaient beaucoup moins. Ma foi, un chat c'est un chat, et comme il fallait bien résoudre le problème d'une façon ou d'une autre, va pour le décret qui instaurait la supression des chats qui n'étaient pas bruns.
    Les milices de la ville distribuaient gratuitement des boulettes d'arsenic. Mélangées à la pâtée, elles expédiaient les matous en moins de deux.
    Mon coeur s'était serré, puis on oublie vite."
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    • Livres 5.00/5
    Par Alwenn, le 05 décembre 2008

    Alwenn
    Onze pages.
    Onze pages et mille réflexions.
    Onze pages et la vision éclair de la lente chute d'un état dans le totalitarisme.
    Onze pages où la métaphore fait froid dans le dos.
    Onze pages et une question : que ferai-je, qu'aurais-je fait à leur place ?
    Onze pages simples, mais jamais naïves, quoi qu'on en dise.
    Onze pages dont le succès a éclaté après le triste 21 avril 2002.
    Onze pages qui m'ont rappelé :
    « Quand ils sont venus chercher les communistes,
    je n'ai rien dit, je n'étais pas communiste.
    Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
    je n'ai rien dit, je n'étais pas syndicaliste.
    Quand ils sont venus chercher les juifs,
    je n'ai rien dit, je n'étais pas juif.
    Quand ils sont venus chercher les catholiques,
    je n'ai rien dit, je n'étais pas catholique.
    Puis ils sont venus me chercher.
    Et il ne restait personne pour protester... »
    Pasteur Martin Niemoller (1892-1984), Dachau 1942
    terminé le 20 avril 2006.
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    • Livres 4.00/5
    Par chartel, le 01 octobre 2007

    chartel
    Une toute petite nouvelle, qui aurait pu passer inaperçue, mais qui a eu un succès mérité. Alors que la France était plongée dans la peur: de l'étranger, de l'Europe, des politiques, des chiens bruns et quelle propulsait Jean-Marie le Pen au second tour des élections présidentielles, Franck Pavloff a réagi en écrivant un texte fort sur notre tendance au laisser-faire et les irrémédiables catastrophes qu'il pourrait produire (ce que l'on appelle en Europe le syndrome de Munich). Il est parfois bon d'arrêter de regarder son petit quotidien et de jeter un oeil sur les politiques qui décident pour nous de notre façon de vivre ensemble.
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    • Livres 5.00/5
    Par yo, le 16 avril 2008

    yo
    Voici un petit livre qu'on devrait mettre dans toutes les mains. Il se lit en dix minutes, et le thème est malheureusement universel...
    Charlie, propriétaire d'un chien, est inquiet : le gouvernement a décidé que les seuls chiens bruns pourront continuer à vivre. Son ami, dont le chien était blanc, a donc dû le piquer. Ils trouvent cette nouvelle loi étrange, comme ce n'est pas dans leur habitude de s'opposer ou de revendiquer, ils acceptent sans trop sourciller la décision de tuer tous les chiens non bruns. Mais, à mesure que le temps et qu'aucune réaction ne se fait jour, le gouvernement de l'Etat brun prend des mesures de plus en plus restrictives, et la peur commence à s'emparer de Charlie...
    En ces temps où la révolte et la remise en cause de lois indignes d'une République dont la devise est "Liberté, égalité, fraternité" sont criminalisées, la lecture de ce court livre (une dizaine de pages) est indispensable. On y voit comment la lacheté quotidienne, le refus de s'engager pour défendre ce qu'on estime juste incitent les pires régimes à aller au bout de leur action.
    La suite ici : http://livres-et-cin.over-blog.com/article-13950977.html
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Citations et extraits

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  • Par AireLibre, le 22 janvier 2008

    On aurait du dire non. Résister davantage, mais comment ? Ca va si vite, il y a le boulot, les soucis de tous les jours. Les autres aussi baissent les bras pour être un peu tranquilles, non ?
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  • Par Myrabelle, le 25 janvier 2012

    Je n'ai pas dormi de la nuit. J'aurais dû me méfier des Bruns dès qu'ils nous ont imposé leur première loi sur les animaux. Après tout, il était à moi mon chat, comme son chien pour Charlie, on aurait dû dire non. Résister davantage, mais comment ? Ça va si vite, il y a le boulot, les soucis de tous les jours. Les autres aussi baissent les bras pour être un peu tranquilles, non ?
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  • Par chartel, le 01 octobre 2007

    Les milices de la ville distribuaient gratuitement des boulettes d'arsenic. Mélangées à la pâtée, elles expédiaient les matous en moins de deux.
    Mon coeur s'était serré, puis on oublie vite.
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  • Par Yuko, le 12 juillet 2010

    Sait-on où risquent de nous mener collectivement les petites lâchetés de chacun d'entre-nous ?
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  • Par jovidalens, le 01 novembre 2011

    ...puis après tout, le langage c'est fait pour évoluer et ce n'était pas plus étrange de donner dans le "brun", que de rajouter "putain con", à tout bout de champ, comme on le fait par chez nous. Au moins on était bien vus et on était tranquilles.
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Interview de Franck Pavloff sur son roman, Le Grand Exil , aux éditions Albin Michel.








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