> Daniel Lemoine (Traducteur)

ISBN : 2743612479
Éditeur : Rivages (2005)


Note moyenne : 3.3/5 (sur 40 notes) Ajouter à mes livres
Après Jeanette Garland et Susan Ridyard, la jeune Clare Kemplay vient de disparaître sur le chemin de l’école. Son cadavre sera bientôt retrouvé dans une tranchée sur un chantier.

Nous sommes en 1974, dans la région de Leeds. Noël approche. Edward Dunford... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par valeriane, le 08 février 2012

    valeriane
    Ce titre est le premier tome d'une quadrilogie autour du Yorkshire. J'ai été tentée de découvrir cet auteur via une chronique assez élogieuse lue sur un blog (désolée... je ne sais plus quel blog).Ayant un chèque cadeau à dépenser, mon choix s'est porté vers ce titre.Présenté comme un roman noir, dont l'intrigue se passait en Angleterre, j'étais séduite.Lecture en cours terminée, je me rue donc dans ce roman avec enthousiasme, mais je fus assez vite déstabilisée par le style d'écriture de l'auteur.Un style assez sec et froid, une syntaxe assez abrupte. le narrateur s'exprime de manière crue et les descriptions sont régulièrement glauques.Le ton est donné.L'histoire est sombre : disparitions et meurtres d'enfants ; une police véreuse ; des journalistes imbibés d'alcool et à l'affût du scoop ; magouilles et autres "mafiosetés". Les coups pleuvent, une enquête trafiquée, la mort guette.On est bien dans un roman noir : cadre, personnages, ambiance et atmosphère. On ne peut pas se tromper.Par contre, j'ai eu vraiment du mal à m'attacher aux personnages, même au personnage principal. On sent vraiment le mal-aise qui plane et que le "héros" est en quête de vérité et de justice, mais aussi de reconnaissance, mais j'ai eu vraiment du mal à m'y accrocher.Le style de l'auteur ne m'a pas aidé à me prendre d'affection pour ce journaliste, surnommé Scoop.Le résumé : Après Jeanette Garland et Susan Ridyard, la jeune Clare Kemplay vient de disparaître sur le chemin de l'école. Son cadavre sera bientôt retrouvé dans une tranchée sur un chantier.Nous sommes en 1974, dans la région de Leeds. Noël approche. Edward Dunford, reporter à l'Evening Post, est encore un néophyte qui fait ses premières armes dans l'ombre du journaliste vedette de la rédaction, Jack Whitehead. Au volant de la vieille voiture de son père, il sillonne les routes de l'Ouest du Yorkshire à la recherche d'indices susceptibles d'éclairer les meurtres de ces trois fillettes. Au début, il croit seulement chasser le scoop, mais plus il enquête, plus il découvre que bien des choses sont pourries au royaume du Yorkshire : policiers corrompus, entrepreneurs véreux, élus complices... A première vue, le récit semble plutôt simple. Je me doutais bien que tout ça cachait des noeuds à défaire, et j'espérais bien que ce ne serait pas aussi facile. Par contre, je n'imaginais pas être complètement emberlificotée dans les noms des différents protagonistes et des différentes actions.Je me suis retrouvée plusieurs fois à me demander si je n'avais pas loupé une info pour comprendre la suite. Perso, j'ai eu l'impression que le récit était parfois décousu et je n'arrivais pas à relier certains éléments entre eux.Je ne suis pas totalement déçue de ma découverte. Tu voulais du "noir", tu as eu du "noir". le cadre, l'atmosphère et le ton utilisé colle bien avec le type de roman. Néanmoins, je n'ai pas été happée dans ce livre comme je l'aurais espéré.Peut-être que je tenterai la suite, 1977, histoire de me faire un second avis sur cet auteur, qui selon l'éditeur, "la réputation d'auteur n'a cessé de grandir" (au fil de sa série.J'attends de lire d'autres chroniques pour me décider.
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    • Livres 2.00/5
    Par le_Bison, le 01 février 2012

    le_Bison
    Dure réalité que le verre vide. Une vision abominable presque autant que ces disparitions de fillettes. Ces gamines oubliées de tous, surtout de la police du Yorkshire. 1974, une autre époque, le début de l'ère des serial-killers. Leeds United remet en jeu son titre de champion, Eric Cantona n'est pas encore The King. Des flics qui se retrouvent dans des bars autour de plusieurs pintes de bière, des journalistes qui se retrouvent dans des bars autour de plusieurs pintes de bière, des journalistes qui rencontrent des flics, des flics qui tabassent des journalistes… Voilà l'univers de ce roman de David Peace, « 1974 ».
    1974 se veut être le premier tome d'une grande tétralogie sur le Yorkshire. A l'instar de son collègue d'outre-Atlantique, James Ellroy avec son L.A., David Peace propose de rentrer dans l'univers du Yorkshire, un univers sombre et glauque, une peinture de l'Angleterre des seventies où les radios diffusaient David Bowie, Elton John ou Rod Stewart…
    J'adore le trash, j'adore le sang, le sexe, la sueur et les fluides corporels. Une vulgarité dans les mots de David Peace ? Juste un défouloir psychique pour poser ses frustrations sur une page blanche… Juste une littérature crue, sans fioriture ni ménagement. du sang et du sexe consentant, de la pisse et du sexe non consentant, des fantasmes et du dégoût : tout est fait pour engendrer le malaise. Mais moi, insensible aux haut-le cœur, j'adore cette écriture, me donnant l'envie de suivre de nouveau David Peace dans ses délires noires. Par contre, je ne partage qu'un avis fort mitigé sur « 1974 » où je me suis perdu dans les méandres d'une histoire trop souvent confuse. La corruption est partout, la paranoïa aussi, difficile de s'identifier à Edward Dunford, correspondant pour les affaires criminelles dans le Nord. J'ai senti cette incompréhension dès les premières pages, mais l'envie de découvrir la fin ultime fut suffisamment forte pour achever ces presque 400 pages. Cela dit, l'expérience ne sera pas renouveler de si tôt. « 1974 » est le début d'une tétralogie, pas sur que je le suive avec « 1977 ».

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=855
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    • Livres 4.00/5
    Par sandrine57, le 24 janvier 2011

    sandrine57
    Premier tome de la tétralogie du Yorkshire, ce roman est une énorme claque, d'une extrème noirceur.
    Pas facile à aborder, l'écriture de Peace m'a un peu dérangée au départ. Mais les phrases courtes, répétitives, sans sujet, sans verbe, une fois qu'on les a apprivoisées, nous entrainent sur un rythme lancinant au coeur de l'âme humaine dans ce qu'elle a de plus glauque. Certains passages suscitent le dégoût tant ils sont décrits avec un réalisme cru et sans concessions. La presse, la police, les élus...personne n'est épargné par les compromissions et la corruption. Qu'est-ce que l'incendie d'un camp de gitans quand il se situe sur l'emplacement d'un futur centre commercial? Qu'est-ce que la mort d'une enfant à côté d'intérêts économiques et politiques autrement plus importants? Rien ne sera épargné à Edward Dunford qui va faire le dur apprentissage de la vie en enquêtant malgré les menaces mais sa persévérance ne l'empêchera pas de connaitre une fin tragique.
    Un roman très très dur où la tension et la violence vont crescendo...à déconseiller aux âmes sensibles.
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    • Livres 2.00/5
    Par C-Liner, le 14 février 2011

    C-Liner
    1974 me laisse indubitablement des sentiments contrastés.
    Ca partait bien... très noir, très violent.
    Une petite fille est retrouvée sauvagement assassinée.
    Eddie, un journaliste de second rang qui aspire à mieux ne tarde pas à faire le lien avec d'autre affaires de petites filles ayant aussi subi des traitements cruels. Complot à grande échelle, argent pourri, relations hommes/femmes perverties...
    Il y avait tous les ingrédients d'une bonne recette : Ca partait foutrement bien....
    Mais finalement on reste sur sa faim. L'intrigue se déroule à flux tendu jusqu'aux 150 dernières pages qui m'ont laissé un gout de "torchées (excusez l'expression!)
    Je suis déçue de la fin. David Peace aurait tellement pu rendre son dénouement plus dense.
    C'est un parti pris. Mais je n'y ai pas adhéré.
    A noter également un style très "staccato", dénué de toute fanfreluche voire agressif qui peut gêner, fatiguer et rendre la progression de lecture difficile par moment
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  • Par Giwago, le 28 avril 2008

    Giwago
    Dans un de ses célèbres sketches Coluche se demandait si plus blanc que blanc ça existait. Quant à moi je me demande si plus noir que noir ça existe. En fait, oui ! ce livre. Pour être honnête je n'ai pas du tout aimé. L'écriture est beaucoup trop frénétique à mon goût. On perd relativement vite le fil de l'histoire. L'auteur saute trop facilement du coq à l'âne. le personnage principal est trop tourmenté à mon goût. J'ai trouvé que le tout était, au final, non pas un joyeux mais un sombre bordel. De plus, cette histoire est censée se passer dans les années 1970 et je ne les ai pas reconnues.
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Citations et extraits

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  • Par le_Bison, le 01 février 2012

    Dimanche 22 Décembre 1974.

    A cinq heures du matin, dix policiers, sous les ordres du superintendant Noble, défoncèrent la porte de la maison de ma mère à coups de masse, la giflèrent quand elle sortit dans le couloir et la repoussèrent dans la pièce, se précipitèrent dans l’escalier le fusil à main, me tirèrent hors du lit, m’arrachèrent des poignées de cheveux, me donnèrent des coups de pied qui me firent rouler dans l’escalier, me rouèrent de coups de poing quand j’arrivai en bas, me traînèrent dehors, sur le goudron puis à l’arrière d’une camionnette noire.

    Ils claquèrent la porte et démarrèrent.

    A l’arrière de la camionnette, ils me tabassèrent jusqu’à ce que je perde connaissance, puis me giflèrent et urinèrent sur moi jusqu’au moment où je repris conscience.
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  • Par le_Bison, le 01 février 2012

    On me conduisit, nu, dans une salle d’interrogatoire de trois mètres sur deux, éclairée au néon et sans fenêtre ; on me fit asseoir derrière une table et on me menotta les mains dans le dos.

    Puis on me laissa seul.

    Un peu plus tard, on ouvrit la porte et on me lança un seau de pisse et de merde au visage.

    Puis on me laissa à nouveau seul.

    Un peu plus tard, on ouvrit à nouveau la porte et on braqua un jet d’eau glacée sur moi, jusqu’au moment où, sur la chaise, je basculai en arrière.

    Puis on me laissa seul, allongé sur le sol, menotté à la chaise.
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  • Par Coucal, le 23 janvier 2011

    A cinq heures du matin, dix policiers, sous les ordres du superintendant Noble défoncèrent la porte de la maison de ma mère à coup de masse, la giflèrent quand elle sortit du couloir et la repoussèrent dans le couloir,se précipitèrent dans l'escalier le fusil à la main, me tirèrent hors du lit, m'arrachèrent des poignées de cheveux, me donnèrent des coups de pieds qui me firent rouler dans l'escalier, me rouèrent de coups de poing quand j'arrivai en bas (...) A l'arrière de la camionnette ils me tabassèrent jusqu'à ce que je perde connaissance puis me giflèrent et urinèrent sur moi jusqu'au moment où je repris conscience.
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